AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782869592568
96 pages
Éditeur : Arléa (02/04/2004)
  Existe en édition audio
3.78/5   37 notes
Résumé :

Le traité sur l'amitié - de Amicitia -, qu'on trouvera ici dans une traduction nouvelle, est un des derniers textes de Cicéron. Pour le célèbre avocat romain, l'amitié est le bien fondamental : " Je me demande, écrit-il, si, à part la sagesse, les dieux ont donné aux hommes quelque chose de meilleur. " Comment choisir ses amis ?Comment les mériter ? Comment les garder ? Sur tous ces points, les réflex... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
LydiaB
  26 octobre 2010
Ce traité est également appelé Lélius. Il s'agit d'un des derniers textes écrits par Cicéron. Il s'inscrit dans les Ides de Mars: César est vient de mourir, Rome et l'Italie sont partagées entre soulagement, regret et incertitude. de l'amitié fait intervenir un facteur culturel: l'amitié romaine ne se réduit pas au sentiment intime que nous connaissons. Elle recouvre un certain type de relation sociale qui se retrouve dans la vie publique: c'est être allié dans l'action publique, les dimensions personnelle et politique se superposant et créant un réseau complexe d'affinités, de services et de contreparties. D'où, souvent, des conflits de devoirs, entre orientation politique et liens personnels.
Ce problème occupe une place importante dans le traité (cf. exemples de Blosius de Cumes et de Tiberius Gracchus), pour ne pas dire essentielle. Cicéron y fut lui-même confronté à maintes reprises, tout particulièrement lors de la guerre civile. En effet, il était partagé entre ce qu'il devait à Pompée, son estime plus grande pour César, et son sens de la légalité. Au terme du conflit, il connaîtra le même dilemne, lorsque le nouveau maître de Rome, Auguste, auquel il s'était rallié, laissera percer les traits d'un tyran.
Lien : http://promenades-culture.fo..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
Chasto
  06 avril 2020
Sentiment, relation sont ils compatibles et raisonnables?
Est ce raison que d'utiliser des sentiments dans une volonté de politique à venir?
Réfléchir à ses élans ou mieux s'approprier l'autre par ses émotions et ses capacités d'approche?
Lignes à essayer de suivre dans ses exposés et ses développements.
Commenter  J’apprécie          90
balarasse
  01 octobre 2020
Ouvrage agréable au style clair et agréable.
Ce texte est empreint de la culture romaine et de philosophie stoïcienne.
J'en ai retenu les 5 points suivant:
-Dichotomie entre l'amitié sincère et celle par intérêt
-L'une se base sur le partage d'intérêts commun, le respect et l'honnêteté l'autre sur l'ambition et la flatterie.
-l'amitié sincère n'est possible qu'entre les gens de bien, les vertueux
-l'amitié est une disposition naturelle de l'homme et a une valeur supérieure à a tout les biens matériels
-Lorsqu'une amitié se termine mieux la laisser s'étioler que de la conclure brutalement.
On sent le tiraillement entre l'homme politique et le stoïcien dans ce texte.
J'ai été amusé par les 'tacles' gratuits fait aux épicuriens.
Commenter  J’apprécie          00
Marchal1952
  21 octobre 2019
Une petite merveille, ce livre, que j'ai lu il y a quelques années et que je n'avais vraiment pas compris, en fait. Il est à noter que les bons anciens amis de Cicéron sont devenus des ennemis sévère qui lui ont fait subir un traitement final comme cela était la coutume de l'époque ; on lui envoie un légionnaire qui revient ensuite avec la tête de Cicéron et ses mains, pour bien apporter la preuve qu'il n'écrira plus rien.
Lien : http://generalmarchal.blogsp..
Commenter  J’apprécie          00

Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
LydiaBLydiaB   26 octobre 2010
Sachez-le tout d'abord, mon opinion est qu'il ne peut y avoir d'amitié qu'entre gens de bien; je ne prends pas le mot dans un sens trop radical comme le font ces philosophes qui développent à ce sujet des considérations subtiles; peut-être ont-ils raison, mais ce qu'ils disent n'a guère d'application à la vie, car ils nient qu'à moins d'être un sage on puisse être homme de bien. Je le veux bien, mais par sagesse ils entendent une perfection que nul mortel n'a jamais possédée, tandis que nous, nous avons en vue des mérites adaptés à la pratique de la vie ordinaire et non une perfection qui n'existe que dans l'imagination ou qui n'est qu'un idéal inaccessible.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
fanfanouche24fanfanouche24   17 janvier 2014
Parmi les biens, la plupart des gens n'accordent de valeur qu'à ce qui est source de profit. Ils sont attachés à leurs amis comme à du bétail, dans l'espoir d'un rapport maximal. Ce faisant, ils se privent de l'amitié la plus belle et la plus naturelle, celle qu'on recherche uniquement pour elle-même. Ils sont incapables d'appréhender seuls ce qui fait vraiment le prix- et l'essence- de l'amitié. Si chacun de nous s'aime soi-même, ce n'est pas dans l'espoir d'un profit quelconque, c'est tout simplement par amour de soi. Si l'on ne se conduit pas de même en amitié, on ne trouvera jamais le véritable ami, cet autre soi-même. (p.68)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
ChastoChasto   30 novembre 2019
Si l'amitié recèle toutes sortes d'avantages, et d'importance, elle les surpasse tous, parce qu'elle auréole l'avenir d'optimisme et n'admet ni la démoralisation des esprits ni leur capitulation.
Commenter  J’apprécie          60
ChastoChasto   30 novembre 2019
l'amitié vaut mieux que la parenté, du fait que la parenté peut se vider de toute affection, l'amitié, non : qu'on ôte l'affection, il n'y a plus d'amitié digne de ce nom, mais la parenté demeure.
Commenter  J’apprécie          20
PhilonPhilon   22 avril 2015
C'est après jugement que l'affection doit naître et non en pleine affection qu'un jugement doit être porté. [ XXII, 85 ]
Commenter  J’apprécie          30

Videos de Cicéron (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  Cicéron
En librairie le 1er septembre 2021.
Nous sommes à Rome, au septième siècle. C'est la capitale du monde, une ville immense et monstrueuse où s'observent et se haïssent Crassus, Cicéron, Catulle, Pompée, César ou Caton. Cicéron a fait de la morale son fonds de commerce, se présentant comme la voix du peuple alors qu'il est un défenseur acharné du Sénat et des intérêts de l'aristocratie. Publius Claudius Pulcher, héritier de la famille la plus noble de Rome, se fait adopter par un esclave, change son nom en Clodius, est élu tribun de la plèbe et chasse Cicéron de Rome. Cicéron prend le parti de Pompée, Clodius celui de César. La guerre entre eux dura dix ans et la République n'y survivra pas. Leur lutte est racontée ici par un philosophe grec, Metaxas, l'ami le plus brillant et le plus sarcastique de Clodius, qui le fait venir d'Athènes à Rome pour écrire les discours qui lui permettront d'affronter Cicéron à armes égales dans des joutes oratoires où se décide le sort de la Cité. Voici ses Mémoires, qui racontent la chute de la République romaine et la mort de Cicéron. Une allégorie de notre propre décadence ?
+ Lire la suite
>Philosophie et disciplines connexes>Philosophie antique, médiévale, orientale>Sceptiques et néo-platonisme (18)
autres livres classés : philosophieVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Cicéron

Quel est le véritable nom de Cicéron ?

Marcus Tullius Cicero
Marcus Tulius Cicero
Marcus Tuliius Cicero

10 questions
44 lecteurs ont répondu
Thème : CicéronCréer un quiz sur ce livre