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ISBN : 2330066570
Éditeur : Actes Sud (07/09/2016)

Note moyenne : 3/5 (sur 5 notes)
Résumé :
À travers l’errance géographico-politique des Castil, une famille (la sienne) qui cristallise à elle seule un pan d’histoire juive de la Bible à nos jours, l’auteur de Dolly City dynamite la saga familiale et signe un grand retour en fanfare. Avec sa singulière fantaisie grinçante et une liberté d’écriture renouvelée, elle réinvente la narration romanesque et livre un objet littéraire unique, appelé à faire date. Déroutant, renversant, salutaire.
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Pecosa
  18 février 2019
Avec Le roman égyptien, Orly Castel Bloom explore son passé familial et permet au lecteur d'avoir une vision beaucoup moins monolithique de la société israélienne. La romancière dépeint la vie heureuse de sa famille originaire d'Egypte: « la famille vivait depuis des siècles en Egypte, depuis trop de siècles, peut-être des milliers d'années, car d'après ce que Flore avait raconté à Viviane, il semblerait qu'ils appartenaient à ce fameux clan, à cette unique famille dont il n'est pas question dans l'histoire d'Israël, ces gens qui désobéirent à Moïse, refusèrent de quitter l'Egypte durant la grande sortie, et y restèrent comme esclaves. Il fallut des siècles pour qu'ils soient affranchis et deviennent des chasseurs sauvages, et quand les juifs arrivèrent en Egypte après l'expulsion d'Espagne, ces gens s'empressèrent de se rapprocher d'eux, car d'une certaine manière obscure et mystique, ils sentirent l'antique proximité. ». On retrouve dans les lignes consacrées à cette période de la vie des Castil la même joie de vivre dans ce pays que celle narrée par Georges Moustaki, natif d'Alexandrie, dans son livre Fils du brouillard.
Après la création d'Israël en 1948, les difficultés se multiplient pour les Juifs égyptiens, entre pogroms, emprisonnements et confiscations. Les descendants Castil prennent le chemin de l'exil, et décident de vivre en Israël, dans un kibboutz. Les Castil sont des militants d'extrême gauche, qui manifestaient déjà dans les rues du Caire tarbouche sur la tête contre le roi Farouk. Malheureusement pour eux, les « Egyptiens » doivent cohabiter avec une majorité d'Ashkénazes et le Printemps de Prague signe leur expulsion du kibboutz. Trop à gauche, trop staliniens, les Egyptiens francophones prennent le chemin de Tel Aviv, et repartent de zéro. Orly Castel Bloom va narrer ce nouvel exil, et ce décalage entre eux et le reste de la société israélienne sur quelques décennies. Trois expulsions au cours des siècles marquent les descendants dans leur mémoire et dans leur chair (troubles alimentaires chez les femmes de la famille depuis 1492). La transmission des histoire familiales, le poids des souvenirs et de l'exil, ainsi que la singularité de ces juifs méditerranéens arabophones et francophones qui peinent à trouver leur place sont les fragments les plus intéressants de ce kaléidoscope.
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Fabrice38
  16 octobre 2016
On peut lire sur la quatrième de couverture qu' "Orly Castel-Bloom est unanimement célébrée en Israël comme la romancière la plus audacieuse de sa génération". Personnellement j'ai trouvé son roman très déroutant : on commence par découvrir de nouveaux personnages mais ceux-ci sont délaissés quelques pages après ; l'auteure fait des aller-retours assez acrobatiques entre l'Espagne médiévale, l'Égypte et Israël.
L'idée d'un roman familial même lacunaire est plaisante mais le résultat m'a déçu.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   26 septembre 2016
Elle n’oublierait jamais la scène que sa mère Flore avait faite à son père le jour où elle avait découvert le pot aux roses, le salaire de son mari divisé en deux parts égales. Viviane avait beau se garder d’évoquer ce que son père avait fait durant vingt ans au vu et au su de tous, la chose se savait. À elle, rien de tel ni même d’approchant n’arriverait. Jour et nuit, elle garderait les yeux grands ouverts. Une infidélité ou deux, bon, passe encore, mais quinze ans, vingt ans, et des enfants de surcroît ? Tous ses radars étaient dirigés vers le pays d’exil dont elle parlait avec ses sœurs au café Ritz, et ensemble, elles se demandaient comment Flore n’avait rien remarqué et, après une analyse poussée, elles en déduisaient qu’elle était trop occupée à choyer son fils aîné.
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rkhettaouirkhettaoui   26 septembre 2016
Contrairement à leurs parents, les deux filles étaient blondes naturelles, sans doute des gènes de la génération précédente, une blondeur qui non seulement dissimulait leurs origines égyptiennes mais les avantageait par rapport aux filles ashkénazes de la classe qui, à l’école primaire comme au lycée, étaient plutôt châtain. Il y eut des périodes où elles furent quasiment comme des sœurs. Tous les vendredis, chez les parents de la fille unique et en compagnie de Vita, elles regardaient le film hebdomadaire en arabe sur l’unique chaîne de télévision et sans baisser le volume, parce que chez la grande et sous l’autorité de Viviane, il fallait baisser le son au maximum.
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rkhettaouirkhettaoui   26 septembre 2016
Les cochons se multiplient vite. Une femelle qui a fini d’allaiter est de nouveau féconde au bout de quelques jours. Les pourceaux les plus forts poussent les faibles vers les mamelles les plus éloignées de la truie, qui sont moins pleines en général, et les petits finissent par mourir de faim. Mais on peut repérer ces petits pourceaux et les vendre avant qu’ils ne meurent. Leur chair délicate est très appréciée à la table des riches.
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rkhettaouirkhettaoui   26 septembre 2016
Quant aux fellahs qui vivaient dans des masures de boue, ils étaient les seuls à répéter maktoub, maktoub, c’est le destin, et n’imaginaient pas qu’il pût exister sur terre une autre forme de vie, moins épuisante, moins prévisible. Ils continuaient à boire l’eau du Nil dans les canaux malgré la bilharziose, les enfants attrapaient le trachome, et les adultes des maladies des reins dont ils mouraient jeunes.
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rkhettaouirkhettaoui   26 septembre 2016
Un des convives avait avoué qu’il prenait du Viagra même s’il n’en avait pas vraiment besoin, mais que sa vie sexuelle s’en trouvait améliorée et par ricochet, toute sa vie en général. Un autre avait ajouté que lui aussi prenait du Viagra exactement pour la même raison. Les femmes avaient révélé en riant leurs secrets d’alcôve. Les hommes étaient satisfaits du parler libre de leurs épouses.
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