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EAN : 9782265064966
221 pages
Fleuve Editions (18/06/1998)
3.5/5   30 notes
Résumé :

"Il se soulève, prend sa chaise et me l'abat sur le crâne. Aussi fastoche que je viens de vous le dire. Mon bras paralysé par le coup de poêle à frire n'a pas eu la force de se lever pour braquer le soufflant. Je biche le siège en pleine bouille et illico je me trouve inscrit au barreau. Ça se met à tourniquer autour de moi. J'essaie de me cramponner à la table, mais des nèfles ! Je vais à dame. Le couple de petits rentiers tranquilles me saute alors des... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
lecassin
  13 mars 2013
Une guimbarde abandonnée dans un chantier lui-même abandonné… C'est ce que va trouver San-Antonio sur les indications de son tailleur chez lequel il a traîné Pinaud pour relooking.
Jusqu'ici, rien que de très banal, me direz-vous. Sauf que le chantier est à l'abandon depuis que son propriétaire s'est enroulé autour d'un pylône Haute Tension avec sa voiture… Oui ! Et alors ?
Un examen de ladite guimbarde nous amène à savoir qu'elle est la propriété d'un dénommé Auguste Viaud, et que le susnommé Auguste Viaud est dans le coffre de sa propre voiture, le corps percé de huit balles de fusil, plus une de pistolet dans la tête… Ca c'est moins banal ! On pense tout de suite à un fusillé… peut-être…
Pire, le médecin légiste annonce une mort remontant… à quinze ans…
Difficile de se tenir à une discipline de lecture du genre un par mois, quand il y a tellement de choses à lire par ailleurs. le San-Antonio prévu en février a glissé en mars. Un bon « petit » San-Antonio de la première époque que ce « Les doigts dans le nez » ; et un retour du célèbre commissaire à ses premières amours de l'espionnage plus ou moins lié à la seconde guerre mondiale.
On croise Pinaud chez le tailleur en essayage de costard et Bérurier en train de se mettre un petit gorgeon dans le sifflet, convalescent après sa malheureuse aventure de l'épisode précédent , « Ca tourne au vinaigre » où il avait mal bloqué une praline et s'était retrouvé à l'article de la mort.
Un bon « petit » San-Antonio, dans la mesure où l'enquête est menée en quasi solo par S.A. lui-même. Un scénario complexe comme on en voyait dans les premiers de la série…

Rapport à la construction, une nouveauté que Frédéric Dard systématisera par la suite : le calembour sur le nom des personnages : telle l'entreprise de maçonnerie Maideux et Fils…
Enfin, il faut noter un personnage intéressant : le brigadier Bazin qui est à ma connaissance le premier à utiliser en quantité les tournures de phrases qu'on trouvera plus tard dans la bouche de Bérurier : « J'ai z'une mémoire en faillite », pour j'ai une mémoire infaillible ; le mot incendie utilisé à la place d'incident, etc.
Bref, tout se met en place, petit à petit… le meilleur est à venir.
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AlexandreAllamanche
  12 juin 2022
Une des enquêtes les plus échevelées de San-Antonio, qui débute cette fois avec un cadavre refroidi depuis belle lurette, découvert dans le coffre d'une voiture au moins aussi vieille...
Bref, notre commissaire met le cap sur Grenoble avec une donzelle, et une simple adresse pour débuter réellement son enquête...
Nouvel épisode de la série avec en toile de fond l'occupation allemande, ce qui je dois le dire à tendance à griser mon intérêt, pour une jolie paire d'heures de lecture.
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KiriHara
  20 février 2018
Probablement le 22ème opus de la série San Antonio, « Les doigts dans le nez » suit directement « Ca tourne au vinaigre » puisque Bérurier est en convalescence de ses blessures.
Le roman débute par une scène dans laquelle San Antonio accompagne Pinaud chez son tailleur pour lui faire un joli costard. le tailleur en profite pour signaler au commissaire une voiture abandonnée sur le chantier faisant face à son habitation.
Dans le coffre de la voiture, San Antonio découvre le cadavre momifié d'un type fusillé 15 ans auparavant, à la fin de la guerre.
En cherchant un peu, le Commissaire découvre plusieurs éléments étranges :
1) le macchabé semble avoir été fusillé 15 ans plus tôt.
2) le mort est enfermé dans le coffre de sa propre voiture, volée, des années auparavant.
3) le défunt a été fusillé pour trahison.
4) Son corps a été volé dans le tombeau.
A partir de là, San Antonio va partir à la quête de réponses sur son temps libre.
Frédéric Dard nous offre du San Antonio de l'époque pur jus. Bérurier est absent pour convalescence, Pinaud à peine présent au début de l'histoire, c'est dire que le Commissaire va oeuvré seul.
Si le style est typique des quelques opus précédents, je trouve que l'intrigue est un peu plus relevée. du moins, me suis-je demandé comment l'auteur allait expliquer tous ces mystères et, force est de constater qu'il y arrive très bien.
On notera également le personnage du gendarme bas de front dont le langage semble initier celui du Bérurier du futur.
Au final, un bon épisode de San Antonio avec une intrigue plutôt intéressante (mais faut-il rappeler que Dard ne s'est pas contenté d'un style et d'un personnage, il a également proposé souvent des intrigues dignes de ce nom.)
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ntchoubis
  27 mai 2016
Tout commence par la visite de San-Antonio et Pinaud chez Albo, Fernand Albohaire, tailleur et ami du commissaire. L'objectif est de loquer Pinuche comme un lord.
Une fois l'essayage terminée, Fernand propose un apéritif au bistrot d'à côté. Là-bas, Albo, le regard rêveur, dit qu'il y a quelque chose de mystérieux à Fontenay-sous-Bois, le coin où il habite. Non loin de chez lui, il y a une maison en construction abandonnée. le propriétaire est entré dans un pylône à haute tension au volant de sa bagnole. Il y a quelques mois il y a vu une vielle bagnole immatriculée dans l'Isère avec un vieux numéro. Personne ne travaille dans la propriété mais, la guinde s'y trouve toujours. La police prétend que la voiture n'a jamais été signalée comme volée.
L'examen de la voiture par San-A et Albo relève:
- Primo, selon la plaque d'identité du propriétaire, la guinde en question appartient à un certain Auguste Viaud, 7, boulevard Rey — Grenoble.
- Deuxio, le coffre est devenu une tombe pour ce ladit Viaud.
«Vraisemblablement, ce bonhomme a été passé par les armes, voyez, le temporal est fracassé et il a une balle de revolver dans le citron !»
Le médecin dit que la mort de Viaud remonte à quinze ans, c'est-à-dire elle s'est passée pendant la dernière guerre…
-------
C'est le quatrième san-antonio écrit et paru en 1956. Comme la plupart des volumes de cette époque, «Les doigts dans le nez» nous renvoie aux années de guerre, à l'espionnage, au fait que «tout homme sent le cadavre», comme dit le proverbe sénégalais, et que tout homme a un cadavre (ou, si vous voulez un squelette) dans le placard.
San-A mène l'enquête en solo, mais en compagnie de Nicole, sa souris, jusqu'au temps où elle planque le commissaire à Grenoble.
«Les plaisanteries les plus courtes sont les meilleures, lit-il. Je retourne à Paris. Signé : Nicole.»
Il est à noter le brigadier Bazin, l'un des personnages secondaires du livre. Son langauge ressemble pas mal à celui de Bérurier des volumes à venir.
«— Z'a votre service, m'sieur l'c'm'saire !»
Ce polar n'est ni bon ni mauvais par rapport à ces homologues précédants de la série. L'humour est déjà en pleine forme. Il y en a de l'action, du travail des cellules grises, des métaphores colorées, des digressions lyriques et même un peu kamasutresques, toutes les marques de fabrique signée San-Antonio, quoi!
Ce qui manque pour le moment, c'est l'intrigue qui reste un peu niase et l'intégrité de la verve en plaisenteries et en action.
Mais ça va viendre.
À noter :
1. Par rapport à «A tue… et à toi» le poids de San-A reste presque intacte: «Je lève mes quatre-vingts kilos de charge utile» (contre «quatre-vingts et quelques kilos»).
2. Fernand Albohaire, dit Albo, est un ami de San-A, ansi que son tailleur.
3. Bérurier, qui sort de l'hosto (en savoir le pourquoi du comment: Ça tourne au vinaigre) «passe sa convalescence à la maison Parapluie» […]».
Lien : https://autodidacteblog.word..
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MarcelP
  06 avril 2022
Un macchabée 15 ans d'âge... c'est costaud. Tu parles d'un cold case !
Dans cette enquête grenobloise, notre Beau gosse prend son temps, version Derrick en charentaises. C'est gouleyant car le style fait l'homme.
Sana continue à boire du mauvais picrate et à calcer de la secrétaire, à se répandre en aphorismes misogynes et en vilenies fastoches mais on l'aime comme ça : ce gars-là, il écrit tout haut ce qu'on se contente de lire tout bas.
Notre gamberge ne grimpera pas en mayonnaise mais on aura passé un moment pépère.
Lien : http://lavieerrante.over-blo..
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
mikaelunvoasmikaelunvoas   16 mai 2021
« Justement y a enterrement dans le patelin. Le cimetière est envahi par ce que les journaleux appellent une foule nombreuse. Une boîte en sapin est déposée au bord d’une tombe ouverte et un peigne-cul aux subjonctifs défaillants fait le panégyrique de son occupant. C’est la grosse vente réclame de salades saisonnières... L’instant bref et inévitable où le disparu passe pour un saint. On profite de ce que les assistants ont le traczir de la grande faucheuse pour déverser de l’épithète choisie avec un camion-benne. Après, chacun regagnera son chez-soi, son bistrot, son pied-à-terre, ses habitudes et recommencera à se dire que l’enterré de frais n’était après tout qu’un puant et un va-de-la-gueule, un pauvre mec, un vicelard et que ça lui fait les pinceaux d’être canné après avoir passé des lustres à faire pleurer les noix de ses contemporains ! »
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lecassinlecassin   12 mars 2013
J’ai justement embrayé avec une jolie gosse hier soir, et, en la quittant après un premier mimi-mouillé je lui ai balancé un rembour que je tiens à honorer (non pas de Balzac) mais de ma présence.
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lecassinlecassin   13 mars 2013
Il y a des journées avec bol et d’autres sans. Comme il y a des gens sans scupules et d’autres sans lacets à leurs souliers.
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Marc21Marc21   07 octobre 2017
Monsieur Viaud est mort, balbutie-t-elle avec ce ton de fausse commisération qui fait le charme des vieilles morues dessalées à l'eau bénite!
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lecassinlecassin   13 mars 2013
Maintenant, l’humanité est devenue un projectile. Lorsqu’on boit de la bière au buffet d’Orly, on évacue dans les closets de Karachi, c’est la vie.

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Videos de Frédéric Dard (75) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Frédéric Dard
« Cette compilation qui se voudrait anthologie complète […] a pour but de proposer aux lecteurs de revisiter l'oeuvre de l'auteur par la lorgnette des aphorismes, des fragments, des éblouissantes et percutantes réflexions qui ont traversé son esprit entre 1943 et 1987 […]. » (Préalable & remerciements)
« […] La meilleure histoire belge, je vais te la dire, c'est la plus terrifiante de toutes : « Il est une fois Scutenaire et les Belges n'en savent rien ». Et les Français non plus. (...) Il dit tout, mais par brèves giclées, Scut. Il sait la vie, la mort, l'avant, l'après (...), l'amère patrie, le surréalisme, les frites, les cons, les moeurs, les larmes et la façon dont, chez lui, il doit éteindre au rez-de-chaussée avant d'éclairer au premier pour ne pas faire sauter le compteur électrique. » (Frédéric Dard)
« Le texte lapidaire est une spécialité belge. […] […] cet orpailleur de l'apophtegme reste merveilleusement méconnu […]. « J'écris, dit Scutenaire, pour des raisons qui poussent les autres à dévaliser un bureau de poste, abattre un gendarme ou son maître, détruire un ordre social. Parce que me gêne quelque chose : un dégoût ou un désir. » […] Scut le météorite a tout lu, tout vu, tout englouti et tout restitué dans un habit neuf. « J'ai quelque chose à dire et c'est très court. » Maximes en percussions et sentences en saccades sont étrillées, débarbouillés au gant de crin. Sa façon de dire merde alentour est à nulle autre pareille. […] […] Réfractaire, récalcitrant, insoumis sous toutes les latitudes, Scutenaire n'est point de ceux qu'on puisse congédier en ambassade. Dans les poussées d'angoisse, il usait, comme d'un remède à toute épreuve, des aspirines de l'humour. Elles ne le guérissaient pas mais l'apaisaient. […] » (Patrice Delbourg, les désemparés, Éditions le Castor Astral, 1996)
« Mes inscriptions sont une rivière de Californie, il faut tamiser des tonnes de sable et de gravier pour trouver quelques pépites, voire des paillettes. Remarquez, sable et gravier ne sont pas matières inutiles. » (Louis Scutenaire)
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Référence bibliographique : Louis Scutenaire, J'ai quelque chose à dire. Et c'est très court., Collection d'Inscriptions, évocations et autres textes rassemblés par Jean-Philippe Querton, Cactus Inébranlable éditions, 2021. https://cactusinebranlableeditions.com/produit/jai-quelque-chose-a-dire-et-cest-tres-court/
Image d'illustration : https://www.kobo.com/us/en/ebook/louis-scutenaire-1
Bande sonore originale : Crowander - Don't You Leave Don't You Leave by Crowander is licensed under an Attribution-NonCommercial 4.0 International License.
Site : https://freemusicarchive.org/music/crowander/from-the-piano-solo-piano/dont-you-leave
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