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EAN : 9782221133095
630 pages
Robert Laffont (03/04/2014)
3.2/5   23 notes
Résumé :
Sur Telegraph Avenue, à Oakland, Californie, subsiste un petit paradis des vinyles de collection, Brokeland. Refuge de toute une faune d'habitués et de cinglés de rythmes afro-américains, il est tenu par Archy Stallings et Nat Jaffe, deux amis de longue date. Mais le projet d'implantation d'un gigantesque magasin de disques menace son existence. Et les imbroglios commencent, avec leur effet domino. Car c'est bien plus que la disparition de Brokeland qui est en jeu. ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Ingannmic
  20 juin 2014

Telegraph Avenue relie Oakland et Berkeley, deux villes de la section Est de la baie de San Francisco. La première est historiquement afro américaine, quand la deuxième est réputée pour son université, et l'orientation progressiste de sa bourgeoisie blanche.
Brokeland Records, boutique de vinyles de collection, y trône en bonne place. A l'image du quartier -multi racial- dans lequel elle se situe, elle est conjointement tenue par un noir, Archy Stallings et son ami de longue date Nat Jaffe, blanc et juif. Leurs épouses respectives, sages femmes libérales pratiquant les accouchements à domicile, sont également associées.
Archy, homme débonnaire et conciliant -voire passif-, redoute sa paternité prochaine. Nat est à l'inverse habité par une colère permanente, qu'il exprime par un bourdonnement incessant, et un comportement souvent fébrile.
Leur fief accueille un petit monde hétéroclite, davantage occupé à bavasser sur le bon vieux temps et les dernières magouilles du conseil municipal qu'à jouer les chalands. le projet d'implantation d'une grande surface culturelle fait planer une lourde menace sur cet îlot de douce convivialité...
Comme si cela ne suffisait pas à bousculer l'existence jusqu'alors relativement tranquille d'Archy, celui-ci doit composer avec la réapparition de son père, star déchue des films de Kung-fu, motivée par de graves difficultés financières, l'irruption de Titus, son fils caché, et les démêlés de son épouse avec la justice, suite à un accouchement qui a failli mal tourner.
"Telegraph Avenue" est un récit dense, à la lecture duquel on ne s'ennuie pas un seul instant. C'est un roman plein de sel. le sel de la vie, qui picote, fait rire et pleurer. Les événements les plus anodins sont relatés comme d'extraordinaires aventures, se dotant d'une dimension quasi épique. Certains des héros eux-mêmes agissent comme des acteurs de cinéma, leur comportement et leurs réparties semblant dictés par le souci d'être les dignes représentants des caractéristiques supposées définir leur personnage.
Les dialogues sont nombreux, percutants, le texte est truffé de références musicales, cinématographiques et télévisuelles, notamment inspirées des années 70, avec une forte prédominance soul et funk, mais aussi de fréquents clins d'oeil au cinéma de Tarentino. A la hauteur de ces nombreuses et diverses évocations, "Telegraph Avenue" est à la fois rythmé et coloré, mais pas seulement...
... L'auteur mêle habilement nostalgie et humour, le ton cocasse de l'ensemble n'occultant pas tout à fait -et ce n'est d'ailleurs pas le but- le désenchantement que suscitent chez ses protagonistes la fuite du temps, et les inévitables difficultés de l'existence.
Lien : http://bookin-ingannmic.blog..
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Pitchoubinou
  24 octobre 2014
Je l'ai abandonné. Je n'ai pas adhéré du tout. Je pense que je manque cruellement des multiples références culturelles et musicales qui truffent ce roman. Je suis restée complétement au dehors, je me suis presque sentie mise à l'écart. Dommage, pour une fois que mon compagnon m'offrait un roman pour mon anniversaire ! (janvier 2014)
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Babelcoyo
  21 décembre 2020
Amateurs de films tels que « Presque Célèbre » ou « High Fidelity », mélomanes compulsifs dévoreurs de bacs à disques, ce livre de disquaire est à priori pour vous. Sauf que, ce roman californien ne décolle jamais vraiment et ses multiples références au cinéma de Tarantino n'y font rien. On a peine à le dire, un livre n'étant généralement jamais trop long, mais il est ici difficile de croire à ces personnages trop funky pour être honnêtes, trop comiques pour être réels. le style n'est pas à incriminer, l'auteur ayant par ailleurs une plume souple et certaines inspirations littéraires indéniables. Mais le canevas est trop bancal pour étirer cette histoire sur plus de 600 pages quand il n'y a véritablement que 250 pages à tirer d'un sujet si mince. Dommage, car l'univers de la galette d'occasion est bien retranscrit et ces références musicales à la funk et au jazz américains, des Temptations à Herbie Hancock, éveillent évidemment la curiosité. Mais c'est malheureusement un supplice que de le terminer...
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isadkr
  02 octobre 2014
je suis partagée : c'est génial, mais je n'ai pas vraiment été captivée. livre complètement barré, bourré de références américano-californiennes incompréhensibles pour des franchouillards. très new age. un morceau de bravoure génial : une phrase de 16 pages, tout un chapitre - halletant. j'avais tout de même préféré "Le club des policiers yiddish"
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viduite
  11 août 2017
Telegraph Avenue est une ode extrêmement renseignée, souvent au point de se perdre en apparence dans le détail matériel, à la ville d'Oakland. Dans cette fine apologie, sans nostalgie ni misérabilisme, de toutes la contre-culture et de ses utopies maladroites, très masculines, Michael Chabon nous offre un roman complexe et d'une belle écriture.
Lien : https://viduite.wordpress.co..
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critiques presse (1)
Chro   01 juillet 2014
Toujours là pour nous rappeler qu'une littérature populaire de qualité est possible, Michael Chabon revient avec un joli pavé sur la culture noire-américaine en Californie.
Lire la critique sur le site : Chro
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
PsychikFabPsychikFab   28 novembre 2016
L'univers des salons de la carte de collection avait toujours fait à Mr Nostalgia l'effet d'une vraie confrérie, d'une ligue d'hommes solitaires unis dans leur recherche des gloires perdues d'un monde disparu. A présent, cette vision lui paraissait au mieux une promesse en l'air, au pire un mensonge. Le passé était introuvable, la ligue des hommes solitaires une fiction, la recherche du passé une tentative vouée à l'échec de damer le pion à la mortalité.
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Marti94Marti94   08 novembre 2014
De partout où le destin les aurait fait échouer, des disquaires orphelins, émettant un signal de détresse audible seulement de Nat et d’Archy, sollicitaient constamment les associés. « Ce type pourrait aller en Antarctique, avait dit une fois Aviva de son mari, et en revenir avec un carton de 78 tours ».
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PsychikFabPsychikFab   14 janvier 2017
Nat rêvait d'ouvrir déjà d'ouvrir son propre magasin, il lui manquait seulement la moitié des fonds, la moitié des disques, et la moitié de la folie nécessaire à l'entreprise.
- Mon associé est un vrai casse-couilles teigneux, répliqua Archy, qui n'avait pas oublié l'ardeur avec laquelle il avait sauté sur l'occasion de combler cette sainte Trinité du manque.
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PsychikFabPsychikFab   29 novembre 2016
A l'instar de toute la génération des neveux Flowers, ils avaient moins l'air de porter leurs costumes noirs mal coupés que de les squatter jusqu'à ce qu'on leur attribue un logement moins gênant.
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PsychikFabPsychikFab   23 novembre 2016
Nat Jaffe se pointa au travail mal luné, comme ça lui arrivait peut-être cinq fois sur onze ou, en ayant la main lourde, quatre fois sur neuf.
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