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San Antonio tome 125 sur 175
EAN : 9782265032392
220 pages
Fleuve Editions (01/03/1986)
3.23/5   15 notes
Résumé :
Les Editions Fleuve Noir ont longuement hésité avant de publier cet ouvrage. Car les événements qu'il retrace sont rigoureusement authentiques et mettent en cause l'épouse d'un ministre.
L'aventure survenue à cette courageuse femme est hors du commun, c'est pourquoi, seule une acceptation de sa part pouvait nous décider à éditer ce livre.
Ce consentement héroïque, elle nous l'a donné sans réserve.
Nous prions donc Mme Alexandre-Benoît Bérurier d... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
LiliGalipette
  12 novembre 2012
Alors que le ministre Alexandre-Benoît Bérurier assiste à une conférence d'Interpol à Amsterdam, sa chère et tendre, l'énorme et insatiable Berthe, visite le quartier des prostituées. Aguichée par un bel homme, elle monte dans un appartement et participe à une partie fine. Laquelle a été dûment immortalisée sur pellicule et expédiée à son époux avec un message d'enlèvement. le ministre fait alors appel à son camarade de toujours, le commissaire San-Antonio. Une fois l'épouse retrouvée, il faut encore comprendre le pourquoi du comment et assurer la tranquillité de quelques gros bonnets qui veulent la paix sans vouloir nous la foutre.
Ah, Amsterdam ! Ses canaux, ses vélos, sa diplomatie. Ses putes. Pour faire bonne mesure, les méthodes de San-Antonio et de Bérurier sont à l'extrême limite du légal et du politiquement correct. Pas question de laisser une occasion de faire du grabuge ou de courir la gueuse. San-Antonio, le narrateur, est un séducteur porté sur la chose, sans complexe aucun. « On est salingues, les vrais mâles. Cupides atrocement concernant les miches des dames. On les voit et les convoite aussitôt, le leur exprime muettement au mieux de nos regards faisandés. » (p. 105) Mais San-Antonio, c'est surtout une attitude, un flegme très français, une décontraction canaille. « Marrant, non ? À Amsterdam, plongé dans le chaudron d'huile bouillante d'une dangereuse affaire, je siffle Rose de Picardie. » (p. 151) L'Angleterre a Sherlock Holmes, la France a San-Antonio. Chacun ses méthodes, chacun son style. Celui du dernier est parfois so shoking !
C'est mon premier San-Antonio. Ce sera sans aucun doute le dernier. Non pas que j'ai été déçue : j'ai trouvé exactement ce que j'attendais, voire plus : du salace, du vulgaire et du trivial en veux-tu, en voilà ! Si vous aimez les jeux de mots, les inventions langagières, les extravagances linguistiques et la langue verte, vous trouverez ici godasse à votre panard. OK, il n'y a pas que de la fesse et du bourre-pif, il y a aussi un humour certain et une faconde goguenarde qui n'épargne pas la politique. Mais voilà, il me semble évident que je ne suis pas le public visé par ce roman et tous ceux qui constituent les aventures du célèbre commissaire. Quant à savoir pourquoi j'ai lu ce livre, c'est tout bête : pour son titre. Mais pas un lapin en vue dans tout le bouquin.
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bbpoussy
  03 avril 2017
J'avais lu le tome 1 des San Antonio, j'en avais aimé les expressions utilisées et moins l'histoire. Là, tome 125, c'est l'inverse. Sauf que les expressions et le patois utilisés en général sont vulgaires et étouffent toute l'histoire.
J'ai donc lu la fin du livre en diagonal tellement je n'en pouvais plus.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
LiliGalipetteLiliGalipette   12 novembre 2012
"Marrant, non ? À Amsterdam, plongé dans le chaudron d'huile bouillante d'une dangereuse affaire, je siffle "Rose de Picardie"." (p. 151)
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bbpoussybbpoussy   03 avril 2017
Mande pardon pour l'interlude, messieurs, fit le ministre en souriant, mais mon épouse dont j'me permets d'vous présenter est pas un'surdouée d'l'aérobic
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LiliGalipetteLiliGalipette   12 novembre 2012
"On est salingues, les vrais mâles. Cupides atrocement concernant les miches des dames. On les voit et les convoite aussitôt, le leur exprime muettement au mieux de nos regards faisandés." (p. 105)
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« Cette compilation qui se voudrait anthologie complète […] a pour but de proposer aux lecteurs de revisiter l'oeuvre de l'auteur par la lorgnette des aphorismes, des fragments, des éblouissantes et percutantes réflexions qui ont traversé son esprit entre 1943 et 1987 […]. » (Préalable & remerciements)
« […] La meilleure histoire belge, je vais te la dire, c'est la plus terrifiante de toutes : « Il est une fois Scutenaire et les Belges n'en savent rien ». Et les Français non plus. (...) Il dit tout, mais par brèves giclées, Scut. Il sait la vie, la mort, l'avant, l'après (...), l'amère patrie, le surréalisme, les frites, les cons, les moeurs, les larmes et la façon dont, chez lui, il doit éteindre au rez-de-chaussée avant d'éclairer au premier pour ne pas faire sauter le compteur électrique. » (Frédéric Dard)
« le texte lapidaire est une spécialité belge. […] […] cet orpailleur de l'apophtegme reste merveilleusement méconnu […]. « J'écris, dit Scutenaire, pour des raisons qui poussent les autres à dévaliser un bureau de poste, abattre un gendarme ou son maître, détruire un ordre social. Parce que me gêne quelque chose : un dégoût ou un désir. » […] Scut le météorite a tout lu, tout vu, tout englouti et tout restitué dans un habit neuf. « J'ai quelque chose à dire et c'est très court. » Maximes en percussions et sentences en saccades sont étrillées, débarbouillés au gant de crin. Sa façon de dire merde alentour est à nulle autre pareille. […] […] Réfractaire, récalcitrant, insoumis sous toutes les latitudes, Scutenaire n'est point de ceux qu'on puisse congédier en ambassade. Dans les poussées d'angoisse, il usait, comme d'un remède à toute épreuve, des aspirines de l'humour. Elles ne le guérissaient pas mais l'apaisaient. […] » (Patrice Delbourg, les désemparés, Éditions le Castor Astral, 1996)
« Mes inscriptions sont une rivière de Californie, il faut tamiser des tonnes de sable et de gravier pour trouver quelques pépites, voire des paillettes. Remarquez, sable et gravier ne sont pas matières inutiles. » (Louis Scutenaire)
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Référence bibliographique : Louis Scutenaire, J'ai quelque chose à dire. Et c'est très court., Collection d'Inscriptions, évocations et autres textes rassemblés par Jean-Philippe Querton, Cactus Inébranlable éditions, 2021. https://cactusinebranlableeditions.com/produit/jai-quelque-chose-a-dire-et-cest-tres-court/
Image d'illustration : https://www.kobo.com/us/en/ebook/louis-scutenaire-1
Bande sonore originale : Crowander - Don't You Leave Don't You Leave by Crowander is licensed under an Attribution-NonCommercial 4.0 International License.
Site : https://freemusicarchive.org/music/crowander/from-the-piano-solo-piano/dont-you-leave
#LouisScutenaire #JAiQuelqueChoseÀDireEtCEstTrèsCourt #LittératureBelge
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