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ISBN : 2277125903
Éditeur : J'ai Lu (30/11/-1)

Note moyenne : 3.66/5 (sur 62 notes)
Résumé :
Le Rhône coule dans les veines de Bernard Clavel. Durant quinze ans, il a vécu sur ses rives, partageant l'existence des mariniers, des pirates et des matelots. Ce grand fleuve lui a inspiré l'histoire du patron Merlin, l'héroïque " batteur d'eau ", et de ses bateliers, défiant au siècle dernier le bateau à vapeur conquérant.
Le Rhône, de Lyon à Beaucaire, rytme ce combat perdu d'avance contre le flot imprévisible, la machine, le progrès; il est le décor d'un... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Luniver
  20 août 2014
Philibert Merlin est batelier, fils de batelier et petit-fils de batelier. Sa famille est intime avec le Rhône depuis des générations, et les fils de Philibert sont prêts à ajouter quelques maillons à cette chaîne qui remonte à la nuit des temps. Jusqu'à l'arrivée des bateaux à vapeur en tout cas. Au départ, les habitués du fleuve se sont bien moqués de ces monstres de métal qui répandent un vacarme de tous les diables et une fumée toxique sur leur passage. Mais une quinzaine d'années plus tard, les faits sont là : les bateaux à vapeur vont plus vite, embarquent plus de marchandises, et coûtent moins cher. Les bateliers font faillite un à un, leurs fils passent à l'ennemi.
Philibert ne s'avouera pas vaincu. Dans un bras de fer perdu d'avance, il tentera de prouver que la batellerie n'est pas morte et qu'elle est capable de faire mieux que la vapeur. Il prendra tous les risques, malgré les caprices du fleuve, pour arriver plus vite à destination que ses adversaires, à s'engouffrer dans des passages qui leur sont inaccessibles.
Le seigneur du fleuve raconte la fin d'une époque. Pas seulement celle des bateliers, mais de tout un mode de vie : les petits ports, les auberges, les producteurs qui devaient transporter leurs marchandises, vivaient au rythme du fleuve. L'industrialisation a détruit brutalement cet équilibre en place depuis des siècles ; les petits patrons deviennent ouvriers pour les grandes compagnies.
Ce roman est un bel hymne au Rhône et aux hommes qui ont vécu avec lui. À déconseiller cependant aux personnes d'humeur mélancolique, l'optimisme n'étant pas à la fête dans ce livre.
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nanashi
  18 mars 2019
Livre très intéressant.
L'histoire se déroule sur le Rhône au XIXème siècle, lorsque l'arrivée des bateaux à vapeur, du dragage et des canaux menacent tous les petits artisans vivants de la batellerie et des convois fluviaux d'antan.
On se rend compte du prix payé lors du passage à la modernité. Tous ces métiers, terriblement difficiles physiquement, mais de passions, qui se sont perdus. Ces petites gens qui se sont trouvées démunies, pour le bien-être des générations futures, mais aussi pour les gains engendrés.
Au niveau de la lecture, heureusement le roman est court, car il y a beaucoup de description, parfois trop; ça peut rebuter certains.
Commenter  J’apprécie          60
Wyoming
  14 mai 2018
Un des plus grands Clavel à mon goût. Omniprésence du Rhône, le fleuve favori de l'auteur, où les derniers bateliers vont livrer une guerre perdue d'avance aux bateaux à vapeur. Bernard Clavel décrit cette lutte pour la survie avec son savoir-faire et ses mots qui portent la narration vers des sommets. Cela est noir, comme souvent dans ses livres, mais les grands sentiments tels que courage et honneur sont célébrés avec une telle force que le lecteur en sortira sans doute meurtri, mais aussi grandi.
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sylvie2
  26 décembre 2013
Au milieu du XIXème siècle, apparaissent sur le Rhône les premiers bateaux à vapeur. Philibert Merlin, patron batelier se bat contre ce nouveau pouvoir qui rejette tout le calme du fleuves et ses traditions.
Ce livre décrit hyper bien le changement créé par les débuts de l'époque industrielle. de plus on sent l'amour de l'auteur tpour le Rhone tout au long du livre.
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Carciofi
  06 avril 2019
Un homme amoureux... de son fleuve, le Rhône, parfois tranquille, souvent viril, parfois facétieux, toujours majestueux. Laissons nous bercer, le temps d'un baiser.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
LuniverLuniver   19 août 2014
Depuis des siècles, les bateliers faisaient vibrer les rives. Chevaux, coups de gueule, coups de hache, ils n'épargnaient rien et ne respectaient que le fleuve. Avec la vapeur, c'était autre chose.

Les bateaux étaient si gros et si rapides que lorsqu'ils passaient, toute l'eau qu'envoyaient vers l'arrière leurs énormes roues manquait soudain au fleuve qui se vidait de moitié. Brusquement découvertes, les grèves et les digues offraient à la vue de n'importe qui le secret de leur vie. Les millions de bête qui vivent dans les mousses, les graviers, sous les racines, entre les roches, s'affolaient. Les poissons restaient le ventre sur le sable. Et puis, le bateau passé, c'était la folie de l'eau durant un bon quart d'heure. Tout était bousculé, remué, trempé, brassé et saccagé. La vase des mouilles montait en surface et filait sur le large en longues traînées brunâtres. La graisse des bielles, la fumée, les cendres, tout contribuait à empoisonner bêtes et gens. Depuis deux ans, on ne voyait presque plus de castors dans les îles. Des peupliers étaient tombés, minés en dessous par ce flux et ce reflux qui n'étaient pas dans la nature du fleuve.
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LuniverLuniver   20 août 2014
Allons, petit. On est du même bois, toi et moi. Du même bois que ton père. Et si c'est vrai que la vapeur doit tuer la batellerie, tu sais bien qu'on en crèvera aussi. Mais faut être honnête. Il y a le fleuve. Le métier et tout et tout. Mais ce qui nous en fout un coup, c'est autant de voir les compagnies que de voir leurs bateaux. La vapeur, c'est réservé aux grosses sociétés capitalistes, pas aux artisans comme nous. Ce qu'elle va tuer, c'est pas seulement les bateaux tirés par les chevaux, c'est aussi une façon de vivre... De vivre et de rester son maître.
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capitaine_rococapitaine_roco   18 janvier 2012
Il y avait ceux qui pensaient au fleuve avec la peur de le voir envahir la cité et pénétrer jusque dans la cuisine aprés avoir noyé la cave. Il y avaint ceux que les crues terrorisent, parce qu'ils n'ont pour abri que des maisons. Mais il avait aussi ceux que le fleuve porte avec lui et qui portent le fleuve en eux. ceux-là vivent sur des bateaux. L'essentiel de leur existance est là, et ils ne soucient peu de ce qu'ils possèdent sur les rives.
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meknes56meknes56   21 juillet 2019
Mais faut être honnête. Il y a le fleuve. Le métier et tout et tout. Mais ce qui nous en fout un coup, c'est autant de voir les compagnies que de voir leurs bateaux. La vapeur, c'est réservé aux grosses sociétés capitalistes, pas aux artisans comme nous.
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orly672orly672   26 août 2012
Ce qui faisait la beauté des équipages, c'était l'accord parfait entre les hommes et les bêtes. La force des uns unie à la force des autres. Unie à coups de fouet, à grands coups de gueule, mais soudée par l'effort qui finit par être comme une amitié.
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