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EAN : 9782413012887
144 pages
Éditeur : Delcourt (01/04/2020)

Note moyenne : 3.59/5 (sur 88 notes)
Résumé :
James Bond est de retour. Comme vous ne l’avez jamais vu.
Tout commence par une étourdissante partie de baccara. Le Chiffre, mystérieux et puissant agent au service des Russes, joue au casino de Royale-les-eaux pour financer ses sinistres projets. Mais un adversaire aux nerfs d’acier vient s’asseoir en face de lui. Son nom est Bond. James Bond.
Mais cette partie endiablée n’est que la première épreuve. L’agent secret va devoir déployer toute son habile... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
Davalian
  20 août 2014
Première surprise, la France est au coeur de cette première aventure de James Bond. Cette heureuse découverte n'est que la première d'une longue liste. Celle-ci exige d'ailleurs, d'être appréciée à sa juste valeur. Pour cela, il faudra prendre une distance totale par rapport aux films éponymes (et oui, il y en a eu plusieurs), de les oublier complètement (surtout le dernier et tous ceux avec Daniel Craig tant qu'à faire).
Il ne s'agit pas là d'un effort tant le cadre est différent. Nous plongeons ici dans l'après Seconde Guerre Mondiale et au début d'un nouveau conflit. L'ennemi n'est pas tant l'Union soviétique, que le Chiffre qui se trouve lui même en délicatesse avec le SMERSH (un organe contre subversif qui semble tentaculaire et bien mystérieux offrant d'intéressantes perspectives pour les romans à venir). La structure de l'ouvrage est particulière car l'intrigue ne tient pas une place bien importante. Elle est pourtant traitée de manière magistrale et sans temps mort, portée par un style absolument remarquable. L'ouvrage est court et se lit très rapidement, bien trop, hélas. Les révélations faites par une première lecture ou par les films ôtent toutefois l'effet de surprise de plusieurs rebondissements. Ceux-ci sont toutefois originaux et ne peuvent que choquer le lecteur non averti !
S'il faut retenir une chose (parmi les nombreuses découvertes) et lire cet ouvrage c'est pour... James Bond ! le protagoniste est au centre de l'intrigue et l'auteur nous dévoile une personnalité assez complexe. A certains moments, l'on s'interroge tout naturellement : dans quelle mesure le passé de Ian Fleming a-t-il inspiré le personnage au célèbre matricule ? le non mois célèbre agent secret semble entièrement dévoué à sa mission, agrémenté par quelques amitiés viriles et une romance quelque peu... particulière. La complexité est d'autant plus intéressante qu'elle tranche avec ce que l'on a pu voir ailleurs et évolue au fil des pages.
Un style percutant, une intrigue originale, des personnages attachants, quelques aspects psychologiques étonnants, des surprises en nombre demeurent les ingrédients qui fondent la réussite de Casino Royale qui prend donc la place d'une référence incontournable.
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loreleirocks
  22 juillet 2015
L'été, les polars c'est bien. Mais voilà, ça fait bien longtemps que je n'en ai pas lu et je suis un peu perdue dans le paysage actuel. Ou bien, tout simplement, j'en ai trop lu et l'envie m'a en quelque sorte quittée.
Pourtant, au détour d'une conversation avec un ami anglais, particulièrement animée sur Idris Elba en prochain James Bond dans la logique du parfait Englishman et de classe naturelle (Damian Lewis ? Bah ! Peut-être avant qu'il ait fait Homeland, mais là, ça ne va juste pas être possible.), le voilà qui me conseille, sous le regard consterné d'amies lectrices mais certainement pas de polars et encore moins d'histoires d'espions, la source des films. Soit disant que je risquais d'être plutôt surprise…
Et bien oui. Casino Royale, premier tome de la série d'Ian Fleming, m'a particulièrement surprise : court, efficace, dynamique, étonnamment bien écrit et avec si peu d'échos de la longue série de films de Sean Connery à Pierce Brosnan.
The James Bond est bien loin de tout ça. Un homme rude, brutal, froid, taciturne, cynique et sans pitié à peine camouflé par une enveloppe raffinée illustrée par son exigence gastronomique, son cocktail « maison » sans nom (tout du moins au début), sa voiture, ses cigarettes sur mesure… Même s'il n'est pas utile de comparer littérature et cinéma, il est bien difficile de ne pas visualiser Daniel Craig et sa bonne tronche de brute, malgré les variantes physiques et dans l'intrigue.
Je craignais un texte qui aurait mal vieilli, mais que nenni ! Des chapitres courts et se terminant d'un bon hameçon vers le chapitre suivant. Sans fioritures, clair et sans explications inutiles, on découvre un agent secret qui fait son boulot sans trop de sentiments (voire aucun la grande majorité du temps) mais se pose tout de même des questions. La fin de ce tome présente un petit rebondissement cynique où l'on peu penser une seconde et de manière complètement incrédule que Bond va lâcher l'histoire, au prises avec une crise de conscience… cet instant laisse entrevoir des aspects inattendus, notamment, malgré le camp ennemi évident pour l'époque (les soviétiques et les super-méchants encore mystérieux du SMERSH (SPECTRE en français, il me semble?)), Bond se place avec logique et froideur du point de vue de l'autre : qui est le méchant, qui est le gentil ? Tout est une question de point de vue… Intéressant, ma foi.
Le tome suivant est Live and Let Die, dont on se souvient de l'adaptation avec un Roger Moore bien loin du Bond précédent, un petit côté limite-limite, et surtout la bande originale, un morceau éponyme bien kitsch de Paul McCartney and Wings…
Suite à cette entrée par la case Casino Royale, je sais déjà que le tome suivant va être une bonne surprise et sera sans doute une redécouverte d'un histoire vaguement connue et oubliée aussitôt, mais cette fois-ci par une porte vers une réalité alternative plus directe, moins ridicule et surtout plus brutale : un vrai petit polar d'espionnage.
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Gusseuh
  01 avril 2010
Sous ses apparences d'espion macho et vaguement séducteur, le James Bond de cinéma cache trop souvent la réalité du James Bond de sir Ian Fleming. Brutal et cynique, il a un boulot à faire, et rien ne saurait l'arrêter. Et si ses sentiments deviennent un frein, le destin se charge de dégager tout ça du passage...
Un bouquin plutôt tendu, qui claque comme un coup de fouet, et qui reste d'une belle efficacité, près de 50 ans après son écriture.
Alors certes, le contexte est daté, certes, le personnage a été édulcoré par les années, mais ce premier roman reste un classique, à déguster avec un bon verre auprès de la cheminée...
À noter l'excellente nouvelle traduction, estampillée Pierre Pevel, qui redonne un joli teint à ce texte parfois poussiéreux.
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Kenehan
  22 septembre 2014
Initié petit à cette saga, je ne m'en lasse jamais. J'ai vu et revu la totalité des films et bien sûr je suis au rendez-vous à chaque nouvelle production. Une ombre subsistait : je n'avais jamais mis mon nez dans les romans ! Armé de ma liseuse et de la traduction récente de Pierre Pevel, j'ai tenté l'aventure.
Dans l'ensemble, ce tout premier roman (1953) réserve son lot de surprise. Tout d'abord, il est très rapide à lire. Les chapitres (27) sont courts, le style ne pose pas de difficulté ce qui favorise une lecture rapide. de plus, Ian Fleming vise directement l'essentiel, il ne s'embarrasse pas de longues descriptions que ce soit dans le cadre de l'action ou de l'environnement.
Ensuite, c'est grâce à cette lecture que j'ai enfin compris le titre "Casino Royale". L'action se passe dans un casino (évidemment !) mais à Royale-les-Eaux ! le titre est donc une contraction de "Casino de Royale-les-Eaux".
Enfin, on retrouve bon nombre de scènes et même l'intrigue principale du film "Casino Royale". Comme j'avais régulièrement lu que les films piochaient pas mal dans les romans tout en s'éloignant, je ne sais pas trop à quoi m'attendre dans les romans. Dans ce premier tome, la confrontation entre le Chiffre et James Bond apparaît quasiment dans son intégralité et ce jusqu'à la scène de torture. La liaison avec Vesper également. le reste offre pas mal de changement et ce n'est pas plus mal, je n'avais pas l'envie de lire le film.
Lecture agréable pour passer un bon moment d'espionnage dans les transports. le récit est désormais très daté mais cela lui confère un certain charme suranné. C'est une autre époque, proche des premiers films, qui incite plus à visualiser Sean Connery dans le rôle que Daniel Craig.
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hellrick
  21 janvier 2020
Dans ce premier volet de la saga James Bond, le lecteur fait connaissance avec le moins secret des agents secrets, lequel est envoyé dans une petite ville française pour affronter le Chiffre. Celui-ci a perdu d'importantes sommes d'argent et compte sur le casino de Royale-les-Eaux pour se refaire une santé aux tables de baccara. Comme le Chiffre est lié à l'Union soviétique et alimente les caisses du parti communiste français, Bond est chargé de le plumer au jeu ce qui mettrait une bonne petite claque aux cocos.
Nous sommes ici au début des années '50, en pleine guerre froide qui n'attend qu'une occasion pour se réchauffer. le contexte est donc très différent de celui de la récente version cinématographique avec Daniel Craig (laquelle reprend cependant une partie des péripéties du roman et se montre plus fidèles que bien d'autres long-métrages « Bond »), plus proche des origines de la saga cinéma, nous sommes dans une époque similaire à celle de « Bons baisers de Russie ».
L'intrigue, simple, se limite pratiquement à cette confrontation entre deux adversaires aux nerfs d'acier, le Chiffre, menacé de mort par l'organisation SMERSH (« Mort aux espions », qui deviendra dans les films le SPECTRE), et James Bond. L'occasion de mieux connaitre l'agent secret, bon vivant amateur de vin, de cocktails (dont le fameux et délicieux Vesper), de nourriture de luxe (caviar), de cigarette (avec un tabac composé spécialement pour lui), d'hôtel de grande classe et, bien sûr, de femmes fatales. Car Bond va rencontrer Vesper et nouer une rapide et brulante passion qui, forcément, finira mal. Bien qu'il semble jeune, Bond parait déjà revenu de tout dans ce premier roman, ce qui explique son cynisme et son côté presque « usé » par les manipulations politiques et les intrigues du monde moderne. Il parait bien seul dans ce monde en dépit de l'aide reçue par René Mathis, l'espion français, et surtout par son copain Felix Leiter de la CIA que l'on retrouvera dans plusieurs romans ultérieurs.
Roman relativement court (230 pages) divisé en nombreux courts chapitres, CASINO ROYALE bénéficie d'un style bien rêche, d'une efficacité exemplaire (que l'on pourrait rapprocher de celui de Mickey Spillane) et d'un tempo nerveux. Une bonne entrée en matière dans l'univers bondien.

Lien : http://hellrick.over-blog.co..
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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
DavalianDavalian   19 août 2014
Bond fronça les sourcils :
- Ce n'est pas difficile, d'avoir un double zéro, quand on est prêt à tuer, dit-il. C'est la signification du signe, et il n'y a pas de quoi en être particulièrement fier. Je dois mon double zéro aux cadavres d'un expert japonais en code à New York et d'un agent double norvégien à Stockholm. De gens probablement convenables. Seulement ils avaient été pris dans la tornade mondiale, tout comme ce Yougoslave que Tito a fait sauter. Tout cela est bien embarrassant, mais quand c'est votre métier, vous faites ce qu'on vous dit. Comment trouvez-vous cet œuf dur râpé avec le caviar ?
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KenehanKenehan   22 septembre 2014
- Et maintenant, avez-vous choisi quoi prendre pour diner ? Ne regardez pas à la dépense, ajouta-t-il en voyant qu'elle hésitait. Il faut commander quelque chose qui fasse honneur à votre toilette.
- J'hésite entre deux plats, répondit-elle en riant. Les deux semblent délicieux, mais jouer les millionnaires de temps en temps est un régal et puisque vous me dîtes que... Bien, je prendrai du caviar pour commencer. Puis ce sera un rognon de veau grillé avec des pommes sautées. Ensuite, des fraises des bois avec beaucoup de crème. Vous voyez, je peux dépenser des sommes folles sans sourciller. Dois-je en rougir ? demanda-t-elle avec un sourire.
- C'est une vertu. Et d'ailleurs, il ne s'agit-là que d'un repas tout ce qu'il y a e plus simple et de plus sain. (Il s'adressa au maître d'hôtel.) Avec beaucoup de toast. La difficulté, expliqua-t-il à Vesper, n'est pas d'obtenir beaucoup de caviar, mais suffisamment de toasts.
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KenehanKenehan   22 septembre 2014
A peine trois mois plus tard, le 13 avril, passa en France la loi n° 46685 intitulée : Loi tendant à la fermeture des maisons de tolérances et au renforcement de la lutte contre le proxénétisme.
(Arrivé à cette phrase, M grogna et pressa le bouton de l'interphone.)
- Chef de S?
- Monsieur.
- Que diable signifie "proxénétisme" ?
Le chef de la Section S traduisit et M reprit :
- Nous ne sommes pas à l'école Berlitz. Si vous désirez faire étalage de votre connaissance en mots étrangers barbares, soyez assez aimable pour joindre un lexique. Ou plutôt, écrivez en anglais à l'avenir.
- Désolé, Monsieur.
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OutOfTimeOutOfTime   13 septembre 2019
- Un dry Martini, dit-il. D'abord dans un grand gobelet à champagne.
- Oui, monsieur.
- Un moment. Trois mesures de Booth's, une de vodka, une demi-mesure de Kina Lilet. Passez au shaker jusqu'à ce que ce soit bien frappé et ajoutez alors un grand zeste de citron. Pigé ?
- Certainement, monsieur.
Le barman semblait enchanté de l'idée.
- Bigre ! ça, c'est certainement un drink, dit Leiter.
- Lorsque je... me concentre..., dit Bond en riant, je ne prends jamais plus d'un verre avant le dîner. Mais j'aime qu'il soit copieux, très fort, très froid et très bien préparé. J'ai horreur des demi-portions en toute chose. Et en particulier quand elles ont mauvais goût. Cette boisson est de mon invention. Il faudra que je la fasse déposer quand j'aurai pu lui trouver un nom.
Il surveilla avec attention le grand verre, qui se couvrait de buée tandis que le barman y versait le liquide d'or pâle, où le shaker avait fait naître quelques bulles. Bond but une longue gorgée.
- Excellent, dit-il au barman, mais si vous pouviez avoir de la vodka de grain, au lieu de pommes de terre, ce serait encore meilleur. Mais n'enculons pas les mouches, ajouta-t-il dans un aparté avec le barman, qui sourit. C'est une façon très vulgaire de dire qu'il ne faut pas couper les cheveux en quatre, expliqua-t-il ensuite, à l'intention de Leiter.
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KenehanKenehan   22 septembre 2014
A ses yeux, les femmes servaient à passer du bon temps. Mais au boulot, elles se mettaient dans vos jambes et compliquaient tout. Le sexe finissait toujours par poser problème. Et il fallait compter avec leur susceptibilité et le bagage émotionnel qu'elles se trimballaient. On était condamner à les surveiller sans cesse et à prendre soin d'elle.
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Vidéo de Ian Fleming
#jamesbond #guillaumeevin #m6
LA BIOGRAPHIE DU PLUS CÉLÈBRE AGENT SECRET
On connaît son nom. On connaît son numéro. Mais connaît-on l'homme qui se cache derrière l'espion de Sa Majesté ? Que sait-on vraiment du personnage né de l'imagination foisonnante d'un dandy anglais misogyne nommé Ian Fleming ?
007 aime les petits déjeuners copieux, regrette d'avoir dû abandonner son Beretta .25, pense que la femme idéale sait faire l'amour aussi bien que la béarnaise, déplore devoir tuer dans l'exercice de ses fonctions… mais s'en accommode aisément pour l'Angleterre.
Méfiant par nature, il ne se lie pas facilement, sauf quand sa mission l'exige. Méticuleux, parfois cynique, il se montre professionnel en toutes circonstances. Non seulement l'un des meilleurs éléments du MI6, mais l'un des plus dévoués.
S'appuyant sur les douze romans et deux recueils de nouvelles d'Ian Fleming, Guillaume Evin rouvre le « dossier 007 » et nous offre la première biographie – non autorisée – du héros au tuxedo. Une personnalité complexe, vulnérable et attachante, à qui bien des hommes rêvent de ressembler… et que bien des femmes rêvent de séduire.
*
Guillaume Evin, journaliste et « bondologue » reconnu (Bons baisers du monde, Dunod, 2020) lève le voile sur l'un des héros de fiction les plus célèbres de tous les temps, incarné pour la 25e fois au cinéma dans Mourir peut attendre.
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