AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontres
EAN : 9782505008613
126 pages
Dargaud (02/07/2010)
3.82/5   61 notes
Résumé :
Lundi matin. Pénible, comme tous les lundis. Tôt, comme tous les matins. Je me lève la première pour préparer le petit déjeuner à Xavier. Quelques phrases jetées sur les pages d'un journal intime oublié dans une poubelle et Louis Levasseur, écrivain raté et fauché, renoue avec l'inspiration. Le contenu du journal est explicite : Léa a un problème avec les appareils électroménagers et tout ce qui constitue l'univers de la femme au foyer. Conquis par cette amnésie sin... >Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura
Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
3,82

sur 61 notes
5
7 avis
4
10 avis
3
4 avis
2
1 avis
1
0 avis

yanndallex
  28 mai 2021
Voilà encore un ouvrage bien engagé réédité par les éditions Des ronds dans l'O.
En effet, ce roman graphique a été initialement publié par les éditions Dargaud en 2010.
Cependant le petit format en couverture souple à rabat des éditions Des ronds dans l'O est fort agréable à la lecture pour une bonne prise en main du livre.
A la lecture du livre, j'ai été "rassuré" qu'il ne fût pas écrit par une femme tellement l'image de l'homme (en général) décrite dans ce récit est vilaine voire horrible.
Cela m'a rassuré dans le sens où tous les hommes ne sont probablement pas comme ceux détaillés par la suite, et que certains osent dénoncer les "non-dits" commis par des "abrutis"...
Nous avons donc :
D'une part cet écrivain manqué semblant un poil fainéant, profitant d'un coup de chance pour plagier un carnet intime. Et qui, par la même, viole ainsi l'intimité de cette jeune femme !
En lisant l'histoire cela peut paraître banal, mais en prenant de la distance, cela devient presque abjecte.
Et le vice est poussé au point que ce Monsieur Levasseur va devenir obsédé par cette pauvre jeune femme et vouloir la retrouver sous prétexte de la remercier.
En y repensant, il y a un véritable ego machiste obsessionnel dans cette démarche. Non content d'avoir presque tout volé à cette Léa, il souhaiterait en plus posséder l'être...
D'autre part il y a aussi ce Xavier Auger, ex-mari de Léa, propre sur lui aux allures d'un homme bien.
Lui a commis des méfaits tout autre mais que nous ne découvrirons qu'en deuxième parti d'ouvrage.
Et là encore, l'homme ne brille évidemment pas. Il en devient même totalement condamnable !
Bref ces deux images masculines illustrent une violence ignoble autant morale que physique envers la femme.
Ce récit dénonce admirablement bien ces faits atroces malheureusement encore trop d'actualité, et qui semblent être des banalités pour certains.
Ce prosaïsme est à l'image de l'histoire qui se développe avec cette simplicité d'une trame d'extrait de vie qui cache au lecteur les drames sous-jacents.
C'est du grand art scénaristique qui pousse le spectateur averti à une introspection et à un regard neuf.
Une lecture donc en trois étapes :
- La première partie est la découverte de Léa et de son problème
- La deuxième partie est la découverte de la réalité des faits, pour ainsi dire la version de Léa
- Et enfin la troisième partie non écrite où l'observateur réfléchit et finit par sortir de sa léthargie pour prendre conscience des tous les outrages !!
Ce scénario en devient donc admirable !
Coté dessin, Gwangjo nous offre un superbe graphisme particulièrement réaliste.
C'est de toute beauté et la technique noir et blanc, probablement réalisé au fusain, s'accorde parfaitement avec le thème.
Ce dessin nous conforte dans l'admiration, en restant passif, et nous propose de nous laisser porter par les évènements sans trop réagir.
Il apporte sa petite rengaine comme si ce qui est illustré était normal.
Bref on pourrait dire que ce dessin nous aveugle...
Les émotions, les détails, les perspectives, les nuances de gris, les estompes, les jeux d'ombres, etc.…, tout semble maitrisé presque à la perfection.
Les mises en scène sont évidemment variées mais surtout véritablement bien réfléchies pour ne montrer presque aucune violence, pour que quasiment tout passe par la narration...
Mais on sent évidemment que quelque chose cloche sous la perfection et c'est là tout l'art de la suggestion visuelle.
Ce travail graphique est des plus remarquable. Il est vraiment impressionnant.
Ce livre est une oeuvre engagée, un moyen comme un autre de lutter contre les violences faites aux femmes.
Il nous alerte pour nous demander d'ouvrir l'oeil et d'être intuitif, car sous des airs de tranquillité peuvent se cacher des tortionnaires et des victimes.
Lien : https://www.7bd.fr/2021/05/l..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          150
jovidalens
  23 décembre 2014
Quelle est l'onomatopée pour exprimer un long sifflet d'admiration ? Parce que je l'aurais bien utilisée pour exprimer combien cette BD m'a laissée admirative et sans voix !
Qui des deux auteurs est à l'initiative de cet ouvrage ? Et de leur collaboration ? Une belle réussite. D'autant plus surprise, que j'ai choisi cette BD sans même consulter les noms des auteurs. Complètement séduite par la beauté de la couverture, l'étrangeté du titre, le feuilletage rapide découvrant un beau graphisme crayonné dans des gris nuageux, brumeux et moelleux, la composition en deux chapitres dont chacun des intitulés aiguisent la curiosité ; "Où Louis Levasseur, écrivain raté trouve l'inspiration dans une poubelle" pour le premier chapitre, auquel répond pour le second "Où Louis Levasseur, écrivain à succès mesure l'inanité de ses rêves à l'aune de la cruauté de la vie". Presque tout est dit sans rien dévoiler mais en titillant sacrément les neurones.
Pas de doute que le scénariste connaît les affres du manque d'inspiration, de la pression de son éditeur et de la superficialité des relations clinquantes du milieu littéraire pour ceux qui "cartonnent au box office".
Et puis ce côté prédateur, de celui qui est à l'affût d'une bonne histoire, sans s'intéresser plus que cela à ce qui donne du corps, du vécu, de l'humain à cette bonne histoire. Louis Levasseur est un personnage qui n'attire pas la sympathie, un peu geignard, beaucoup imbu de sa personne, blasé et de quoi ? D'avoir un talent qui ne l'a pas empêché de passer à côté de sa vie ? Et quand il se retrouve au faîte de sa gloire il n'en tire aucune conséquence.
Léa, dont le beau portrait de la couverture interpelle, à demi cachée derrière une lourde mèche de cheveux noirs, au regard si triste...Atteinte d'un syndrome des plus bizarres, à moins qu'elle ne se soit créer un prétexte, sorte d'asile inexpugnable. Sa fuite ressemble fort à une renaissance, une reconstruction à tout petits pas qui , l'espace d'un instant , d'une rencontre, s'enflammera comme un feu de paille. Et pourtant, elle aura la solidité de continuer.
Il y a de la violence dans ce récit, celle qui se cache, se dissimule derrière un semblant de tendresse, d'empathie. le romancier met les mains dans les poubelles pour, comme tant d'autres chanter la femme libre, celle qui selon les pubs veut tout !
La fin est un choc de ceux qui font évoluer, même s'il fait prendre la fuite pour mieux se reconstituer, qui perturbe pour mieux faire changer de point de vue. Complètement prise à contre-pied.
Le scénario m'a complètement accrochée par son équilibre, sa lecture à plusieurs niveaux. Et moi aussi, j'ai découvert d'autres talents à M. Corbeyran. Moi qui en été resté à "L'univers des Stryges" !!!
Le dessinateur, Gwangjo, je ne connaissais pas : et lui aussi m'a bien piégée avec ses quelques dessins dignes des mangas dont il parsème quelques pages pour la plus grande perturbation du cours de lecture. Normal : il est auteur de mangas.
Mais cela, je ne l'aurai découvert que le recueil refermé.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
Ladydede
  08 avril 2013
Léa ne se souvient pas comment fonctionne l'aspirateur raconte l'histoire de cette jeune femme, mariée depuis peu, qui décide d'écrire un journal. du jour au lendemain, Léa ne souvient pas du fonctionnement des appareils électroménagers : aspirateur, lave-linge, repasseur, grille-pain, etc. Louis, écrivain en panne d'inspiration, trouve ce journal dans une poubelle. Il décide de s'inspirer pour son prochain roman, qui va enfin devenir un best-seller. Sa vie semble épanouie et Louis est très heureux jusqu'au jour où il rencontre cette mystérieuse Léa... Cette maladie étrange cache en fait un mal plus profond.
Léa ne se souvient pas comment fonctionne l'aspirateur est une bande dessinée forte en émotions. Les auteurs, Gwangjo (au dessin) et Corbeyran (au scénario) arrivent à se compléter. En effet, la narration est très belle avec un style soignée. le dessin au crayon à papier est magnifique... Ils arrivent aussi à alterner magnifiquement les retours présent-passé. J'ai seulement une petite appréhension... je m'attendais un peu à l'histoire de Léa mais, cela n'a rien enlève au fait que Léa ne se souvient pas comment fonctionne l'aspirateur est une belle histoire à découvrir.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
melusine1701
  18 mai 2011
Louis Levasseur est un écrivain en panne d'inspiration. En rentrant chez lui, un chien attire son attention sur un sac poubelle éventré: il y trouve une pile de mode d'emplois d'appareils divers, ainsi qu'un vieux journal. Celui de Léa, une jeune femme au foyer en proie à un mal étrange, une amnésie très sélective : elle est incapable de se rappeler le fonctionnement de ses appareils ménagers. Comment faire marcher l'aspirateur? Comment mettre en route la cafetière? Tout cela lui chappe. Louis flaire la bonne intrigue, en tire un roman, qui devient un best-seller: le voilà revenu au rang des écrivains à succès. Mais qui était vraiment cette Léa dont le journal a atteri dans la poubelle de son immeuble et qui a quitté d'un seul coup l'immeuble et son mari?
Ne vous fiez pas à la naïveté du titre: cette histoire est sombre. La tension inattendue qui gagne Léa devant une amnésie aussi absurde, ses tentatives désespérées pour y remédier, tout cela met en place une ambiance qui devient de plus en plus pesante. de plus, devant un personnage que l'on ne connaît que par bribe, le mystère grandit et l'histoire se recompose petit à petit. Intrigante, touchante, destabilisante et poignante, cette histoire m'a vraiment emportée. Un trait vaporeux avec un côté impressionniste m'a beaucoup plu, capable à la fois d'une grande sensibilité et d'une grande froideur.
Une superbe bande-dessinée dont l'issue arrive à être parfaitement bien montée et complètement inattendue.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
Erik_
  01 septembre 2020
Waoh ! Enfin un roman graphique qui se distingue des autres par son originalité et sa maturité d'écriture. Et pourtant le titre ne m'avait guère inspiré. A y réfléchir de près, on se demande pourquoi Léa ne se souvient pas comment fonctionne l'aspirateur ?
Elle vient de se marier et doit s'occuper aussi bien de l'intérieur que de son mari. C'est plutôt génant quand on se rend compte que c'est bien l'ensemble des appareils électro-ménagers qu'elle ne sait plus faire fonctionner. Cela commence par la cafetière électrique le matin et le grille-pain pour les biscottes. Tout ceci va conduire à un futur divorce programmé avec les reproches de son mari...
C'est alors qu'intervient un écrivain en mal d'inspiration. Il va se servir d'un journal intime foutu à la poubelle pour bâtir son idée de nouveau roman qui connaîtra un succès escompté.
Derrière ce titre naïf, se cache un véritable drame psychologique qui va nous tenir en haleine jusqu'au bout. le dessin réaliste tout en crayonné crée une belle ambiance à travers le regard subjectif de cet écrivain à qui rien ne réussissait. Léa va changer sa vie et lui apporter la notoriété dont il rêvait. Cela va devenir au fil des années son obsession secrète.
Mais quelle est donc cette pathologie psychique ? Cette bd nous entraînera vers un drame intimiste poignant dont la conclusion sera magistrale. Je ne vais pas en dire plus. A vous de découvrir Léa et de percer le mystère de son blocage devant les appareils électro ménagers.
Note Dessin: 4/5 - Note Scénario: 4/5 - Note Globale: 4/5
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20


critiques presse (1)
LigneClaire   05 mai 2021
Le dessin est très affiné, réaliste sans excès déplacé. Un bouquin qu’on ne peut laisser tomber avant la dernière page.
Lire la critique sur le site : LigneClaire
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
jovidalensjovidalens   02 décembre 2014
A 30, on sait exactement pourquoi.
A 40, on a une idée précise de ce qu'il faudrait faire pour qu'il aille mieux.
Le problème, c'est qu'on n'a plus l'énergie.
Ceux qui ont mis en place "le système" et ceux qui continuent à l'entretenir et à l'exploiter ont parfaitement intégré cette équation.
Ce qui fait d'eux les maîtres incontestés.
Le temps que les esclaves découvrent le secret, il est trop tard.
Trop tard pour avoir le courage de réagir.
Trop tard pour avoir la force de lutter.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          72
LadydedeLadydede   06 avril 2013
J'ai beau essayer, réessayer, essayer et essayer encore... Tripoter tous les boutons... Vérifier la prise d'alimentation... Me concentrer pour me souvenir de chaque opération... Rien n'y fait... Je ne parviens pas à faire fonctionner l'appareil...
Commenter  J’apprécie          30
alouettalouett   17 octobre 2011
Je dois triompher de ce blocage ridicule qui m’empoisonne l’existence et met notre couple en péril
Commenter  J’apprécie          40
Erik_Erik_   05 octobre 2020
Un conseil alors: lire la notice.
Commenter  J’apprécie          00

Videos de Éric Corbeyran (31) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Éric Corbeyran
Happytech 1
autres livres classés : violences conjugalesVoir plus
Notre sélection Bande dessinée Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura





Quiz Voir plus

La Métamorphose

En quelle année est paru pour la première fois "La Métamorphose" ?

1938
1912
1915

11 questions
190 lecteurs ont répondu
Thème : La Métamorphose de Franz Kafka de Éric CorbeyranCréer un quiz sur ce livre