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Lorène Lenoir (Traducteur)
EAN : 9782811201708
416 pages
Éditeur : Milady (04/09/2009)

Note moyenne : 4.32/5 (sur 552 notes)
Résumé :
"Je retroussai mes babines pour lui donner une bonne vue de mes crocs. J'avais beau ne pas peser plus de quinze kilos sous ma forme de coyote, j'étais néanmoins un prédateur..."
La forme de Mercy Thompson est peut-être changeante, mais ce n'est pas le cas de sa loyauté. Lorsque son ancien patron et mentor est arrêté pour meurtre et abandonné par les siens, Mercy est la seule à vouloir l'innocenter, qu'il le veuille ou non.
Le cœur de Mercy , quant à lu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (96) Voir plus Ajouter une critique
belette2911
  20 mars 2013
Plusieurs meurtres ont eu lieu dans la réserve des Faes et puisque c'était grâce à une arme Fae que Mercy avait réussi à envoyer le vampire André bouffer les pissenlits par la racine (dans le tome précédent), et bien, ils lui demandent d'éponger sa dette et d'utiliser son flair de coyote pour tenter de retrouver la piste de l'assassin.
Et puisqu'un Lanister... heu, une Thompson paie toujours ses dettes, Mercy va aller coller sa truffe de coyote dans les maisons où ont eu lieu les meurtres, cherchant à isoler une odeur connue.
Tout baigne ? Avec Mercy dans les parages ? NON ! Déjà qu'elle voit des choses qu'elle n'aurait pas dû voir, voilà que de ce petit "reniflage" de piste va découler un nom...
Ensuite, tout va foirer suite au meurtre dont la victime - qui, en plus d'être celui que Mercy a donné le nom à Zee et Oncle Mike - est un humain appartenant à la BFA (le bureau des affaires aux Faes).
Zee se retrouve donc accusé, emprisonné et abandonné par son propre peuple, les Faes ! C'est beau la fraternité ! A croire que ça les arrange bien que l'on accuse Zee et que personne ne fouille dans leurs petites affaires.
Mais attendez, la grosse erreur c'était de penser que Mercy aller rester les bras croisés ! Non, mais, vous ne la connaissez, pas, vous !
Là, c'est sûr qu'elle va fourrer sa truffe et son nez partout dans le but de sauver Zee, son ami.
Pour le sortir de là, elle doit trouver l'assassin des Faes et celui du connard de la BFA.
Une partie de plaisir ? Non, car c'est sans compter l'univers impitoyable de Daaalllaaaaassss, heu, des Faes ! En plus, leurs Seigneurs Gris sont sans pitié et Mercy a toujours l'art et la manière de foutre tout le monde en rogne et de n'en faire qu'à sa tête.
Le style de l'auteur est simple (sans être péjorative), agréable à lire, elle utilise des mots de tous les jours et nous saupoudre le tout d'humour dans les réflexions de Mercy.
De l'action, de la réflexion, du suspense : un bon cocktail qui ne se prend pas la tête. Si vous cherchez de la haute littérature ou le Goncourt, allez voir ailleurs !
J'avoue que je n'avais pas trouvé le nom du coupable ! Un point Bonux en plus pour ce tome qui m'a fait pousser un "Oh, merde, c'était...".
C'est aussi dans ce tome 3 que Mercy va mettre fin à ce léger triangle amoureux entre Samuel et Adam (triangle amoureux moins hard que chez la tueuse de vampire Anita Blake).
Bref, une chouette enquête policière au pays, non pas de Candy, mais des loups-garous et des faes, les vampires étant aux abonnés absents dans ce tome.

Lien : http://the-cannibal-lecteur...
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LilieLitMaispasque
  19 octobre 2015
J'ai de gros a priori sur la bit lit.
J'ai lu il y a quelques années l'auteure précurseur du genre, en tout cas dans sa traduction en France, il me semble : machine pour Anita Blake.
J'avais aimé : j'étais jeune adulte, le frisson de l'aventure, de voir pour une fois une femme mise en avant, l'effet Buffy contre les vampires dont je suis une immense fan…
L'érotisme aussi.
Sauf que, en tout cas pour Anita Blake, l'érotisme est vite devenu du porno, l'aventure est passé en second plan, l'héroïne s'est complue dans des partenariats sexuels multiples, au prétexte de développer d'abord sa puissance magique, puis sa place dans la « meute » dont elle est devenue l'alpha.
Alors je ne suis pas pour autant prude, mais je ne trouve pas que ce genre de littérature, d'une part serve la cause des femmes (bien qu'autant que les hommes, les femmes doivent pouvoir avoir la vie sexuelle qu'elles veulent mener), et d'autre part conserve un intérêt.
Si je veux lire du porno, et bien, je lis du porno. Quand je lis un roman fantastique, je veux surtout du fantastique.
Alors voilà, je suis tomée dans les idées préconçues, d'autant que les romans lus ensuite, inspirés d'Anita Blake, ou dans la même veine en tout cas, se sont tous vautrés dans la même dérive sexuelle.
Une fois encore, j'aime l'érotisme, je peux y trouver mon compte, et il peut emballer mon imagination. Mais je l'aime sensuel, parfois suggéré, poétique.
Et la bit lit, eh bien, de nos jours, ce n'est plus écrit avec finesse.
C'est aussi la raison pour laquelle je déplore cette volonté de catégoriser à tous prix : des romans dans lesquels il y avait des êtres possédant des canines se sont injustement trouvés classés en bit lit : je peux vous citer à nouveau Rose Morte de Céline Landressie, mais je pense aussi à Meg Corbyn d'Anne Bishop ou encore à Mercy Thompson, objet de l'avis de ce jour.
La définition « acquise » de la bit lit est la suivante : La bit-lit (littéralement, « littérature mordante ») est un sous-genre littéraire de la fantasy urbaine apparu dans les années 2000. C'est un anglicisme composé de bit pour to bite (« mordre » en français), et lit pour literature (« littérature » en français), sur le modèle de l'expression chick lit qui désigne la littérature pour filles (« chick » étant un terme familier pour désigner les filles).
La définition de l'urban fantasy est la suivante : sous-genre où des créatures féeriques ou mythologiques vivent dans un centre urbain dont le niveau technologique peut varier entre la fin du XIXe siècle et le XXIe siècle. La plupart des oeuvres abordent surtout la seconde moitié du XXe siècle et le XXIe siècle. Magie et technologie s'y côtoient. L'élément le plus important de la fantasy urbaine est qu'elle prend place dans un centre urbain, un univers familier créé par l'homme, qui se trouve en contraste avec celui généralement associé aux créatures surnaturelles : le surnaturel fait irruption dans le monde civilisé.
De nos jours, la bit lit est forcément teintée de cet érotisme vulgaire et non maîtrisé.
Les romans précédemment cités ne font pas partie de cette catégorie.
Pour Rose Morte, on peut parler de roman historico fantastique, pour Meg Corbyn, d'Urban fantasy dans la plus pure acception du terme.
Je trouve que Mercy Thompson rentre également dans cette catégorie.
Ce long préalable fait, comment en suis-je venue à lire un roman qui figurait dans une catégorie littéraire que je n'aime pas ?
Ca a d'abord été un achat France loisirs, un mois où il n'y avait pas grand-chose qui m'attirait, et après la déception Anita Blake.
Je me suis dis, « hey, tu ne vas pas quitter loups garous et vampires sous le prétexte qu'un auteur t'a déçue ».
Je ne pas combien de temps après cet achat j'ai fini par sortir le tome 1 de ma PAL. Sans doute une éternité.
Je l'ai lu très vite : je l'ai même survolé, et trouvé pas très bon.
J'avais le deuxième tome dans ma PAL et je me suis dit qu'après tout, il fallait le lire pour se faire un véritable avis.
Et finalement j'ai vendu ces livres.
Sauf que le phénomène « Mercy Thompson » a pris une ampleur sans précédent.
Même Meli du Bazar de la littérature, dont ce n'est pas non plus le style de lecture a priori, avait apprécié.
Ça a tourné dans ma tête.
Et oui, oh grande honte (le gaspillage c'est mal), j'ai racheté le tome 1, mais cette fois-ci en poche chez Milady.
Je suis une lectrice qui a ses « périodes » : si je persiste à lire de la fantasy alors qu'au fond tout ce dont je rêve c'est d'un polar, vous pouvez être sûre que je ne pourrais pas avoir d'avis objectif, ni positif, sur ma lecture.
Sauf que parfois, on ne se rend compte qu'on est pas dans le « mood » qu'une fois le livre ouvert, voire fini.
Cet été, vous avez pu constater que j'ai subi une vraie panne de lecture.
J'ai lu un peu l'Odieux connard, ainsi qu'un polar magnifique et intense, Yeruldelgger, dont j'ai fait la chronique.
Pour le reste, ça a été un long silence radio, à part sur la page facebook que j'ai essayé de continuer à faire vivre.
Je n'avais envie de rien, ni mangas, ni BD, ni romans en particulier.
Alors par dépit, et parce que je l'avais déjà lu, que ce serait donc peut-être plus facile, j'ai rouvert Mercy Thompson.
Et décidément, à ma première lecture, je ne devais vraiment pas être dans le bon mood.
Parce que j'ai adoré cette relecture : à tel point que je me suis jetée sur le tome 2, et que j'ai commandé les tomes 3et 4 chez Gibert en occasion pour dévorer la suite.
Alors bien sûr, on n'est pas du niveau d'auteurs comme Pevel, Villeneuve, Hobb, Landressie, Martin, ou Tolkien. (vous voyez, je balaie large!)
Mais ce n'est certainement pas ce que Patricia Briggs a voulu faire ici : elle écrit par ailleurs de la fantasy, de la très bonne fantasy d'ailleurs.
Mercy Thompson, cela reste une lecture légère, dans le sens où on retrouve les ficelles du genre : la nana est badass, les mecs sont beaux, et c'est sur elle que tombent toutes les tuiles du monde.
Mais en même temps, il serait un peu étrange d'écrire sur un personnage à qui il n'arrive rien : c'est le principe d'X-Files vous voyez : un pote m'avait dit « moi je regarde pas cette série car c'est pas crédible, y a qu'à Mulder et Scully qu'il arrive des trucs chelous. » Ouais mec, mais en même temps, ils formaient (et reformeront bientôt *teasing*) une équipe spéciale du FBI qui devait gérer les trucs chelous, donc on les appelait, et ils allaient dans tous les États-Unis. Conclusion, c'était pas bizarre que ça tombe toujours sur eux, c'était parfaitement logique. Na.
Bah là c'est pareil : il tombe des tuiles tout le temps sur la tronche de Mercy, mais c'est parce qu'à la base, elle est la Suisse des être surnaturels : ni fae ni humaine, et en plus, en tout cas au stade où j'en suis, c'est-à-dire le tome 4, la dernière de son espèce.
Ce qui est intéressant avec le personnage de Mercy Thompson, c'est qu'elle ne sait pas qui elle est. Elle veut une vie peinarde, gérer son garage, et s'affranchir de son passé, vécu au sein d'une meute de loup-garou.
Elle est en pleine quête d'identité et d'affranchissement.
Et c'est cette volonté de neutralité qui va pousser son entourage à recourir à ses services, puis son courage et son désir de protéger ceux qu'elle aime qui vont la pousser à ne jamais laisser tomber.
Certes le schéma de « l'aventure » principale est donc à peu près toujours le même, mais Patricia Briggs réussit ce tour de force d'à chaque fois faire du neuf avec du vieux.
En outre, on ne tombe jamais dans une vulgarisation excessive : la mythologie est parfaite et cohérente.
Les faes sont en plein coming out, gouvernés dans l'ombre par des éminences grises qui ne veulent pas que l'on découvre leur existence : ainsi, seuls les faes les plus inoffensifs sont mis en avant pour donner une image positive de leur espèce.
Sauf que de plus en plus d'humains ont conscience que quelque chose ne tourne pas rond et que tout n'est pas dit : les loups garous décident à leur tout de révéler leur existence, en tentant de se présenter sous leur meilleur jour.
Mais ils sont des prédateurs, une nature difficile à cacher.
Les policiers sont témoins de faits de plus en plus étranges, difficile de ne pas faire le rapprochement avec la révélation de l'existence de créatures surnaturelles.
C'est un peu rassurant, car si les humains pensent qu'un fae de maison peut exister sans imaginer que le vampire peut lui aussi se trouver à chaque coin de rue, finalement, cela fait de l'être humain l'imbécile qu'il est : celui qui croit encore que le nuage radioactif de Tchernobyl s'est arrêté à la frontière française.
Entre les humains et les faes, il y a Mercy, qui n'est donc ni l'une ni l'autre.
Il y a donc des implications politiques évoquées dans cette suite de romans, qui ne fait pas que la part belle à l'action.
Mercy n'est pas présentée comme la badass de base, qui a des super pouvoirs pour botter les fesses des méchants : elle est plutôt faible, même sous sa forme surnaturelle. Mais, consciente de par son éducation des dangers qui l'entourent, elle pratique des arts martiaux et a appris les us et coutumes des êtres qu'elle fréquente, pour se protéger et vivre sa vie le plus pacifiquement possible.
Elle ne devient pas du jour au lendemain une spécialiste du judo super balaise, ne se découvre pas l'instinct pour manier le sabre ou ce genre de « bêtises ».
Elle a appris à survivre.
C'est une facilité de plus évitée par l'auteure, et ça fait plaisir de montrer une femme forte, forte parce qu'elle a décidé de l'être et non pas devenue ainsi par magie.
Enfin, et forcément, j'ai envie de dire, il y a ce côté romance : inévitable bien sûr, mais tellement bien amené.
Un faux triangle amoureux se dessine, pas vraiment d'hésitation pour la belle (enfin, à mon avis), juste la peur de se laisser aller et de faire souffrir un vieil ami.
L'homme, dans ces bouquins, est forcément beau et costaud : mais il est aussi gay, noir, fragile, sentimental parfois, protecteur sans être stalker (poke Christan Grey) …
L'homme est un vrai mec en somme. Et c'est rafraîchissant.
La romance dans Mercy Thompson est aussi l'occasion de se poser les vraies questions: la difficulté de quitter la solitude, de s'intégrer dans un groupe construit, les relations homo sont abordées au seins d'un monde macho, la difficulté de trouver sa place dans une famille existante.
On sent que Patricia Briggs, qui peut-être voulu s'affranchir de certains codes de la fantasy classique, n'a pu toutefois oublier toute la profondeur que demandait un univers digne de ce nom: et c'est bon!
En bref, de vrais bons moments de lecture avec Mercy Thompson, et une envie dévorante de se précipiter sur la suite, que j'ai toutefois temporisée : il faut savoir faire durer le plaisir !

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Sharon
  15 juillet 2015
Quelques semaines ont passé depuis le tome 2 et Mercy sait très bien qu'elle doit rester sur ses gardes : on ne supprime pas un vampire, voire deux vampires sans risquer des représailles. Pour l'instant, cependant, elle doit affronter pire que les vampires et les loups-garous réunis : les faes. Ils l'ont aidé quand elle a eu ses petits problèmes vampiriques. A charge de revanche… et bien le moment est venu. Ils ont leurs propres lois, et surtout, une fâcheuse tendance à considérer les humains avec encore moins de considération que les vampires et les loups-garous les plus obtus – c'est dire.
Ils ont un autre… avantage : ils savent utiliser les compétences des autres. Pourquoi prendre un chien policier quand on a une gentille coyote à disposition ? Pardon, je retire le « gentille », je ne pense pas que Mercy apprécierait.
Oui, elle découvre des choses intéressantes, y compris des choses qu'elle n'aurait pas dû (ou pu) voir. Et qu'importe que ce soit les faes qui lui aient demandé d'enquêter. Qu'importe aussi, pour eux, que Zee fasse un coupable idéal. Pas de bruit, pas de vagues, moins les humains en sauront sur leur communauté, mieux cela vaudra. Une autre héroïne que Mercy aurait peut-être tergiversé, se soumettant bien gentiment aux règles, ou ayant peur des conséquences. L'amitié est une valeur importante pour elle, la justice aussi.
C'est peu de dire qu'elle aura du fil à retordre. Peu de dire aussi qu'elle paiera de sa personne – et pas qu'un peu. L'intérêt de cette série, qui fait de son héroïne une jeune femme vulnérable aussi, est de présenter des situations fortes sans que l'auteur ressente le besoin d'accumuler les descriptions sanglantes : les conséquences, les répercutions sur ceux qui ont subi ces situations l'intéressent davantage.
De même, ne vous attendez pas à des scènes à la Anita Blake : comme elle, Mercy hésite entre deux hommes, mais cette hésitation ne durera pas très longtemps, et ne donnera pas lieu à des scènes osées.
Mercy Thompson, une série que je recommande et que je poursuis sans hésitation.
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Luna05
  21 juillet 2011
Dans le précédent tome nous avions quitté l'héroïne avec une menace de mort latente de l'essaim de la reine Marsilia mais qui heureusement, par le biais de son ami Stefan serait pour le moment pas d'actualité voir évité si leur secret parvenait à rester caché.
Nous retrouvons Mercy devant aider son ami et ancien patron Zee. Les Faes ayant prêté une arme afin de pouvoir éliminer le vampire André, ils demandent à présent que Mercy éponge sa dette. Zee va donc demander à la jeune change forme de l'aider à élucider plusieurs meurtres des siens s'étant opérés dans une de leur réserve. le flaire de coyote de cette dernière pouvant leur être très utile, la voici plongée de nouveau dans les problèmes jusqu'au cou.
Cette petite investigation qui devait à la base se dérouler sans aucuns accro se complexifiera suite à un autre meurtre dont la victime, cette fois-ci se révèlera être humaine. Zee se retrouvera accusé, emprisonné et abandonné des Faes mais c'était sans compter sur l'amitié et le dévouement de Mercy n'ayant aucune intention qu'il devienne le sacrifié de cette affaire et qu'il paye cette injustice. Ainsi commencera cette double enquête dans le monde implacable et sans pitié des Faes afin d'innocenter Zee.
Quel plaisir de retrouver le monde de Patricia Briggs ainsi que toutes ses personnalités charismatiques, attachantes, drôles et haute en couleur. Après nous avoir fais pénétrer dans le monde des Lycanthropes dans "L'appel de la lune" et celui des vampires dans "Les liens du sang", nous voici à présent immergé dans celui des Faes. Un univers froid régis par "Les Seigneurs Gris" n'acceptant aucune indiscrétions et surtout pas d'insubordinations de la part de leur peuple et encore moins de celles et ceux de l'extérieur. Un règne pourvu d'êtres dont les données erronées véhiculés par les contes nous fera prendre conscience de la dangerosité de ce peuple.
Patricia Briggs par ce tome abordera le thème de la discrimination et du racisme grandissant concernant les humains s'opposant aux êtres magiques ayant fais leur coming out comme Les Lycanthropes et les Faes.
Les recherches quant à laver de tout soupçon Zee se développeront de manière lentes et appuyés et dont chaque détail aura son importance. le suspense sera maintenue assez longtemps pour frustrer les plus impatients. En parallèle la vie sentimental de Mercy sera également abordée et le triangle amoureux trouvera son issue de façon assez surprenante même si j'avais deviné vers qui Mercy se tournerai. Les rapports avec les deux loups de sa vie Adam et Sam sont toujours aussi tendres, touchants et amusants à suivre et sa relation amoureuse naissante se révèlera également assez poignante au vu du drame qui frappera ce tome.
"Le baiser du fer" sera certes dans la lignée des deux précédents opus mais deviendra bien plus sombre et tragique pour Mercy. En ce qui me concerne, j'ai eu parfois du mal à lire certains moments qui furent très éprouvants car violent autant physiquement que psychologiquement. Patricia Briggs à réussi à nous éviter certain passages sordides tout en conservant un certain réalisme mais surtout en faisant planer une ambiance oppressante et de répulsion quant aux actions s'étant déroulés. La narration étant toujours à la première personne, l'empathie avec l'héroïne se veut déroutante, on vit la tragédie par les yeux de Mercy nous rendant dans le même état d'esprit qu'elle. Nous sommes amenées comme cette dernière à ressentir la peur, le désespoir, l'impuissance, l'incompréhension, la honte, l'humiliation et le dégout.....
Un volume assez dure qui marquera un avant et un après irréversible pour Mercy Thompson.
J'ai bien apprécié le traitement de ce tome par l'auteur même s'il s'est révélé pénible émotionnellement, elle n'a pas fais de surenchère et est parvenue à m'émouvoir et à me révolter. L'après drame a été également abordé de manière subtile et pleine de pudeur.
Les personnages secondaires ont également tous eu leur rôle à jouer, la meute d'Adam a été plus que présente et j'ai eu la surprise de découvrir plus profondément des personnages m'étant antipathiques avant comme Honey et Ben, deux personnalités étant en fait très attachantes mais maladroites....Le monde des Faes, en plus d'oncle Mick et Zee aura également leur représentants et pas des moindres de même que du côté des humains.
Un tome 3 que j'ai beaucoup aimé car l'enquête s'est révélée bien plus difficile et destructrice que prévu, l'auteur a su nous mener là où elle le voulait en sachant brouiller les pistes et nous laissant découvrir le coupable quand ce fut trop tard...Un livre dure de transition et se finissant sur un point d'interrogation nous poussant à vite étreindre le tome suivant "La croix d'ossements".

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loetyy
  25 mai 2020
Généralement dans ce type de littérature l'héroïne est belle, courageuse et traverse les aventures sans dommages.
Pas ici non, Mercy n'est pas très belle, elle est courageuse certes mais ce tome la voit vivre des épreuves et pas de celles qui laissent juste 1 ou 2 bleues sur les bras. Rarement une héroïne d'urban Fantasy aura été aussi mal menée mais c'est ce qui fait la force de ce tome. Cela nous rend Mercy encore plus attachante et humaine.
Quand aux loups garous, ce ne sont pas seulement des Adonis aux abdos en tablette de chocolat mais des hommes avec leurs faiblesses, leurs forces et un côté impitoyable.
Vous l'aurez deviné, j'ai beaucoup aimé ce tome, plus la série avance plus elle devient intéressante.
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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
Milka2bMilka2b   24 mai 2020
Je fis asseoir Jesse sur la cuvette des toilettes et me tournai vers Adam :

— Donne-moi un gant de toilette.

Il resta un instant immobile, puis fit demi-tour, non sans donner un grand coup dans l’encadrement de la porte qui
céda sous la force de son poing. Peut-être aurais-je dû dire « s’il te plaît ». Je levai les yeux, mais, à part un peu de poussière de plâtre, le plafond semblait avoir résisté.

Adam considéra fixement les échardes de bois mélangées au sang qui pissait de ses phalanges écorchées, mais je ne pensais pas qu’il vît réellement ce qu’il avait fait.

Je mordis ma lèvre pour me retenir de faire un commentaire sarcastique du genre « Voilà qui va nous
aider » ou « Tu as décidé de soutenir l’activité des menuisiers du coin ? ». Quand j’ai peur, j’ai tendance à faire la maligne… ce qui n’est pas une bonne chose avec les loups-garous. En particulier les loups-garous assez furieux pour défoncer un encadrement de porte.

Jesse et moi nous recroquevillâmes en l’entendant hurler, un son plus animal qu’humain, et en le voyant frapper de nouveau le cadre de la porte. Cette fois-ci, il fit sauter le bois, et son poing creusa un trou dans le mur.

Je risquai un regard derrière moi.
Jesse était si terrifiée qu’on voyait le blanc autour de ses iris. J’imagine qu’elle aurait vu la même chose chez moi si son regard s’était posé ailleurs que sur son père.

— Tu parles d’un papa poule, dis-je en prenant l’air amusé.
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SioSio   02 décembre 2010
-Non, non, non, psalmodia Jesse en tremblant. Ils le tueront s'il fait du mal à quelqu'un. Il ne faut pas... il ne doit pas... [...]
- ça suffit, dis-je d'une voix ferme et calme qui couvrit les gémissements de Jesse.
Son avertissement était inutile: je savais pertinemment qu'elle avait raison. Adam allait évidemment traquer et tuer ceux qui avaient fait ça à sa fille sans se soucier des conséquences. Et celles-ci lui seraient non seulement fatales à lui, mais probablement aussi à tous les loups-garous.
Je plongeai mon regard dans celui brûlant de colère d'Adam et continuai sur un ton plus tranchant:
- Tu ne crois pas en avoir assez fait à cette pauvre gamine? Mais à quoi tu penses? Depuis combien de temps est-elle ici sans que personne ait eu l'idée de désinfecter ses plaies? C'est une honte!
La culpabilité est un sentiment merveilleusement puissant.
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Koneko-ChanKoneko-Chan   25 novembre 2013
- J’étais justement en train d’expliquer au docteur Altman pourquoi ce serait une mauvaise idée de m’éliminer, même si je fourrais mon nez dans les affaires des faes.

La compréhension se fit dans son regard et il plissa les paupières d’un air mauvais.
- Ce serait une erreur de tuer Mercy, gronda-t-il. Mon père a élevé Mercy dans sa meute et il la considère comme sa fille. S’il lui arrivait quelque chose, il déclarerait la guerre aux faes, quelles qu’en soient les conséquences. Vous pouvez lui téléphoner pour lui demander, si vous voulez confirmation.

Je m’attendais que Samuel me défende – et les faes ne pouvaient se permettre d’attaquer le fils du Marrok, pas pour une affaire aussi peu importante. J’avais compté là-dessus pour l’impliquer dans cette histoire, sinon, j’aurais fait sans lui. Mais le Marrok…
J’avais toujours pensé que j’étais plus une source de contrariété à ses yeux, le seul être sur lequel Bran ne pouvait pas compter parce que je ne lui obéissais pas. Il avait toujours été protecteur, et l’était toujours – mais cet instinct de protection était part intégrante de sa dominance. J’avais cru n’être qu’une des nombreuses personnes dont il se sentait responsable. Mais il était aussi impossible de ne pas entendre la sincérité dans la voix de Samuel qu’il l’était de penser qu’il ait pu se tromper à propos de son père.
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ArcaaleaArcaalea   26 août 2013
"- Tu me renvoies chez moi ?
Je flirtais, là ? Oui, il semblait bien.
Il sourit, d'abord avec les yeux, puis avec les lèvres, un sourire à peine perceptible, mais qui suffit à faire accélérer le battement de mon coeur.
- Tu peux rester, si tu le désires, dit-il en flirtant à son tour. (Puis ses yeux étincelèrent et il eut le mot de trop :) Mais je pense qu'il y a trop de gens dans les environs pour que nous puissions faire ce que je voudrais.
Je contournai hâtivement le mari de Honey et m'empressai de sortir, mais le bruit que mes tongs émettaient ne put couvrir son dernier commentaire :
- J'aime beaucoup ton tatouage, Mercy.
Je gardai le dos droit en m'éloignant afin qu'il ne devine pas le sourire qui barrait mon visage."
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belette2911belette2911   10 juin 2012
Je descendis délicatement mes mains, glissant mes doigts dans la ceinture de son jean et enfonçant légèrement mes ongles dans sa peau.
Il poussa un grognement inarticulé, mais aucun de nous deux n'y prêta attention. Il tourna le visage vers moi. Je m'attendais à un baiser des plus sérieux, mais il se contenta de mordiller gentillement ma lèvre inférieure. Le contact de ses dents m'envoya des frissons qui coururent jusqu'au bout de mes doigts avant de caresser mes genoux et de me faire remuer les orteils d'aise. C'est qu'elles étaient puissantes, ces dents.
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Vidéo de Patricia Briggs
Aujourd'hui, je vous parle de mes sagas préférées d'urban fantasy. Retrouvez toutes mes vidéos ici : http://goo.gl/hCnYmr Déroulez pour plus d'infos :) Merci à tous d'avoir regardé cette vidéo ! Aimez, partagez, ou abonnez vous ;) ca fait toujours plaisir !
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