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ISBN : 2378800215
Éditeur : L' Iconoclaste (29/08/2018)

Note moyenne : 3.42/5 (sur 12 notes)
Résumé :
Et si, las de votre vie, vous décidiez de prendre votre voiture et de rouler droit devant, jusqu'à vider votre réservoir d'essence... Dans quel Bazaar atterririez-vous ?

Dominique Chevallier travaille dans une agence de pub. Un soir, alors qu’il assiste à un ballet, il est bouleversé par la performance d’une danseuse ; sa grâce absolue, la perfection de son geste. Sa vie lui paraît soudain dénuée de sens. Alors, c’... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
hcdahlem
  27 août 2018
Parenthèse enchantée en Haute-Provence
Parmi les nouvelles voies de cette rentrée, celle de Julien Cabocel résonne par son originalité et sa musicalité. Prenez la route du Sud avec Dominique, de belles rencontres vous attendent.
Cela peut ressembler à un pari fou, un soir de déprime : prendre sa voiture et partir. Laisser tout derrière soi et rouler sans but précis. C'est ce que décide de faire Dominique Chevallier à la sortie d'un spectacle de ballet à l'opéra-Bastille. La grâce et la beauté d'une danseuse lui ont fait comprendre la médiocrité de son existence. Dans son agence de pub, le Parisien vend de l'artificiel et des fausses promesses, à mille lieues des émotions qu'il a ressenties.
Nous voilà entraînés dans un road-movie à la française, direction le sud. Rouler pour se vider la tête, rouler sans savoir où aller, rouler… jusqu'à ce que le réservoir d'essence soit vide.
Quand sa voiture stoppe sur un promontoire au bord d'une rivière, il ne lui reste qu'à attendre le jour pour découvrir un paysage aussi sauvage que magnifique. « Le soleil se levait lentement. Un dégradé halluciné de rose et de mauve se déchirait sur le noir pour se déverser sur mon pare-brise comme un cocktail que la nuit buvait du bout des lèvres. Et c'était beau. C'était même mieux que ça. » Un vieil homme est là, muni d'un appareil photo «qui mange le présent» et disparaît aussitôt.
Mais il n'a pas le temps de se poser trop de questions car son attention est captée par un néon grésillant et quelques lettres qu'il déchiffre derrière une vitre poussiéreuse: BAZAAR.
« Au milieu d'autocollants en lambeaux, j'ai lu un poème improbable Gulf Motor oil Coopérative Butar Bienvenue Gasol France Soir. J'ai poussé la porte de verre mais le battant n'a rien voulu savoir. Derrière la poignée, une barre condamnait la porte depuis l'intérieur. J'ai longé la grande vitre où les lettres rouges chancelaient encore jusqu'à l'angle du bâtiment. »
Le motel que l'on imagine proche du Bagdad Café de Percy Adlon. Sauf qu'ici Brenda est remplacée par la belle et envoûtante Stella : « Certaines femmes sont comme des aimants, on ne peut rien y faire, il faut qu'on les regarde, parce que l'on sent comme intuitivement que si on ne le fait pas, notre vie n'aura pas été tout à fait la même, on aura manqué quelque chose en somme du mystère du monde, on aura insulté Dieu sait qui, quelque divinité peut-être, qui dans des temps reculés, anciens, révolus, avait offert aux hommes la beauté, toute la beauté : les femmes. »
Le jeu de la séduction peut commencer au milieu d'une tribu bigarrée.
Théo qui, outre son mértier de berger, entretient de drôles de machines sur le Causse, Gene qui entend profiter de l'aérodrome abandonné pour s'envoler et réquisitionner Dominique pour conduire le tracteur . Millie la tatoueuse, dont la particularité et d en'être pas tatouée elle-même, sans oublier Barnold, le livreur de panneaux solaires qui va passer quelques jours à installer ces derniers.
Ce petit monde va s'apprivoiser le temps d'une parenthèse enchantée, d'évoquer des souvenirs, de se raconter de blles histoires comme celle d'Ilda et Rilt qui ont inventé l'amour…
Mais les beaux rêves ont tous une fin… que je me garde bien de vous dévoiler ! Je ne peux que vous encourager à prendre la route aux côtés de Julien Cabocel, de sa petite musique douce et quelquefois un peu acidulée. Son court roman sent bon la nostalgie et l'utopie, un peu comme dans le sud de Nino Ferrer
Tant pis pour le Sud
C'était pourtant bien
On aurait pu vivre
Plus d'un million d'années
Et toujours en été.

Lien : https://collectiondelivres.w..
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Bazart
  16 août 2018
Dominique Chevallier travaille dans une agence de pub. Un soir, alors qu'il assiste à un ballet, il est bouleversé par la performance d'une danseuse ; sa grâce absolue, la perfection de son geste. Sa vie lui paraît soudain dénuée de sens. Alors, c'est décidé, il va partir. Partir avec, pour seule règle, celle de rouler droit devant, jusqu'à ce que son réservoir d'essence soit vide..
On aurait aimé tant l'aimer ce premier roman ne serait ce que par son titre, parfaitement approprié ( forcément) , mais ce road trip vaguement existentiel aux faux airs de Bagdad café nous a laissé sur le bord de la route, si on peut dire : personnages qui semblent réduit au rang de silhouette, écriture faussement fantaiste, l'ennui est au bout de ces pourtant à peine 200 pages, dommage .
Bref, aux éditions de l'Iconoclaste, on aura largemént préféré l'uppercut " La Belle vie"...
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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virginie-musarde
  24 septembre 2018
Drôle d'endroit et drôles de rencontres...
Autour du patio d'un motel décati, Dom arrivé là par hasard et par lassitude, va découvrir une étrange communauté dont les vies s'enchevêtrent (chaque rencontre en provoque une nouvelle) : Dan et son Rubik's Cube, Stella et Vic la gamine, Théo et ses animaux énigmatiques faits de tubes, Gene et son treuil d'aérodrome, Millie la tatoueuse pas tatouée, etc...
Une galerie fantaisiste de personnages un peu foutraques, en décalage, attachants et sensibles...des fantômes ? d'une vie passée ou d'une vie rêvée ?
"Le Bazaar existait bel et bien. peu importe où. Il s'élevait quelque part pour abriter les possibles, héberger toutes les vies que j'aurais pu avoir, tous ceux que j'aurais pu être.
Et je savais m'y rendre."
Un drôle d'endroit, de drôles de rencontres, et un drôle de roman qui flirte avec l'onirisme, qui manie une langue poétique très agréable !
Merci aux Editions de l'Iconoclaste pour ce roman, presque inclassable, qui m'a autant charmée que désarçonnée !
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zazy
  21 août 2018
« En silence, j'ai refermé la porte derrière moi… J'ai fait tomber le trousseau dans la boîte aux lettres ». C'est dit, c'est fait, Dominique Chevalier, brillant publicitaire, créateur de slogans, plaque tout et part au volant de sa vieille Ford Taunus de 1996. C'est dit, c'est fait, il roule direction le sud tout droit jusqu'à ce qu'il n'y ait plus une goutte d'essence dans le réservoir. Entre temps, il rencontre un vieillard improbable qui lui demande de le prendre en photo avec son vieux Polaroïd puis qui disparait comme s'il n'avait jamais existé. Il s'échoue ainsi en plein désert, dans la garrigue, marche et aperçoit »un grand pilier de béton sur lequel une lueur, un tremblement, quelques lettres hésitaient à s'écrire sur le soir » Ce qui semble être un motel en plein désert et là, immédiatement la musique et les images de Bagdad café arrivent. Celui-ci s'appelle Bazaar et il s'y arrête et pose ses valises.
Il rejoint Stella, son ancienne petite amie, Ida une vieille femme, ancien modèle du photographe dont j'ai parlé plus haut, une tatoueuse, un berger qui fait un troupeau très, très spécial. Tous ces personnages semblent à la fois hors du temps et dans l'instant, réels et irréels, réalité et onirisme. Sont-ce ses probables vies, ses désirs, ses occasions manquées comme Stella ?
Je me suis laissé promener par les mots de Julien Cabocel dans ce road-trip prenant, qui ne se lâche pas, servi par une belle écriture. Un premier roman très abouti dont je sors absolument séduite

Lien : http://zazymut.over-blog.com..
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lilylitblog
  22 septembre 2018
Découvert grâce à la soirée de présentation de la rentrée de l'Iconoclaste, le premier roman de Julien Cabocel a de quoi dérouter son lecteur. Ça tombe bien, car finalement, se dérouter, c'est ce que cherche à faire Dominique, son narrateur : sortir des rails tout tracés de sa vie pour partir au gré des panneaux indicateurs et du compteur d'essence, emprunter les chemins de traverse et atterrir…
Au Bazaar, donc. D'emblée, j'ai pensé au roman de Stephen King du même nom, et c'est vrai qu'il y a quelque chose dans l'ambiance de ce lieu, sorte d'hôtel abandonné au milieu des causses, qui rappelle le magasin aux merveilles du maître de l'horreur. L'atmosphère est inquiétante, les occupants fantasmatiques : parmi les inconnus avec lesquels Dominique fait peu à peu connaissance se trouve de façon énigmatique Stella, sa maîtresse ou ancienne maîtresse, qu'il avait négligé de prévenir de son départ. C'est elle qui semble l'hôtesse des lieux, et le surveille depuis son canapé, tout en s'occupant de sa fille.
Au Bazaar, chacun trouve ce qu'il est venu chercher : un lieu de rencontre ou de solitude, pour réfléchir ou s'arrêter, pour rebondir, créer, se reposer. Des personnages qui se croisent, on ne connaîtra que des bribes de vie (un peu plus pour le vieux photographe). Ce qui compte, au fond, ce n'est pas tant qui ils sont que l'impact que chacun exerce sur les réflexions du narrateur.
Le style, volontiers élégant, souvent métaphorique, m'a relativement plu même si parfois j'aurais préféré plus de simplicité. Il ne masque pas cette redoutable évidence : je n'ai pas compris ce que j'ai lu. Tout au long du récit, j'ai eu l'impression que le Bazaar n'existait pas vraiment, qu'il n'était qu'une projection de l'esprit de Dominique. Au fil des pages, j'ai même pensé que tous les personnages étaient morts et que ce lieu était une sorte de purgatoire où chacun tente de régler ses comptes de vivant avant de passer pour de bon de l'autre côté. L'idée était poétique et séduisante, et j'étais à deux doigts d'y souscrire, mais la fin du récit m'a à nouveau déroutée.

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Lien : https://lilylit.wordpress.co..
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
hcdahlemhcdahlem   27 août 2018
En me redressant, j’ai jeté un œil vers la chambre de Stella. J’ai fait un pas dans sa direction mais je n’ai pas descendu les lattes de bois de la terrasse. Qu’aurais-je pu ajouter à ce que nos corps s’étaient déjà dit, à cette langue parfaite que nous avions parlée l’autre après-midi et dont les mots nous échappaient dès que nous en saisissions le sens? Que pouvais-je espérer de plus? Sans plus me retourner, j’ai bifurqué en direction du self derrière lequel m’attendait le camion de la Solarem. 
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hcdahlemhcdahlem   27 août 2018
Stella était assise dans un canapé de velours déglingué dans un angle du grand espace qui servait de cour intérieure au Bazaar. Elle regardait le ciel étoilé, lovée dans un long gilet marron, trop grand de trois ou quatre tailles, les jambes repliées sous elle, la tête sur un gros coussin de la même couleur ambre que le canapé. Si elle n’a pas semblé faire trop attention à moi, j’ai eu de mon côté le plus grand mal à regarder ailleurs. Certaines femmes sont comme des aimants, on ne peut rien y faire, il faut qu’on les regarde, parce que l’on sent comme intuitivement que si on ne le fait pas, notre vie n’aura pas été tout à fait la même, on aura manqué quelque chose en somme du mystère du monde, on aura insulté Dieu sait qui, quelque divinité peut-être, qui dans des temps reculés, anciens, révolus, avait offert aux hommes la beauté, toute la beauté : les femmes. p.45-46
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hcdahlemhcdahlem   27 août 2018
Le soleil se levait lentement. Un dégradé halluciné de rose et de mauve se déchirait sur le noir pour se déverser sur mon pare-brise comme un cocktail que la nuit buvait du bout des lèvres. Et c’était beau. C’était même mieux que ça. Puis peu à peu, la terre est devenue plus claire et les rétroviseurs se sont mis à dessiner d’étranges volutes de poussière, une fumée qui se dissipait lentement dans les couleurs du matin.
Je n’avais pas prévu de m’arrêter mais je n’en étais quand même pas à pisser dans des bouteilles en plastique comme les camionneurs qui balancent ça par la fenêtre – d’une part parce que je n’étais pas vraiment habitué à la chose et que j’avais peur de m’en foutre partout, ...
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hcdahlemhcdahlem   27 août 2018
Combien d’années avais-je passées à l’agence avant de me décider ? Dix ? Quinze ? Je ne sais même plus. J’avais pu en tous les cas suivre en direct la « mutation », comme on avait décidé un beau matin d’appeler le bordel généralisé dans lequel nous avions commencé à nous prendre les pieds. « Mutation ». C’était un tel euphémisme que je me suis demandé un moment si ce n’était pas quelqu’un de l’agence qui avait bossé là-dessus. Dominique Chevalier. C’était du Dominique tout craché. Il faut lui reconnaître un certain talent pour ce genre de trouvailles, pour des images et des mots qui n’auraient jamais dû se croiser. Un certain génie même, on peut le reconnaître. Si vous saviez le nombre de slogans improbables qu’on lui doit, vous en seriez malades. Des exemples ? Honnêtement, je n’en ai pas le courage. Plus l’envie. Si ça vous empêche de dormir, allumez vos téléviseurs, longez les murs de vos villes ou les panneaux publicitaires des zones commerciales de leurs périphéries, vous finirez bien par trouver une idée ou une ligne dont il est l’auteur, si on peut appeler cela comme ça. Je crois que si je n’étais pas parti, si j’avais continué à jouer notre petit jeu quotidien, ç’aurait mal fini. Je ne pouvais plus le voir.
Je vous dois une petite précision : je suis Dominique Chevalier.
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SkullyhSkullyh   11 septembre 2018
- Vous êtes photographe ?
- Disons que je l'ai été. Ç'aura été ma passion. J'ai toujours pris tout ce qu'il y avait à prendre, tu peux me croire.
-Et pourquoi avec ce genre d'appareil ?
- Parce qu'il est instantané, justement ! Comme la vie. Pas d'avant, pas d'après, juste l'instant. Clic. Les imbéciles croient qu'en prenant une photo ils immortalisent quelque chose alors que c'est tout le contraire, précisément tout le contraire. Prendre une photo tue le présent, tu m'entends ? A l'instant où tu appuies sur le déclencheur, tout est foutu. Irrémédiablement. Crois moi. Sauf avec ce genre de petits bijoux qui, d'une certaine façon, étire le présent, l'allonge, infiniment. Pourquoi crois-tu que les Papous refusent de se laisser photographier ? Parce qu'ils savent par instinct que la photo leur vole quelque chose. Mais ce n'est pas leur âme qu'ils ont peur de perdre, ou je ne sais quelle autre idiotie qu'on entend souvent. Non. C'est le présent. C'est l'instant. Si tu étais toi-même photographe, tu saurais de quoi je parle. Un bon photographe ne travaille pas avec la lumière, ça n'a jamais été ça l'enjeu. Non, le truc, c'est de ne pas tuer le présent. Et crois-moi, ce n'est pas si facile.
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Videos de Julien Cabocel (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Julien Cabocel
Coline Serreau, marraine de notre rentrée littéraire, lit un extrait du début du livre "Bazaar" de Julien Cabocel.
Dominique Chevallier travaille dans une agence de pub. Un soir, alors qu?il assiste a? un ballet, il est bouleverse? par la performance d?une danseuse ; sa gra?ce absolue, la perfection de son geste. Sa vie lui parai?t soudain de?nue?e de sens. Alors, c?est de?cide?, il va partir. Partir avec, pour seule re?gle, celle de rouler droit devant, jusqu?a? ce que son re?servoir d?essence soit vide. Et peu importe ou? il atterrira. Il en est su?r, quelque chose l?attend.
Plus d'info www.editions-iconoclaste.fr/livres/bazaar/
Crédit musique : Lonely Organ by Broke For Free http://freemusicarchive.org/music/Broke_For_Free/Leaf/Broke_For_Free_-_Leaf_-_01_Lonely_Organ
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