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ISBN : 2221192982
Éditeur : R-jeunes adultes (22/09/2016)

Note moyenne : 3.49/5 (sur 179 notes)
Résumé :
Kahlen est une Sirène, vouée à servir son maître l'Océan en poussant les humains à la noyade. Pour cela, elle possède une voix fatale à qui a le malheur de l'entendre. Akinli, lui, est un beau et gentil jeune homme, qui incarne tout ce dont Kahlen a toujours rêvé. Tomber amoureux a beau leur faire courir un grave danger à tous les deux, Kahlen ne parvient pas à garder ses distances. Est-elle prête à tout risquer pour écouter son cœur ?
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Critiques, Analyses et Avis (96) Voir plus Ajouter une critique
Melissa-Macy
  15 novembre 2016
Alors qu'elle séjourne sur un bateau de croisière avec sa famille, Kahlen entend subitement une mélodie attirante. Aussitôt envoûtée, à l'image des autres passagers, la jeune fille saute dans l'eau pour satisfaire cet appel. Mais très vite, l'envie de vivre est plus forte et Kahlen supplie pour s'en sortir. Sensible à cette requête, l'Océan lui propose un marché : sa vie en échange de sa loyauté et de cent ans de services. Kahlen accepte sans vraiment mesurer les conséquences ; la jeune fille ne souhaite qu'une chose : connaître, un jour, l'Amour...
Quatre-vingt ans plus tard, toujours sirène cachée parmi les hommes, Kahlen mène une existence discrète, s'amusant peu, cherchant par tous les moyens à apaiser la culpabilité qui la ronge pour les atrocités qu'elle commet. Chaque année, elle doit chanter avec ses soeurs afin de provoquer des naufrages dont l'Océan se repaît. Désabusée par sa nature et contrainte au silence sous peine d'attirer les humains vers une mort certaine, Kahlen ne nourrit plus d'espoir ni même d'illusion. Jusqu'à ce que son chemin croise celui Akinli... Surprise par la force des sentiments qu'elle éprouve à l'égard du garçon, Kahlen s'enfuit, persuadée d'ainsi le protéger, mais peut-on vraiment échapper à son destin quand on rencontre son âme soeur ?
Partagée entre sa mission et son rêve, Kahlen va devoir choisir sa voie, quitte à trahir ceux qu'elle aime...
Après avoir terminé la lecture de la Sélection, j'avais hâte de découvrir la première histoire écrite par Kiera Cass, celle qu'elle avait dans un premier temps auto-publié avant de connaître le succès qui l'a lancée. Avec La Sirène, sa couverture sublime et son synopsis addictif, j'étais persuadée de vivre une romance unique dans un décors féerique... L'illusion a été de courte durée ! Malgré un thème prometteur, je me suis profondément ennuyée. Jusqu'aux deux tiers du livre, moment charnière où le scénario décolle vraiment.
Dans La Sirène, on suit donc Kahlen, une sirène qui ne s'assume pas contrairement à ses soeurs avec lesquelles elle partage son quotidien. La vie de la jeune fille oscille donc entre monotonie et dépression, entre incompréhension et culpabilité. Puis elle rencontre Akinli avec qui elle partage des instants magiques malgré le "handicap" qu'elle traîne dans son sillage depuis si longtemps : son pouvoir de sirène. A sa grande surprise, le jeune homme semble être totalement immunisé contre sa beauté éblouissante ; de même, son silence obligatoire ne le gêne en aucune façon. Alors on croit que le récit va démarrer, que l'amour va émerger balayant la malédiction et tout ce qu'elle implique sur son passage... Malheureusement, il n'en est rien ! N'écoutant que ses obligations envers l'Océan qu'elle pense omnisciente et dangereuse, Kahlen s'enfuit, laissant Akinli dans le plus grand désarroi. Les semaines défilent ainsi que les pages, rien ne se passe réellement hormis l'introspection de Kahlen. Et puis les deux héros se retrouvent, vivent enfin la journée qu'on attendait depuis le début du roman pour finalement de nouveau se séparer... La suite offre quelques rebondissements qui auraient mérité d'être développés, en particulier tout ce qui s'apparente au mythe des sirènes, et il y a cette fin, touchante et intéressante, dont on ne parvient pas à profiter pleinement car elle est ensevelie sous des tonnes d'ennui et de désespoir.
Si le scénario pêche par son manque d'action et de tension, l'héroïne ne sauve pas l'histoire par sa personnalité unique. En effet, Kahlen joue la petite fille parfaite qui ne veut jamais décevoir sa mère, l'Océan, tout au long du récit. Docile, gentille et dévouée, elle correspond au stéréotype que l'on s'imagine des femmes de son époque, les années trente, mis à part que Kahlen est sensée avoir passé quatre-vingt ans parmi les humains et que cette aventure n'a laissé aucune trace sur sa façon de penser et de percevoir les choses. Akinli, quant à lui, incarne un jeune homme sensible et à l'écoute, le prince charmant attendu pour cette histoire mais un prince auquel on refuserait le rôle promis au tout dernier instant. Je pense qu'une plus grande participation de ce personnage aurait conféré à l'histoire le dynamisme manquant. Pour finir la question des personnages, j'ai trouvé les sœurs sirènes intéressantes mais presque inutiles au développement du scénario ; quant à l'Océan qui joue le rôle de la méchante Mère, elle est complètement juste dans son registre.
Question style, on retrouve la fluidité du texte constatée dans la saga La Sélection, celle amenée par de nombreux dialogues et des phrases simples sans être simplistes. La lecture est agréable, le livre se lit vite et facilement.
Je pense, sans vouloir me répéter, que le thème du mythe de la sirène aurait pu être davantage exploité en particulier la partie qui concerne Kafka.
De même l'univers de la mer, peu présent dans le texte, aurait mérité d'être étayé pour donner une dimension encore plus fantastique au roman qui s'enlise dans le réel alors que ses protagonistes ne sont absolument pas humains.
La Sirène est donc une petite déception pour moi qui attendait d'être plongée au coeur d'une romance incroyablement sentimentale et poétique. La fin, trop rapide, n'a pas réussi à contrebalancer tous les moments d'inertie. Dommage, l'idée de base était plutôt bonne !
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Lireoumourir
  27 septembre 2016
Chronique de Melisande
La sirène est techniquement le premier roman de Kiera Cass. Suite à son succès avec la série La sélection, il a été remanié et republié… S'il a été réécrit – « en mieux » normalement c'est le principe d'une réécriture – eh bien je suis contente de ne pas avoir lu la première version ! Parce que c'est une vraie déception. Alors certes, je n'en attendais pas beaucoup à la base mais tout de même un minimum. C'est dommage. La couverture est jolie mais malheureusement ça ne rattrape pas le contenu et certes, je suis une « Accrocdeslivres » superficielle qui aime les beaux livres mais ce n'est pas suffisant à mes yeux, il faut que le contenu soit à la hauteur et ça n'a pas été le cas.
Du coup inutile de dire que je n'ai aucune envie de découvrir La sélection, car chat échaudé craint l'eau froide comme on dit. Ce n'est pas grave, ce n'est pas comme si je manquais d'idées de lectures. Il suffit de regarder ma PAL.
Je ne ferai pas de résumé de l'histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s'agit d'autant que les événements arrivent assez vite pour s'en faire une idée. La première chose que l'on remarque est l'écriture de l'auteure, qui est plutôt simple, rien d'extraordinaire mais ça a le don de se lire vite. J'ai envie de dire heureusement sans quoi cette lecture aurait été encore plus pénible.
La Sirène aurait pu être une bonne histoire mais plusieurs points m'ont dérangé au cours de ma lecture et l'accumulation fait que ce livre va être oublié très vite. Je ne vous la conseille pas spécialement mais cela ne reste que mon avis, ce ne sera peut-être pas le votre donc si cela vous dit de le lire et le découvrir. Cela permettra de débattre dessus.
Le premier problème de ce livre est qu'il n'y a aucun approfondissement. J'ai eu la sensation de rester tout le temps en surface et de ne pas avoir assez de détails. Si j'aime les gros pavés c'est parce qu'en général on a plein de détails, d'explications sur l'univers, les personnages et une intrigue foisonnante. Là ce n'est absolument pas le cas et ce, dans ces 3 critères qui composent une histoire.
Concernant l'univers, je me suis posée beaucoup de question sur L'Océan, son lien avec les Sirènes, leur rôle auprès d'Elle, etc. Mais on ne sait rien à part qu'elles doivent être à son service pour le nourrir. Et ça s'arrête là, mais moi j'aurai aimé en savoir plus ! Depuis quand ? Pourquoi ? Dans quel but ? Etc. Un univers qui avait du potentiel et pas souvent exploité – du moins en France, la vague « Sirènes » après la dystopie a eu lieu Outre-Atlantique mais pas chez nous. Peu de titres sont sortis. Pourtant c'est une mythologie intéressante et on voit qu'il y avait une base prometteuse ici mais Kiera Cass est vraiment restée en surface. C'est dommage parce que du coup ça en fait quelque chose d'assez plat et on voit clairement que ce n'était pas l'intérêt de l'auteur dans cette histoire alors qu'il y avait moyen de faire quelque chose de bien.
De même la relation entre Kahlen et l'Océan est particulière et assez unique surtout vis-à-vis des autres sirènes qui vivent avec elle. Cela aurait mérité un approfondissement et plus d'explications sur le lien qui les unit outre le fait qu'elle Lui appartienne et qu'elle semble être « une fille » à ses yeux.
Le deuxième problème du livre est la romance. C'est justement l'intérêt de l'auteure, ce qu'elle a voulu davantage développer et montrer une romance impossible entre deux âmes du fait de la nature surnaturelle de l'une. Evidemment le chant d'une sirène peut être mortel si un humain venait à l'entendre. Pas de spoiler, c'est le principe même de la sirène. Mais je vous avoue que cette romance m'a ennuyé. Je n'ai pas vu de réelle alchimie entre les deux personnages, le coup de foudre au premier regard me gêne toujours autant parce que ça ne me semble pas crédible. Et du coup c'était difficile de s'intéresser à leur histoire impossible quand on n'éprouve rien de spécial pour le couple. C'est dommage et plutôt dérangeant donc il est normal que le temps m'ait paru long. D'une part l'univers n'est pas assez développé à mon goût et d'autre part, la romance, sujet principal du livre est un gros flop.
Mais je pense que le dernier problème est le summum qui explique pourquoi je n'ai pas adhérer ce livre c'est que j'ai eu envie de claquer toutes les 5 minutes l'héroïne qui passait son temps à se plaindre. Alors ça, c'est vraiment pénible. Déjà que son histoire d'amour ne me passionnait pas mais la voir se morfondre sur sa vie, du fait qu'elle ne puisse pas être à ses côtés parce qu'elle le tuerait à cause de sa voix, alors que le mec, très attentionné ne semblait pas être rebuté par le fait qu'elle soit muette. Sans compter le fait qu'ils avaient trouvé un moyen pour palier à ça (SMS, papier / crayon pour écrire, etc.). du coup certes c'est frustrant mais lui acceptait l'idée qu'elle soit muette. J'ai envie de dire Georgina a eu aussi des problèmes du fait de sa nature et pourtant la romance était super à suivre et l'alchimie entre elle et Seth indéniable.
Une histoire peut être un peu bancale mais si les personnages sont intéressants et attachants, ça peut passer contrairement à une intrigue super bien ficelé mais avec des personnages insupportables. Là, je n'ai pas eu de chance parce que l'histoire ne vaut pas mieux que les personnages, notamment son héroïne qui est pénible au possible, au lieu de se plaindre elle devrait vraiment agir, se rebeller pour de vrais plutôt que de se morfondre. Quant à la fin bon, ça reste dans la lignée de l'intrigue générale, ce n'est pas terrible, trop facile et évident du coup ça n'a pas grand intérêt.
En bref, La sirène est une déception parce que je n'ai pas aimé grand-chose dans l'histoire. L'héroïne était insupportable et m'énervait. La romance est trop rapide et simple donc ça ne m'a pas passionné et l'univers n'est pas assez développé pour rattraper le tout. Il n'y a que la couverture qui est jolie et c'est bien dommage parce que ça semblait prometteur et pouvait être intéressant mais très rapidement j'ai déchanté. A vous de vous faire votre propre avis sur le livre mais il est clair que je ne retenterai pas l'expérience avec cette auteure.

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Camille_Pixie
  11 septembre 2017
Je n'avais pas lu le résumé donc je me suis lancée dans cette histoire complètement à l'aveugle et j'ai beaucoup aimé découvrir cet univers.
Nous commençons à bord d'un bateau où l'ensemble des passagers, attiré par un chant saute par dessus bord. Kahlen, qui n'est pas du tout décidée à mourir, lance un appel entendu par l'Océan qui lui propose un marché: pendant 100 ans elle sera une sirène. Ses nouvelles soeurs, lui expliquent qu'à partir de maintenant, elle est immortelle, elle ne vieilli plus, elle ne peut plus tomber malade. En retour, lorsque l'Océan le réclame, elle doit aller chanter autour des bateaux pour attirer des naufragés pour La nourrir. A l'issue de cette décennie, elle pourra redevenir humaine et perdra tous ses souvenirs.
Nous connaissons tous les histoires de sirènes qui, en chantant, rendent les hommes fous et les poussent à la noyade. J'ai trouvé vraiment intéressant de découvrir ce point de vue des jeunes filles que l'Océan a sauvé de la noyade. Ce qui semble idyllique est une vraie torture pour les sirènes qui, environ une fois par an, envoient des hommes, des femmes, des enfants, des couples, des familles à la mort.
Kahlen en fait des cauchemars depuis 80 ans et attend avec impatience la fin de ce calvaire.
Lorsqu'elle n'est pas dans l'eau, Kahlen, comme ses "soeurs" se ait passer pour une muette. En effet, quiconque entendait sa voix aurait une irrémédiable envie de plonger dans l'Océan pour ne plus en sortir. Pour se protéger, elle a toujours été très solitaire. Alors qu'elle vit avec Elizabeth et Miaka qui sont très extraverties, Kahlen a du mal à aller vers les autres.
Pourtant, elle va attirer Akinli, un garçon assez bavard pour eux-deux et qui va réussir à briser un peu sa carapace. Seulement Kahlen est bien consciente du fait que l'Océan est égoïste et n'acceptera jamais de partager l'une de ses créatures. Et puis, quel intérêt ? Elle ne vieilli pas et quand elle redeviendra humaine, elle l'aura oublié... Seulement voilà, tant qu'elle est sirène, oublier le jeune homme qui l'avait tant fait sourire s'avère bien plus difficile que prévu...
J'ai beaucoup aimé cette lecture même si j'ai trouvé quelques passages un peu faciles et notamment la culpabilité de l'Océan. Personnellement, je l'ai détesté moi l'Océan et j'avais un peu en travers de la gorge le pardon des filles.
Et j'avoue ne pas avoir tout compris de la fin, ça s'embrouillait un peu dans les explications mais comme j'ai beaucoup aimé le twist final, je ne vais pas en tenir rigueur ^^
C'est un livre qui se lit vraiment tout seul, je n'ai pas trouvé de longueur et j'ai trouvé le personnage de Kahlen très bien écrit.
Malgré leurs différences, j'ai aimé la manière dont les sirènes se soutiennent entre elles en cas de coup dur. J'ai trouvé que les passassions étaient très belles aussi.
Bilan :
Je ne savais pas du tout à quoi m'attendre avec ce roman et ça a été une très belle surprise ! Cette histoire m'a vraiment étonnée et je me suis laissée emporter par l'intrigue. Mais surtout, j'ai été très touchée par la torture psychologique de vivent les sirènes, condamnées à répandre la mort pendant tant d'années.
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pititecali
  17 septembre 2016
Une plutôt très bonne surprise !

Cet été, sur la plage, j'ai eu la chance de pouvoir découvrir un titre "vraiment de saison", avec La Sirène, de Kiera Cass. Une nouveauté Collection R à paraître en septembre 2016. Je vous rédige donc ma chronique en avance, de peur d'oublier trop d'éléments ensuite, mais vous la découvrirez seulement le 15/09.
N'est-ce pas que cette lecture fait parfaitement ton sur ton ??
2016-08-09 12
Alors, ai-je donc aimé cette lecture ? Eh bien oui. J'en fus d'ailleurs la première surprise. Sachez déjà que l'éditeur nous avait également fait des mystères autour de cette lecture, que nous n'étions pas au courant de ce que nous allions recevoir et découvrir et que nous ne savions rien de cette histoire. Quand je l'ai reçu et déballé j'avoue que j'ai eu un petit peu peur. J'avais très moyennement apprécié La Sélection, de cette même auteure et dans cette même collection, et tout pouvait laisser à penser que ce roman-ci serait du même accabit.
Et pourtant, j'ai vraiment bien aimé, et je l'ai même dévoré sur la plage. La Sirène, sans aucun doute, reste un roman "pas prise de tête". C'est frais, c'est léger, ça ne requiert qu'assez peu de nos neurones à moitié brûlés par le soleil et ce n'est pas d'une profondeur incroyable, et alors ? Franchement, cette lecture pleine de fraîcheur m'a fait passer l'un des meilleurs moments de mon été.
J'ai adoré cette façon de revisiter le mythe de la sirène, qui doit être bien plus proche du mythe originel que la version Disney. Je ne suis pas une spécialiste des histoires de sirènes, loin de là, mais c'est un thème qui m'a toujours plu. Pas pour rien si le prénom de ma fille est un dérivé de Loreleï, la célèbre sirène. Donc oui, ça m'a plutôt passionnée.
On trouve ici des créatures condamnées par l'Océan. Condamnées et en même temps sauvées de la noyade. Disons que les sirènes sont à l'origine des humaines, qui ont manqué se noyer à un moment ou à un autre, et que l'Océan a décidé de garder en vie, contre 100 ans de bons et loyaux services à la nourrir. Ainsi, un siècle durant, elles doivent, quand l'Océan le réclame, chanter pour attirer les humains dans les profondeurs, couler des bâteaux et prendre des vies pour les lui donner. En dehors de ces moments où l'Océan a besoin d'elles, elles sont libres de vivre comme elles l'entendent, sur la terre ferme au milieu des hommes, à condition de ne jamais jamais jamais leur faire entendre leur voix.
Kahlen a déjà "purgé" 80 ans, et est donc proche de la libération, mais sa condition lui pèse de plus en plus et ses obligations la rendent de plus en plus malade, elle déteste ce qu'elle fait, et finit par se détester aussi. Un jour, elle rencontre l'amour, et cela va évidemment tout changer. Par amour, Khalen, aidée de ses soeurs sirènes, va soulever des montagnes.
Ca peut paraître très cucul, et évidemment, ça l'est un petit peu, mais franchement, même pour quelqu'un comme moi qui n'aime pas lire des choses trop fleur bleue, c'est passé comme une lettre à la poste. La vision de la sirène, son origine, ses motivations, ses devoirs et son humanité, rendent l'histoire vraiment très prenante. Et quand arrive la romance, elle ne prend pas toute la place. Une place certaine oui, mais pas tout. Et puis elle est bien amenée, Kahlen et Akinli sont adorables et très attachants, et toute l'histoire est bien pensée. de plus, le côté un peu cucul est bien contrebalancé par l'explication donnée à la légende de la sirène, qui elle est un peu sombre (comme elle doit l'être d'ailleurs). Cet équilibre rend le tout parfaitement digeste.
Cela manquera certes toujours un peu de profondeur pour générer une vraie émotion, mais en tant que lecture d'été, pour la détente et la distraction, c'était vraiment, vraiment très bien.
Je l'avais je pense déjà noté dans ma chronique de la Selection, si l'histoire m'avait moyennement plu, l'écriture de Kiera Cass est loin d'être désagréable. Simple, mais fluide, elle "coule" toute seule. C'est un livre qui se lit vraiment facilement, et avec beaucoup de plaisir.
La couverture reste dans la lignée de l'autre saga de l'auteure, elle est jolie mais un peu gnangnan. Cela dit, cette jolie robe trouve son explication dans le texte. On pourrait en effet se demander pourquoi on n'a pas une belle sirène à queue de poisson sur la couverture, mais on le comprend à la lecture.
Bref, La Sirène est un Collection R que je peux vous recommander sans rougir, pour passer un bon moment de détente. Je pense qu'il va rencontrer un beau succés. Un peu dommage qu'il paraisse en septembre par contre, je pense que beaucoup auraient aimé pouvoir le découvrir sur leur serviette de plage, lunettes de soleil sur le nez et odeurs de crème solaire qui flottent dans l'air. Mais bon, l'éditeur, qui laisse rarement les choses au hasard, avait sûrement ses raisons (que j'ignore).
Je vous invite donc à vous précipiter sur ce livre à sa sortie, imminente normalement au moment de la publication de cette chronique.

Cali
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EnjoyBooks
  14 septembre 2016
La sirène de Kiera Cass.
(Genre : Fantastique).
Editions : Robert Laffont
Prix : 17,90€ (Partenariat)
Date de parution française : 22 septembre 2016
Année de parution originale : 2016
Titre version originale : The siren.
Résumé : Kahlen est une Sirène, vouée à servir son maître l'Océan en poussant les humains à la noyade. Pour cela, elle possède une voix fatale à qui a le malheur de l'entendre. Akinli, lui, est un beau et gentil jeune homme, qui incarne tout ce dont Kahlen a toujours rêvé. Tomber amoureux a beau leur faire courir un grave danger à tous les deux, Kahlen ne parvient pas à garder ses distances. Est-elle prête à tout risquer pour écouter son coeur ?
Mon avis : Avant d'écrire « La sélection », Kiera Cass s'était penchée sur « La sirène » qu'elle avait au départ auto-publié. C'est en 2016 que le bouquin refait surface après le succès phénoménal de sa première série. C'est principalement ce qui m'a poussé à vouloir lire le livre. Je connaissais l'écriture de Kiera Cass et son imagination. du coup, je savais à quoi m'en tenir. La couverture est vraiment sublime. Elle attirera les regards à coup sûr dans les librairies. Je n'avais pas lu le résumé, j'ai préféré me laisser porter par l'histoire. Et j'ai bien fait parce que malgré quelques défauts, j'ai adoré ma lecture.
J'ai accroché dès le début avec le côté fantastique mis en avant avec Kahlen. On se retrouve 80 ans plus tôt sur un paquebot avec notre protagoniste et sa famille. Kiera Cass se place quelques minutes avant la transformation de Kahlen en sirène. Savoir qu'on va suivre ce changement est très intéressant. Cela nous permet de passer directement de l'autre côté de la barrière, tout en y revenant avec le chapitre 2. Une très bonne entame qui m'a permis d'être curieux pour la suite.
Oh mon dieu j'ai adoré suivre Kahlen ! C'est une héroïne avec des qualités exceptionnelles. Elle est dévouée à sa vie de sirène et à l'Océan, sa mère. Elle est ultra fidèle envers ses soeurs et l'amour qu'elle leur porte est immensément grand. C'est une « jeune » fille réfléchie, altruiste et qui n'aime pas faire du mal aux autres malgré sa condition. Dommage qu'on n'en connaisse pas plus sur ses 16 premières années de vie (mais on s'en passe facilement et il y a une raison). Son défaut est qu'elle ne pense pas assez à elle. Mais c'est là le but de son évolution au fil du roman. Ses soeurs sont aussi très sympathiques à suivre même si on connait peu de détails sur elles. L'Océan est un personnage à part entière et je dois dire que je n'ai pas su prendre partie pour elle… même si je l'ai compris. Et enfin Akinli… je vous laisse découvrir ce garçon. D'une justesse, d'une gentillesse et d'une sincérité touchante.
Le rythme est paradoxal. En effet, le livre se lit vite et bien, les chapitres ne sont pas très longs. Kiera Cass use de dialogues pour fluidifier son récit et c'est super. Cependant, le roman souffre d'un manque d'action. L'auteure a construit son histoire autour de plusieurs relations (amicale et amoureuse) sans pour autant y mettre plus de dynamisme. Kahlen et ses soeurs bougent dans l'histoire grâce ou à cause de leur condition… mais on s'arrête là. Cependant ça n'empêche pas le livre d'avoir un rythme entraînant bien que différent.
L'univers abordé par l'auteure est inédit pour moi. Je n'avais jamais lu de livre sur les sirènes et j'en suis ressorti content. Mais c'est une mythologie qui souffre ici d'approfondissement. Quelques règles sont abordées mais on en reste là. Comme si Kiera Cass avait une idée de base sans savoir comment les développer dans ses romans. Pour « La sélection » c'était la même chose, et c'est dommage. Son talent d'écriture se manifeste avec « La sirène » par les émotions qu'on peut ressentir. Et je dois dire que ça rattrape ce gros défaut de l'univers. J'ai eu beaucoup d'empathie pour Kahlen et ses émotions. L'auteure développe différentes relations avec lesquelles on se retrouve facilement. C'est beau, c'est porteur de messages et on se prend d'affection pour ce couple interdit qui se forme. Et j'ai aimé que justement, le couple ne soit pas le centre de l'attention. Ça se dessine en filigrane et c'est très bien comme ça.
Je trouve qu'avec ce roman Kiera Cass a évolué dans sa manière d'écrire. Pour nous faire ressentir des émotions, les mots sont justes, bien choisis. Les phrases sont bien tournées et tout est pensé pour nous toucher au coeur. J'ai adoré cette mélancolie, cette musique qui porte le roman comme le chant des sirènes peut attirer les humains… c'est vraiment ce qu'on peut ressentir, donc un grand bravo à l'auteure. La fin m'a plu et je n'en dirais pas plus. L'auteure a su me surprendre par la révélation et c'est tant mieux. Je ne peux que vous conseiller ce roman. Une one-shot original, idéal à lire sur le sable (même si la saison est passée). Vous serez emportés dans l'Océan et vous serez charmés par Kahlen et ses soeurs.
Ma note : 8/10.
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Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
nightsreadingsnightsreadings   20 avril 2017
« Viens jeter ton cœur dans les flots


Ton âme se perd, mais elle en sauve d’autres,


Bois de Mon eau et meurs


Échange ta vie contre mille vies


Viens, bois tout ton soûl


Bois et perds-toi en Moi et accueille la fin à bras ouverts


Bois et accueille la fin à bras ouverts


Tu fais partie d’un tout


Car tous doivent mourir, tous doivent périr


Offre-Moi ton corps


Que ta dernière demeure soit l’Océan


Viens et bois tout ton soûl


Bois et perds-toi en Moi


Bois et perds-toi en Moi »
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MissMymooMissMymoo   16 septembre 2016
Et étaler notre secret au grand jour, prendre le risque de servir de cobaye dans un laboratoire. Si les scientifiques découvrent que nous sommes indestructibles, cela pourrait déboucher sur un enfermement qui durerait une éternité, au sens littéral. Et s’ils comprennent que l’Océan Se repaît de vies humaines, ils inventeront très vite une technologie pour puiser Son eau en limitant au maximum les contacts. Et si l’Océan perd peu à peu de sa force vitale… C’est en définitive la survie de l’humanité qui est en jeu.
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nightsreadingsnightsreadings   20 avril 2017


Un long voile blanc flotte autour d’elle, sa robe en dentelle est gorgée d’eau de mer. Elle m’observe, le regard vitreux. Cela devait être le plus beau jour de sa vie, pas le dernier. Impossible de dire qui est le jeune marié ; tous les hommes sont habillés de la même façon. Peut-être a-t-il déjà été englouti par l’Océan.


Soudain, la nausée me gagne. Cette femme avait trouvé l’amour, tout comme moi. Mais aucune de nous deux n’aura droit à son happy end. Bouleversée, j’arrête de chanter.


Même si mes sœurs poursuivent leur œuvre, mon silence brise le sortilège et la mariée, soudain lucide, se débat dans les flots.


« Michael ! s’écrie-t-elle. Michael ? » Alors, elle m’implore du regard. J’aimerais détourner le mien, mais j’ai l’impression que la regarder mourir lui rendra sa dignité, d’une certaine façon. Des larmes roulent sur mes joues.


« Pitié », lance-t-elle d’une toute petite voix qui couvre celle de mes sœurs.


Spontanément, j’avance dans sa direction. À peine le temps d’esquisser quelques pas : Elizabeth me rattrape, me fait tomber, m’attrape par les cheveux et me foudroie du regard. Je me débats.


« Lâche-moi !


— Chante, m’ordonne l’Océan.


— Chante ! » insiste Elizabeth. Derrière nous, Miaka et Padma persévèrent dans leur sinistre besogne. « Tu ne vois pas que tu aggraves la situation ? Chante. Finis ce que tu as commencé ! »


Je contemple nos victimes. Certaines s’arrachent progressivement à notre emprise.


« S’il te plaît, Kahlen, m’implore Elizabeth. Tu nous fais toutes courir un grave danger. »


« Au lieu de lui obéir, j’implore la clémence de l’Océan. « Sauve-la ! Il y a de la place pour une cinquième Sirène ! »


« Pas de femmes mariées. Pas de mères. Tu voudrais la condamner à cette vie ? » Il y a du chagrin dans Sa voix.


Je me tais. Non. Un siècle de meurtres, c’est mille fois plus cruel que quelques secondes de terreur.


Je blottis ma tête au creux de l’épaule d’Elizabeth et je me remets à chanter. La voix de ma sœur se mêle à la mienne. Je me concentre exclusivement sur Miaka et Padma, dont les visages trahissent un mélange d’émotions contradictoires : compassion, déception, colère, méfiance. Nous chantons jusqu’à ce que s’éteigne le dernier cri, jusqu’à ce que le paquebot sombre au fond de l’Océan. Le silence est tranchant comme la lame d’un rasoir, beaucoup plus douloureux que les hurlements des noyés.


Miaka, dans une colère noire, m’attrape par les épaules et me secoue.


« Elle aurait pu te tuer ! Elle l’a déjà fait, pour moins que ça ! Qu’est-ce qui t’est passé par la tête ? Tu as pensé à nous ? »


Je ne m’attendais pas à cette réaction. Mes sœurs sont censées me comprendre. Elles seules ont les clefs.


Je ferme les yeux. « Je suis fatiguée de la mort.


— Nous sommes toutes fatiguées de la mort », rétorque Elizabeth »
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MissMymooMissMymoo   16 septembre 2016
La magie opère dès que nous franchissons le seuil. Contrairement aux librairies des grandes villes, semblables à des supermarchés, celle-ci a une âme. Les murs disparaissent sous un véritable capharnaüm, créant une atmosphère décalée et intimiste. Je fais courir mes doigts sur les étagères, déjà amoureuse de tous ces livres. Ils représentent un refuge, un havre de paix. On trouve toujours des histoires édifiantes qui prouvent que nous ne sommes pas seuls à traverser des épreuves et à en sortir vainqueurs. Cela me rassure.
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Lili_chouLili_chou   07 décembre 2016
Il y a une chose cependant que Je dois t’avouer. Même si Ma sélection n’a rien de rationnel, tu M’es devenue extrêmement précieuse une fois Mienne. Vous le devenez toutes. Ne va pas penser que ta vie est gâchée, parce qu’à Mes yeux, elle est inestimable
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Extrait de "La Sélection 3 - L'Élue" de Kiera Cass lu par Claire Tefnin. Editions Audiolib. Parution le 10 octobre 2018.
Pour en savoir plus : https://www.audiolib.fr/livre-audio/la-selection-3-lelue-9782367624549
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