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Shigeru Mizuki (Adaptateur)Christophe Gouveia Roberto (Antécédent bibliographique)
ISBN : 2915492301
Éditeur : Editions Cornélius (30/08/2007)

Note moyenne : 3.98/5 (sur 32 notes)
Résumé :
Au détour d'une histoire de Mes Femmes, Crumb livre au lecteur sa vision du bonheur : une vieille maison de bois avec un porche à l'ancienne, où s'asseoir en famille pour gratter du banjo. Ni vin, ni drogue, ni danse, mais l'ambiance d'un tableau de Grant Wood et l'illusion du retour à l'Amérique agraire, frugale et modeste que rêvaient les pèlerins du Mayflower. La culpabilité de ce puritain convaincu de la bestialité du sexe s'exacerbe au contact du San Francisco ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
KrisPy
  03 juin 2015
Tout amateur de bande-dessinée, ou tout bon freak qui se respecte, a lu ou entendu parler de Crumb : Robert Crumb, pape de la contre-culture, de l'underground des années 70... Parce que Crumb c'est du lourd. C'est du déglingué comme on n'en fait plus.
Il a dessiné les pochettes d'album de grands noms du blues, il n'a pas fait que des trucs salaces donc, mais son Mister Natural, gourou auto-satisfait et lubrique qui assène sa pensée acidifiée comme des vérités transcendantales... c'était un peu lui. Un pendant graphique de Timothy Leary, un pote à Pynchon aussi certainement, et plus sûrement, à Burroughs... Et Fritz the Cat ? Qui ne se rappelle pas de ce félin lubrique ? ^^
Son style est reconnaissable entre tous, avec ses femmes incroyablement sculptées, "pneumatiques", selon une expression consacrée dans les 60's par Huxley, avec des fessiers incendiaires et des jambes de guerrières. Russ Meyer était aussi un adepte du genre, mais faisait plus une fixette sur le devant contrairement à Crumb, qui lui, bloque carrément sur l'arrière...
Ici, sans censure, c'est pas son genre, Crumb nous raconte ses "problèmes avec les femmes" ; il revient sur sa sexualité particulière, sur son attachement aux grandes femmes à gros culs et fortes jambes (et vice et versa...), et tente d'analyser ce fantasme récurrent (chevaucher des grandes femmes) et de comprendre pourquoi il est ainsi. C'est aussi une jolie tentative pour s'excuser de sa misogynie maladive... tout en fantasmant de plus belle !
Allez, on vous pardonne tout monsieur Crumb, tant que vous garderez cette belle honnêteté héritée de vos années freak.
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chartel
  02 juin 2008
Cet album est une sorte de recueil de plusieurs carnets de dessin de Robert Crumb réalisés entre 1965 et 1999. L'ensemble traite essentiellement des relations particulièrement obsessionnelles de l'auteur avec les femmes, plus précisément les femmes bien bâties, musclées, aux hanches et poitrines bien formées. Robert Crumb raconte ses propres expériences de la passion et du désir sexuels (amoureux pas forcément…) depuis sa découverte des réactions incontrôlées de son corps devant les atouts exceptionnels de la gent féminine devenue alors un simple, mais ô combien vénéré, objet de consommation, et après une enfance placée sous le signe de la culpabilité d'une éducation catholique forcément prude et pudibonde. Pas d'hypocrisie chez Crumb, pas de maniérisme ni de faux-semblant, il s'expose ouvertement et avec beaucoup d'humour, nous permettant de mieux comprendre ce que nous sommes : des êtres de chair et de sang, confrontés à des pulsions, réagissant à des stimulis, paradant comme des coqs devant un parterre de belles poules, dressant la crête, tirant le cou et levant le bec. Mais au-delà de cette éternelle question pulsionnelle, l'auteur dresse aussi un tableau caustique de la société américaine des années 1960 et surtout du mouvement hippie.
A la manière d'un Woody Allen, Robert Crumb, derrière sa pseudo psychanalyse nombriliste, se dévoile comme un artiste profondément ancré dans son époque et sa société.
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ColonelBubble
  19 septembre 2013
Confessions graphiques
Absentes ou diabolisées par une éducation religieuse stricte (« Dumb », « My troubles with women, part one ») dans son enfance (« "Treasure Island" Days », « Just us kids !! »), les femmes surgissent douloureusement à l'adolescence. C'est que Crumb n'a pas grand-chose pour lui : gringalet binoclard avec une dent de devant manquante, il est laid, extrêmement timide et, handicap supplémentaire dans sa course à l'assouvissement sexuel, n'aime que les filles stéatopyges (c'est-à-dire présentant des fesses et des cuisses énormes) aux gros mollets. Autant dire qu'il est rapidement brimé par les "grands mâles", sortes de Fonzie version brutes épaisses, (« My troubles with women, part two »), et à mesure qu'augmente sa frustration, son obsession des filles aux formes généreuses se fait de plus en plus vive. Ne lui reste plus qu'à se réfugier dans des fantasmes délirants, le plus souvent couchés sur le papier, qui en même temps calment et excitent sa libido mais surtout entretiennent sa culpabilité maladive ou sa misanthropie. Crumb semble condamné à leur faire du pied (« Footsy ») ou à se frotter à leur fessier dans les couloirs du collège.
Son statut change lorsqu'arrivent les années 60. Crumb, célèbre par ses BD underground sous l'emprise du LSD, devient malgré lui une icône de la contre-culture (« 1967 », « My first LSD trip »). Il fréquente alors les hippies et les suit à San-Francisco, la mecque de l'époque. Les femmes désormais à ses pieds, il peut enfin atteindre le graal longtemps espéré : baiser (« I remember the sixties »).
Une fois marié, presque assagi (« Memories are made of this »), père d'une fille, il revient sur l'illusion de ces années frénétiques, sur quelques figures féminines marquantes (« You can't have them all »), les critiques (sur sa misogynie) qu'il a pu essuyer (« I'm grateful ! I'm grateful ! ») pour finir avec la quarantaine rangée, nostalgique et un peu ennuyeuse (« Uncle bob's mid-life crisis »).
Dans cette anthologie érotico-comique, compilation de ses vices, de ses tares, de ses angoisses, Crumb nous confesse son rapport longtemps difficile avec les femmes, avec une liberté de ton réjouissante, un égocentrisme revendiqué et ses dessins hyper expressifs (sortes de gravures à la Gustave Doré mais en plus déjanté) bien connus. Un pur plaisir.
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antihuman
  11 août 2018
Comme c'est la mode de dénoncer et d'arrêter qui que ce soit, je continue sur ma lancée et je suis le mouvement #Metootoo en proposant de dénoncer l'intelligence subversive (et sûrement perverse) de l'immense Robert Crumb, ce dessinateur génial tellement iconique, et même pour moi. Il ya de nos jours tant de petits chefs incultes qui vous jugent le plus souvent envers et contre tout, et on ignore toujours vis à vis de quel génie astiqueur de lampe:en vertu de qui, par rapport à qui ? Comparé à quoi ? C'est d'ailleurs quand ils vous avouent leur culture anémique qu'on a une petite idée qui germe soudain et que l'on comprend enfin comment les optimiser pour le meilleur et pour le pire et principalement dans un aéroport.
Ici avec MES PROBLEMES AVEC LES FEMMES, l'auteur ne prétend être parfait de cette façon cuistre qu'on trouve tant chez les mondains parigots actuels mais se compare plutôt à la gente moutonnière (non, féminine, pardon !) – il faut oser même si c'est parfois un peu pareil – mais je recommande toujours les œuvres infiniment littéraires nées de cette période car certaines libertés pouvaient davantage s'exprimer et surtout à côté de notre génération du digitale, vraie usine à crétins et à fans de rappers ignorants qui vous donneront des leçons au cas où (sic).
Crumb ose raconter aussi ses farouches démêlés avec toutes ces créatures si fraternelles qui appartiennent au beau sexe et j'ai trouvé que le tout était plein de fraîcheur. Ça ne sera sans doute jamais adapté par Spielberg mais ça vaut son pesant d'or ! Certes le style s'égare parfois et la lisibilité demeure complexe mais on reconnaît là le vrai artiste créateur. Je craque.
J'ajoute que j'ai débusqué ce comic à envrion 20 euros à la libarire parisienne « Aaapoum Bapoum », 14 rue Serpente à Paris dans le Vième et non loin du cinéma MK2. Une des dernières librairies où je n'ai aucn intérêt financier et pas encore supprimée par cette ère tellement fruste...
Imaginez quel stupre et combien d'esprits débauchés et souillés et de corps viciés mon pur esprit a dû combattre pour arriver seul et vaillant en ce lieu heureusement garni d'un plancher.
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Thelittleprince
  06 juin 2017
Une BD sur Robert CRUMB de Robert CRUMB !
Il y est question de lui , de sa vie, son oeuvre, ses névroses ! C'est un condensé de misogynie effrayant et affligeant à mon goût. Robert, Bobby, utilise les femmes et le prend pour des objets sexuels, rien de plus, rien de moins. Parce que c'est CRUMB, doit-on tolérer qu'il dénigre les femmes et qu'il fasse passer cela pour de l'humour ou du génie ?
Inutile de dire que j'ai détesté ce livre et les idées qu'il véhicule. J'ai eu très souvent envie d'arrêter la lecture de cette BD mais je me suis accrochée jusqu'au bout, dans l'espoir que ça s'améliore. C'est comme un film de Woody ALLEN mais très mauvais et interminable. Les problèmes existentiels d'un artiste. Chiant en fait ! Doublé de détestable !!
Le dessin est en Noir et Blanc. Chargé et brouillon !
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
chartelchartel   02 juin 2008
L’examen de ma vie démontre que je ne suis pas quelqu’un de "cool". Je ne sais même pas ce que c’est que "d’être cool"… Je suis excessif… dérangé… un pauvre crétin un peu taré la plupart du temps… C’est embarrassant, mais c’est comme ça…
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