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EAN : 9782265057166
191 pages
Éditeur : Fleuve Editions (10/03/1999)
3.46/5   24 notes
Résumé :
Quand Bernard Rossi s'est levé ce matin-là, ça allait pas très fort. Milhoud s'était tué en moto le jour d'avant et sa voisine, Madame Mostagonacci, ne lui avait pas ouvert sa porte pour son petit café du matin. Pour cause ! Elle avait été écrasée la veille par un chauffard. Bernard veut alors absolument savoir à quoi ressemble ce jobastre.(...)

C'est le début d'une course folle qui durera 72 heures. Au cours de ces quelques heures, un immeuble sera d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
KiriHara
  01 novembre 2016
Philippe Carrese amorce sa carrière d'écrivain avec ce roman, « Trois jours d'engatse », un polar marseillais à lire avec l'accent.
L'auteur nous présente un homme dans la foule, Bernard Rossi, maçon, vivant dans une cité dont les barres de HLM voisines vont être détruites. Milhoud, un de ses amis se tue en faisant le con en moto, c'est comme ça dans la cité. Mais, quand Madame Mostagonacci, d'origine corse, comme lui, se fait écraser par un flic sans que cela émeuve qui que ce soit, Rossi décide d'en savoir plus et de rencontrer le meurtrier. Ce sera pour lui le début de l'enfer.
La rage et les circonstances le poussent à tuer le policier et, dans le même temps, il entre en possession d'un carnet d'adresses appartenant à un élu pour lequel le flic faisait le chauffeur.
Des tueurs et la police aux trousses, Rossi va chercher à fuir la ville, mais on ne quitte pas Marseille comme cela.
L'auteur profite de son roman pour égratigner le monde politique, en général, et celui marseillais, en particulier. Les connivences entre les élus et la police, les dessous de table, les meurtres, les passe-droits, Carrese nous livre une vision peu flatteuse de la politique, mais, surtout, une vision désabusée, laissant penser qu'il ne peut en être autrement. En même temps l'auteur laisse sous-entendre qu'il en est ainsi dans la cité phocéenne et qu'il l'aime comme elle est, avec ses qualités et ses défauts.
Mais Philippe Carrese nous propose un personnage touchant à travers Bernard Rossi, un homme ordinaire qui va sombrer dans la violence sans y être destiné. Un jeune homme dont la vie bascule dans l'horreur uniquement pour avoir voulu voir le meurtrier de sa voisine. Un jeune homme blasé qui finit par accepter son sort et sa malchance.
Tout comme pour « Graine de courge », Philippe Carrese nous propose un roman court, drôle, avec des personnages attachants, malchanceux, qui attirent les emmerdes comme un politicien les mises en examen et une langue aux accents de citée phocéenne.
Au final « Trois jours d'engatse » est un excellent roman drôle et touchant et Philippe Carrese s'affirme comme un bon auteur de romans policiers à la sauce marseillaise.
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blueman38
  08 février 2013
AVANT-PROPOS
L'histoire que vous allez lire est totalement fictive.
Elle se déroule dans une ville imaginaire située à vingt kilomètres à l'ouest d'Aubagne et à peu près de huit cents kilomètres au sud de Paris, c'est-à-dire quasiment aux antipodes, dans les territoires vierges et exotiques propices aux aventures les plus dépaysantes.
Cependant, pour plus de commodité, nous l'appellerons cette cité « Marseille » pour qu'il y ait d'engatse de comprenette pour degun.
Si vous êtes Marseillais, vous ne devriez pas avoir trop de problèmes pour capter, les termes utilisés étant ceux de tous les jours.
Si vous êtes un vrai parisien, c'est-à-dire, si vous habitez plus au nord que Gardanne, vous trouverez un lexique sommaire à la fin du récit pour pouvoir tout comprendre (et si tu es un fiòli, un jambon ou une estrasse mondaine de Saint-Giniez, arrête de faire ta précieuse et laisse tomber l'accent pointu… ça donne l'air ensuqué, et de toute façon, un jour ou l'autre, ça t'échappe malgré toi et tu redeviens ce que tu as toujours été : un vrai Marseillais…)
Je disais donc que toutes ressemblances avec des personnes ou des événements ayant…quoi ? bon… d'accord, ils ont explosé une barre d'immeuble dans le quartier nord… Je reprends : toute ressemblance avec des personnes vivantes ou… et arrête de te fendre la gueule comme ça, c'est agaçant, de longue… Ce roman est une pure fiction, un point, c'est tout.
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enisab
  16 mai 2019
Lu en un jour d'attente dans un hôpital, mais je dois reconnaître que j'ai "diagonalisé" certains passages... Une plongée dans Marseille, vue par un amoureux de sa ville, mais dont le regard est bien percutant ! Ce qui m'a un peu agacée, c'est que le lexique des mots marseillais est inutilisable par les personnes qui en ont besoin : pas rangé par ordre alphabétique ! Je suppose qu'il est là surtout pour faire rire les marseillais.
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ca72ro
  18 janvier 2015
Lecture trop ancienne pour laisse rune critique. Je me souviens avoir apprécié même si Carrese est le représentant d'un courant assez noir. Ceci étant dit, les fans apprécieront.
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ErnestLONDON
  29 septembre 2017
Où Bernard Rossi, simple maçon, poussé par sa curiosité, cherche à comprendre pourquoi le chauffard qui a écrasé sa voisine de palier ne fait l'objet d'aucune poursuite. Il va déranger les petits arrangements entre le milieu et les « z'élus » et débarrasser Marseille de quelques prédateurs.
Article complet en suivant le lien.
Lien : https://bibliothequefahrenhe..
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
GeckoLogiqueGeckoLogique   18 avril 2011
Qu'est-ce qu'elle est belle, cette rue ! Il y a une plaque sur laquelle est écrit rue Canebière, mais ça, il faut s'y faire... Ici, au plus la rue est petite, au plus elle s'appelle boulevard. Dans les quartiers à petites traverses, comme à Endoumes ou La Belle de Mai, la moindre traviole, c'est l'avenue Machin... avec des noms incroyables que dégun connaît... Des notabilités du quartier, sans doute.
La Canebière, par contre, c'est une rue, va comprendre. Quand tu es devant la pharmacie Planche, tout à fait en haut, à côté de l'église des Réformés, ce tas de pierres qui se prend pour une cathédrale, tu vois toute l'enfilade jusqu'à la mer, jusqu'au Vieux-Port.
Aujourd'hui, il y a un peu de zef, pas trop fort, juste le mistral qu'il faut pour dégager la pollution ambiante et rendre les perspectives éclatantes.
De la pharmacie, ce qui est étonnant, c'est tous ces réverbères. Ça a une gueule... C'est des monuments historiques, les premiers éclairages électriques sur une grande avenue, au début du siècle, dans une grande ville.
Il paraît qu'ils devaient les enlever pour les remplacer par le genre de pylônes qu'ils ont mis à Belsunce. Y'en a encore qui vont se sucrer...
C'est dans ces occasions que tout le monde regarde dans la direction des z'élus pour savoir lequel vend les réverbères et lequel a une entreprise qui pose les réverbères.
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