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François Boucq (Adaptateur)
ISBN : 2203391456
Éditeur : Casterman (02/06/2005)

Note moyenne : 3.83/5 (sur 69 notes)
Résumé :
L'histoire hallucinante de Bouche du diable commence par un jour d'hiver en Ukraine,à la fin de la deuxième guerre mondiale. Un jeune garçon, à moitié mort de froid dans la neige, est recueilli par une vieille paysanne. Son destin le mènera de l'orphelinat d'État de Karkhov jusqu'aux États-Unis où, sous le nom d'emprunt de William Budd, il servira d'agent de liaison aux services soviétiques. Avant de chercher en vain à échapper à son embrigadement.Bouche du diable,é... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
bdelhausse
  14 septembre 2018
J'ai aimé le côté cru de la BD. Ces dessins forts, empreints d'une violence, celle de la société, du milieu, de l'environnement, bien davantage que celle des protagonistes. Même s'il faut bien avouer que cela dézingue et explose façon puzzle, selon l'expression consacrée.
J'ai aimé l'absence d'humour, le portrait d'un paumé déraciné à qui on fournit une nouvelle identité. Une "légende", pour l'infiltration de ces maudits capitalistes.
J'ai aimé les personnages, les tronches, les caractères saisis par Boucq en quelques cases, grâce à une vision de l'intrigue. J'ai adoré les cases sans texte qui racontent bien plus que les plus longs discours. Boucq a ce talent que peu d'autres dessinateurs possèdent. Celui de raconter par le seul dessin des choses que d'autres ne peuvent raconter qu'avec force dialogues et "voix off". Il y a du Hermann chez Boucq (et je ne peux faire de meilleur compliment).
J'ai moins apprécié le côté prévisible de l'intrigue. Ce basculement d'un agent communiste infiltré à New York... ce n'est même pas du spoiler, c'est inscrit dès le départ.
J'ai très peu adhéré à l'onirisme, à la touche fantasque et fantastique qui vient polluer (à mon avis) un roman qui aurait pu, qui aurait dû, être noir de noir. Je reste donc un peu sur ma faim, mais j'ai découvert (à ma grande honte, je l'avoue) un dessinateur.
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jovidalens
  22 janvier 2013
Superbe et flamboyante BD qui débute dans la boue d'un champ d'Ukraine envahi de corbeaux, s'élève jusqu'aux poutres metalliques des gratte-cielset se termine dans le maitre vitail de la Basilique St Patrick.
Une paysane ramasse dans un champ couvert de neige un enfant affligé d'un bec de liévre, souffre-douleur qui sera recueilli, embrigadé dans les services secrets de l'URSS et instrumentalisé. Mais il est aimé des oiseaux, et trouvera sur son chemin deux hommes qui réveilleront en lui sa spriritualité.
Scénario intelligent qui nous parle de liberté, d'humanité, sans aucun temps mort dans cette ascension vers la lumière, servi par un trait flamboyant aussi bien dans la crasse et la force de l'eau des égouts, celle de la pluie qui déferle sur le toit de la basilique, et que la fange et la cruauté de la violence.
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Belzaran
  29 mars 2016
Après avoir découvert « Little Tulip », j'avais envie de partir en quête d'autres ouvrages du duo formé par Jérôme Charyn (au scénario) et François Boucq (au dessin). C'est chose faite avec « Bouche du diable », paru 25 ans plus tôt et abordant plus ou moins le même thème : à savoir l'histoire des exilés soviétiques aux Etats-Unis d'Amérique. le bouquin était préalablement édité aux éditions Casterman avant multiples rééditions.
« Bouche du diable » narre l'histoire de Youri, un jeune orphelin ukrainien retrouvé dans un champ au milieu des corbeaux. Persécuté toute sa jeunesse par sa famille, puis dans l'orphelinat, il sera repéré afin d'être formé comme agent dormant en URSS.
Jérôme Charyn écrit l'histoire d'un homme, de sa découverte jusqu'à ce qui nous intéresse en soit : son action en tant qu'espion. Ainsi, la bande dessinée aborde de nombreux thèmes : le polar, l'espionnage bien sûr, mais également toute une description de l'URSS et de l'embrigadement. Les auteurs ne nous font pas de cadeaux : l'histoire est rude et la vie n'épargne par Youri.
Le bouquin est parfaitement rythmé, alternant les chapitres efficacement. Chaque partie de la vie de Youri est bien dosée et apporte son lot d'avancées dans l'histoire. La partie new-yorkaise reste moins prenante, car moins exotique, mais elle propose plus d'actions. On ne s'ennuie pas le long des 110 planches qui parsèment l'ouvrage, scotchés par l'existence de fantôme de Youri.
Le mélange des genres fait clairement le point fort de l'ouvrage, même s'il laisserait peut-être de côté certains lecteurs. En effet, le fantastique s'intègre rapidement dans l'ouvrage. Lointain et peu mis en avant, il reste en filigrane et enrichit l'histoire.
L'ensemble est parfaitement mis en scène et en images par François Boucq dont le talent n'est plus à représenter. J'ai juste regretté des couleurs un peu trop légères (la cause à l'édition ?). le couple dessin/couleur est en effet bien ancré dans son époque, ce qui n'enlève rien au trait de Boucq. Sa capacité à tout représenter, de la campagne ukrainienne à New York avec maestria force le respect.
« Bouche du diable » est un ouvrage prenant et puissant. Ancré dans son époque (on est en 1990), il garde un côté plus désuet qu'un « Little Tulip » plus récent, basé sur des thèmes similaires. Voilà de la très bonne bande dessinée, construite sur un scénario efficace et un dessin parfaitement maîtrisé !

Lien : http://blogbrother.fr/bouche..
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ferns
  04 décembre 2018
Youri est un jeune garçon retrouvé dans les décombres de la guerre de 1970, en Ukraine. Accueilli dans un orphelinat, il va rapidement être la victime de la vindicte et des insultes des autres orphelins qui le surnomment alors "bouche du diable" à cause de son bec de lièvre. Mais bientôt, une nouvelle vie va se proposer au jeune Youri en la personne du Colonel Stravoguine, un militaire russe qui va le former intellectuellement, physiquement et idéologiquement. Dans l'orphelinat où Youri se trouve, il va aussi rencontrer un vieil homme, Grigori, son professeur, qui va lui faire découvrir de nombreuses choses comme un code rudimentaire avec des allumettes par exemple ; il va aussi le faire réagir sur les limites des idées nouvellement acquises par Youri et imposées par le Colonel Stravoguine. Ce dernier va l'envoyer aux USA pour mener une enquête en tant qu'espion. A l'occasion de son parcours, Youri va vite se rendre compte que son colonel ne se sert de lui que pour une raison, un don hors du commun qui fait de lui un être à part. Lorsque tout est remis en question dans votre vie, sur qui pouvez-vous désormais compter ?
Lien : http://littsoc.over-blog.com..
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badpx
  01 septembre 2018
L'URSS post seconde guerre mondiale, la guerre froide, des histoires d'espionnages, ou tout simple des histoires d'hommes fanatisés.
J'ai aimé cette histoire, on y suit la progression d'un orphelin "sauver" par le régime... mais à quel prix ? On y découvre toute les dérives, toutes les horreurs possibles. Mais il y a aussi un fond d'espoir et d'humanité grâce à certains personnages un peu illuminé peut-être.
Ce fut une bonne lecture, peut être un peu rude parfois plaisante.
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
jovidalensjovidalens   22 janvier 2013
- Que faisiez-vous tout à l'heure, avant que je frappe à la porte je vous ai vu ; un courant d'air a levé le rideau ?
- Je priais.
- Qu'est-ce que ça veut dire ?
- ça veut dire que l'on communique avec le créateur de toutes choses.
- Si il est le réateur de toutes choses est-ce lui qui a créé le Parti, la Russie et le Petit Père des Peuples ?
- Dans un certain sens, oui.
- Pourquoi le Parti n'en parle-t-il pas ?
- Parce que le Parti ne supporte pas qu'il y ait quelque chose au-dessus de lui.
+ Lire la suite
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jovidalensjovidalens   22 janvier 2013
Vous savez bien que l'on peut faire dire ce que l'on veut à un texte...
...Certains ont même réussi à faire accepter l'idée que le Christ était le premier communiste de notre ére.
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okkaokka   19 septembre 2018
p.111.
La grâce du grand esprit est comme les rayons du soleil qui descendent et éclairent toutes les créatures... les pensées des hommes doivent s'élever vers lui comme le fait l'aigle tacheté.
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monsieur_burpmonsieur_burp   12 avril 2018
...Puisque la meilleure façon de gagner une guerre c'est de soumettre l'ennemi sans combat... Les guerres se gagnent dans l'ombre !
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okkaokka   19 septembre 2018
p.23.
- Si il est le créateur de toutes choses est-ce lui qui a créé le parti, la Russie et le petit père des peuples ? …
- Dans un certain sens, oui.
- Pourquoi le parti n'en parle-t-il pas ?
- Parce que le parti ne supporte pas qu'il y ait quelque chose au-dessus de lui.
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Vidéo de Jerome Charyn

CHRONIQUE LITTÉRAIRE - Février 2015 - Anne Michel
Bronx Amer en treize nouvelles, un voyage au pays du Bronx, le lieu qui hante Jerome Charyn.
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Mon pote Daniel Pennac dirait qu'il a le cul bordé de nouilles, moi je préfère dire que j'ai le cul............?...................

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