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Josie Salesse-Lavergne (Traducteur)
ISBN : 226402318X
Éditeur : 10-18 (19/01/1996)

Note moyenne : 3.92/5 (sur 1510 notes)
Résumé :
Orpheline de mère, seule auprès d'un père en mauvaise santé, Emma Woodhouse, désormais la maîtresse de maison, s'est mis en tête de marier Harriet Smith, une jeune fille qu'elle a recueillie chez elle. Ce faisant, ne s'est-elle pas attribué un rôle qui n'est pas (ou pas encore) pour elle ? Son inexpérience des cœurs et des êtres, ses propres émotions amoureuses, qu'elle ne sait guère interpréter ou traduire, lui vaudront bien des déconvenues et des découvertes.
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Critiques, Analyses et Avis (163) Voir plus Ajouter une critique
Eve-Yeshe
  17 septembre 2015
C’est l’histoire d’Emma Woodhouse, jeune femme de vingt-et-un ans qui vit seule avec son père dans leur propriété de Hartfields. Sa sœur Isabelle, plus âgée, a épousé John Knightley, dont elle est très amoureuse ; ils ont cinq enfants et vivent à Londres.
Autour de cette famille appréciée de tous gravite Miss Taylor l’ancienne gouvernante d’Emma qui a épousé, à l’instigation de cette dernière, Mr Weston, la jeune femme ayant trouvé dans l’organisation de ce mariage des dons de marieuse qu’elle compte bien réutiliser…
On rencontre aussi Harriet Smith qui devient une amie d’Emma qui veut la faire monter dans l’échelle sociale en lui trouvant un mari de rang plus élevé.
Rajoutons George, le frère de John Knightley, trente-sept ans, Franck Churchill, le fils de Mr Weston, à peu près du même âge qu’Emma, dont l’arrivée est toujours annoncée comme imminente et évoque plutôt l’Arlésienne, Jane Fairfax; un pasteur Mr Elton et nous aurons une petite société fort intéressante vivant dans ce petit village de Highbury.

Ce que j’en pense :

Jane Austen nous dépeint très bien la vie de tous les jours, dans la campagne anglaise, où la principale distraction pour ne pas dire occupation est d’aller chez les uns ou les autres, dîner ou prendre le thé en parlant de la pluie et du beau temps, en prenant bien soin de donner son avis éclairé sur tout.
On prend garde à ne pas s’enrhumer, étant donné la météo, à alimenter la conversation, comme le feu dans la cheminée, en passant par les couvertures dans la voiture. Quand on ne se parle pas, on s’écrit, on se perd en tergiversation pour le moindre petit événement : un piano arrive chez Jane, qui a bien pu l’envoyer ? Dans quel but ? Que cela cache-t-il ?
Bien installée dans son rôle de marieuse qui lui a si bien réussi avec Mme Weston, Emma décide de se remettre à l’ouvrage, en essayant de démontrer à son amie Harriet que le vicaire, Elton est amoureux d’elle, se mettant parfois dans des situations équivoques dont elle a du mal à se sortir. Certes, on aime son enthousiasme, la bienveillance dont elle fait preuve avec son père qui ronchonne tout le temps et n’est jamais content.
Elle est pleine de bonne volonté, intelligente dans sa façon de s’exprimer, de voir les choses quand elle veut bien être de bonne foi. Ce qui donne des joutes verbales avec George Knightley assez agréables, car il n’hésite pas à lui exprimer clairement sa façon de penser.
Elle a décidé de ne pas se marier et de vivre seule, se consacrant à son père. Seulement voilà, elle devient très vite irritante par son snobisme, son esprit de castes, son orgueil aussi qui la pousse à se montrer dure, ironique… Je pense que Jane Austen cherche à la rendre plutôt antipathique au lecteur, en tout cas, elle y parvient très bien…

C’est le troisième roman de Jane Austen que je lis. J’ai bien aimé « Raison et sentiments », de même que « Persuasion ». J’ai eu plus de mal commencer à m’intéresser à celui-ci, car il ya des longueurs, et je n’ai jamais baigné dans l’aristocratie anglaise, donc leurs codes m’irritent un peu, de même que leurs vies étriquées, centrées sur eux-mêmes, (cela leur ferait du bien de travailler un peu quand même…), mais on peut concéder une chose à l'auteure: au moins, à cette époque, les gens se parlaient, ils échangeaient leurs opinions propres, non inspirées des journaux télévisés comme à notre époque. Le stress qui a empli nos vies, ne semblait pas de mise à l'époque, du moins dans la haute société. Était-ce pire qu'à l'heure actuelle, je n'en suis pas sûre...
Les héros ont une certaine culture, ils lisent. Du moins certains. Emma et Jane jouent du piano. Leurs discussions peuvent être intéressantes. Leur côté caricatural s’il heurte au début, les rend attachants et on a une belle description de la société de l’époque, mais aussi de la campagne anglaise, des paysages qu’on visualise sans peine, et comme toujours les thèmes chers à l’auteure sont présents : les sentiments, les émotions, la raison, les préjugés, tout y est très bien analysé.

Cette fois encore, le charme de Jane Austen a fonctionné donc je vais continuer à découvrir son œuvre en gardant « Orgueil et préjugés » pour la fin car j’ai beaucoup aimé le film.
Un pavé de 512 pages qui se laisse dévorer avec plaisir, même si l'on soupire parfois, quand les discussions s'éternisent.
Note : 8,5/10
Challenge Pavés
Challenge 19e siècle
Lien : http://eveyeshe.canalblog.co..
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isabelleisapure
  27 mars 2016
Emma, c'est l'histoire d'une jeune fille qui a la chance d'être jolie, riche, intelligente et d'avoir un père qui l'adore.
Elle gère le petit univers social du village de Highbury et tout l'intérêt du roman réside dans ce qui arrive quand ses amis ne réagissent pas comme elle l'entend.
Elle se transforme volontiers en « marieuse » et tente d'arranger une alliance pour sa protégée, Harriet Smith, avec deux candidats qui ne font pas du tout l'affaire et reste aveugle à leurs penchants réels.
J'ai assez peu de sympathie pour l'héroïne, prétentieuse et trop gâtée, par contre je me suis régalée à contempler le mode de vie des demeures anglaises, j'ai savouré les descriptions : service en argent, chevaux, apéritifs au salon, toilettes soignées pour les réceptions.
Emma est un roman, toujours élégant, souvent drôle, parfois moralisateur mais il est loin d'égaler pour moi « Orgueil et préjugé » ou « Raison et sentiments ».
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missmolko1
  03 décembre 2015
Ah Jane Austen ! Cette grande dame de la littérature anglaise m'a conquise avec Emma et c'est avec tristesse que je referme le livre que j'ai tant adoré.
Emma, est une jeune femme très attachante et très drôle. Elle vit seule avec son père et se met en tête de marier Harriet Smith. Mais l'amour ne se commande pas toujours et elle va l'apprendre aux fils des pages de cette excellent roman.
Une multitude de personnages se côtoient et se croisent ici, mais on si retrouve bien vite et l'on s'attache forcement a eux. C'est un roman très travaillé, écrit a la perfection avec un style bien unique que je ne peux que vous recommandez.
J'en ai profité pour regarder le mini-série adapté par la BBC en 2009, qui comprends 4 épisodes d'une heure que j'ai adoré également. En même temps, la BBC produit d'excellentes adaptations donc difficile de ne pas aimer.
Tous les acteurs sont excellents, notamment Romola Garai qui excelle dans le rôle d'Emma.
La série est vraiment fidèle au roman et c'est un vrai plaisir de découvrir nos héros a l'écran.
Lien : http://missmolko1.blogspot.i..
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Gwen21
  21 novembre 2012
Emma est une jeune femme orgueilleuse. Un orgueil dur ; un orgueil de caste. Un orgueil que je qualifierais aussi de féminin et dont notre héroïne tire fierté, s'en drapant comme dans une robe de bal, rehaussant sa personnalité et son caractère clairement affirmé.
Cette nature nous change des autres figures "austeniennes". Emma est différente de toutes les autres : Lizzie, Anne, Catherine, Elinor, Marianne... Emma agace, Emma perturbe et brouille les repères du lecteur. Quel tempérament... pour une femme de cette époque. Tempérament autorisé par l'aisance financière, comme l'affirme la narratrice par le truchement d'Emma elle-même. La fortune, seul gage d'indépendance et d'autonomie d'une femme en ce temps-là.
Mon affection a plutôt été vers les personnages secondaires : Mr Knightley , Miss Bates, Mrs Weston, Miss Smith, tous riches à leur manière de par leur situation, leur caractère et leurs dispositions d'esprit. L'orgueil d'Emma qui, au fil du roman, s'apparente toujours davantage à de la vanité plutôt qu'à de la fierté nous montre un personnage imbu de lui-même mais qui a la force d'aller au bout de ses convictions, de ce qu'il considère comme étant "son devoir envers les autres". Jean de la Fontaine aurait conclu ce récit par l'une de ses célèbres morales, celle de l'arroseur arrosé, qui rend à Emma toute son humanité, la laissant désarmée face à l'imprévu, elle qui avait tant à coeur de tout maîtriser dans son existence.
"Emma" est, je crois, le roman le plus long d'Austen et, à mon sens, le plus fourni parce que le plus complexe. La meilleure adaptation cinématographique (toujours selon moi) de l'oeuvre est celle de Douglas McGrath (1997), très esthétique, et servi par une belle palette d'acteurs tels que Ewan McGregor, Toni Collette, Jeremy Northam, Gwyneth Paltrow et Greta Scacchi.
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Myriam3
  03 janvier 2018
Je les vois même les yeux ouverts, les cottages de Highbury et ses routes humides traversant les bois, cette communauté de familles provinciales aisées qui se rencontrent et partagent leurs intrigues et commérages dans un monde fermé. Emma, au centre, jeune femme intelligente, belle, perspicace et détachée qui observe ceux et celles qui l'entourent, s'amusant à créer des couples, les poussant les uns vers les autres, avant d'être prise au piège...
Comme toujours chez Jane Austen, les actes et les attitudes sont bien plus importants que n'importe quelle parole dans cette société aux convenances primordiales. Dans cet univers où tout n'est qu'apparences et bienséance, Emma scrute ce qui se cache derrière, les amours naissantes, les jalousies, les mesquineries. Et se trompe à plusieurs reprises, créant la zizanie dans le coeur de sa protégée, Harriett, jeune orpheline désargentée.
Parmi ces personnages, il y en a d'exécrables, mais entre Churchill et Knightley, j'ai du mal à choisir lequel me plaît le plus!
Dans ce pavé, il y a bien quelques longueurs, voulues, dans les dialogues, mais l'ironie est présente à chaque réplique, et ça rend la lecture bien agréable malgré tout!
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Citations et extraits (107) Voir plus Ajouter une citation
MarmaraMarmara   10 juin 2018
Très bon moment de lecture. Heureusement cependant qu'il ne m'est pas nécessaire, pour apprécier un roman, d'avoir de la sympathie pour le héros ou l'héroïne, car Emma est proprement antipathique. Imbue de sa personne, égoïste et manipulatrice. Si je devais reprocher quoi que ce soit à ce roman, ce serait sa fin un peu abrupte.
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NathalCNathalC   08 novembre 2016
- Il faut, dit-il, qu'un homme ait une bien bonne opinion de lui-même pour inviter les gens à quitter le coin de leur feu et à affronter un temps pareil, pour le plaisir de le venir voir. Quelle présomption ! Et quelle folie de se soumettre à ce désir tyrannique. Si par devoir ou par nécessité professionnelle nous étions contraints de sortir par une soirée de ce genre, nous nous trouverions à plaindre à juste titre : pourtant nous voici, vêtus sans doute plus légèrement que de coutume, qui nous mettons en route, de notre plein gré, pour aller passer cinq heures dans la maison d'un étranger avec la perspective de ne rien dire et de ne rien entendre que nous n'ayons dit ou entendu hier, que nous ne puissions dire ou entendre demain. Le temps est déjà mauvais, il sera pire au retour. Quatre chevaux et quatre domestiques mis en branle pour transposer cinq personnages transis dans des chambres plus froides que celles qu'ils quittent !
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jbicreljbicrel   22 avril 2017
Oh ! s'écria Emma, je sais qu'il n'existe pas au monde une meilleure créature qu'elle, mais vous savez aussi que la bonté et le ridicule forment la base de son caractère.
_ Cela est vrai, dit-il, je l'avoue. Mais si elle était riche, j'admettrais même que le ridicule surpassât la bonté ; si elle avait de la fortune, je ne trouverais pas mauvais que ses absurdités fussent pour vous un objet de dérision. Si elle était votre égale par sa position, je ne vous ferais aucun reproche. Mais, Emma, considérez la distance qu'il y a de vous à elle : elle est très pauvre, elle est déchue de l'état de prospérité dans lequel elle était née, et, si elle vit longtemps, son sort deviendra encore plus malheureux. Sa situation devrait exciter en vous la pitié. En vérité, vous vous êtes mal conduite. Vous, qu'elle a vue enfant, vous qu'elle a vue grandir lorsque ses attentions vous honoraient, vous venez maintenant, par l'étourderie, par un orgueil mal entendu, de vous moquer d'elle, de l'humilier devant sa nièce et devant les gens dont quelques-uns imiteront votre exemple. Ce que je vous dis, Emma, ne vous est pas agréable, sans doute, et je vous assure que cela me l'est encore moins. Mais il est de mon devoir de vous faire ces représentations. Tant qu'il sera en mon pouvoir de vous dire la vérité, je le ferai. En vous donnant de bons conseils, je vous prouve la sincérité de l'amitié que j'ai pour vous : et je me flatte qu'un jour ou l'autre vous me rendrez plus de justice que vous ne le faites à présent.
Tout en parlant, ils s'approchaient de la voiture. Elle était prête et, avant qu'elle pût dire un mot, il lui avait donné la main pour y entrer. Il avait méconnu les sentiments qui l'avaient engagée à tourner la tête et l'avaient empêchée de parler. C'était un composé de colère contre elle-même, de mortification et de chagrin
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NathalCNathalC   25 novembre 2016
Dans ce cas particulier, il convenait de tenir compte à M. Elton de la situation particulièrement délicate où il se trouvait : n'était-il pas entouré de la femme qu'il venait d'épouser, de la jeune fille qu'il avait demandée en mariage et de celle qu'on lui avait destinée ? Emma lui reconnaissait volontiers le droit d'être mal à l'aise et de mettre quelque affection à ne le point paraître.
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ladyogaladyoga   12 juin 2014
– Je pose comme règle, Harriet, que si une femme hésite d’accepter les propositions d’un homme, elle doit prendre le parti de les repousser ; si elle ne peut se décider sur-le-champ à dire : « oui », c’est « non » qu’il faut répondre. On ne peut entrer dans l’état de mariage avec des sentiments douteux. J’estime qu’il est de mon devoir, comme votre amie et comme votre aînée, de vous donner cet avertissement, mais ne croyez pas que je veuille vous influencer.
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Jane Austen’s novels are so readable in part because she wasn’t an ordinary kind of novelist: she wanted her work to help us to be better and wiser people. Her novels had a philosophy of personal development at their heart.
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