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Éditeur : Milady (14/05/2010)

Note moyenne : 4.31/5 (sur 459 notes)
Résumé :
Mercy n'est pas encore remise de sa dernière aventure particulièrement traumatisante, qu'elle est déjà replongée dans le drame. Stefan, son ami vampire, atterrit chez elle en piteux état: il a été torturé par Marsilia, la reine vampire qui a appris que Mercy avait assassiné un de ses plus fidèles lieutenants. Sous la protection de la meute des loups-garous, Mercy semble relativement en sécurité, mais ça n'empêche pas Marsilia de s'attaquer à ceux qu'elle aime. Pour ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (66) Voir plus Ajouter une critique
nanalol
19 octobre 2015
J'ai de gros a priori sur la bit lit.
J'ai lu il y a quelques années l'auteure précurseur du genre, en tout cas dans sa traduction en France, il me semble : machine pour Anita Blake.
J'avais aimé : j'étais jeune adulte, le frisson de l'aventure, de voir pour une fois une femme mise en avant, l'effet Buffy contre les vampires dont je suis une immense fan…
L'érotisme aussi.
Sauf que, en tout cas pour Anita Blake, l'érotisme est vite devenu du porno, l'aventure est passé en second plan, l'héroïne s'est complue dans des partenariats sexuels multiples, au prétexte de développer d'abord sa puissance magique, puis sa place dans la « meute » dont elle est devenue l'alpha.
Alors je ne suis pas pour autant prude, mais je ne trouve pas que ce genre de littérature, d'une part serve la cause des femmes (bien qu'autant que les hommes, les femmes doivent pouvoir avoir la vie sexuelle qu'elles veulent mener), et d'autre part conserve un intérêt.
Si je veux lire du porno, et bien, je lis du porno. Quand je lis un roman fantastique, je veux surtout du fantastique.
Alors voilà, je suis tomée dans les idées préconçues, d'autant que les romans lus ensuite, inspirés d'Anita Blake, ou dans la même veine en tout cas, se sont tous vautrés dans la même dérive sexuelle.
Une fois encore, j'aime l'érotisme, je peux y trouver mon compte, et il peut emballer mon imagination. Mais je l'aime sensuel, parfois suggéré, poétique.
Et la bit lit, eh bien, de nos jours, ce n'est plus écrit avec finesse.
C'est aussi la raison pour laquelle je déplore cette volonté de catégoriser à tous prix : des romans dans lesquels il y avait des êtres possédant des canines se sont injustement trouvés classés en bit lit : je peux vous citer à nouveau Rose Morte de Céline Landressie, mais je pense aussi à Meg Corbyn d'Anne Bishop ou encore à Mercy Thompson, objet de l'avis de ce jour.
La définition « acquise » de la bit lit est la suivante : La bit-lit (littéralement, « littérature mordante ») est un sous-genre littéraire de la fantasy urbaine apparu dans les années 2000. C'est un anglicisme composé de bit pour to bite (« mordre » en français), et lit pour literature (« littérature » en français), sur le modèle de l'expression chick lit qui désigne la littérature pour filles (« chick » étant un terme familier pour désigner les filles).
La définition de l'urban fantasy est la suivante : sous-genre où des créatures féeriques ou mythologiques vivent dans un centre urbain dont le niveau technologique peut varier entre la fin du XIXe siècle et le XXIe siècle. La plupart des oeuvres abordent surtout la seconde moitié du XXe siècle et le XXIe siècle. Magie et technologie s'y côtoient. L'élément le plus important de la fantasy urbaine est qu'elle prend place dans un centre urbain, un univers familier créé par l'homme, qui se trouve en contraste avec celui généralement associé aux créatures surnaturelles : le surnaturel fait irruption dans le monde civilisé.
De nos jours, la bit lit est forcément teintée de cet érotisme vulgaire et non maîtrisé.
Les romans précédemment cités ne font pas partie de cette catégorie.
Pour Rose Morte, on peut parler de roman historico fantastique, pour Meg Corbyn, d'Urban fantasy dans la plus pure acception du terme.
Je trouve que Mercy Thompson rentre également dans cette catégorie.
Ce long préalable fait, comment en suis-je venue à lire un roman qui figurait dans une catégorie littéraire que je n'aime pas ?
Ca a d'abord été un achat France loisirs, un mois où il n'y avait pas grand-chose qui m'attirait, et après la déception Anita Blake.
Je me suis dis, « hey, tu ne vas pas quitter loups garous et vampires sous le prétexte qu'un auteur t'a déçue ».
Je ne pas combien de temps après cet achat j'ai fini par sortir le tome 1 de ma PAL. Sans doute une éternité.
Je l'ai lu très vite : je l'ai même survolé, et trouvé pas très bon.
J'avais le deuxième tome dans ma PAL et je me suis dit qu'après tout, il fallait le lire pour se faire un véritable avis.
Et finalement j'ai vendu ces livres.
Sauf que le phénomène « Mercy Thompson » a pris une ampleur sans précédent.
Même Meli du Bazar de la littérature, dont ce n'est pas non plus le style de lecture a priori, avait apprécié.
Ça a tourné dans ma tête.
Et oui, oh grande honte (le gaspillage c'est mal), j'ai racheté le tome 1, mais cette fois-ci en poche chez Milady.
Je suis une lectrice qui a ses « périodes » : si je persiste à lire de la fantasy alors qu'au fond tout ce dont je rêve c'est d'un polar, vous pouvez être sûre que je ne pourrais pas avoir d'avis objectif, ni positif, sur ma lecture.
Sauf que parfois, on ne se rend compte qu'on est pas dans le « mood » qu'une fois le livre ouvert, voire fini.
Cet été, vous avez pu constater que j'ai subi une vraie panne de lecture.
J'ai lu un peu l'Odieux connard, ainsi qu'un polar magnifique et intense, Yeruldelgger, dont j'ai fait la chronique.
Pour le reste, ça a été un long silence radio, à part sur la page facebook que j'ai essayé de continuer à faire vivre.
Je n'avais envie de rien, ni mangas, ni BD, ni romans en particulier.
Alors par dépit, et parce que je l'avais déjà lu, que ce serait donc peut-être plus facile, j'ai rouvert Mercy Thompson.
Et décidément, à ma première lecture, je ne devais vraiment pas être dans le bon mood.
Parce que j'ai adoré cette relecture : à tel point que je me suis jetée sur le tome 2, et que j'ai commandé les tomes 3et 4 chez Gibert en occasion pour dévorer la suite.
Alors bien sûr, on n'est pas du niveau d'auteurs comme Pevel, Villeneuve, Hobb, Landressie, Martin, ou Tolkien. (vous voyez, je balaie large!)
Mais ce n'est certainement pas ce que Patricia Briggs a voulu faire ici : elle écrit par ailleurs de la fantasy, de la très bonne fantasy d'ailleurs.
Mercy Thompson, cela reste une lecture légère, dans le sens où on retrouve les ficelles du genre : la nana est badass, les mecs sont beaux, et c'est sur elle que tombent toutes les tuiles du monde.
Mais en même temps, il serait un peu étrange d'écrire sur un personnage à qui il n'arrive rien : c'est le principe d'X-Files vous voyez : un pote m'avait dit « moi je regarde pas cette série car c'est pas crédible, y a qu'à Mulder et Scully qu'il arrive des trucs chelous. » Ouais mec, mais en même temps, ils formaient (et reformeront bientôt *teasing*) une équipe spéciale du FBI qui devait gérer les trucs chelous, donc on les appelait, et ils allaient dans tous les États-Unis. Conclusion, c'était pas bizarre que ça tombe toujours sur eux, c'était parfaitement logique. Na.
Bah là c'est pareil : il tombe des tuiles tout le temps sur la tronche de Mercy, mais c'est parce qu'à la base, elle est la Suisse des être surnaturels : ni fae ni humaine, et en plus, en tout cas au stade où j'en suis, c'est-à-dire le tome 4, la dernière de son espèce.
Ce qui est intéressant avec le personnage de Mercy Thompson, c'est qu'elle ne sait pas qui elle est. Elle veut une vie peinarde, gérer son garage, et s'affranchir de son passé, vécu au sein d'une meute de loup-garou.
Elle est en pleine quête d'identité et d'affranchissement.
Et c'est cette volonté de neutralité qui va pousser son entourage à recourir à ses services, puis son courage et son désir de protéger ceux qu'elle aime qui vont la pousser à ne jamais laisser tomber.
Certes le schéma de « l'aventure » principale est donc à peu près toujours le même, mais Patricia Briggs réussit ce tour de force d'à chaque fois faire du neuf avec du vieux.
En outre, on ne tombe jamais dans une vulgarisation excessive : la mythologie est parfaite et cohérente.
Les faes sont en plein coming out, gouvernés dans l'ombre par des éminences grises qui ne veulent pas que l'on découvre leur existence : ainsi, seuls les faes les plus inoffensifs sont mis en avant pour donner une image positive de leur espèce.
Sauf que de plus en plus d'humains ont conscience que quelque chose ne tourne pas rond et que tout n'est pas dit : les loups garous décident à leur tout de révéler leur existence, en tentant de se présenter sous leur meilleur jour.
Mais ils sont des prédateurs, une nature difficile à cacher.
Les policiers sont témoins de faits de plus en plus étranges, difficile de ne pas faire le rapprochement avec la révélation de l'existence de créatures surnaturelles.
C'est un peu rassurant, car si les humains pensent qu'un fae de maison peut exister sans imaginer que le vampire peut lui aussi se trouver à chaque coin de rue, finalement, cela fait de l'être humain l'imbécile qu'il est : celui qui croit encore que le nuage radioactif de Tchernobyl s'est arrêté à la frontière française.
Entre les humains et les faes, il y a Mercy, qui n'est donc ni l'une ni l'autre.
Il y a donc des implications politiques évoquées dans cette suite de romans, qui ne fait pas que la part belle à l'action.
Mercy n'est pas présentée comme la badass de base, qui a des super pouvoirs pour botter les fesses des méchants : elle est plutôt faible, même sous sa forme surnaturelle. Mais, consciente de par son éducation des dangers qui l'entourent, elle pratique des arts martiaux et a appris les us et coutumes des êtres qu'elle fréquente, pour se protéger et vivre sa vie le plus pacifiquement possible.
Elle ne devient pas du jour au lendemain une spécialiste du judo super balaise, ne se découvre pas l'instinct pour manier le sabre ou ce genre de « bêtises ».
Elle a appris à survivre.
C'est une facilité de plus évitée par l'auteure, et ça fait plaisir de montrer une femme forte, forte parce qu'elle a décidé de l'être et non pas devenue ainsi par magie.
Enfin, et forcément, j'ai envie de dire, il y a ce côté romance : inévitable bien sûr, mais tellement bien amené.
Un faux triangle amoureux se dessine, pas vraiment d'hésitation pour la belle (enfin, à mon avis), juste la peur de se laisser aller et de faire souffrir un vieil ami.
L'homme, dans ces bouquins, est forcément beau et costaud : mais il est aussi gay, noir, fragile, sentimental parfois, protecteur sans être stalker (poke Christan Grey) …
L'homme est un vrai mec en somme. Et c'est rafraîchissant.
La romance dans Mercy Thompson est aussi l'occasion de se poser les vraies questions: la difficulté de quitter la solitude, de s'intégrer dans un groupe construit, les relations homo sont abordées au seins d'un monde macho, la difficulté de trouver sa place dans une famille existante.
On sent que Patricia Briggs, qui peut-être voulu s'affranchir de certains codes de la fantasy classique, n'a pu toutefois oublier toute la profondeur que demandait un univers digne de ce nom: et c'est bon!
En bref, de vrais bons moments de lecture avec Mercy Thompson, et une envie dévorante de se précipiter sur la suite, que j'ai toutefois temporisée : il faut savoir faire durer le plaisir !

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Melisende
18 mai 2011
Voilà plusieurs mois que je n'avais pas rendu visite à Mercy and Co'. J'ai donc profité des dernières vacances pour découvrir la quatrième aventure de la jolie coyote-garou.
Si vous suivez un peu ce blog, vous savez que dans le genre de la fantasy urbaine (ou bit-lit, ou ce que vous voulez…), la saga de Patricia Briggs est celle que je préfère, celle qui éclipse toutes les autres (du moins celles que j'ai pu lire) grâce à ses qualités aussi bien dans le fond que dans la forme. Je me lançais donc dans cette valeur sûre sans inquiétude… et figurez-vous que j'ai été un peu déçue.
J'ai beaucoup aimé cette aventure, mais presque quinze jours après ma lecture, je n'en garde quasiment aucun souvenir… Il y a pourtant de très bons points, et « objectivement » peu (ou pas ?) de mauvais, mais cette aventure ne me marquera pas… Peut-être que le(s) tome(s) suivant(s) réactivera(ont) mon intérêt ?
La fin du troisième tome avait été difficile pour Mercy (Mercedes) Thompson, jolie trentenaire un brin garçon manqué (elle est mécanicienne et a une passion pour les Volkswagen) et pas tout à fait humaine (elle se transforme en coyote quand elle le souhaite).
A peine une semaine après les évènements, alors qu'elle commence à remonter la pente et à se reconstruire, Stefan - son « ami » vampire - fait une entrée fracassante dans son salon. Brûlé vif, à la limite de la mort définitive, il lui faut du sang pour régénérer. Son apparition n'est pas le fruit du hasard, c'est un « cadeau » de Marsilia, la Reine des vampires ; un cadeau empoisonné qui prend pleinement ses allures de menace lorsque Mercy découvre, gravée sur la porte de son garage, une croix d'ossements magique censée attirer à elle toutes les créatures démoniaques du coin. Marsilia veut sa vengeance, elle n'est pas prête à laisser Mercy en paix…
Pour échapper à cette mise à mort et protéger ses amis, en danger si elle reste près d'eux, la mécanicienne décide de partir quelques jours chez une de ses anciennes amies de la fac qui a besoin de l'aide de la coyote-garou pour se débarrasser du fantôme un peu trop farceur qui hante sa demeure…
Arrivée sur place, Mercy découvre le revenant, mais fait surtout la connaissance d'un vampire très ancien et puissant, surnommé le « Monstre » par les autres représentants de son espèce… A croire que la trentenaire ne sait pas vivre une semaine sans s'attirer des ennuis…
Comme je l'annonce dans le résumé ci-dessus, à peine quelques jours ont passé depuis la fin du tome précédent. Les deux aventures sont liées par les évènements qui closent (cette conjugaison est bizarre, mais j'ai vérifié…) le troisième opus (difficile d'être claire sans spoiler) et cette histoire apporte des éléments de réponse aux questions qu'on pouvait se poser précédemment. Tout ça pour dire que derrière le schéma un peu simpliste un tome = une intrigue, il existe des éléments qui relient chaque tome et qui mettent en place le « monde » de Patricia Briggs.
Jusque là, on avait passé un peu de temps auprès des vampires et des sorcières, beaucoup auprès des garous, on commençait à en savoir plus sur les démons et les faes, et là, on retourne du côté des vampires pour glaner de nouvelles informations. On apprend notamment quelques petites choses sur les liens qui unissent un vampire avec ses « moutons » (les humains qu'il utilise pour se nourrir) et sur la façon de briser ceux-ci… Avec cette quatrième aventure, c'est également le bon moment pour faire plus ample connaissance avec les fantômes…
On ne peut pas dire qu'on découvre ici des informations capitales sur l'univers de l'auteure et sur les lois qui le régissent, mais on prend tout de même conscience de l'ampleur de celui-ci.
Comme d'habitude avec Mercy, le rythme est soutenu. L'intrigue s'étend à peine sur quelques jours, mais l'héroïne parvient tout de même à multiplier les rencontres malvenues et les risques en tout genre… Après quatre tomes et je ne sais plus combien de fois où elle a failli mourir, on se demande comment elle fait cette petite coyote-garou pour ne pas encore y avoir laissé la peau… j'imagine qu'on peut laisser la vraisemblance de côté, après tout, on se trouve du côté de l'imaginaire…
Ce n'est pas tant l'intrigue (ou la double intrigue pourrais-je dire) qui me séduit le plus ici, mais les personnages, les relations qu'ils entretiennent entre eux, leur histoire, leur évolution…
Evidemment, les admiratrices d'Adam, l'alpha de la meute, seront ravies d'apprendre qu'enfin (au bout de quatre tomes), il y a un rapprochement notable entre Mercy et lui. J'apprécie d'ailleurs beaucoup la nature de leur relation et la récente fragilité de l'héroïne qui en fait un personnage encore plus attachant. Mercy c'est un peu une copine, la voir vulnérable est d'autant plus touchant.
J'ai également apprécié le fait que Patricia Briggs met moins le trio amoureux en avant. J'aime beaucoup le personnage de Samuel, mais le ménage à trois commençait à m'agacer.
Dernier personnage que je retiens, et non des moindres : Stefan, le vampire. C'est, à mon goût, la figure la plus intéressante de ce tome (voire de cette saga ?). Il a beaucoup évolué depuis son apparition en jeans au volant de sa Mystery Machine ; on le découvre de plus en plus au fil des aventures et malgré tout, il reste insaisissable. Il est très attaché à Mercy et ne veut pas lui faire de mal, mais il reste avant tout un vampire à la mentalité douteuse… Vrai gentil qui s'ignore ? On doute. En plus, dans ce tome, il subit de nombreuses choses ; on le découvre alors fragile (autant que puisse l'être un vampire), désorienté et terriblement seul. C'est vraiment un personnage qui me touche beaucoup et qui a, je pense, énormément de profondeur et de potentiel ! J'espère le retrouver dans les tomes suivants !
On reproche souvent à ce genre de littérature (la fantasy urbaine, la bit-lit ou quelque soit la façon dont vous l'appelez) d'être trop légère, voire carrément mauvaise. Il faut bien l'avouer, je ne me base que sur les traductions pour l'affirmer (je pense qu'elles sont généralement représentatives des textes d'origine) mais c'est loin d'être du grand art.
Malgré tout et même si on est loin d'un Zola, Patricia Briggs nous offre un style plaisant. Certains passages sont un peu alambiqués (la faute aux intrigues qui s'entremêlent de façon parfois compliquée) mais dans l'ensemble c'est plutôt « bon ».
Contrairement à la surenchère de dialogues dans Anita Blake, l'auteure de Mercy Thompson n'oublie pas les descriptions de « l'environnement » et les passages d'introspection de l'héroïne. L'utilisation de la première personne permet le point de vue interne que j'apprécie généralement. On découvre les éléments à travers les yeux de Mercy et donc en même temps qu'elle, ce qui laisse une part au suspense.
Avec cet usage du « je » on pourrait craindre de se trouver en présence des pensées trop mièvres de l'héroïne mais celle-ci a passé la trentaine, elle a donc une certaine maturité et un sens de l'humour appréciable dans ce monde de vampires, garous et autres créatures « démoniaques »…
Vous pouvez constater que mon avis est globalement très positif et c'est vrai, j'ai beaucoup aimé cette lecture. Mais je reste tout de même un poil déçue sans savoir pourquoi… Peut-être pas le bon moment pour me plonger dans une lecture du genre ? Ou peut-être que je me lasse des vampires et autres personnages aux dents longues ?
Lien : http://bazar-de-la-litteratu..
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Soleney
13 janvier 2014
Après quatre ans d'attente, je parviens enfin à lire la suite des aventures de Mercy Thompson ! Et quelle suite… Je ne m'attendais pas à ce qu'il y ait autant de tomes !
Donc, j'ai ouvert ce livre avec une délectation fébrile et… pendant quatre pages, on a une redite de la dernière scène du troisième volume ! Ce n'est pas du copier/coller, Patricia Briggs redit tout de manière différente… Mais était-ce NÉCESSAIRE de faire ça ? Cette entrée en matière m'a refroidie et j'ai survolée les pages en attendant d'arriver à la vraie suite. Dommage, ça donne un mauvais point au livre. Peut-être que ce tome a mis plus longtemps à sortir que les autre et que l'auteure a voulu recadrer la situation pour remettre les lecteurs sur les rails… Mais s'ils veulent une piqûre de rappel, autant relire le dernier chapitre du 3, non ?
Néanmoins, ça fait du bien de savoir enfin ce qu'il se passe après son viol (surtout si vous savez comment se termine le Baiser du fer). le personnage de Mercy change complètement de tonalité et passe d'une bonne humeur à toute épreuve et d'un sens de l'humour mordant aux crises d'angoisses à répétition. le mal qu'elle a subi l'a profondément marquée et l'auteur le souligne plus dans le tome 4. Tant mieux, parce que je trouvais que Mercy s'en tirait presque trop bien à la fin du 3. Mais rassurez-vous, ce n'est pas un revirement de personnalité, c'est juste une mauvaise passe. Ce n'est pas dans la nature de Mercy de s'apitoyer sur son sort^^
Après ces quelques pages de mise en place, l'action s'installe immédiatement, comme il en est coutume chez Briggs et j'ai vite réussi à passer au-dessus de ce défaut d'entrée. Personnellement, j'ai trouvé que l'écriture s'améliorait au fil des livres. Dans le 1, j'avais l'envie compulsive de remanier les phrases les plus maladroites, sont souvent trop longues ou largement trop explicites (ex : « D'après moi, Adam était un peu trop énervé par la présence de Samuel à mon goût. » Il n'y a aucun intérêt de laisser « à mon goût » dans la phrase, il y a déjà « d'après moi » pour qu'on comprenne que Mercy donne son opinion). Petit à petit, ces accros qui m'agaçaient ont fini par devenir beaucoup moins nombreux. J'en croise quelques fois, mais rien de bien méchant.
Et comme dans tous les autres volumes de la série, j'ai trouvé pleeiiins d'incohérences qui m'ont tapé sur les nerfs :
- Auriele continue de se faire épeler Aurielle (peut-être qu'elle a changé son état civil ?) ;
- Dans le tome 2, Patricia Briggs explique que Marsilia a été exilée pour s'être nourrie d'une louve-garou, la favorite du maître de Milan (et accessoirement, son maître à elle). Mais dans le tome 4, c'est écrit noir sur blanc : « Marsilia avait été exilée là parce qu'elle avait couché avec le favori d'un autre vampire » ;
- Quelques pages plus loin, Mercy se rappelle l'incroyable pouvoir de Marsilia, qui a réussi à mettre Samuel sous sa coupe, le deuxième loup de toute l'Amérique du Nord. Deuxième ? Mais le deuxième, c'était pas Charles, le seul homme né loup ? ;
- D'ailleurs, Charles n'est-il pas censé être le cadet ? Nan, parce que, soudain, je découvre qu'en fait c'est l'aîné (p. 135, deuxième ligne avant la fin dans la version poche, pour la référence). Alors j'ai eu un doute. Peut-être que je me suis trompée et qu'effectivement, c'est le grand frère de Sam. Mais Wikipédia donne raison à mon intuition première ;
- Dans une scène, Mercy doit ouvrit quatre malles. Elle ouvre la première, puis la deuxième, puis la dernière… Je me passe de commentaires sur la méthode de calcul ;
- Lily devient brusquement Lilly pendant tout une page (265 pour l'édition de poche), puis l'auteure (ou la traductrice ?) se rend compte de son erreur et remet Lily.
Bon, d'accord, je cherche la petite bête. Mais plus on voit d'incohérences, plus elles sont agaçantes, et plus on y est sensible. J'aime beaucoup cette série, mais ces erreurs commencent sérieusement à plomber ma lecture (et c'est un euphémisme). J'ai l'impression que l'auteur ne connaît même pas sa propre histoire, ou que la traductrice n'est pas attentive à ce qu'elle fait.
Malgré tout, plus on avance, plus l'histoire prend en force et plus on est captivé. Les événements accélèrent progressivement, notamment dans les quatre derniers chapitres. Je n'ai pas pu lâcher le livre, tellement le suspense me tenait aux tripes. Briggs fait plusieurs allusions aux capacités de Mercy, et on se rend compte que, finalement, elle est pas si faiblarde que ça, notre coyote. Ce que j'apprécie tout particulièrement, c'est que le personnage se dévoile très progressivement. Rendez-vous compte que ce n'est qu'au tome 4 qu'on commence à aborder les pouvoirs de Mercy ! Il me tarde d'en savoir un peu plus... Je crois que je ne vais pas tarder à lire le 5.
Par ailleurs, on en apprend plus sur Stefan et Marsilia. Tous deux semblent avoir une relation très… privilégiée. Mais Briggs nous révèle en même temps l'étendue de son attachement à Mercy, et les choses deviennent compliquées. On ne connaît pas vraiment la valeur de Mercedes pour Stefan, et plusieurs indices tendent à nous faire croire qu'il est amoureux d'elle, mais… Mais, car il y a un « mais », c'est la compagne d'Adam et, visiblement, il est trop attaché à Marsilia pour lui faire une infidélité. Enfin, SI JAMAIS il est amoureux de Mercy et que lui et sa maîtresse ont eu une relation, ce dont on ne peut être sûrs.
Les relations et les personnages sont donc complexes et travaillées, du bon boulot ! Selon moi, c'est la grande force de la série, avec l'humour piquant, les répliques acerbes de Mercy et la maîtrise du suspense. Et malgré ses défauts, si vous ne la connaissez pas, je vous engage à la découvrir !
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Luna05
22 avril 2012
C'est avec un délai de 8 mois séparant ma lecture du précédent opus "Le Baiser de fer" et de "La croix d'ossements" que je me décidais à enfin me replonger dans les aventures tonitruantes de la changeuse Mercy Thompson. Un calcul savamment et sciemment réfléchis malgré le cliffhanger insoutenable nous ayant été imposé dans "Le baiser de fer" mais, au vu du tome dramatique s'étant déroulé j'ai opté pour l'option faire preuve de patience afin de faire redescendre la pression et par la même occasion faire durer le plaisir. C'est donc avec un enthousiasme certain que j'arborai la nouvelle aventure de Mercy mais aussi avec un intime espoir que l'intrigue à venir serait à la hauteur de mes espérance, ce fut heureusement le cas!
Mercy Thompson fait à présent parti de mes coups de coeur littéraire dans la catégorie Bit-lit, les aventures de la changeuse se révélant toujours aussi jouissives et captivantes de tome en tome, ne cessant d'approfondir ses liens avec ceux et celles l'entourant et nous dévoilant également la façon de vivre et hiérarchie de chaque espèce peuplant le Tri-Cities. Nous retrouverons donc une Mercy tentant de reprendre le contrôle de sa vie suite à sa brutale agression, elle n'aura cependant pas le temps de s'apitoyer longuement sur son sort car réapparaitra son fidèle ami vampire Stefan. Ce dernier ayant été torturé par sa maitresse Marsilia aura juste le temps de l'avertir qu'elle savait et que Mercy devait fuir avant de s'effondrer. à présent avec une menace de mort officielle au dessus de sa tête mais condamnant également celles et ceux la côtoyant et la protégeant, la jeune mécanicienne sautera sur l'occasion de s'éloigner de Tri-Cities temporairement afin de les préserver mais aussi le temps que les choses se calme et qu'Adam et Samuel gère les négociations avec la reine de l'essaim. Une offre la bienvenue viendra d'une ancienne amie de Mercy, Amber. Cette dernière a vu son manoir devenir hanté et s'est souvenue que Mercy était pourvue d'un don, l'ancienne amie est donc venue querir son aide afin de se débarrasser de l'indésirable, mais, cette demande ne tomberait elle pas trop à pique? Mercy partira donc enquêter suivi de son garde du corps Stefan son intuition lui susurrant qu'elle risquait peut être d'aller de Charybde en Scylla...
Ce tome fut mené tambour battant et sans aucuns temps mort. Un roman totalement addictif et indubitablement passionnant à suivre. Une subtile alternance entre magie, aventure, action, suspense, romance et passages d'introspection de Mercy toujours pourvu d'autant de verve et d'humour malgré ce qu'elle a subit. L'héroïne nous dévoilera d'ailleurs derrière une assurance feinte en surface un visage vulnérable et terriblement attachant. L'auteur a d'ailleurs su dépeindre son mal être, ses doutes et craintes au travers de scènes touchantes l'opposant à Adam et les premières séquelles résultant de son viol apparaissant à son côté. Entre crise d'angoisse la prenant totalement au dépourvu pouvant l'empêcher de respirer, de crises de larmes ou de vomissement la laissant pantelante nous ne pouvons que ressentir de l'empathie pour elle. Une relation nouvelle empreint de respect, de patience, de beaucoup de tendresse et surtout d'amour seront décris de très belle façon par l'auteur, un lien certes complexe au vu de la nature de changeuse de Mercy ainsi qu'à la meute mais se révélant bien plus solide et profond que la profanation dont elle a été victime.
Nous plongerons également un peu plus dans la meute de l'Alpha du bassin de la Columbia nous offrant des passages magiques mais surtout nous faisant prendre conscience au même titre que l'héroïne que le fonctionnement et l'interaction entre eux se veut bien plus complexe. J'ai eu beaucoup de plaisir à revoir Stefan le vampire ayant fait jusqu'ici énormément de concession pour protéger Mercy. Ce vampire charismatique se révèlera ici un peu plus ambigu, attachant et lèvera un peu plus le voile sur sa personnalité tout en conservant toujours un certain mystère le rendant fascinant. L'essaim aura également une grande place dans l'intrigue et je dois dire que l'auteur est parvenue a, une fois encore me balader de A à Z quand au divers retournements de situations et machinations totalement inattendues. Marsilia sera bien entendue toujours aussi fidèle à elle même à la fois femme fatale et glaçante au vu de ses choix quant à gouverner et maintenir l'ordre dans son essaim. Une personnalité bien trop sous-estimée et qui se révèlera pas si folle que tout le monde le pense...
Le départ pour Spokane de Mercy lui apprendra un peu plus sur ses origines mais lui promettra également un nouvel ennemi aussi retors et machiavélique que la reine Marsilia.
C'est avec joie mais aussi avec déception de l'avoir dévoré bien trop vite que je refermais "La croix d'ossements". Une aventure s'étant encore une fois révélée addictive, fascinante et transportante. Une oeuvre regorgeant de personnages charismatiques et inexorablement attachants nous poussant à en découvrir davantage, à en vouloir et en apprendre plus sur eux. Une saga devenue un véritable coup de coeur que je vais m'empresser de vite poursuivre..
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Loryane
10 mai 2016
Je reviens auprès de Mercy Thompson, un être surnaturel rare, une changeuse et plus précisément un coyote. Elle est entourée par une meute de Loups, la protégeant et l'aidant. Malheureusement tout n'est pas rose dans sa vie, elle vient de vivre le pire drame d'une femme, elle s'est fait violer ; depuis elle connaît des crises d'angoisses. Je ne suis pas déçue par cette suite, surtout que le résumé est un guet-apens, il révèle une des péripéties du livre mais pas la principale. Toutefois les intrigues tournent autour des vampires et des fantômes. Dans ce quatrième tome je retrouve également la relation de Mercy et d'Adam ; que j'apprécie de plus en plus.

Mercy est une femme courageuse, pleine de répondant et très déterminée. Mais ce que j'aime le plus chez cette héroïne c'est sans aucun doute ses failles, ses faiblesses ; étant sincère et vrai dans chaque moment du roman. Elle me plait de plus en plus au fur et à mesure de la série. Dans cette suite elle est plus émouvante que d'habitude, dévoilant ses tourments. J'admire profondément son rôle, celle de paria arrivant à se faire une place parmi une meute de Loup tandis qu'elle est un coyote. Démontrant que la différence peux être une source de force.

Il n'y a que Mercy de mon point de vue comme personnage principal, les autres sont secondaires ; même Adam alors qu'il est assez présent dans le récit. D'ailleurs c'est un héros que j'aime de plus en plus, il est très conciliant et compréhensif. Un homme moderne avec un bon coeur. Plus j'avance dans la saga et plus il s'incarne dans le monde de Mercy, devenant encore plus important et intriguant. J'apprends à le connaître au fil des pages, ce n'est pas un protagoniste comme les autres.

Le déroulement de l'histoire est bien fait, cerné par du suspense et franchement je suis plutôt surprise par cet opus. J'ai l'impression que je ne peux pas dire grand-chose sur cette oeuvre, ne souhaitant pas prendre le risque de révéler l'essentiel. En tout cas les rebondissements sont intéressants, toujours intenses ; de plus les péripéties s'enchaînent les unes sur les autres ne laissant nul temps mort. le mélange des êtres surnaturels donne du charme, en effet, si le livre était centré seulement sur les Loup-garou, ça deviendrait vite lassant. La romance est toute simple et naturelle, comme dans la vraie vie, il y a des compromis et des concessions, ce n'est pas une histoire d'amour parfaite, elle a ses petits défauts et c'est là qu'on s'attache au couple majeur du roman. Et bien évidemment je suis conquise par les émotions que l'ouvrage libèrent, elles sont touchantes et brut, sans aucun faux-semblant.

La plume de Patricia Briggs est attenante, nous tenant sans cesse en haleine. Son écriture est fluide, agréable à lire. On tombe facilement dans la fascination, son imagination et son talent nous emporte hâtivement dans son univers. le développement des sentiments est magnifiquement bien dosé, sans excès.

En bref, je suis pleinement satisfaite de ma lecture. Les héros sont attachants au possible, tout en restant naturels. le rythme du récit est énergique et les péripéties animent, peut-être que ces dernières manquent d'organisation ; puisqu'on ne sait pas vraiment vers quoi on se dirige. Dans tout les cas j'ai beaucoup aimé la romance et les émotions que l'auteur nous fait découvrir ; une belle prise de se côté. du mystère de temps en temps se complétant aux rebondissements. Un quatrième tome agréable et intéressant étant donné qu'il est axé sur les vampires des Tri-Cities et sur un suceur de sang seul et étrange habitant dans une autre ville.
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Citations & extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
LoryaneLoryane10 mai 2016
Je me remis à jouer avec le bas de ma robe.
- Mercy, dit Adam d'une voix encore plus bourrue que son grondement.
- Quoi ?
L'agressivité de ma réponse n'était qu'une conséquence de sa propre mauvaise humeur.
- Si tu n'arrêtes pas de tripoter cette robe, je risque de te l'arracher et nous n'allons jamais aller diner.
Je le regardai d'un air surpris. Il avait le regard braqué sur la route, les deux mains sur le volant... mais en y prêtant plus attention, je vis ce que je lui faisais, comme effet. Moi. Avec mes traces de cambouis sous les ongles et mes points de suture sur le menton.
Je n'avais peut-être pas gâché le rendez-vous après tout.
Je lissai le tissu de ma robe en résistant à la tentation de faire exactement le contraire et de la remonter pour le taquiner, car je n'étais pas certaine de pouvoir en assumer les conséquences. J'étais presque sûr qu'il plaisantait, mais bon ... Je tournai le visage vers la vitre et tentai d'éviter de sourire comme une bienheureuse.
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Koneko-ChanKoneko-Chan05 février 2016
- En dehors d’Adam, peut-être, poursuivit-il. Mais lui au moins n’a pas de Porsche que tu pourras enrouler autour d’un arbre.
- C’était il y a des années ! protestai-je. J’ai payé ma dette. Et de toute façon, tu m’avais presque défiée de la voler, qu’est-ce que tu attendais ?
- Quand je te disais que tu n’avais pas la permission de l’emprunter, ce n’était pas un défi, Mercy, répondit Bran d’un ton patient… mais il y avait quelque chose d’intrigant dans sa voix.
Était-il en train de mentir ?
- Bien sûr que si, intervint Samuel. Et elle a raison : tu en avais parfaitement conscience.
- Tu n’avais donc aucune raison d’être si furieux quand j’ai détruit cette bagnole, conclus-je sur un ton de triomphe.
Samuel éclata de rire.
- Tu n’as toujours pas compris, n’est-ce pas, Mercy ? Il n’a jamais été furieux à propos de la voiture. C’est lui qui est arrivé le premier sur les lieux de l’accident. Il a cru que tu t’étais tuée. On l’a tous cru. C’était un accident particulièrement spectaculaire.
J’ouvris la bouche et m’aperçus que je n’avais rien à dire. La première chose que j’avais vue après avoir percuté cet arbre, c’était le visage du Marrok déformé par la colère. Je ne l’avais jamais vu dans un tel état de fureur… et Dieu sait que j’en avais fait des bêtises susceptibles de lui faire perdre son calme.
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mimifi12mimifi1208 novembre 2012
Je descendis délicatement mes mains, glissant mes doigts dans la ceinture de son jean et enfonçant légèrement mes ongles dans sa peau.
Il poussa un grognement inarticulé, mais aucun de nous deux n'y prêta attention. Il tourna le visage vers moi. Je m'attendais à un baiser des plus sérieux, mais il se contenta de mordiller gentillement ma lèvre inférieure. Le contact de ses dents m'envoya des frissons qui coururent jusqu'au bout de mes doigts avant de caresser mes genoux et de me faire remuer les orteils d'aise. C'est qu'elles étaient puissantes, ces dents.
Je ramenai mes mains à présent tremblantes vers son ventre et commença à déboutonner sa braguette, mais Adam releva brusquement la tête et posa sa main sur la mienne.
J'entendis ce qui l'avait fait réagir ainsi.
- Une voiture allemande, dit-il.
Je poussai un soupir et me laissai aller contre son torse.
- Suédoise, plutôt, le corrigeai-je. Un break Volvo gris, d'environ 4 ans.
Il sembla d'abord surpris puis il eut l'air de comprendre :
- Tu connais cette voiture.
Je poussai un gémissement et enfonçai mon visage dans le creux de son épaule.
- Bon sang de bonsoir. Ça doit être à cause des journaux.
- Qui est-ce, Mercy ?
[…]
- Ma mère, répondis-je. Quel sens du timing incroyable ! …
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Koneko-ChanKoneko-Chan25 novembre 2013
J’entendis le bruit si reconnaissable d’une cartouche que l’on faisait passer dans la chambre d’un pistolet et jetai un regard à ma mère qui visait Stefan d’un Glock au look improbable. L’arme était rose et noire. On pouvait toujours compter sur ma mère pour posséder un pistolet de Barbie à la fois mignon et mortel.
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AelleAelle25 avril 2014
— C'est quoi, cette fois-ci ? demandai-je. « Johnny s'est cassé le bras en tombant » ou « Ma femme est rentrée dans une porte » ?
— Bébé Ally s'est fait bouffer par le pitbull, gronda-t-il en éteignant le broyeur pour qu'on puisse s'entendre. (Puis, d'une voix de fausset, il poursuivit - « Mais Iggy est si gentil. Bon, OK, il m'a mordu deux ou trois fois. Mais il a toujours adoré Ally. Il la surveille quand je prends ma douche. » (II fit quelques pas pour laisser échapper la pression, puis reprit de sa voix normale :) Tu sais, le problème, ce sont pas les pitbulls. Ce sont leurs propriétaires. Les gens qui veulent un pitbull sont en général les derniers à qui on devrait confier un chien. Ou un enfant, d'ailleurs. Qui laisse un gamin de deux ans seul avec un chien qui a déjà tué un chiot ? Et maintenant, le chien va se faire piquer, la gamine va passer par la chirurgie reconstructrice et s'en tirera sûrement avec des cicatrices, et son imbécile de mère, à cause de qui tout est arrivé, s'en sort sans encombre.
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Videos de Patricia Briggs (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Patricia Briggs
Aujourd'hui, je vous parle de mes sagas préférées d'urban fantasy. Retrouvez toutes mes vidéos ici : http://goo.gl/hCnYmr Déroulez pour plus d'infos :) Merci à tous d'avoir regardé cette vidéo ! Aimez, partagez, ou abonnez vous ;) ca fait toujours plaisir !
? Livres cités La communauté du sud de Charlaine Harris Kate Daniels d'Ilona Andrews Alpha & Omega de Patricia Briggs Maeve Regan de Marika Gallman Charley Davidson de Darynda Jones Chasseuse de la nuit de Jeaniene Frost
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Mercy Thompson, l'appel de la Lune

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