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Christiane Besse (Traducteur)
ISBN : 2757822748
Éditeur : Points (07/04/2011)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.62/5 (sur 397 notes)
Résumé :
Par un pur hasard, Adam Kindred, jeune climatologue spécialiste des nuages, se retrouve dépouillé en quelques heures de tout ce qu'il tenait pour acquis: sa carrière, sa réputation, ses cartes de crédit, son passeport, son portable, et même ses vêtements, soit tous les signes extérieurs de son identité humaine. Une succession de terrifiantes coïncidences fait de lui l'auteur tout désigné d'un meurtre.
Police et tueur à gages lancés à ses trousses, sa seule is... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (79) Voir plus Ajouter une critique
andman
  29 décembre 2013
Spécialiste des phénomènes atmosphériques, conférencier de renom, Adam Kindred se retrouve par le plus grand des hasards dans l'obligation de se cacher dans les bas-fonds de Londres.
Auteur présumé d'un meurtre à l'arme blanche et activement recherché par la police, ce climatologue trentenaire est vraiment dans de sales draps, d'autant plus qu'un tueur à gages méticuleux et sadique est à ses trousses. Pour couronner le tout, il est dépossédé de ses vêtements, papiers et portable après s'être fait assommer par un délinquant. Tiraillé par la faim, terré dans un abri de fortune non loin de la Tamise, le jeune homme pleure toutes les larmes de son corps…
Le passage d'Adam du paradis à l'enfer, des nuages à la mouise, est relaté en quelques courts chapitres. Embarqué avec le fugitif dans l'engrenage infernal de la clandestinité, le lecteur ne lâchera plus « Orages ordinaires » : une dizaine d'heures de lecture palpitante au coeur de la marginalité londonienne.
Les très bonnes critiques relatives à ce thriller, écrit par William Boyd en 2010, n'ont pas échappé au Père Noël et ce pour mon plus grand plaisir.
« Orages ordinaires » : un grand éclair de bonheur !
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Commenter  J’apprécie          673
Malaura
  25 février 2012
Après des déboires matrimoniaux, Adam Kindred rentre des Etats-Unis afin de recommencer une nouvelle vie à Londres.
Climatologue spécialisé dans l'étude des nuages, il espère de belles éclaircies dans sa vie. Las, ce sont de gros nuages noirs qui s'amoncellent au-dessus de sa tête !
En voulant restituer un dossier oublié à un homme croisé au restaurant, Adam découvre celui-ci assassiné dans son appartement.
Il s'agit du professeur Wang, un allergologue travaillant sur un remède miraculeux contre l'asthme pour une puissante firme pharmaceutique.
C'est le début d'une descente aux enfers vertigineuse.
Bien qu'innocent, tout semble accuser Adam.
Il est le dernier à s'être présenté au domicile de la victime et ses empreintes sont partout dans l'appartement. Naturellement la police se met aussitôt en chasse. Mais le véritable tueur est lui aussi sur le coup car Adam détient toujours le dossier du professeur Wang, un dossier que veulent récupérer à tout prix les dirigeants de la compagnie pharmaceutique.
Acculé, traqué, Adam est alors contraint de plonger dans la clandestinité des bas-fonds londoniens pour échapper à ses poursuivants.
Désormais sans toit, sans argent, sans papier, il va devoir apprendre à survivre dans la Londres des déshérités et des précaires, une ville labyrinthique aux véritables airs de jungle urbaine.
Avec "Orages Ordinaires", William Boyd fait vivre à son personnage la pire des situations, la perte de tout ce qui faisait sa vie, à commencer par son identité. Seule la liberté lui appartient encore, mais à quel prix ! Obligé de se noyer dans la clandestinité, Adam Kindred apprend aux côtés d'autres marginaux, la débrouillardise, la ruse et la méfiance.
La trame policière ainsi déployée au début du livre et dont l'auteur maîtrise parfaitement les codes, est alors détournée au profit d'une description lourde de sens de notre monde moderne et de ses inégalités sociales.
D'un côté l'univers affairiste brassant des millions de dollars incarné par la puissante firme pharmaceutique, et de l'autre la foule interlope des invisibles peuplant l'East End et les bas-fonds de Londres.
L'histoire, aux personnages secondaires aux petits oignons tient alors davantage du Dickens moderne que du polar.
L'occasion pour l'auteur de croquer ainsi sur le vif des êtres dont le cosmopolitisme est souvent synonyme de graves disparités sociétales.

Et puis il y a Londres, cité tentaculaire, personnage à part entière du roman, une Londres underground qui n'a rien à voir avec les guides touristiques et que l'écrivain anglais nous fait visiter dans les moindres recoins, des ruelles mal famées aux immeubles délabrés, en suivant les méandres de la Tamise, de Chelsea jusqu'à son estuaire, car - encore un clin d'oeil à Dickens - « toute chose commence avec le fleuve et nous y finirons, sans doute… »

Comme pour ses précédents livres, ce dixième ouvrage de William Boyd a fait les frais d'un large travail de documentation et de recherche en amont.
Pour l'auteur, il s'agit que tout soit aisément vérifiable et puisse s'appuyer sur des faits réels et avérés, des 600 cas de disparitions de personnes chaque semaine en Angleterre, aux agissements des lobbies pharmaceutiques en passant par les interventions policières des brigades fluviales.
Chaque étape du roman est ainsi préparée en un planning serré, chaque plan, chaque séquence préalablement pensés et soupesés.
Une méthode bien organisée et bien rôdée qui vaut à "Orages ordinaires" d'être orchestré de main de maître.
Dense et rythmé, un très bon livre.
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Commenter  J’apprécie          510
caro64
  24 juillet 2013
"Les orages ordinaires ont la capacité de se transformer en tempêtes multi-cellulaires d'une complexité toujours croissante". 
La citation choisie par W. Boyd en introduction de ce roman le résume à merveille. C'est la bourrasque (pour le moins) !
Londres. Adam Kindred, jeune climatologue fraîchement revenu des Etats Unis, voit sa vie basculer alors que tout semblait "sous contrôle" : un entretien d'embauche, prometteur, un repas sans prétention et sans problème dans un sympathique restaurant italien, quelques banalités échangées avec son voisin de table, un certain Docteur Wang, immunologue, apparemment. Mais ce presque inconnu oublie des documents qu'obligeamment, Adam va vouloir lui rapporter... A partir de cette bonne intention, tout va dérailler. Dans son appartement laissé ouvert, Wang agonise, assassiné, un homme s'enfuit, Adam aussi, paniqué parce qu'il l'a vu, lui échappe. Témoin d'un meurtre, il en devient ainsi le suspect principal en même temps que la proie du véritable tueur peu diplomate. Alors, pour sauver sa peau, il fait disparaître toute trace d'identité : passeport, cartes de crédit, téléphone portable, jusqu'à rejoindre la foule des marginaux et des sans-abris qui peuple les bas-fonds de l'East End. Recherché par la police , il n'a d'autres issue que de se fondre dans la masse pour mener sa propre enquête.
William Boyd nous offre un très bon roman aussi bien par sa forme que par son fond. Il adopte les mécanismes du thriller pour mieux les détourner et nous déconcerter, notamment avec ce narrateur omniscient décryptant tous les événements pour mieux nous guider… le tissu social anglais est abordé dans toute sa complexité au travers de personnages secondaires très travaillés. Avec Orages ordinaires, William Boyd nous montre l'étendue de son talent, sa virtuosité à mélanger thriller et roman de société où un individu, en quête de son identité et de son innocence, survit grâce aux sans noms de notre système, dans une ville tentaculaire où leur disparition n'inquiète plus personne. Intelligent, prenant, d'une écriture précise, pleine d'ironie et d'humour, on se laisse très vite prendre par cette dégringolade qui semble sans fin.Bref, un roman passionnant et captivant : William Boyd maîtrise ses sujets d'une façon remarquable.
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Sallyrose
  03 avril 2012
Un polar qui n'est que prétexte à décrire les conditions de vie des SDF d'un côté et des magouilles au sein des grosses sociétés, en l'espèce un laboratoire pharmaceutique.
Un prétexte, certes, mais quel prétexte ! le contraste est saisissant.
Le rythme est enlevé, chaque court chapitre apporte sa pierre à l'édifice.
Un style épuré qui va droit au but et qui contribue à la fluidité et la rapidité de la lecture.
Je regrette néanmoins de ne pas avoir pas retrouvé, ou si peu, le cynisme qui m'avait agréablement fait grincer des dents dans Armadillo
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mariecesttout
  10 avril 2014
En matière de polar, les ficelles sont sans doute un peu grosses. Et dans la dénonciation des complots des multinationales ( pharmaceutiques ou autres) , John le Carré était , à mon avis, plus efficace dans La constance du jardinier. Et plus..vraisemblable?
C'est plus un roman qui explore le thème de la disparition de l'identité initiale, cher à William Boyd, décidément. Et, ici, la perte complète de toute identité . Comment devenir invisible dans le Londres d'aujourd'hui. C'est assez simple, ne plus laisser aucune trace qui définit actuellement cette identité : " C'est comme ça qu'on disparait, au vingt et unième siècle, on refuse simplement d'y participer. On vit comme un paysan au Moyen Age, tu mendies, tu voles, tu dors sous un buisson."
Ici, la disparition sert à la survie, puisque se rajoute la poursuite, mais le thème de la survie au jour le jour d'innombrables d'individus est une part centrale du roman. Et bien vu dans les détails les plus élémentaires.
Après.. la construction du récit est suffisamment habilement faite pour que les pages se tournent toutes seules,les personnages secondaires sont bien construits et même si ce n'est pas le roman de William Boyd que je préfère, j'ai passé un bon moment.
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critiques presse (1)
Lexpress   02 juillet 2011
L'auteur de Brazzaville Plage explore les bas-fonds de Londres, cité fantomatique qu'il décrit en digne héritier de Dickens.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
caro64caro64   23 juillet 2013
Si vous ne téléphoniez pas, ne régliez aucune facture, n'aviez pas d'adresse, ne votiez jamais, n'utilisiez pas de carte de crédit ni ne tiriez d'argent à une machine, ne tombiez jamais malade ni ne demandiez l'aide de l'État, alors vous passiez au-dessous du radar de compétence du monde moderne. Vous deveniez invisible, ou du moins transparent, votre anonymat si bien assuré que vous pouviez vous déplacer dans la ville – sans confort, certes, plein d'envie, oui, prudemment, bien sûr – tel un fantôme urbain. La ville était remplie de gens comme lui, reconnaissait Adam. Il les voyait blottis dans les embrasures de porte ou écroulés dans les parcs, mendiant à la sortie des boutiques, assis, effondrés et muets, sur des bancs. Il avait lu quelque part que, chaque semaine en Angleterre, six cents personnes environ disparaissaient – presque cent par jour – , qu'il existait une population de plus de deux cent mille disparus dans ce pays, de quoi peupler une ville de bonne taille. Cette population perdue, évanouie de Grande-Bretagne, venait de gagner un nouveau membre.
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caro64caro64   24 juillet 2013
Il était recherché mais introuvable. Ayant fait son lit, il alluma son réchaud pour réchauffer ses haricots qu’il enfourna directement dans sa bouche, en cuillerées chaudes et succulentes – délicieux. Un jour à la fois, Adam, se dit-il : garde la tête aussi vide que possible. Il était entré dans la clandestinité.
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Corboland78Corboland78   31 mars 2014
Je sais ce que Kindred fait, dit-il calmement d’un ton égal, en se renfonçant sur son siège. Je l’ai compris en l’attendant. Il a vécu là-bas, près de ce pont, depuis des semaines… Juste en se tenant à carreau. Il n’est pas stupide : il ne fait rien, il n’y a donc pas de trace. Pas de chèque, pas de factures, pas de notes, pas d’appels sur portable – cabines téléphoniques uniquement -, pas de cartes bancaires, du liquide – rien. C’est comme ça qu’on disparait au vingt et unième siècle – on refuse simplement d’y participer. On vit comme un paysan au Moyen Âge : tu mendies, tu voles, tu dors sous un buisson. Voilà pourquoi personne ne pouvait le trouver – même pas la foutue Brigade criminelle au complet de la Metropolitan Police.
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luocineluocine   26 juin 2010
Il sentait instinctivement que la seule manière d’éviter d’être repéré dans une ville du vingt et unième siècle était de ne tirer aucun avantage des services qu’elle offrait –téléphonique, financiers, sociaux, municipaux ou autres.
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luocineluocine   26 juin 2010
Jonjo tira un peu sur la laisse du Chien et ils s’en allèrent. Il aurait préféré rôtir en enfer plutôt que de suivre son chien avec un sac en plastique pour ramasser sa merde.
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Videos de William Boyd (18) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de William Boyd
Pour ce sixième numéro de la Petite Librairie (émission produite par La Griffe Noire), Gérard Collard s'est entouré de 3 chroniqueurs... Marie, Didier Debroux et Jean-Edgar Casel...
Bon visionnage !!!

LE COUP DE COEUR DE GERARD COLLARD
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LE COUP DE C?UR DE DIDIER DEBROUX Les vies multiples d?Amory Clay de William Boyd aux éditions Points
LES COUPS DE C?UR DE GÉRARD COLLARD Les délices de Tokyo de Durian Sukegawa et Myriam Dartois-Ako aux éditions Albin Michel
Une vie entre deux océans de Margot Stedman et Anne Wicke aux éditions Livre de Poche
Les Filles des autres de Amy Gentry et Simon Baril aux éditions Robert Laffont
RENCONTRE AVEC HAROLD COBERT? La Mésange et l'ogresse de Harold Cobert aux éditions Plon Jim d?Harold Cobert aux éditions Livre de Poche
LE COUP DE COEUR DE GERARD COLLARD Par amour de Valérie Tong Cuong aux éditions JC Lattès
LE COUP DE COEUR DE SOLVEIG DARRIGO Traité de miamologie pâtisserie de Stéphan Lagorce aux éditions 180°C
LE COUP DE GUEULE DE GERARD COLLARD Terreur de Yann Moix aux éditions Grasset
LES COUPS DE COEUR DE GERARD COLLARD Toxique de Niko Tackian aux éditions Calmann-Lévy
Le Loup peint de Jacques Saussey aux éditions Livre de Poche
Ne prononcez jamais leurs noms de Jacques Saussey aux éditions Toucan
Canicule de Jane Harper et Renaud Bombard aux éditions Kéro
CHRONIQUE JEUNESSE
Combien de bébés ? de Guido van Genechten aux éditions Albin Michel Jeunesse
Les enfants les pires du monde de Tony Ross aux éditions Albin Michel Jeunesse
Ourse & Lapin : Drôle de rencontre de Jim Field et Julian Gough aux éditions Flammarion
LE COUPS DE C?UR DE GÉRARD COLLARD Peggy Dans les Phares de Lacasse Marie-Eve aux éditions Flammarion
LE BLOC-NOTES Exposition Henri Matisse à Lyon
Henri Matisse, le laboratoire intérieur de Collectif aux éditions Hazan
Histoire du théâtre dessinée d?André Degaing aux éditions Nizet
LA CHRONIQUE DE JEAN-EDGAR CASEL Tintin au Pays des Soviets Couleur de Hergé aux éditions Casreman
SERIE TV Suspect numéro 1 - L'intégrale des saisons 1 à 7 Borgia
LA CHRONIQUE DE MARIE D'après une histoire vraie: Livre audio 1CD MP3 - Suivi dun entretien entre Delphine de Vigan et Marianne Épin aux éditions Audiolib
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