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EAN : 9782246798804
336 pages
Éditeur : Grasset (12/09/2012)

Note moyenne : 4.08/5 (sur 166 notes)
Résumé :
C'est sans doute le dernier secret de Khadafi. Et le plus scandaleux. En novembre 2011, Annick Cojean publiait dans Le Monde un article terrifiant. Une jeune femme y racontait comment l'année de ses 15 ans, le Guide libyen la repérait dans son école, lui caressait les cheveux, et la désignait ainsi à ses gardes comme son esclave sexuelle à vie. Violée, battue, forcée par son maître à consommer avec lui alcool et cocaïne, et intégrée dans les troupes des «Amazones», ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (47) Voir plus Ajouter une critique
Yggdrasila
  09 novembre 2016
Un très bon document que nous livre la journaliste Annick Cojean, dans lequel elle dénonce les crimes sexuels perpétrés par Mouammar Kadhafi en quarante deux ans de pouvoir.
Ce livre se présente en deux parties principales.
Dans la première nous découvrons le témoignage de Soraya, une jeune fille de quinze ans qui a été enlevé pour servir le frère Guide. Celui-ci, toujours avide de chair fraîche, lui a pris sa virginité, l'a violée à maintes reprises quand bon lui semblait, il l'a battue, droguée et humiliée pendant cinq années. Mais Soraya n'est qu'une esclave sexuelle parmi tant d'autres dans le sous-sol du Colonel qui constitue son harem.
Soraya nous explique ses craintes et ses douleurs, mais le plus difficile sont les passages où elle raconte toutes les perversions de ce tyran irascible à l'obsession maladive et brutale. Toujours affamé de sexe, il contraint des centaines de personnes a satisfaire ses perversions, qu'ils soient hommes, femmes ou adolescentes.
Dans la seconde partie Annick Cojean nous relate son enquête à travers les différents intervenants qu'elle a pu rencontrer lors de son voyage en Libye, notamment des rebelles après la mort du dictateur.
Elle cherche avant tout à dénoncer les crimes de Kadhafi et de ses multiples complices pour faire justice à toutes ces femmes détruites. Elle nous parle aussi de Mabrouka Shérif, la plus grande complice de Kadhafi et également bourreau et geôlière de Soraya.
Par ailleurs, Annick Cojean rencontre d'autres victimes qui témoignent anonymement. Mais le sujet reste malheureusement encore tabou dans la société libyenne actuelle. Ce qui ne facilite pas le travail de la journaliste.
Elle dénonce aussi l'envers du décor notamment à propos des gardes du corps féminins du Colonel Kadhafi, avec lesquelles il aimait tant se pavaner en public, celles que la presse internationale avait surnommées les "amazones" et qui n'étaient autres que ses esclaves sexuelles elles aussi. Tous ses dires se confirment à travers les nombreux témoignages qui correspondent.
Le plus écoeurant est probablement tout le système mis en place pour permettre au dictateur de trouver ses nouvelles proies: des rabatteurs à son service ciblent notamment les écoles et les salons de beauté pour trouver de nouvelles jeunes filles. Tout est étudié pour avilir et écraser toujours plus de personnes.
J'étais étonnée de constater que le terme "pédophile" ne soit pas une seule fois cité dans cet ouvrage. Il est pourtant mentionné que le Colonel voulait au moins quatre vierges par jour et que celles-ci avaient une moyenne d'âge entre douze et quinze ans. Répugnant!
Une belle preuve de courage pour toutes ces femmes qui se battent pour qu'on reconnaisse leur statut de victimes et également pour l'auteure qui s'est investie pour mettre à jour la vérité.
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Lune
  02 octobre 2012
Sommes-nous « les proies » d'une hallucination ? Sommes-nous « les proies » d'un cauchemar dont on se réveillera en sueur mais rassurés d'être dans notre lit douillet ?
Non, nous sommes « les proies » d'une lecture effarante. Âmes trop sensibles s'abstenir ? Certainement pas, savoir et diffuser sont de la responsabilité de chacun. Et nous ne pouvons que rendre hommage à la journaliste d'investigation Annick Cojean d'avoir rendu public ce sujet.
Dans notre confort de pays libre d'expression, il est difficile de nous imaginer à quel point l'histoire de Soraya puisse avoir eu lieu sans que rien ni personne ne s'en soit ému, scandalisé et dénoncé. Sujet tabou. En parler demeure difficile. Obscurantisme.
Tels sont pourtant les faits : l'horreur dépasse la réalité de ce que nous pouvons imaginer : silence, culpabilité, rejet sont les revers de cette souffrance que son témoignage nous apporte.
Il y a l'ogre pervers Khadafi à la sexualité anormalement débordante, anarchique et destructrice aussi bien pour des jeunes filles que pour des jeunes garçons. Salué en « guide » pendant ses voyages en Afrique de manière passionnelle voire hystérique, reçu par des chefs d'état... on ne connaît que trop les images qui nous firent frémir.
Un chaos de sentiments accompagne tous les témoignages recueillis, la mémoire est-elle parfaitement exacte ou amplifie-t-elle les souvenirs en les gonflant des vécus de chacun ?
Quoi qu'il en soit, l'abjection est totale et bien réelle. Tous les superlatifs du monde ne suffisent pas pour décrire l'épouvante dans laquelle des hommes ont plongé d'autres hommes et particulièrement les femmes notamment en décrétant le viol comme « arme de guerre ».
Les blessures dans la chair, le non-dit trop présent, le trouble permanent, « l'omerta » décrétée empêchent toujours ces femmes de respirer. Et cela durera tant que la raison ne l'emportera pas.
Un espoir : ces associations de femmes qui tentent d'imposer leur existence autrement que comme créatures dont on dispose... mais ces autres sacrifiées qui ne peuvent parler, quand les entendra-t-on ?
Je suis fière qu'une femme journaliste ait eu le courage de s'investir dans ce travail et je la salue.
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Nastie92
  16 mai 2013
En 2011, après la mort du dictateur Mouammar Kadhafi, Annick Cojean enquête sur le rôle des femmes dans la révolution libyenne. Elle commence à pressentir qu'elles ont été plus que d'autres les victimes du régime. Mais elle n'arrive pas à obtenir de témoignage (pas plus que la Cour pénale internationale qui enquête également), seulement quelques bribes, quelques rumeurs. Jusqu'à ce qu'elle rencontre Soraya.
À quinze ans Soraya a été repérée par Kadhafi, puis enlevée pour aller grossir les rangs du harem du dictateur. Elle se retrouve alors séquestrée dans le sous-sol sordide d'une des résidence du "guide".
Soraya, comme de nombreuses autres jeunes femmes, voire jeunes filles, se trouve à la merci du "colonel", sommée de se rendre illico dans sa chambre dès que l'envie lui prend. Elle va y subir les pires horreurs, les pires humiliations. Violée, battue, droguée, elle n'est qu'un bout de viande entre les griffes du monstre.
Sa famille est impuissante à la sortir de là :
"Porter plainte ? Auprès de qui ? Pourquoi ? Soraya était partie dans une voiture du protocole, encadrée par des gardes du corps attachés au Guide. Toute protestation était impensable. Qui songerait, en enfer, à porter plainte contre le diable ?"
Le livre est divisé en deux parties : le témoignage de Soraya, puis " l'enquête ". Dans cette seconde partie, on apprend que Kadhafi avait mis en place un système bien organisé. Des rabatteurs cherchaient sans arrêt de nouvelles proies, car le dictateur était avide de chair fraîche sans cesse renouvelée.
Certains passages du livre m'ont littéralement donné envie de vomir. Kadhafi était un grand malade, fou, pervers, drogué et avide de pouvoir sur le monde entier, sur les femmes en particulier. Ses gardes du corps, ses amazones comme on s'amusait à les appeler, faisaient sourire partout : elles n'étaient en réalité que ses esclaves sexuelles.
Dire qu'il a été reçu avec tous les honneurs à l'ONU et qu'il s'est pavané dans presque tous les grands pays de notre planète...
La Lybie est le pays africain qui contient les plus grandes réserves de pétrole : jusqu'où est-on prêt à s'abaisser, et devant qui, pour un peu d'or noir ?
Merci à Annick Cojean de nous ouvrir les yeux sur ces horreurs, sans toutefois tomber dans le voyeurisme. Son livre est une lecture difficile, mais c'est un mal nécessaire.
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rabanne
  11 décembre 2015
Témoignage terrible d'une victime du dirigeant libyen, Kadhafi.
Elle révéla le scandale du harem que ce dernier entretenait dans le secret de ses palais.
En façade, une garde personnelle rapprochée composée de femmes, militaires aguerries.
En réalité, des jeunes femmes le plus souvent kidnappées très jeunes, et enrôlées de force pour remplir une mission bien moins glorieuse.
Kadhafi ne recule devant rien, à coups d'intimidation et de manipulation, pour satisfaire ses besoins, un féroce appétit qui relève de la pathologie (violant même des hommes de son gouvernement).
On ne regarde plus le personnage de la même manière après une telle lecture, bien que l'on sache que pouvoir et sexe font hélas souvent "bon" ménage...
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Mamzellegazelle
  23 juillet 2017
Je pensais avoir tout connu des monstres qui ont fait l'histoire de la planète : Napoléon, Hitler, Saddam, Amin Dada et autres détritus de ce monde ...
Malheureusement NON ! Je n'ai pas tout connu, tout découvert ... j'ai oublié Khadafi dit le "Guide" ou encore (et c'est abject !) "Papa Mouammar" !!!

Après l'exécution du dictateur, tortionnaire et violeur en octobre 2011 (et c'est tant mieux !!!) Annick Cojean, journaliste au "Monde" passe des mois en Libye afin de retracer l'horreur qu'on vécu des milliers de femmes et de jeunes hommes... Horreur ??? le mot est très faible ! la journaliste va faire un travail remarquable : en première partie du livre, l'histoire de Sorraya, kidnappée dans son école avec l'appui du Directeur, par les Amazones de Khadafi et de leur Chef Mabrouka, ces femmes habillées en militaire qui faisaient fantasmer tous les hommes politiques du monde, à commencer par Sarkozy et ses Ministres.
Sorraya est emmenée dans le Palais du Dictateur : prise de sang à l'infirmerie pour s'assurer qu'elle est "saine", préparée comme une prostituée, puis emmenée dans la chambre du Guide, battue, violée, droguée à répétition plusieurs fois dans la nuit, elle subira ce calvaire pendant de nombreuses années ... mais elle n'est pas la seule ! le sous-sol du Palais rengorge de filles de 12 à 23 ans, ainsi que de jeunes hommes, tous au service de "Papa" comme il se fait appeler.
Il se faisait livrer toutes les semaines des cartons de Viagra, puisqu'il devait violer et battre entre 5 et 8 filles ou hommes en 24H00 !!!!
Khadafi était un malade du sexe dans toute ses formes, il embauchait ses Amazones pour être rabatteuse dans tout le pays, les cafés, les mariages, les écoles, et même la TV où le Guide organisait des enlèvements chez les actrices, présentatrices, journalistes dans tout le Moyen-Orient; Il "invitait" ces personnes avec toutes excuses, affrétait les avions, hôtel de luxe, restaurant gastronomique, jusqu'à sa chambre ... L'invitée repartait avec une valise de 100.000 dollars pour son silence ! Que ce soit le peuple Libyen et le monde entier ne devait rien savoir ...
La deuxième partie du livre est l'enquête "après l'exécution du Raïs", quand les langues n'ont plus peur de se délier .. et encore ... le fantôme du Guide traîne encore partout tant il avait de la puissance ! Les Libyens sont terrorisés !!!
La journaliste, Annick Cojean rencontre des généraux, Amazones, Ministres, emprisonnés par les rebelles après la chute de leur Guide.
Pour aller de l'avant, réunir toute la société mondiale et informer le peuple libyen qui pendant quarante deux ans de règne par ce monstre, doit être informé des pendaisons, tortures, séquestrations, meurtres en masse, crimes sexuels de tous ordres, personne sur cette planète n'a idée du nombre de personnes ayant souffert.
Un Barbare qui agressait sexuellement de jeunes hommes de 15 ans, devant ses gardes fidèles et ce, n'importe où. Dans le plus grand lycée de jeunes filles de Tripoli, le guide avait une chambre et ... un laboratoire gynécologique, où il pratiquait des expériences sexuelles sur les vierges !
Jamais rassasié, il rabattait tout ce qu'il l'intéressait, bizarrement, la journaliste parle également d'une des soeurs Sarkozy, qui elle aussi, aurait fait des voyages en Libye !!... Comment notre ancien Président as-t-il pu accueillir un Monstre pareil à Paris et accepter le financement d'une campagne Présidentielle par un Pédophile en puissance ??? J'ose espérer qu'il n'était, à l'époque pas informé !!!!
Prônant dans toute l'Afrique l'Islam avec une place importante pour toutes les femmes dans la société, le sexe fût en Libye un moyen de pouvoir : "Tu t'écrases ! Tu m'obéis ! Sinon je viole ta femme, ta fille, tes fils !!" Et, il le faisait condamnant tout le monde au silence.
Le viol fût une arme politique avant qu'il en fasse une arme de guerre !
En Octobre 2011, la foule s'est vengée !
Avant le lynchage du dictateur tortionnaire, un rebelle violé plusieurs fois par Khadafi à l'âge de 14 ans, introduisit brutalement un bâton de métal entre les fesses du Monstre déchu, qui aussitôt saigna. La foule clamait alors : Violé !! Violé !! Violé !!!
Aujourd'hui, qu'est devenue la Libye ???
Un tortionnaire mort, mais combien d'autres dans les rues prônant le drapeau noir de Daesch ? Et ces femmes ? Ces enfants ???? Un meurt et dix autres arrivent ??

Un récit, une enquête difficile et choquante, âme sensible s'y préparer, mais je conseille vivement cette lecture afin de prendre conscience, que nous les femmes, sommes chanceuses dans notre pays et surtout une lecture afin de combattre ceux qui veulent nous voler notre liberté avec leur idéologie en se servant de la religion !
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Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
YggdrasilaYggdrasila   07 novembre 2016
Combien d'histoires terribles m'ont été racontées de ces gardes rendus fous de colère, de dépit, de jalousie, après la confession de leur jeune femme, qui ont voulu se venger du Guide et ont été massacrés sur ces ordres! Plusieurs ont été pendus, d'autres découpés en morceaux. Deux d'entre eux ont eu les membres attachés à des voitures partant dans des directions opposées. La scène, filmée, était montrée aux gardes nouvellement embauchés afin qu'ils sachent ce qu'il en coûtait de trahir le maître de Bab al-Azizia.
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YggdrasilaYggdrasila   07 novembre 2016
(En parlant du Colonel Kadhafi):

Il confirmait, certes, son originalité sur la scène mondiale. Mégalomane et provocateur, le Colonel attachait une importance considérable à son image et aux mises en scène de ses apparitions et discours. Il se voulait à part, unique, ne supportait aucune concurrence ou comparaison, empêchait qu'émerge de son pays au autre nom que le sien (pas un écrivain, musicien, sportif, commerçant, économiste ou politique libyen qui n'ait pu s'imposer sous son règne, les joueurs de football ne pouvaient même être cités que par le numéro de leur maillot). L'idée d'intriguer le monde entier en se présentant comme le seul chef d'Etat pourvu d'une garde entièrement féminine comblait donc cette ambition.
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YggdrasilaYggdrasila   07 novembre 2016
(En parlant du Colonel Kadhafi):

"Ce fils de Bédoin, né sous la tente, qui avait pendant toute sa jeunesse souffert de pauvreté et de mépris n'était mû que par la soif de revanche, analysait son collaborateur. Il avait les riches en horreur et il s'est employé à les appauvrir. Il détestait les aristocrates et les gens bien nés, ceux qui, naturellement, possédaient ce qu'il n'aurait jamais, culture, pouvoir et bonnes manières, et il s'est juré de les humilier. Cela passait forcément par le sexe." Il pouvait contraindre certains ministres, diplomates, militaires hauts gradés, à des relations sexuelles avec lui. "Ils n'avaient pas le choix, un refus valait condamnation à mort et l'acte par lequel il manifestait sa totale domination était tellement honteux qu'aucun ne pourrait s'en plaindre ni s'en prévaloir un jour." Il exigeait parfois qu'ils lui livrent leurs femmes.
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SpilettSpilett   10 octobre 2012
Et soudain Il est arrivé. Dans un crépitement de flashes, entouré d'une nuée de gens et de femmes gardes du corps. Il portait une tenue blanche, le torse recouvert d'insignes, drapeaux et décorations, un châle beige sur les épaules de la même couleur que le petit bonnet posé sur sa tête et d'où émergeaient des cheveux très noirs. Ça s'est passé très vite. J'ai tendu le bouquet, puis j'ai pris sa main libre dans les miennes et l'ai embrassée en me courbant. J'ai senti alors qu'il comprimait étrangement ma paume. Puis il m'a jaugée, de haut en bas, d'un regard froid. Il a pressé mon épaule, posé une main sur ma tête en me caressant les cheveux. Et ce fut la fin de ma vie. Car ce geste, je l'ai appris plus tard, était un signe à l'adresse de ses gardes du corps signifiant: "Celle-là, je la veux !"
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luis1952luis1952   28 juin 2013
Une jeune femme , que le connaissais pour son activisme a publié sur Facebook un message frivole: "C'est vendredi et le temps est fabuleux. Mais étant une femme, en Lybie, je me retrouve cloitrée à la maison et déprimée, car je n'ai pas le droit d'aller à la plage. Pourquoi n'y a-t-il pas de plages pour femmes? Combien êtes-vous les filles, à ressentir la même chose? Combien? Mais voyons des milliers! J'habite une rue donnant sur la plage et je n'ai pas le droit d'y mettre mes pieds nus, mes orteils! "
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