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Jean Colonna (Traducteur)
EAN : 9782221122969
560 pages
Robert Laffont (10/11/2010)
2.95/5   38 notes
Résumé :
Un professeur de lettres, alcoolique repenti, s'accroche au roman qu'il écrit depuis cinq ans comme à une bouée de sauvetage...
Un éditeur cynique explore les sensations les plus absurdes... Un étudiant en lettres cultive une attirance morbide pour les suicides de stars hollywoodiennes... Trois paumés magnifiques s'acharnent à fomenter des aventures rocambolesques pour retenir une enfance enfuie... Cette comédie aussi noire qu'hilarante confirme, après Les My... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
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Des garçons épatants est une histoire étrange et baignant dans une folie douce, frôlant souvent le « to much », mais l'ésquivant à chaque fois. Nous suivons un écrivain et professeur de lettres pendant deux journées, journées très  agitées et primordiales qui changeront sa vie. Alors qu'un festival littéraire bat son plein dans son université, il va essayer de jongler entre une femme qui le quitte, une maîtresse (moins séduisante, moins jeune et plus intelligente que sa femme, ce qui mérite d'être souligné) qui attend un enfant, un de ses élèves suicidaire, cleptomane et mythomane, sa jeune locataire qui a le béguin pour lui, un étrange type qui semble être jockey et qui en veut à sa voiture et son ami et éditeur proche du renvoi. Sans oublier un livre de plus de deux milles pages qu'il traîne depuis des années et qu'il n'arrive pas à se décider à terminer. Tout cela en trimballant le corps d'un chien mort (accessoirement celui de sa maîtresse) dans le coffre de sa voiture. Oui, ça fait beaucoup. Et pourtant, c'est ce qui fait le charme de cette histoire improbable et jubilatoire.

 Michael Chabon nous promène ainsi dans la vie de cet homme qui ne sait plus ce qu'il veut et qui se laisse submerger par les problèmes des autres jusqu'à les assimiler. Il arrive à faire vivre cette incroyable galerie de personnages avec discrétion et adresse, à l'aide d'une écriture vive et prenante. J'ai été emporté par ce roman, aussi bien à cause du fond, loufoque et attachant, que de la forme, d'un style fort décontracté à « l'américaine» .

 Évidemment , il faut aimer ce genre d'ambiance pour adhérer à ce roman, autrement pas la peine d'essayer, il ne pourra que vous irriter par son ton et l'environnement « Germanopratin », de cet auteur en perdition amis de la bouteille, et des fumeurs – occasionnels ou pas – d'une herbe bien sympathique qui aide apparemment à la création, et de problèmes qui sont aussi insignifiants qu'importants. Une ambiance qui n'est pas sans rappeler le style des films de Woody Allen.

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Décidément, après mon abandon du roman de Steinbeck Les naufragés de l'autoroute, ma déception envers les romains américains continue. Des garçons épatants qui m'ont profondément endormi, voilà ma conclusion. J'ai lu dans une critique que ce roman avait un côté germanopratin. Comme c'est un côté qui ne me dérange pas, je pense que je ne l'ai pas trouvé.
Quitte à lire des aventures un peu absurdes, autant lire le français J.M. Erre, ça avance beaucoup plus vite que les digressions inintéressantes de Michael Chabon. On peut signaler que l'absence de chapitres fait qu'on se trouve confronté à une longue diarrhée verbale, sans pause, si bien qu'on ne sait pas trop quand s'autoriser à faire une pause dans la lecture, et que finalement on s'autorise à faire une pause toutes les 5 minutes tellement c'est ennuyeux.
Je me suis vengé en achetant Mamie Luger, c'est quand même beaucoup plus plaisant.
Add 2022 : je reprends la lecture !
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Si j'en crois les critiques ici et là, Chabon est considéré comme un très bon écrivain américain. La lecture des Princes vagabonds ne m'avait pas permis de me faire une opinion tranchée : le roman était fort sympathique mais ne m'avait pas emballée à ce point.

Pour des Garçons épatants, j'avais en guise de référence l'adaptation ciné de Curtis Hanson que j'avais bien aimée. Je me suis donc plongée avec enthousiasme dans les aventures d'un écrivain de Pittsburgh : Grady Tripp.

Grady est un écrivain comme on les imagine la plupart du temps : travaillant dans le milieu universitaire, peinant à achever son roman-fleuve qui menace de dévorer son auteur, se débattant dans ses histoires sentimentales (sa femme le quitte, sa maîtresse est enceinte...) et pour supportre tout ça, aimant (de manière immodérée) fumer des joints et boire.

Grady pose un regard suffisamment détaché et ironique sur son existence pour captiver le lecteur. D'autant qu'il est affublé d'un meilleur ami cynique, Teddy Crabtree, éditeur dont l'étoile pâlit à vue d'oeil, gay de surcroît, et d'un jeune élève introverti et mythomane, vouant une passion malsaine aux stars hollywoodiennes qui se sont suicidées, James Leer.

Au cours d'une période de temps relativement courte, Grady va devoir faire des choix et assumer des responsabilités, tâches bien compliquées pour un homme qui se sert de son imagination débordante pour fuir la réalité de son existence. A y bien réfléchir, on se dit que Grady comme Grabtree ne se comportent que fort rarement en adultes : comem des gosses, ils s'efforcent de fuir leurs obligations, cachent les fautes qu'ils ont commises, mentent avec aplomb, font preuve d'un égoïsme sidérant...

Les événements à la fois cocasses et dramatiques qui surviennent durant la première moitié du roman sont suffisamment attractives pour susciter mon intérêt. Ensuite, cela se gâte quelque peu. Chabon, à l'image de son héros écrivain, n'a apparemment pas su achever son roman avec panache. L'écriture et le style ne sont pas en cause, mais cette seconde moitié parait interminable et surtout répétitive. Il faut plus de 400 pages à notre infortuné héros pour se débarrasser du corps d'un chien abattu ! le personnage de Crabtree, pourtant intéressant, est mis en retrait au profit du jeune étudiant et du personnage principal, Grady, qui finit par devenir quelque peu agaçant dans ses lâchetés et ses indécisions. A part fumer et boire, il ne fait pas grand-chose...

Du coup, l'histoire finit par perdre graduellement son intérêt. J'ai attendu avec indifférence le dénouement du roman. Une fois de plus, j'éprouve un sentiment mitigé envers Chabon. pour l'instant, il ne me convainc pas vraiment comme écrivain et je doute fort de pouvoir le classer un jour parmi mes américains préférés.

Le film est mieux, Curtis Hanson a su élaguer et ne conserver que l'essentiel. de plus le castoing était de qualité : Michaêl Douglas campait sobrement Grady, tandis que l'excentrique mais excellent Robert Downey Jr incarnait Crabtree. Je conseille aux lecteurs déçus de visionner le film...

Lien : http://lectures-au-coin-du-f..
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Le héros du roman est un romancier et professeur de littérature d'une quarantaine d'années nommé Grady Tripp, qui a connu un succès éditorial mais qui est maintenant bloqué sur un manuscrit de plus 2 600 pages au titre provisoire « Des garçons épatants ». Grady ne sait pas quoi en faire et n'arrive absolument pas à le terminer.
Il faut dire que son manque de discipline et son besoin sans fin de sensations fortes sous diverses formes (drogue, alcool et histoires d'amour) sont des freins non négligeables. Grady est un homme pétri de contradictions qui s'embourbe dans sa vie professionnelle tout autant que dans sa vie personnelle. Il trompe sa troisième épouse, Emily, avec le recteur de l'université, Sara Gaskell, dont le mari, Walter, est le président du département de lettres. Il ne supporte pas de vieillir, ne veut pas devenir adulte et essaie de trouver un moyen de s'accrocher à la douce anarchie de la jeunesse.
La majeure partie de l'histoire se déroule à Pittsburgh dans les années 90, au cours d'un long week-end lors d'un festival littéraire. Pour l'occasion, Terry Crabtree, éditeur et ami de Grady, homme flamboyant avide de sensations fortes qui collectionne les conquêtes amoureuses, débarque, espérant récupérer le roman de Grady.
Invités à un cocktail chez les Gaskell, Grady tombe sur un de ses étudiants dans une posture suggérant qu'il était sur le point de mettre fin à ses jours. Il s'agit de l'énigmatique, fragile et introverti James Leer, un petit prodige de l'écriture, obsédé par les suicides de stars, qui ne se sépare jamais d'un vieux sac à dos contenant le manuscrit d'un roman.
Ces 3 énergumènes vont nous faire vivre un long week-end d'aventures singulières…

« Des garçons épatants » est un roman intelligent, atypique, réjouissant et très drôle que je vous recommande vivement si vous appréciez les histoires et situations un brin loufoques mais tout à fait crédibles. Et Chabon n'en fait jamais trop. Il fait preuve d'une adresse incroyable pour faire vivre sa truculente galerie de personnages et les rendre attachants. Et d'un grand sens de l'humour, maniant admirablement l'ironie et le second degré. Un véritable bonheur de lecture !
Le roman a été adapté à l'écran par Curtis Hanson (« Wonder Boys » avec Michael Douglas, Tobby Maguire, Robert Downey Jr etc).
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"Des garçons épatants" de Michael Chabon décrit le système de formation des écrivains qui existe de nos jours en Amérique aux programmes universitaire d'écriture créative ou de création littéraire. le roman fait penser aux "Scènes de la vie de bohème" d'Henri Murger qui décrit le système cruel de formation d'artistes qui existait en France au dix-neuvième siècle. Je recommande "Des garçons épatants" à tous ceux qui s'intéressent à la littérature américaine.
Il n'y a aucune raison de pleurer le sort auteurs en herbe aux É-U mènent des vies très confortables. le ton "Des garçons épatants" est très léger. On rit du début à la fin du roman. Ce qui est le plus surprenant est que les cours d'écriture créative fonctionne si bien. La littérature américaine est de nos jours fleurissante.
"Des garçons épatants" pose quelques difficultés pour le lecteur européen. D'abord la cible de la parodie est inconnue en Europe où le phénomène des cours d'écriture créative qui est très grand chez nous semble ou pas exister ou être très petit. le deuxième problème est que les auteurs américains écrivent pour un public qui possède un bagage culturel très spécifique. Par exemple on parle longuement d'un veston porté par l'actrice Marilyn Munroe (1926-1962) lors de son mariage avec le joueur des Yankees de New York Joe Dimaggio (1914-1999). le lecteur américain comprendra immédiatement l'importance d'une telle relique tandis qu'un francais ne saurait ni qui es Joe Dimaggio. Ce qui est pire encore, le mari de la maitresse du protagoniste va essayer d'assassiner le protagoniste avec le bâton de Dimaggio une autre relique majeure chez nous dont on ignore l'existence en Europe.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
J'étais secoué, déprimé. Et je me sentais coupable de ma déprime. J'aurais dû jouer du tambour sur la planche de bord en hommage au bordel en question, à ce chaos qui est si fécond, qui conjure la mort. [...] Depuis vingt-cinq ans, c'est-d-ire depuis l'époque où j'étais tombé sus le charme de Jack Kerouac, de sa petite musique vagabonde, pleine d'attendrissements dangereux et de manquements aux règles de la ponctuation, j'avais toujours considéré instinctivement comme une bénédiction le genre d'épisodes que nous venions de traverser : cette évasion de James Leer, arraché au dongeon de Sewickley Heights, ce sauvetage de la veste de Marilyn, tout ça était impeccable pour produire un morceau de littérature, pour alimenter les conversations de bar, pour faire chatoyer l'âme. Le Chaos ! Oui, j'aurais dû baisser ma vitre pour humer l'air à pleins poumons comme Knut Hamsun, debout sur sa locomotive en train de traverser l'Amérique profonde, s'était guéri de sa tuberculose en respirant l'air glacé.
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Malgré son amour de la littérature sanglante (...) Albert Vetch avait soigné sa sortie en s'efforçant de saigner le moins possible.
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on arrivait devant l'épicier-quincailler-station-service-bureau de poste à quoi se résumait le centre-ville de Kinship, Pennsylvanie.
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Je pense que le fait d'avoir été élevé durant cette décade qui aimait les couleurs avocat, orange, bambou avait dû déranger le cerveau de James.
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L'Egypte, c'était ce bleu de lapis-lazuli sur mon berceau, le grognement d'un crocodile, le rire cristallin d'une princesse et de ses servantes qui jouaient sur le rivage.
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Videos de Michael Chabon (6) Voir plusAjouter une vidéo
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