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EAN : 9782714458629
320 pages
Éditeur : Belfond (19/03/2015)
3.06/5   89 notes
Résumé :
Avec toute la grâce et la subtilité qu'on lui connaît, Michael Cunningham nous offre une nouvelle plongée dans le New York des âmes perdues, l'histoire poignante d'hommes et de femmes en quête de transcendance, à travers l'amour et l'art.
Un soir de novembre, alors qu'en pleine déprime amoureuse il traverse Central Park, Barrett est témoin d'une lumière mystérieuse, un moment fugace de beauté pure, un instant suspendu, comme si quelqu'un, quelque part, le reg... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (45) Voir plus Ajouter une critique
3,06

sur 89 notes

le_Bison
  23 avril 2015
Années 2000, un gars court torse nu dans Central Park. Il est 5h du mat', New-York s'éveille. La neige tombe en gros flocons, un nuage de vapeur sort de sa bouche à la recherche d'un second souffle. Barrett est bien, il n'a pas froid et se ressource à sa manière. Une pause. Il observe le ciel et y découvre une lueur spéciale. « Une pâle lueur aigue-marine, diaphane, un fragment de voile, à la hauteur des étoiles…» Qu'est-ce… Un appel de Dieu, un clin d'oeil de sa mère. Et pourquoi lui ? Il n'a pas ces réponses, mais doit-il se poser ces questions ? Juste avant de s'arrêter et de regarder le ciel étoilé il reçoit un texto de 5 lignes lui annonçant que son mec le larguait aussi brutalement qu'est venue cette lueur dans le ciel.
L'âme en peine, il rejoint son frère Tyler, chanteur-compositeur loser et drogué quoi qu'il en dise, qui sacrifie sa vie pour prendre soin de Beth, sa femme atteinte d'un cancer en phase terminale. Autour de ce trio gravitent quelques marginaux dans ce New-York ère Bush Jr. Un vieux canapé, un appartement minable qui sent plus les médicaments et la mort que la tarte aux pommes, une fenêtre ouverte qui laisse entrer les flocons de neige. Une ambiance pour les paumés comme je les aime.
Mais voilà…
Voilà donc que ce livre est parcouru par une certaine grâce, le second effet de la lueur. Mais lorsque je sens cette lumière disparaître de l'horizon, je n'y perçois pas de l'ennui – ce serait trop fort comme émotion – mais plutôt de l'indifférence. Ce roman ne m'envoute pas, la passion s'éloigne malgré certains beaux passages. Michael Cunningham n'est pas à son coup d'essai – 7ème roman – mais il me parait loin de la ferveur de « The Hours ». Tiens, et si je te faisais un petit aparté sur « Les Heures ». L'ayant lu en 2007, je replonge dans mes premiers écrits, tout aussi maladroits, et, amusant ou pas, je m'étais fait la même réflexion : des grands moments de grâce et d'autres plus ennuyeux. Michael Cunningham n'arriverait donc pas à retenir mon attention sur toute la longueur d'un roman.
Deux frères inséparables, des histoires de sexe et de drogue, d'amour et de rupture, de poudre blanche qui tombe du ciel ou se sniffe de la narine droite – ou gauche. La mort rôde entre chaque ligne, tout comme l'amour ou la fraternité. Tu vois, ce n'est pas les bons sentiments qui manquent dans les pages de ce roman, mais il y a ce pourtant, ou ce mais voilà qui fait que la grâce de quelques lignes se retrouvent au milieu de passages sur lesquels j'ai du mal à m'y arrêter… Heureusement, les Rolling Stones passent sur les ondes et je déguste un bagel au pastrami.
Lien : http://leranchsansnom.free.f..
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Under_the_Moon
  20 octobre 2013
Il y a 10 ans, quelques mois avant de passer le BAC, j'ai été voir le film "The Hours" pour penser à autre chose. Même si je ne me souviens pas bien du film, je me souviens que j'en suis ressortie en me disant que le sens profond m'avait échappé.
Alors, quand j'ai vu le livre sur les étagères de la médiathèque, je me suis dit que c'était l'occasion de me rattraper! Et avec un peu de chance, avec 10ans de plus je comprendrais sans doute mieux !
1ère impression : tiens ! le livre s'ouvre sur la même scène que le film ! Scène assez peu réjouissante certes, puisqu'il s'agit d'un suicide, celui de la célèbre Virginia Woolf, qui se retrouve être l'un des 3 personnages principaux de ce récit.
Les Heures, c'est un roman qui met en valeur la voix de 3 femmes qui bien que différentes en apparence sont prises de tourments similaires à des moments de leur vie. Ces femmes ont en commun d'être insatisfaites de leur vie à cause des choix qu'elles ont fait, guidées par la "Raison" (ou plutôt, les conventions de leur époque et de leur milieu social) plus que par leurs envies.
Michael Cunningham nous offre des descriptions du quotidien - de ses personnages - dans sa dimension angoissante : la futilité des apparences, les gestes et tâches mécaniques... Tout un amas de "petites choses" anodines qui servent à masquer les frustrations.
"Desperate Housewives" avant l'heure me direz-vous ? Peut-être. Mais sans la dimension caustique / humoristique.
Mais que faire face à ce quotidien qui étouffe, emprisonne et rassure à la fois - et oui, après des années de "faire semblant", comment être soi ?
Pour chacune d'elles, la sexualité et le désir (homosexuel, notamment) constituent l'essence même de la vitalité et de la jeunesse et les moyens de retrouver ce fameux "élan" qui permet de se senti en vie. Voilà pour l'Eros...
... mais comme dans toute littérature qui se respecte, son comparse Thanatos n'est jamais bien loin !
Et oui, après la pulsion de vie, vient la pulsion de mort. de manière lancinante, à demi-mots (ou non), Virginia, Clarissa et Laura sont amenées à penser au suicide comme moyen de reprendre le contrôle de leur vie et de leurs envies....
Autant je me suis ennuyée dans la lecture des 50 premières pages, puis au milieu aussi, autant d'un seul coup j'ai été emportée par ce roman. le personnage de Laura notamment m'a beaucoup "parlé". Me trouvant aussi à un moment de la vie où on est amené à réfléchir à tout ce qu'on a fait et à l' "après", j'ai pu apprécier la complexité et la richesse de ce roman.
Des voix touchantes et des femmes dont le questionnement me semble universel et intemporel.
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Bazart
  02 avril 2015
Tout le monde le sait, à part peut-être les petites filles de 5-6 ans qui hurlent "Libéré Délivré" à tue tête ( j'en connais une à la maison), La Reine des Neiges (Snow Queen en français, pour ceux qui sont encore plus nuls que moi en anglais) c'est, avant d'être un dessin animé à grand succès de Disney , le fameux conte d'Andersen.
Et évidemment, c'est bien sur à ce conte très célèbre que renvoie le titre du nouveau roman de Michael Cunningham, l'auteur du très beau roman The Hours ( adapté au cinéma par Stephen Daldry), et que j'ai eu la chance de lire grâce à Babelio et son opération masse critique spéciale.
Un conte d'Andersen que l'auteur cite en introduction de son roman et à plusieurs reprises au fil des pages de cette intrigue qui ressemble un conte hivernal. Mais un conte plus triste que léger, ce qui n'est pas pour me déplaire, avouons le.
Il faut dire que "Snow queen" a pour toile de fond un New York enneigé, un peu ouaté, et fortement mélancolique, comme le sont les quatre personnages principaux de ce très beau roman, qui à la fois ne raconte pas grand-chose ( c'est plus un roman d'introspection qu'un roman à clé) et en dit énormément sur les relations humaines.
Un quatuor qui aspire à un bonheur difficile à appréhender, et qui a, comme tout un chacun, un peu de mal à se donner les moyens- matériels et métaphysiques- d'atteindre cet idéal....suite de ma chronique sur le blog...
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Vianna
  04 avril 2015
Barett est malheureux en amour. Régulièrement il est quitté par le dernier petit ami du moment. Cela devient si récurrent, qu'il finirait par s'habituer. Malgré de brillantes études, il n'a jamais réussi à se déterminer sur un choix professionnel. Aussi à 38 ans, fauché, se retrouve- t-il habitant avec son frère aîné Tyler et Beth sa compagne.
Beth est atteinte d'un cancer et Tyler veille sur elle avec une infinie tendresse, tout en s'attachant laborieusement à composer une chanson pour leur mariage prochain, une chanson « ni cucul ni trop idolâtre [….] Comment écrire exactement une chanson pour une mariée mourante ? Comment dire l'amour et la mort sans être morbide ? ».
Les deux frères sont unis par une complicité tendre et familière, héritée de l'enfance. Un lien qui s'est d'autant plus resserré à la mort de leur mère, foudroyée sur un terrain de golf alors qu'ils étaient adolescents.
C'est un étrange roman à plusieurs niveaux de lecture, et sur lequel j'ai bien du mal à m'exprimer.
le style est sobre, l'écriture resserrée, parfois certaines références nous échappent. Les personnages évoluent dans un new York d'une triste banalité, teintée de désabusement.
Le temps qui passe, les désenchantements « Quelque chose qui ressemble à de la colère, mais la colère d'un philosophe, la colère d'un poète, une colère dirigée contre la fugacité du monde, contre sa beauté rendue déchirante par la certitude où nous sommes qu'elle nous sera retirée »
Et néanmoins une recherche de sens qui ne cesse pas ; l'espoir d'une éclaircie demeure…
Je remercie Pierre Krause et les éditions Belfond pour m'avoir fait découvrir ce dernier roman de Michael Cunninghan, un auteur assez atypique.
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alex23
  25 décembre 2012
Cela faisait des mois que ce livre trainait dans ma bibliothèque. Je dois même dire que je l'avais complètement oublié. Je l'ai acheté un peu par hasard, sans trop savoir qu'elle était l'histoire, juste parce que la couverture et la 4ème de couverture m'avaient plu.
Les heures nous relate tour à tour une journée dans la vie de 3 femmes. La première, Virginia (Woolf) est écrivaine en 1923, la seconde Laura, est une fervente amatrice de lecture en 1949, quant à la 3ème Clarissa elle est éditrice fin des années 90.
Toutes ces femmes ont un point commun: le livre de Virginia Woolf; "Mrs Dalloway".
A peine plongée dans le début du livre, le prologue m'a vraiment surprise et je me suis demandée où l'auteur voulait nous emmener. Cette question c'est posée à plusieurs reprises au fil de ma lecture...
J'ai vraiment bien aimé ce roman, même si j'ai apprécié certains passages moins que d'autres. J'ai eu un peu de mal au début avec les chapitres sur Clarissa. Je ne suis pas trop arrivée à m'attacher à ce personnage avant la fin du livre. J'ai de loin préférer ceux sur Virginia et Laura.
Durant toute la lecture, on ressent un sentiment de mal être chez les différentes protagonistes très présent et très pesant. Je trouve que l'auteur a vraiment su trouver le style d'écriture et les mots justes.
Je ne vous dévoilerai pas la fin, mais je la trouve assez en accord avec le reste du livre.
Je n'ai pas encore eu l'occasion de livre Mrs Dalloway, mais c'est un livre que rajoute à la liste de ceux que je voudrais absolument découvrir !

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critiques presse (4)
LeFigaro   03 avril 2015
Cunningham est au plus près des sentiments, des blessures de l'âme. L'introspection est son royaume.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Telerama   01 avril 2015
Des vies pétries de souffrances et de regrets, où parfois surgit la grâce. Une fois de plus, Cunningham nous ébranle.
Lire la critique sur le site : Telerama
Lexpress   23 mars 2015
Un Michael Cunningham au sommet de son art.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LesEchos   18 mars 2015
Dans une prose délicate et poétique, sans un mot de trop, Michael Cunningham compose un sublime quatuor de feu et glace.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Citations et extraits (34) Voir plus Ajouter une citation
Under_the_MoonUnder_the_Moon   03 octobre 2013
(...) nous nous escrimons à écrire des livres qui ne changent pas la face du monde, malgré nos efforts obstinés, nos espoirs les plus extravagants. Nous menons nos vies, nous faisons ce que nous avons à faire, et puis nous dormons - c'est aussi simple et banal que cela. Certains se jettent par la fenêtre ou se noient ou avalent des pilules ; plus nombreux sont ceux qui meurent par accident ; et la plupart d'entre nous, la vaste majorité, est lentement dévorée par une maladie ou, avec beaucoup de chance, par le temps seul. Mais il y a ceci pour nous consoler : une heure ici ou là pendant laquelle notre vie, contre toute attente, s'épanouit et nous offre tout ce dont nous avons jamais rêvé, même si nous savons tous, à l'exception des enfants (et peut-être eux aussi) que ces heures seront inévitablement suivies d'autres, ô combien plus sombres et plus ardues.
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le_Bisonle_Bison   22 avril 2015
Il s’approche d’elle. Tout arrive plus vite que d’habitude ; aucun geste de séduction, même bref. Il reste un instant à la dévisager, impuissant et implorant, et l’instant d’après il presse ses lèvres sur les siennes, comme si sa bouche était un masque à oxygène. Elle accepte le baiser, le lui rend, sans avidité ni retenue. Ses lèvres sont souples mais vigoureuses, il y a une volonté derrière son baiser, elle n’est pas avide, mais pas soumise non plus. Sa bouche est fraîche avec un goût d’herbe en particulier, mais qui donne une impression de nature exubérante. Tyler se presse contre elle, la renverse sur le dos. Il peut respirer à présent, on dirait. Il peut respirer à nouveau. Il prend un de ses seins dans sa main, d’abord par-dessus de son chemisier, puis en dessous. Il déboutonne le chemisier, enveloppe un sein dans sa paume. L la remplit entièrement. Les ses seins de Liz sont si petits qu’ils ne se sont pas affaissés, il n’y a rien chez elle qui puisse s’affaisser. Quand Tyler le caresse, le mamelon (plutôt grand pour de si petits seins, couleur framboise) se raidit. Elle laisse échapper un son qui est davantage un soupir qu’un gémissement. Elle enfonce ses doigts dans les cheveux de Tyler.

Il se redresse sur les genoux, ôte son jean et son caleçon. Il bande. Liz envoie valser ses bottines, tire sur son jean et son string, les fait glisser sur ses chevilles et les repousse du pied, écarte les jambes. Il jette un regard rapide à son sexe – les poils sombres épilés en une ligne verticale, le rose vif des lèvres – avant de se plaquer sur elle.

Ils savent tous deux qu’ils doivent faire vite. Il glisse sa bite en elle. Elle soupire plus fort, mais c’est encore un soupir, pas un gémissement de plaisir, bien qu’accompagné d’un léger halètement à la fin. Il la pénètre, sent la chaleur, l’étreinte humide, et, putain, il va jouir. Il se retient, reste immobile en elle, allongé sur elle, son visage pressé contre sa joue (il n’arrive pas à la regarder en face jusqu’à ce qu’elle dise : « n’attends pas.

- Tu es sûre ?

- Je suis sûre. »

Il la pénètre une fois, prudemment. Il s’enfonce à nouveau et il part dans un néant convulsif. Pendant quelques secondes, il éprouve cette déchirante perfection. Il n’y a que ça, seulement ça, il se perd, il n’est personne, il est annihilé, il n’y a plus de Tyler, il y a seulement… Il pousse un cri étouffé. Il s’enfonce dans une béatitude brûlante, extasiée, il est en train de se perdre, il est perdu, inexistant.

Et c’est fini.
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le_Bisonle_Bison   07 avril 2015
Un mardi, vous rentrez chez vous et vous vous dites : je vais m’arrêter dans ce deli où je ne suis jamais entré, et acheter un Coca. Un mardi, à dix-huit heures trente-deux. Il y a ce grand type debout devant l’armoire réfrigérée, vous ne pensez à rien de particulier à son sujet, aussi tout est-il naturel, il ne faut ni courage ni effort particulier pour demander : « Vous êtes Coca ou Pepsi ? » Il n’est pas étonnant que le grand type se tourne vers vous, qu’il vous adresse un petit sourire songeur, comme s’il s’agissait d’une question sérieuse, et dise : « Pepsi sans hésiter. Coca est pour les Beatles, Pepsi pour les Rolling Stones. »
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Justine-CoffinJustine-Coffin   03 octobre 2011
Mon chéri,
Je suis entrain de sombrer dans la folie à nouveau, j'en suis sûre: je sais que nous n'arriverons pas à bout de ces horribles crises. Et cette fois je ne guérirai pas. Je recommençe à entendre des voix, et n'arrive pas à concentrer mes pensées.
Aussi vais-je faire ce qui semble la meilleure chose à faire. Tu m'as rendue parfaitement heureuse. Tu as été pour moi ce que personne d'autre n'aurait pu être. Je ne crois pas que deux êtres eussent pu connaître si grand bonheur jusqu'à ce que je commençe cette affreuse maladie. Je ne peux plus lutter d'avantage, je sais que je gâche ta vie, que sans moi tu pourrais travailler. Et je sais que tu le feras. Tu vois, je n'arrive même pas à écrire correctement. Je n'arrive pas à lire. Ce que je veux dire, c'est que je te dois tout le bonheur de ma vie. tu t'es montré d'une entière patience avec moi et indiciblement bon. Tout le monde le sait. Si quelqu'un avait pu me sauver, c'eût été toi. Tout m'a quitté excepté la certitude de ta bonté. Je ne veux pas continuer à gâcher plus longtemps ta vie. Je ne crois pas que deux personnes auraient pu être plus heureuses que nous l'avons été...
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Under_the_MoonUnder_the_Moon   01 octobre 2013
Ici, dans cette cuisine, il y a des assiettes blanches empilées à la perfection, comme des objets sacrés, derrière des portes de placards vitrées. De vieux pots de faïence, vernissés dans différentes nuances de jaune craquelé, sont disposés en rang sur le comptoir en granit. Clarissa reconnaît ces objets mais y est étrangère. Elle sent la présence de son propre fantôme ; la part d'elle-même la plus rémanente et la moins distincte ; la part qui ne possède rien ; qui observe avec émerveillement et détachement, tel un touriste dans un musée, une rangée de pots vernis jaunes et un comptoir sur lequel il n'y a qu'une seule miette, un robinet chromé duquel une unique goutte tremble, grossit et tombe. Sally et elle ont acheté toutes ces choses, elle se rappelle chaque transaction, mais ces choix lui paraissent maintenant arbitraires, le robinet, le comptoir et les pots, la vaisselle blanche. Ce ne sont que des choix, un objet et puis un autre, oui ou non, et elle se rend compte qu'elle pourrait facilement échapper à cette existence - à ces motifs de satisfaction vides et artificiels.
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