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ISBN : 2800170735
Éditeur : Dupuis (05/05/2017)

Note moyenne : 3.6/5 (sur 21 notes)
Résumé :
Ludwig Mueller est un traducteur-interprète allemand aux ordres du parti hitlérien. Alors que la Seconde Guerre mondiale entame un virage inquiétant, ce mari désabusé et père peu préoccupé par sa famille est envoyé à Hiroshima afin de travailler sur des documents confidentiels, au contenu crypté. Là-bas, il lui est cependant impossible d'échapper à ses tourments qui se gravent dans sa chair et lui causent d'intenses douleurs. C'est alors que sa rencontre avec une be... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
Didili
15 juillet 2017
Une histoire très belle et triste.
L'histoire d'une rencontre, dans la grande Histoire, celle de la seconde guerre mondiale et des épisodes terribles des bombes nucléaires lâchées sur Hiroshima et Nagazaki.
Hibakusha (被爆者/被曝者, soit respectivement « victimes de la bombe » et « victimes de la bombe atomique ») est un mot japonais qui désigne les survivants des bombardements atomiques de Hiroshima et Nagasaki.

La BD est de très belle qualité, la couverture d'un aspect soyeux et le dessin de Cinna une invitation sensuelle à rentrer dans l'histoire.
Les Éditions Dupuis sont derrière cette collection Aire Libre. Merci à eux pour ce joli cadeau et à Babelio !
J'ai relu deux fois cette BD pour en apprécier encore plus les atouts. Comme pour m'imprégner de l'histoire qui à la base est une nouvelle de Thilde Barboni : "Fin de transmission".
Le travail sur la couleur est vraiment une belle réussite.
On passe selon les lieux et l'histoire par différentes gammes de couleurs :
de la violence et de la dureté avec le noir, les gris et le rouge, en Allemagne Nazie.
Des couleurs plus tendres pour les moments de zen et de la rencontre.
Aux couleurs vives de rouge et de vert pour les scènes de désirs et d'érotisme.
Les tristes gris et beige des scènes dans la prison.
Et toujours ce rouge comme un fil conducteur : du rouge à lèvres de la jeune femme du début, au drapeau de l'Allemagne Nazie, des arbres dans l'automne allemand, à l'ombrelle et aux imprimés de la jeune japonaise, du rouge sang de l'apocalypse, à la nature qui reprends vie, au drapeau japonais...
Des dessins délicats et des cadrages magnifiques.
Une belle réussite qui tient à une belle symbiose entre les mots de Thilde Barboni et les dessins d'Olivier Cinna.
L'histoire de l'amour de cet homme et de cette femme qui va perdurer malgré tout. Une âme qui reste là pour alléger les peines de ceux qui restent... La nouvelle de Thilde Barboni est délicate.
Une poésie qui estompe, un peu, tout le mal et l'horreur de ces destructions massives violentes et inouïes...
Une BD que j'ai beaucoup appréciée pour ce qu'elle raconte et comment elle le raconte.
Un coup de ♥ à découvrir pour le souvenir !
Lien : https://imagimots.blogspot.f..
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tchouk-tchouk-nougat
07 juillet 2017
Ludwig est traducteur interprète aux cotés des nazis, il a une femme et un enfant. Mais de tout cela, rien ne le touche. La guerre, son fils... il se détache de tout cela, offre une apparence lisse. Il est juste un messager se dit-il, il délivre des messages sans avoir d'opinion. Il refuse de penser, d'aimer... Jusqu'au jour où il est envoyé en mission à Hiroshima.
Quand on ouvre l'album, Ludwig nous apparait tout d'abord comme un allemand plutôt antipathique, amer et désabusé. Presque méchant avec sa femme et son fils, impassible face aux exactions nazis. Et puis son caractère va changer quand il mettra les pieds au pays du soleil levant. Son âme s'ouvre à ce qui l'entoure.
Hibakusha est un joli récit avec de la poésie malgré cette fin de seconde guerre mondiale. On va apprendre le sort réservé aux allemands au Japon lorsqu'ils capitulent. Et puis c'est l'horreur de la bombe A. Hibakusha c'est le nom donné aux survivants, à ceux qui restent d'une manière ou d'une autre.
A la fin de ma lecture je me suis plongé dans quelques recherches internet, intriguée par ces fameuses ombres qui existent réellement. Ou plutôt qui ont existé car le temps les a effacé... Mais restent dans les mémoires.
Le dessin est très joli, la façon dont les ombres sont travaillées nous rappelle de la calligraphie. Les couleurs sont également très belles. On débute avec quelque chose d'oppressant en Allemagne, du gris, du vert sombre tranchant sur le rouge agressif du symbole nazi. On ressent la cage qui oppresse Ludwig. Et puis arrivé au Japon les ciels sont de pastels jaune et rose et les nuits étoilées. Un dernier mot sur cette couverture très réussie, le plus bel atout de cet BD qui offre poésie, sensualité et beauté aux lecteurs qui n'auront plus qu'une envie se plonger dans le reste de l'histoire.
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saphoo
23 juin 2017
Avant tout, j'envoie tous mes remerciements à Babelio et les éditions Dupuis pour l'envoi de cette superbe BD.
Les résumés sont déjà bien présents sur Babelio, je ne vais pas en rajouter, d'autant qu'on ne peut dire grand-chose sans dévoiler le tout.
Cette BD en tant qu'objet, et superbe, la qualité du papier, les dessins sont magnifiques, le choix des couleurs, une vraie et belle harmonie règnent au sein des pages. On parcourt cette BD et on tombe en admiration sur la finesse des traits et le belle atmosphère japonaise qui s'en dégage.
On ressort de cette lecture zen malgré le drame qui se joue au fil des pages mais l'auteur a su donner le style japonais, épuré, doux, sensuel, on va à l'essentiel, un peu comme un haïku, en peu de mots, on ressent le tout.
J'ai beaucoup aimé ce ressenti, cette sagesse, et cette histoire de deux jeunes personnes qui s'aiment, alors que tout les sépare.
Puis le drame, Hiroshima, qui ne connait pas ce triste épisode de l'histoire, mais ce que j'ai appris , c'est ce phénomène de ces ombres piégées par les effets de la bombe atomique. de là, se pose la question, ce que l'homme devient après sa disparition et pour ceux qui restent.
Cette BD a pris sa source avec la nouvelle de Thilde Barboni, ce qui nous pousse à la découvrir.
Une très belle BD sur cet épisode historique dramatique, de très belle qualité, un album qui aime à admirer après la lecture.
Ma page préférée 59 : un portrait en noir, magnifique, comme une calligraphie.
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Bouvy
17 mai 2017
Ludwig Mueller a échappé à l'enrôlement. Il est handicapé d'une jambe. Nous sommes en 1945. Ludwig est traducteur d'allemand en japonais car son père était diplomate au Japon quand il était enfant. Il travaille pour le régime nazi. Mauvais mari et mauvais père, il sacrifie sa vie au travail. Il est rongé de complexe. Les nazis l'envoie au Japon, à Hiroshima pour traduire les méthodes d'extermination que l'Allemagne pratique alors dans les camps de la mort. Quand l'Allemagne capitule, tous les Allemands en poste au Japon sont considérés comme des traites à l'Empire du Soleil Levant et sont exterminés. Ludwig doit la vie au fait que les Japonais ont encore besoin de ses services. A Hiroshima, il rencontre une jolie japonaise, devient son amant et en tombe éperdument amoureux…
Les dessins de cette bande dessinée sont somptueux. Malgré la violence de certaines scènes, ils sont tout en douceur, poétiques. Malgré le climat de la guerre, nous trempons dans un beau romantisme. Les dessins et le scénario traduisent bien la douleur de notre héros, ses états d'âme, ses sentiments. le climat de la guerre, la pression ennemie, la dureté des régimes nazis et japonais sont également superbement rendu. Il est vrai que dès que nous apprenons que l'action au Japon se déroule à Hiroshima, nous connaissons une partie de la fin de l'histoire mais cette fin nous réserve tout de même de belles surprises. Cette bande dessinée, plutôt ce roman graphique nous envoûte de son charme, tant par son trait que par le corps du scénario. Il est empli d'émotion et c'est ravi que je l'ai terminé, restant encore sous l'emprise de son charme.
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alexbouquineenprada
21 juin 2017
Prenons une minute si vous le voulez bien pour commenter cette couverture : WAHOU ! J'ai été subjuguée par cette japonaise de dos, faisant glisser son kimono de soie sur ses épaules, et par ce couple qui s'embrasse dans un parc aux couleurs de l'automne, sans se soucier du vent qui souffle…
Bon, mais qu'en est-il du contenu ?
Autant vous le dire d'entrée, ce n'est pas un coup de coeur. Je ne sais pas exactement à quoi je m'attendais en ouvrant cette BD, mais j'ai été très surprise durant ma lecture. Pour commencer, le récit est très court, alors je sais qu'il ne s'agit pas d'un roman et que l'action ne peut pas être autant développée, néanmoins les scènes s'enchaînent beaucoup trop rapidement, à la manière d'un battement de paupière. Nous allons suivre Ludwig, un allemand marié et père de famille qui se trouve être également traducteur pour le parti Nazi. En 1945, il va être envoyé au Japon pour traduire des documents confidentiels, qui ne concernent non pas des tests sur des produits chimiques comme annoncé, mais bel et bien les résultats des immondes expériences menées dans les camps de concentration… Les tensions et meurtrissures de l'âme vont s'accumuler dans son corps et cela va le mener dans un salon de massage dans lequel il va faire la connaissance d'une jeune femme dont il va tomber amoureux. Les deux amants vont se retrouver la nuit venue, dans le parc qui borde les bureaux dans lesquels Ludwig est employé. Là, dans l'herbe, ils vont s'aimer de toutes les manières possibles. Malheureusement, l'ombre de la guerre va s'abattre sur la ville…
Ce récit est très poétique et nous parle d'amour, de la quête de rédemption, mais aussi de la guerre. Je ne souhaite pas trop vous en dévoiler, mais la conclusion est autant dramatique que lyrique. J'ai appris quelque chose sur la bombe atomique, et cela m'a donné beaucoup de grain à moudre. Les dessins sont assez impersonnels, dans le sens qu'ils n'incarnent pas vraiment les personnages, le visage de Ludwig par exemple est toujours dissimulé derrière le reflet de ses lunettes. Je pense que cela participe à la création d'une ambiance proche du conte philosophique : ce n'est pas tant les personnages que les messages et les émotions véhiculés qui comptent. du moins, c'est ainsi que je l'ai interprété.
Mon avis complet, c'est par ici :
Lien : http://alexbouquineenprada.b..
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Les critiques presse (6)
Sceneario04 juillet 2017
Très belle histoire, contexte historique exceptionnel, joli dessin tendant parfois à l'impressionnisme et invitation à s'informer un peu plus... Tous les ingrédients sont là pour que cette BD soit pour vous aussi un coup de coeur !
Lire la critique sur le site : Sceneario
ActuaBD02 juillet 2017
Un dessin délicat et habité, et des personnages dépassés par leurs émotions. Splendide.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
Auracan01 juin 2017
Olivier Cinna et Thilde Barboni signent là un album qui charme assurément mais qui, contexte aidant, interroge aussi et donne à réfléchir. L’histoire est belle, inscrite dans une Histoire qui, elle, est terrible. Telle est la force de l'imaginaire, et de l'amour aussi... Un must !
Lire la critique sur le site : Auracan
BDGest23 mai 2017
Graphiquement des plus réussis, Hibakusha hésite cependant à choisir son registre et, par ses nombreuses ellipses, laisse trop de choses dans l’ombre d’une guerre qui appairait finalement qu’en pointillés.
Lire la critique sur le site : BDGest
BoDoi10 mai 2017
On a du mal à s’attacher et on n’a plus qu’à se laisser porter par le souffle romanesque indéniable de l’ensemble, auquel il aura sans doute manqué quelques pages de plus.
Lire la critique sur le site : BoDoi
BDZoom05 mai 2017
Ce récit sensible et original est porté par le dessin au pinceau d’Olivier Cinna, dont le trait contoure admirablement les corps.
Lire la critique sur le site : BDZoom
Citations & extraits (4) Ajouter une citation
MarquePageMarquePage18 juillet 2017
- Vous êtes ce que l'on appelle un hibakusha, un survivant de la bombe. Que vous inspirent cette ombre et le fait qu'il s'agisse probablement d'un occidental ?
- Occidental ou Japonais, quelle importance ? C'est un homme avant tout... Un hibakusha lui aussi, témoin de la folie d'autres hommes. Un jour, nous, les survivants, nous disparaitrons... Mais lui... Il est gravé dans la pierre. Son ombre témoigne de ce que nous avons vécu. Le monde ne doit plus jamais connaitre cela.
+ Lire la suite
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DidiliDidili15 juillet 2017
Le ciel est comme l'avenir, il est opaque cette nuit.
Souviens toi de moi
Prends cette étoile qu'elle éclaire ton chemin.
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tchouk-tchouk-nougattchouk-tchouk-nougat07 juillet 2017
Le corps est un tout. On ne peut pas isoler ses différentes parties.
Commenter  J’apprécie          30
DidiliDidili15 juillet 2017
- Notre présent est bien fragile face à cette éternité.
- Ce n'est pas ce que je ressent. j'ai la sensation que l'éternité est de notre côté, qu'elle ne nous abandonnera jamais !

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