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EAN : 9782253114062
314 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (01/10/2005)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 58 notes)
Résumé :
Marseille, le 16 décembre 1891. La riche Madame Magnan est sauvagement assassinée. Son fils adoptif, un homme louche et marginal, est immédiatement suspecté, et très vite, témoignages et preuves l'accablant, il est condamné au bagne. Pourtant, ce dénouement paraît trop simple. Surtout lorsqu'on découvre que l'employée de la victime, apparemment inoffensive, était la maîtresse de l'accusé... Tandis que le commissaire et chef adjoint de la sûreté de Marseille Eugène B... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
mauriceandre
  13 mars 2019
Salut les Babelionautes
Pour moi qui suis Marseillais ce livre m'a fait remonter le temps pour visiter le Marseille du XVIIIe siècle au travers d'une enquête policière tirée d'un véritable fait divers qui défraya en son temps la chronique.
Marseille, le 16 décembre 1891. La riche Madame Magnan est sauvagement assassinée, son fils adoptif, un homme louche et marginal, est immédiatement suspecté est très vite témoignages et preuves l'accablant il est condamné au bagne.
Mais ce n'est pas la conviction d'un Duo de détectives, l'un est un amateur journaliste au Petit Provençal, l'autre qui est son Oncle est chef adjoint de la sûreté de Marseille.
C'est le début d'une collaboration que l'on retrouvera dans l'oeuvre de Jean Contrucci dont le titre générique est « Les nouveaux mystères de Marseille » ou vous retrouverez ce Duo d'enquêteurs.
Moi il m'en reste quelques uns a découvrir en plus des trois que je cite ci dessous
« Double crime dans la rue Bleue », « le spectre de la rue Saint-Jacques », «La faute de l'abbé Richaud » inspirée d'une authentique affaire qui secoua le Marseille de la Belle Époque.
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Fortuna
  11 juillet 2015
Dans les environs de Marseille, une riche et vieille rentière, Mme Magnan, est sauvagement assassinée au hameau de la Blancarte par une pluvieuse nuit d'hiver. Les habitants sont sous le choc. Nous sommes en 1891. Cette histoire est inspirée d'un fait divers réel.
Le fils adoptif, Louis Coulon, est immédiatement soupçonné et arrêté. Pendant son procès il va s'empêtrer dans ses explications, avouer une liaison avec la petite bonne de la maison, et aggraver son cas. Il va être condamné. Pourtant sa culpabilité n'est pas une évidence pour tout le monde...
Raoul Signoret, jeune journaliste à "La Provence" et l'un des premiers à couvrir l'affaire, va se trouver confronté à son énigme. Il va mener l'enquête avec l'aide de son oncle, chef adjoint de la sûreté, Eugène Baruteau. Raoul vit par ailleurs une histoire d'amour avec Cécile, une jeune fille bourgeoise, dont le père désapprouve cette relation. Femme indépendante, elle suit une formation pour devenir infirmière et défie sa famille pour vivre sa passion.
C'est l'occasion de découvrir le Marseille de l'époque, les quartiers chics, les quartiers chauds, le monde de la prostitution, celui de la religion, celui de la justice, sans oublier les maisons des pêcheurs dans les calanques !
Et si un dénouement heureux attend nos deux jeunes amoureux, c'est une tragédie qui viendra clore l'énigme de la Blancarde...
Avis aux amateurs de romans policiers, de romans historiques, d'histoires d'amour qui finissent bien.
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choupinette91
  24 décembre 2014
Un roman policier empreint de soleil.
Jean Contrucci nous relate dans son roman une histoire dont la chute nous laisse dubitatifs et nous laisse le doute de qui est vraiment le meurtrier ou la meurtrière.
Une plume fluide et un vocabulaire qui nous plonge vraiment dans le monde marseillais à une époque ou les moeurs sont peu connues.
Ce livre se lit comme un rien et il est de plus très instructif sur une justice qui n'est pas la même que de nos jours, le culturel qu'on y retrouve, le parlé marseillais et son vocabulaire imagé et sentant le soleil du sud de la France.
Les liens familiaux sont aussi très importants comme entre le commissaire et son neveu, journaliste.
Le secret est alors partagé entre la police et les médias.
J'ai beaucoup aimé ce roman et je suis enclin de poursuivre les aventures de ce duo très particulier et très attachant dans leurs nombreuses enquêtes.
Pour un premier roman lu de cet auteur mais en ayant eu connaissance par une fan, je suis tout à fait satisfaite.
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jfponge
  16 mai 2015
Dans ce premier opus de la série "Les nouveaux mystères de Marseille", créée par Jean Contrucci en 2002, on fait connaissance avec les principaux protagonistes de cette saga policière qui se situe dans le Marseille de la (dite) "Belle Époque". Raoul Signoret, reporter au Petit Provençal, Cécile Jacquemet, qui deviendra plus tard Cécile Signoret, et son oncle, Eugène Baruteau, directeur de la Sûreté à Marseille. Notre trio va démêler les fils d'un crime pour lequel un innocent a été condamné. L'assassinat de Mme Magnan, une riche rentière, a été mis sur le dos de son fils adoptif, Louis Coulon, personnage renfermé, peu affable, dont le comportement assez bizarre au moment de la mort de sa mère et le témoignage accablant de la servante, Adèle Cayol font un coupable idéal. Au terme d'un procès d'assises vite expédié, il échappe de justesse à la peine capitale mais pas au bagne à perpétuité. Heureusement, Raoul la fine mouche va mettre le doigt sur des faits troublants qui n'ont pas été versés au dossier, et il va se lancer, dans le "quartier réservé", à la poursuite des vrais coupables. Truands à la petite semaine (on dit "nervis" dans le parler marseillais), prostituées (les fameuses "cagoles") revivent sous la plume alerte de Jean Contrucci, avec son inénarrable sens de l'humour et de la répartie qui fait mouche. du grand art...
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Sharon
  22 septembre 2013
Bienvenue à Marseille, dans les années 1890. Un sinistre fait divers secoue un quartier bien tranquille - et très respectable. le coupable est rapidement identifié, accablé, jugé, et condamné. Il ne sauve sa tête du couperet de la guillotine que de justice.
Fin de l'histoire ? Non, c'est ici que tout commence. Une lettre anonyme affirme que Louis Coulon n'est pas coupable du meurtre de sa mère adoptive. L'affaire fascine, par ses zones d'ombre, par le lien entre le coupable (il a été jugé deux fois), la victime et la complice présumée, petite bonne simple d'esprit, sévèrement gouvernée par sa maîtresse, abusée par le fils de la maison.
Plus qu'un roman policier, l'énigme de la Blancarde nous donne à voir le Marseille des beaux quartiers, qui jouxte celui des prostituées, soigneusement réglementé (elles n'avaient pas le droit d'en sortir). J'ai pensé au sort d'Angèle, du roman Un de Beaumugnes, adapté au cinéma par Marcel Pagnol. le maquereau que l'on croise ici n'a rien à envier à cette crapule de Louis, le souteneur d'Angèle. L'Eglise joue un rôle cruciale dans cette affaire. Pas encore séparée de l'Etat, elle a la mainmise sur les bonnes oeuvres, et se montre secourable envers les pauvres, les laissés-pour-compte - ignorant superbement les vrais principes de la foi.
Pour enquêter, nous avons Eugène Baruteau, policier intègre, et son neveu, Raoul Signoret, son fils de coeur (lui et sa femme n'ont pas eu d'enfants). Ce dernier est amoureux... ce qui ne l'empêche pas d'accomplir son travail et de se battre pour vivre avec Cécile, la jeune femme dont il est amoureux. Les passages sur leur vie privée sont parfois un tantinet long, mais ils sont nécessaires, car nous retrouverons ce jeune couple dans les enquêtes suivantes. Autant savoir tout de suite de quelle ténacité ils ont dû faire preuve pour être ensemble.
L'énigme de la Blancarde est une plaisante manière de découvrir Marseille.
Lien : http://deslivresetsharon.wor..
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
NanneNanne   16 septembre 2009
- Je reconnais, avoua-t-il, tandis que Me Gropierres se prenait la tête à deux mains, que j'ai utilisé l'échelle de bois pour rejoindre la bonne de ma mère adoptive qui, à ma demande, me prodiguait quelque faveur une fois par semaine. Stupeur des habitants de La Blancarde présente aux débats, et indignation du tribunal ! Le procureur Verminck, qui vit se rapprocher un plus la lunette patibulaire de la guillotine du cou de l'accusé, ne crut pas nécessaire d'intervenir. Il connaissait la nature humaine. [...] La faute de Coulon, si c'en était une, était de celles qu'il aurait le plus volontiers absoutes si, par profession, le procureur ne s'était cru obligé de les châtier toutes.
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JulesdeBasseRueJulesdeBasseRue   17 janvier 2013
Le domestique alluma les lustres à gaz dont certains étaient tendus à bras levés par des statues de femmes en bronze drapées à l'antique. Le journaliste parcourut des yeux une décoration surchargée jusqu'à l'oppression, à base de lourdes tentures, de tapisseries à ramages et de toiles de plus ou moins belle facture, représentant des scènes de chasse ou des paysages marins. Elles reflétaient un goût incertain en matière d'art, procédant plus de l'accumulation que du choix esthétique. Sur une table basse, cernée de lourds fauteuils de velours cramoisi à hauts dossiers, des tasses chinoises attendaient le visiteur et le thé promis.
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JulesdeBasseRueJulesdeBasseRue   07 décembre 2012
Le commissaire Baruteau arriva avec une bonne demi-heure de retard. Il avait au bec son éternelle pipe éteinte - une Peterson irlandaise en bruyère flammée, baguée d'argent. Il en mâchait convulsivement le tuyau froid, depuis qu'il avait décidé d'arrêter de fumer pour guérir son emphysème. Sa haute taille, arrondie par un ventre proéminent, en s'interposant entre les becs de gaz et la table où se trouvait Raoul Signoret, plongeait un bref instant le jeune homme dans la pénombre .
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CatherineDucCatherineDuc   12 mai 2020
Raoul n'était pas peu fier de son coursier de métal dont il venait de faire équiper les roues à rayon de fil de fer - conçue par le Marseillais Rousseau- de la récente invention d'un vétérinaire écossais, John Boyd Dunlop : des bandages pneumatiques qui amortissaient les secousses
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Vidéo de Jean Contrucci
La Gare de la Blancarde à Marseille. Jean Contrucci.
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