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Claude Clergé (Traducteur)Eveline Perloff (Traducteur)
EAN : 9782264077127
288 pages
Éditeur : 10-18 (21/01/2021)

Note moyenne : 3.21/5 (sur 7 notes)
Résumé :
Un noeud de vipères dans une corbeille à ouvrage, a-t-on pu dire des romans d'Ivy Compton-Burnett (1892-1969).
Les Anglais auront eu leur Mauriac au féminin : personnages cloîtrés, au décor plus asphyxiant encore dans ces manoirs à sévères parois de - bois, ponctuées du portrait des ancêtres.
Férocité triomphante sur plateau d'étain. Le majordome était écrivain et ses notes, tenues jour après jour, sans faille. Entomologiste du bourgeois épinglé sur so... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
mfrance
  02 février 2021
Cet ouvrage m'a été offert dans le cadre de la dernière masse critique et j'en remercie Babelio et les éditions 10/18.
J'avoue avoir été déstabilisée dans ma lecture par le fait que la narration est faite exclusivement sous forme de dialogue, ce qui rend la lecture fastidieuse, car il ne s'agit pas de théâtre où l'intrigue s'imbrique dans un décor qui permet d'appréhender la vie des différents personnages, mais bien d'un roman où les différents intervenants s'agitent au milieu d'un vaste nulle part !
Miss Burke, reçue pour le poste de dame de compagnie par Miranda Hume, une bourgeoise sèche et imbue d'elle-même de la bonne société victorienne, se voit sèchement éconduite par cette dernière. Elle ira donc proposer ses services chez la voisine à quelques encablures de là, où elle sera accueillie à bras ouvert par Emma Greatheart.
L'amie de Emma Greatheart, Hester Wolsey, quant à elle, souhaitant être indépendante financièrement, va répondre à l'annonce de Miranda Hume, devenir sa dame de compagnie et se rendre bientôt indispensable dans cette famille d'apparence normale : père et mère, fils et les trois neveux orphelins.
Voilà pour la trame générale de cet imbroglio de situations où les cartes seront cent fois battues et rebattues car il ne faut surtout pas se fier aux apparences, et tout est beaucoup plus complexe qu'il n'y paraît.
Les liens tissés entre tous ces personnages sont faussés par des mensonges véhiculés depuis des lustres afin de se conformer aux convenances : noblesse du coeur, sens du sacrifice, relations mère-fils, but de l'existence, rapports de dépendance homme/femme, contre lesquels s'insurge un des personnages : "le mariage est contre trop de choses que j'approuve", le tout enrobé par le carcan de bienséance imposé par la société victorienne.
Le ton adopté par Ivy Compton-Burnett est volontairement acide, plein d'humour, mais surtout véhiculant rancoeur et détestation de son époque.

Vous accepterez bien une tasse de thé ? ..... mais avec une pointe d'arsenic, bien sûr .
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Rhodopsine
  09 février 2021
Une découverte grâce à une Masse critique de Babelio, et grand merci aux éditions 10/18.
Un roman écrit comme du théâtre: tout est dialogue, ce qui donne vigueur et vélocité à l'intrigue. Une famille de prime abord bien classique d'une part, une maison où vivent deux amies d'autre part, et une jeune femme qui cherche une place de gouvernante. Une amie qui refuse l'hospitalité offerte et partagée depuis longtemps, un chat nommé Plaute, éponyme de l'observateur des relations familiales (ou supposées telles), et les personnages qui se révèlent retors. Il y a les inévitables secrets révélés en cascade, les trahisons et les bassesses, un vrai roman anglais. Et mon personnage préféré, Plaute, et les souvenirs de l'esclave astucieux ou du vieillard amoureux: un rien d'acidité dans ce roman.
A découvrir, sans hésiter.
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lecottageauxlivresFanny
  10 février 2021
La peu commode Miranda Hume reçoit Miss Burke devant le public familial pour juger de ses capacités à devenir sa nouvelle dame de compagnie. Toutes deux comprennent bien que l'accord est impossible. Miss Burke trouve finalement un emploi chez Emma Greatheart, la voisine de la famille Hume. Hester, femme sans le sou logée par amitié par Emma, doit quant à elle trouver un emploi de dame de compagnie. Elle postule chez les Hume et parvient à conquérir le coeur de l'acariâtre Miranda.
Il n'en faut pas plus à Ivy Compton-Burnett pour planter les décors et l'intrigue de Mère et fils : deux maisons bourgeoises, une famille, une célibataire et deux dames de compagnies suffisent. Ce décor et la panoplie de personnages qui semblent réduits mais qui contiennent pourtant mille et une possibilités ne sont pas sans rappeler les intrigues de Jane Austen. Mais la ressemblance s'arrête là.
Une comparaison d'Ivy Compton-Burnett avec Mauriac et les éditions 10/18, une valeur sûre selon moi, ont suffi à me donner envie de découvrir ce roman dont je n'avais jamais entendu parler. J'ai été tout d'abord décontenancée par ce roman écrit comme une longue pièce de théâtre : les dialogues composent l'ensemble de l'oeuvre. La rapidité du rythme instaure une joute verbale incessante et acide entre les personnages mais donne parfois au lecteur l'impression de ne pas avoir accès à leur personnalité. La romancière anglaise décortique les noeuds familiaux et révèle les petites sournoiseries et malhonnêtetés de chacun. Les portes entrouvertes laissent s'échapper des secrets inavouables et de vieilles rancoeurs qui transforment peu à peu la comédie en drame. Ce roman est une sucrerie empoisonnée : les piques lancées par l'autrice sont cruelles et le rire du lecteur s'apparente davantage à un ricanement.
Je remercie vivement les Editions 10/18 et Babelio pour cette découverte !
Lien : http://lecottageauxlivres.ha..
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
mfrancemfrance   06 février 2021
- Qui était Plaute dans la vie réelle ?
- Celui qui a donné son nom à notre chat, personne d'autre.
- C'était un écrivain latin, dit Miss Greatheart, répondant plus précisément à la question de Miss Burke. Je crois qu'il a écrit des pièces de théâtre pas très bonnes.
- Pourquoi avez-vous donné son nom à votre chat ?
- Eh bien, il n'a pas écrit de très bonnes pièces de théâtre non plus, dit Miss Wolsey, tendant sa main à Plaute qui s'approcha pour la regarder, comme s'il attendait qu'on lui donne quelque chose.
Page 57
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mfrancemfrance   06 février 2021
-.... Mais voudrais-tu dire que c'est Miss Wolsey qui a servi le thé ?
- Elle l'a fait à ma demande et pour m'éviter de me trouver dans une situation où je n'ai jamais pensé qu'un homme fût à son avantage.
- Quand on est chez soi, c'est se montrer timide hors de propos. Et il était inutile d'imposer une besogne à Miss Wolsey si vite après son arrivée.
- Père, n'êtes-vous pas d'accord avec moi pour penser qu'un homme officiant à la table de thé est l'exemple même de l'individu qui joue un rôle pour lequel il n'est pas fait ?
Page 81
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