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EAN : 9782265071841
240 pages
Éditeur : Fleuve Editions (03/05/2001)

Note moyenne : 3.13/5 (sur 69 notes)
Résumé :
Mélanie Godemiche, héritière d'une riche famille de la Beauce, organise une rave party endiablée dans la ferme familiale du Pinson-Tournan, près de Chartres.
Dans la nuit, on découvre son cadavre mutilé. Près du corps, un gendarme retrouve la casquette du fils adoptif de San Antonio, Antoine, qui devient suspect numéro un.
Le commissaire, qui ne croit pas à sa culpabilité, rencontre Bernard Roykeau, patron de la police de Chartres. Celui-ci accepte de ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
KiriHara
  23 octobre 2016
Raaaaa ! qu'il est loin le temps où San-Antonio faisait de l'espionnage. Je râle, car je n'ai pas souvenance, dans mes précédentes lectures, que le cul y était aussi omniprésent et aussi vulgairement présent. Non pas que je sois prude, mais, si j'aime énormément les auteurs qui jouent avec les mots, ce qui n'est pas forcément une tâche aisée, jouer avec la concupiscence est, à mon sens, une facilité à laquelle Frédéric Dard pouvait échapper.
frederic-dard-en-aout-1990-1463954583 (1)M'enfin, reste les jeux de mots, ici très présents également, trop... l'excès de jeux de mots tuant le jeu de mots, le tueur en série du livre se voit concurrencer par l'auteur lui-même.
On retrouve également les notes de bas de page et, là aussi, l'excès de note de bas de page tue la note de bas de page.
En clair, l'auteur, les auteurs, font dans l'excès dans cet ouvrage . Excès dont j'ai déjà parlé, mais également excès dans l'histoire et la propension du fils de San-Antonio, Antoine, à se foutre dans la merde et à se faire passer pour le tueur en série.
Cependant, quelques phrases, surtout au début, valent le détour et le style est toujours là bien que la vulgarité prenne trop souvent le pas sur le style.
Au final, pas un grand moment de lecture que ce dernier titre signé Frédéric Dard, mais pas non plus une plaie. Quelques phrases qui font tilt, d'autres qui font plouf, une histoire pas trop simpliste, mais plombée par une propension du fils du commissaire à tout faire pour attirer les suspicions sur lui.
En conclusion, il me faudra revenir sur les derniers épisodes de la main de Frédéric Dard, pour me faire une idée du style final de l'auteur
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Snarkk
  02 novembre 2014
Difficile de trouver un auteur plus clivant que San Antonio... et ce n'est pas Céréales Killer qui arrangera la situation. On y retrouve une ambiance proche de la célèbre chanson des Svinkels. Un polar certes, mais loin, trèèèès loin des canons du genre.

On pourrait utiliser le mot "potache" pour définir le sentiment général, mais ce serait un doux euphémisme. San Antonio c'est du lourd, de la série Z par excellence. Ami-es de la littérature fleurie, passez votre chemin. Vous qui aimez les calembours ; ne faites pas la fine bouche devant de l'humour gras ; sautez de joie à la vue de jeux de mots témoignant d'une maîtrise fantastique du langage : Céréales Killer est pour vous !

Pour le lire dans les meilleures conditions possibles, prévoyez le gros litron bien dégoutant, du genre de la Villageoise ou autre joyeuseté.
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gaemae
  07 novembre 2015
Ceci n'est pas un livre mais une bonne assiette de frites-ketchup-mayo : c'est gras à souhait, pas très raffiné, on sait bien qu'on ne se nourrirait pas que de ça... Mais qu'est ce que ça fait plaisir ! Aller, au rab !
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BobDarwin
  10 octobre 2012
Cela faisait longtemps que je n'avais pas lu un S-A,
Je retrouve tout les ingrédients, beaucoup de jeu de mot, des meurtres, un trafic de drogue, et de la fesse ! (à croire que pour Béru, c'est d'une facilité déconcertante de pouvoir se "taper" toutes les femmes qui passent à ses côtés).
En conclusion, un bon moment de lecture sans se prendre la tête
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Tiapy
  15 mai 2018
C'est la 1er fois que je lis un San Antonio. Malgré que je n'ai pas toujours bien compris la manière de parler des personnages qui est vraiment très spéciale (surtout Béru), et aussi certain jeux de mots. le livre et l'histoire en elle même ma bien plus.
A savoir aussi que c'est un livre avec des scènes assez crue. La couverture démontre bien le style de San Antonio.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
cyriuscyrius   23 août 2016
Un sursaut me réveille, à moins que ce ne soit l’éveil qui m’ait fait sursauter. La petite a bataillé longtemps contre sa canicule interne. On lui a administré de la Catalgine, on l’a plongée dans un bain rafraîchissant. On a même harcelé le pédiatre en plein coït, ça s’entendait à son souffle haletant et à ses doigts qui poissaient sur le combiné. On voulait être bien sûrs qu’Antoinette ne nous faisait pas un abcès de cerveau, une achalasie du cardia, de l’acide uranique, une acrocyanose de Patouillard, un adénome prostatique (heureusement rare chez les filles), une agranulocytose sous-jacente, de l’alopécie à géométrie variable, une angevine de poitrine, un anthrax de Saint-Minute, un aphte-à-Line, une aplasie médiévale, une arthrite de Russie, une ataxie G7, un bec-de-lièvre myxomateux, une bilirubine sur ongle, un botulisme et mouche cousue, une brucellose de Brabant, des calculs mento, une candidose de Maria, une colite frénétique, un cytomégalovirus pascuaïen, un delirium (même très mince), un diabète bête qui monte, une dysménorrhée surprécoce, une échinococcose toujours, un épanchement de Sidonie, une folliculite funicula, un ictère de feu, une leishmaniose broutor, un lipome Touskila, un lupus ducu, une morpionite aiguë, une néphrite épidémoule, un œdème de Quick, un œdème de Macdo, une pemphigoïde bulleuse, une plumothorax, une polypose tonku, un purpura d’aigou, une rimski de Korsakov, une salpingite à la noix, voire une classique fièvre typhoïde. On avait eu beau passer l’insoutenable dictionnaire médical en revue, ce qui nous tracassait le plus, c’était l’éventualité d’une méningite, saloperie qui galope ces temps-ci et fauche à l’aveuglette nos plus frêles bambins. Mais le toubib avait entériné mordicus son verdict : otite, otite, otite ! Qu’on le laisse achever sa levrette peinard, merde ! Trois déculages en vingt minutes, il a été obligé de se relancer à la manivelle, le pauvre ! (p. 31)
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cyriuscyrius   23 août 2016
La rue des Bérurier est en plein émoi lorsque je me pointe : une camionnette de dépannage Darty garée en double file bloque la circulation.
Je planque mon Audi sur un berceau et me dirige pedibus vers l'immeuble du Gravos. Les chauffeurs klaxonnent, tempêtent, vectivent par les portières, tupèrent contre ces empêcheurs de rouler en cons. Un tomobiliste, lui infliger dix secondes de retard, c'est le pire outrage qu'il puisse subir. Ça le rend aussitôt voisin de l'hystérie. Plus rien ne compte que cette immobilisation forcée. Il en oublie sa tronche de rat crevé, les pellicules qui neigent sur son blazer, les perfidies de ses collaborateurs, les brimades de ses chefs, l'ombre de l'ANPE, son ulcère du duodénum, les ragnes interminables de sa mégère, l'explosion de la chaudière du chauffage central, ses économies investies en Euro-Tunnel, les préservatifs usagés découverts dans la chambre de sa gamine de douze ans, les bas jarretières qu'enfile son fils aîné pour sortir le soir et même, oui même, que sa sacro-sainte chignole doit passer la semaine prochaine au contrôle technique avec de fortes chances d'être recalée.
— Pourquoi vous gueulez comme ça ? lancé-je devant la kangoo jaune et bleu, ils font leur boulot, ces mecs.
Tout juste si je ne me retrouve pas lynché haut et court. Voilà plus de quarante minutes que les dépanneurs bouchent la rue ! Qu'ils montrent le bout de leur nez et ça va être leur fête ! La vindicte des chauffards est sans pitié. (p. 122)
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BobDarwinBobDarwin   10 octobre 2012
Le jour où les hommes comprendront qu'en donnant la vie on offre aussi la mort, ils hésiteront peut-être à vider leurs burettes.
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cyriuscyrius   23 août 2016
Juliette avait toujours su profiter de son statut de fille unique. Ses parents la couvaient avec plus de soins qu'un œuf de dinosaure. Elle leur rendait cette affection en les considérant comme des rescapés du paléolithique. Le conflit des générations n'est pas grave lorsqu'il s'échelonne sur des millénaires. (p. 186)
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