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Diniz Galhos (Traducteur)
EAN : 9782290255629
608 pages
Éditeur : J'ai Lu (02/06/2021)
3.53/5   30 notes
Résumé :
Toby et Rachel, couple juif privilégié vivant dans les quartiers chics de Manhattan, se séparent. Après quinze ans de vie commune et deux enfants, ils ne parviennent plus à se comprendre. Pour Toby, simple médecin d'hôpital, c'est une forme de libération.
Rachel était devenue agressive et méprisante avec sa carrière bien plus florissante que la sienne. Toby s'accommode donc assez bien de ce divorce, et de son nouveau célibat de quadra dans une ville qui foiso... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Bazart
  17 août 2020

Au départ Fleischman a des ennuis a les allures d'un roman léger tant les situations croquées par l'écrivaine sont cocasses et tant les réparties fussent à toutes les pages.
Toby, hématologue, n'a jamais été un canon de beauté mais a 41 ans, il a tous ses cheveux et une obsession anti-glucides pour maintenir sa ligne. Il passe son temps sur les applis de rencontre, depuis qu'il est séparé de sa femme, Rachel et sa libido semble sans limite.
Lorsque Rachel disparaît du jour au lendemain, le voilà soudain à mener de front enfants, travail et rendez-vous galants.
Ce que j'ai aimé ?
♥ le rythme trépidant, le roman fait 500 pages mais je ne me suis jamais ennuyée
♥ La plume de l'écrivaine et son humour juif (parfaitement traduit par Diniz Galhos). Qu'elle se moque des travers new-yorkais ou qu'elle aborde des sujets à priori plus graves (la paternité, le rapport à l'argent et à l'ambition ..), je me suis régalée
♥ le renversement de point de vue que Taffy Brodesser-Akner nous réserve dans la dernière partie apportant force et émotion
♥ Pas de narrateur omniscient mais une histoire racontée par une amie de Toby, Libby, quadra qui se sent invisible avec l'âge et qui fait écho
"Et dans nos rires nous entendions notre jeunesse et il n'est jamais sans danger de se retrouver au seuil de la maturité, au fond d'une impasse dans sa vie et d'entendre soudain l'écho de sa jeunesse".
Si vous voulez lire un roman à la fois percutant et drôle sur les vicissitudes du mariage et sur l'égalité homme/femme au sein des couples, ce "Fleishman a des ennuis" vous tend les bras !
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sweetie
  15 mars 2021
« C'est comme la chute de Rome : ça s'est fait lentement, jusqu'au moment où tout s'est écroulé d'un coup. »
Toby Fleishman, hépatologue de quarante et un ans, se prépare à passer un été chaud à New York City : le couple qu'il formait avec Rachel, directrice d'une agence artistique, vient d'éclater après quinze ans de vie commune. Entre la garde partagée des enfants (Solly, neuf ans et Hannah, onze ans), Toby se promet bien de profiter des occasions sexuelles débridées qui lui sont offertes sur ces applis téléphoniques.
Le roman est divisé en trois chapitres, et la narration confiée à une voix extérieure au couple. Les deux premiers chapitres sont consacrés aux doléances de Toby et à son auto-analyse : « (…) il passait pour une sorte de maladie comorbide à sa propre famille. (…) D'une certaine façon, son divorce lui avait donné une âme. » le dévoilement du point de vue de Rachel dans le dernier chapitre apporte un éclairage inédit au roman dédié jusque là à la partie masculine du couple, retournant ainsi l'histoire vers cette charge mentale que connaissent les femmes cumulant travail et maternité.
Un roman moderne brillamment mené et pétillant d'humour, dont la fin reflète l'ambivalence présente en chacun de nous. Chapeau à Taffy Brodesser-Akner pour qui ce premier roman lui a valu d'être finaliste au National Book Award en 2019!
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Tempsdelecture
  31 mai 2021
Il y a des titres dont on saisit difficilement le sens, encore plus ses non-dits et connotations, qu'y a investi l'auteure qu'une fois la lecture terminée ou presque et c'est le cas de ce roman. J'en ai pris toute la mesure après avoir dépassé la moitié, même les deux tiers du récit. Je pensais à tort que ce serait une vague histoire de couple d'une classe aisée de New-York, lui médecin, elle à la tête d'une agence qui réussit plutôt bien. Deux enfants en commun, des « différents irréconciliables » comme on dit. Rien de bien excitant en soi. Ce roman va bien au-delà de la simple histoire de divorce.
La focalisation est surprenante : elle se fait en grande partie sous la focalisation interne de Toby Fleishman, mais par la voix de son amie. En partie largement minoritaire et reléguée en fin de roman, sous focalisation interne de Rachel, sa femme, toujours à travers le prisme de cette même amie. L'incipit dévoile un Toby et une Rachel fraîchement séparés, les relations entre eux sont tendues. On commence donc à cerner la situation, la vie de couple, les antagonismes qui les opposent, Rachel sous l'oeil pour le moins critique et rancunier, de Toby. Ce dernier s'occupe de ses enfants avec abnégation, de ses patients avec autant de soin, de son couple, sans jamais faiblir. Toby, qui a longtemps été complexé par sa petite taille et son surpoids, devient depuis sa séparation le tombeur de ces dames. Toby est bon mari, bon médecin, bon ami, bonne personne. Encore plus d'ailleurs à partir du jour ou Rachel ne vient pas récupérer ses enfants : à partir de là Toby se remémore sa vie avec Rachel, leur rencontre, les sacrifices et concessions qu'il n'a cessées de faire le temps de leur vie ensemble, dont il abreuve avec moult détails son lecteur. Quel saint ce Toby, il se retrouve seul à devoir gérer enfants, travail et une vie sexuelle renaissante alors que l'insouciante et l'irresponsable Rachel mène sa vie égoïstement de son côté.
On s'émeut, on pleure presque, avec Toby, on le plaint, on compatit, on voudrait le consoler, le rassurer pendant trois cents bonnes pages. On a même envie d'y aller de notre critique sur Rachel d'une seule voix avec lui, on irait même jusqu'à témoigner pour lui devant le jaf ou son équivalent américain de son dévouement plein et entier à sa famille. La focalisation interne ne nous laisse pas d'autre choix à vrai dire. le bon, le beau, le brave Toby nous inonde de son désespoir.
Fleishman a des ennuis, et en réalité l'auteure s'en moque, ironiquement, caustiquement, éperdument. Les deux époux Fleishman ont chacun leur propre ennui et l'intitulé du titre est rédigé de telle façon à ce qu'il désigne l'épouse Fleishman. Mais on a été formaté à penser qu'il s'agissait uniquement de Monsieur, pourquoi penserait-on que Madame est confrontée à des évènements qui la dépasse – et pas des moindres ! Aucun doute, le procédé est adroit et subtile, il fait son effet. Ce roman féministe est l'un des plus efficaces qui m'ait été donné de lire : pas aussi naïf qu'il n'y parait, le retournement de situation inauguré par ce changement de point de vue, accentue la position victimaire dans laquelle s'est volontiers placé le mari délaissé en pointant un doigt invisible et accusateur sur son égoïsme et son aveuglement face à ses privilèges, que sa femme, de son côté, s'est battue depuis le début de sa vie pour les gagner, un à un.
Mon avis n'a cessé d'évoluer au fil de ma lecture, on pourrait peut-être reprocher la longueur un peu excessive de la partie consacrée à notre cher Toby Fleishman, j'imagine que justement cet excès a été fait à dessin pour mieux en illustrer son égoïsme. C'est un premier roman très réussi, selon moi la fin laisse présager une suite, qui, si elle existait un jour, je lirais sans hésiter.



Lien : https://tempsdelectureblog.w..
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SagnesSy
  16 février 2021
Excellent roman, on pense à Philip Roth, Jonathan Franzen et surtout Jonathan Safran Foer dont ce roman pourrait être le pendant féminin de « Me voici ». Histoire d'une séparation, de nos jours, à New York, « Fleishman a des ennuis » séduit par sa construction inattendue.
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Lapetitebookiniste
  28 avril 2021
J'ai lu ce livre vite et avec plaisir !
Toby Fleishman est un homme ordinaire : père aimant de deux enfants, médecin adorant son travail, en pleine instance de divorce. Il est tantôt attachant, drôle, agréable et tantôt égocentrique et antipathique... Bref, une personne comme les autres, pleine de facettes différentes.
L'histoire, relativement simple qui s'épanche sur la vie et les pensées de cet homme et de son ex-femme, est écrite avec beaucoup d'intelligence, d'humour, et parvient à ressortir le meilleur et le pire de chacun des personnages, et à faire réfléchir sur l'amour et l'égalité des sexes à notre époque.
Petit plus pour l'originalité liée au narrateur, qui n'est pas le personnage principal mais une amie de celui-ci.
Je recommande !
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critiques presse (1)
LeJournaldeQuebec   17 septembre 2020
Dans ce roman qui a un petit côté Woody Allen, on découvrira toute l'histoire d'un couple de Juifs new-yorkais pour qui rien ne va plus. Jubilatoire.

Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   23 juin 2020
Ce n’était pas parce qu’il était douloureux de contempler leur jeunesse, leur peau brillante et ferme, leur ravissement face au pli impeccable qui séparait leurs fesses du haut de leurs cuisses, même si tout cela, évidemment, était extrêmement douloureux. Ce n’était pas leur profonde conviction qu’il en serait toujours ainsi, ni même le fait que, sachant toutes ces choses passagères, elles avaient fait le choix d’en profiter au maximum : en fait, si elles avaient profité de leur jeunesse justement parce qu’elles savaient qu’elle ne durerait pas, ça aurait été encore pire, car qui était capable d’une telle lucidité à cet âge ? Non, ce qu’il ne pouvait plus supporter, c’était de se retrouver avec quelqu’un qui ne comprenait pas encore profondément la notion de conséquence, qui ne savait pas en son for intérieur que peu importait le soin avec lequel on planifiait sa vie, le monde finissait par l’emporter. Il était impossible d’apprendre cette leçon sans l’avoir vécue. Qui que nous soyons, la seule façon de le comprendre, c’est de le vivre.
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TempsdelectureTempsdelecture   31 mai 2021
Les hommes n’avaient pas de problèmes concomitants à leur sexe. Ils n’avaient pas peur de paraître illégitimes. Ils n’avaient rencontré aucun obstacle. Ils étaient nés en sachant qu’ils avaient leur place dans le monde, et à chaque tournant de la vie, on les confortait dans cette certitude, au cas où ils l’auraient oubliée. Mais ils ne cessaient pas pour autant d’être créatifs, d’êtres humains, aussi s’attachaient-ils à diverses problématiques dans un pur élan artistique. Leurs problèmes n’en étaient pas. Ils n’avaient pas à lutter pour définir leur identité, ils n’avaient pas à craindre pour leur santé ou leur situation financière. Cela leur permettait de toucher à la nature de leur âme, à la nature même de l’âme humaine – toucher à la blessure qui se cachait sous les contingences et les combats du quotidien.

Je pouvais les écouter pendant des heures. Quand on ne pose pas beaucoup de questions et qu’on laisse quelqu’un parler, il finit toujours par vous dire ce qui lui passe vraiment par la tête. Dans ces monologues, je retrouvais mes propres griefs envers l’existence. Ils se sentaient exclus de la même façon que je me sentais exclue. Ils se sentaient ignorés de la même façon que je me sentais ignorée. Ils avaient l’impression d’avoir échoué. Ils avaient des regrets. Ils manquaient d’assurance. Ils s’inquiétaient de ce qu’ils laisseraient derrière eux quand ils mourraient. Ils disaient toutes ces choses que je redoutais de dire à voix haute de peur de paraître mégalomaniaque, égocentrique, vaniteuse ou narcissique. Je calquais mon histoire sur la leur, comme dans ces livres de biologie ou l’on peut placer un transparent des muscles humains sur le dessin d’un squelette. Je traitais de mes problèmes à travers les leurs.

C’était là une grande leçon que j’avais tirée : la seule façon d’amener quelqu’un à écouter une femme, c’était de raconter son histoire par le biais d’un homme. Faites passer votre message sous couvert masculin, tel un soldat grec dans le Cheval de Troie, et les gens en auront quelque chose à foutre de vous.
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sweetiesweetie   15 mars 2021
La colère était un jardin qu'elle cultivait, un jardin envahi d'une mauvaise herbe toxique dont elle ne parvenait pas à endiguer la progression. Toby ne comprenait pas que lui aussi cultivait ce jardin. Il ne comprenait pas qu'ils avaient été deux à y planter des graines.
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Emiliec28Emiliec28   19 juin 2020
Peut-être à cause de l'injustice monstrueuse qui frappe le statut, la carrière et le corps de toute femme lorsqu'elle devient mère. Toutes ces choses ont de quoi vous rendre folle si vous êtes quelqu'un d'intelligent. Si vous êtes une femme intelligente, vous ne pouvez rester maîtresse de toutes vos facultés quand vous comprenez pleinement, comme n'importe quelle autre personne intelligente le ferait à votre place, les limitations que le monde impose aux femmes. Je ne l'ai pas supporté.
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rkhettaouirkhettaoui   23 juin 2020
Des gens qui arpentaient ces rues avec un seul impératif : baiser, ou bien toucher/lécher/sucer/pénétrer le premier corps chaud et consentant, des gens pleins de fougue et de luxure, des gens qui étaient encore vivants, peut-être après quelques années de mort, comme lui, et qui ressemblaient au voisin d’à côté, mais qui en réalité parvenaient tout juste à se retenir de se frotter contre la jambe du premier passant lorsqu’ils allaient faire des courses, se rendaient à un dîner ou à leur cours de yoga. C’était agréable de savoir que cette énergie existait toujours, alors qu’il avait la sensation d’avoir atteint un âge relativement avancé. Cela l’emplissait de paix et d’espoir, de savoir que tout ce à côté de quoi il était probablement passé en se mariant si jeune avec Rachel était encore là, et l’attendait.
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Video de Taffy Brodesser-Akner (1) Voir plusAjouter une vidéo
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