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EAN : 9782709670722
288 pages
J.-C. Lattès (24/08/2022)
3.48/5   33 notes
Résumé :
Une enfant lit un roman dans lequel la mère de l’héroïne est malade, à la fin elle guérit, l’histoire se termine bien. Le lendemain, on annonce à l’enfant que sa propre mère est à l’hôpital, la petite vit enfin une aventure, elle est entrée dans le livre. Seulement la réalité trahit la fiction, sa mère meurt. Devenue romancière, Isabelle Desesquelles n’aura de cesse de franchir la frontière du vrai et du faux.

Avec ce livre, elle imagine une famille e... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
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Alors qu'elle lit un roman où la mère de l'héroïne, malade finit par guérir, voilà que dans la réalité, la petite fille apprend l'hospitalisation de sa propre mère et la réalité fait irruption dans la fiction. Devenue adulte, l'enfant qui est en fait l'auteure elle-même, revient sur cette maladie, ce qu'on leur a caché à elle et à sa soeur, car cet épisode a marqué son existence et elle ne parvient pas à se pencher sur son histoire.

Il s'en suit un retour à la fiction, l'auteure nous proposant de découvrir l'histoire d'une famille : Louis, sa femme Zabé et ses deux filles Rachel et Pauline qui vont vivre eux-aussi un drame. C'est un couple assez original, Louis féru de chasse et de course à pied, Zabé plongée dans ses traductions des oeuvres d'auteurs russes, notamment Tolstoï qu'elle vénère, allant jusqu'à transformer son lit en bureau.

Un jour Louis découvre un secret de Zabé et rien ne va plus. Il crie tout le temps, insulte son épouse, devant les filles. Elle ne l'appelle désormais plus papa mais Luiii. Zabé disparaît un jour et cette absence va donner lieu à des cogitations chez les filles.

Isabelle Desesquelles choisit de nous présenter un double récit, l'histoire de cette famille, et en parallèle ses souvenirs d'enfance ou ce qu'il en reste, ce qui n'a pas été censuré, deux récits en miroir, qui finissent par s'entremêler très vite, pour ne faire plus qu'un. Une phrase dans le livre résume bien le désir de l'auteure :

Ce qui est arrivé, je veux l'écrire. Même mon roman me le réclame, je le savais avant de commencer. La fiction ne suffit plus.

Elle évoque, l'absence, la disparition, la mort, le suicide, et les répercussions sur la famille, la culpabilité de l'enfant, qui se demande ce qu'elle aurait pu faire pour éviter la mort de la mère. Elle aborde avec talent et sensibilité, les dégâts sur les enfants quand il manque un des parents et qui l'autre devient un autre qu'on croyait connaître mais qu'on ne connaît pas vraiment, la recherche de l'amour à tout prix, les troubles du comportement alimentaires, ou autres addictions pour combler ce vide de l'absence.

L'auteure joue sur ce double récit en proposant une présentation spéciale : double police d'écriture, petits caractères pour l'une gros caractères pour l'autre. Choix douloureux pour la lectrice que je suis, car mes problèmes visuels n'ont pas goûté l'aventure, en version électronique il m'a fallu sans arrêt faire des réglages ce qui a perturbé la lecture. C'est plus être plus facile en version papier.

C'est un roman plein de sensibilité, pour évoquer des thèmes difficiles, avec des termes précis bien choisis, une belle écriture, que j'ai pris le temps de déguster car l'auteure déclenche une réflexion intense chez le lecteur. C'est le deuxième livre de l'auteure que je lis, après avoir découvert en 2019 « UnPur » qui m'avait fait déjà une grosse impression.

Un grand merci à NetGalley et aux éditions J.C.Lattés qui m'ont permis de découvrir ce roman et de retrouver le style si particulier de son auteure.

#Làoùjenousentraîne #NetGalleyFrance

Lien : https://leslivresdeve.wordpr..
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« Réalité et fiction sont des partenaires pas des adversaires » .
«  Il y a des êtres nourris au lait du souvenir » .

«  Quelle plus grande présence qu'une absence qui vous hante ? » .
«  L'écrivain est cette mèche allumée sur un baril de poudre , la famille » .

Quelques passages de ce roman très beau, assez difficile à appréhender ,
Ici la fiction s'adosse à une réalité , c'est ce qui fait la profondeur , l'essence même de cette oeuvre romanesque , sensible , douloureuse ,marquante .

L'auteure nous conte deux récits en miroir , celle d'une famille Corse , imaginée, l'histoire tourmentée de Louis et Zabé, et les filles , et ses lourds souvenirs d'enfance , ce qu'il en reste , pétri de sensibilité : ,un enfant lit un roman, dans lequel la mère de l'héroïne est malade , à la fin , elle guérit , le lendemain on annonce à l'enfant que sa propre mère est à l'hôpital , elle vit une vraie aventure , elle est entrée dans un livre .

Seulement la réalité trahit la fiction , sa mère décède .

L'auteure remonte à la source , elle contient son enfance arrachée un jour d'été resplendissant.

Elle nous expose deux facettes de la narration , petits caractères pour une histoire, gros pour l'autre , faisant dialoguer en continu deux textes : une petite fille devenue écrivaine, l'autre à une tragédie au sein d'une famille marquée par l'écriture et surtout l'intensité douloureuse des sentiments .

C'est un récit intimiste , personnel, émouvant , l'auteure interroge les liens , leur force où elle puise depuis son début en littérature : c'est mon troisième livre d' Isabelle D. «  Ma morbidité heureuse c'est d'écrire » .

D'un horrible drame qu'elle a vécu enfant , la mort violente, déchirante d'un proche, l'énorme douleur se transformera en un partage littéraire, une construction au petit point , entre fiction et réalité , un brassage intense d'émotions fortes qui ne se mélangeront jamais avec un quelconque pathos.

Chaque membre de la famille s'enfermera avec ses chagrins , ses doutes, ses peurs , sa solitude .

L'écriture est ciselée, délicate , sensorielle , nous parle au plus près , entre : «  La lumière est éteinte , ce n'est pas la voix de notre mère «  et À propos des traductions de Zabè : La traduction , ce sont des blocs d'ombre que l'on déplace jusqu'à ce que tout s'éclaire » …
Très beau roman , difficile à lire, entre deux miroirs inversés , sombre , poétique ,, à la fois révélateur d'un geste littéraire abouti , un peu complexe entre fiction et réalité , où l'on espère que l'auteure a enfin trouvé paix et réconfort .

J'ai éprouvé beaucoup de difficultés à écrire cette critique , au vu de l'originalité de ce récit si particulier .
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Là où je nous entraine est un roman très intimiste : l'auteure raconte une histoire en résonance avec sa vie. Leur enfance avec ses parents et sa soeur, brisée par un terrible évenement. A chaque chapitre, la réalité et la fiction se répondent. Il y a beaucoup de poésie dans ce roman personnel, l'auteure se livre sur l'amour, la jalousie, le désespoir, la maladie, la complicité entre soeurs qui a fait partie de son passé et de sa famille... on ressent l'émotion quand elle parle de ses moments. Très touchant.
J'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire : l'effet miroire entre les deux facettes de la narration, les répétitions des émotions des filles, la frustration de devoir attendre pour en savoir plus, la narration complexe de l'histoire.... Il m'a fait penser un peu fait penser à Avec toutes mes sympathies d'Olivia de Lamberterie, dans sa façon de parler de la perte d'un être cher. Un beau roman mais difficile à appréhender.

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COUP DE COEUR

" Impérieuse et vaste notre mère ne me quitte pas. Elle a dynamité mes huit ans et ils sont là entiers quand j'écris, 8 c'est l'infini debout."

Un jour de l'été 1976, une enfant de huit ans lit un roman. La mère de son héroïne est malade mais à la fin elle guérit, l'histoire se termine bien. le lendemain, on annonce à l'enfant que sa propre mère est à l'hôpital, elle est alors toute excitée de devenir l'héroïne d'une histoire qui hélas ne se termine pas de la même façon, sa mère meurt.

Ce drame a créé la romancière qu'est devenue Isabelle Desesquelles. Quarante six ans plus tard, elle imagine une famille corse, deux petites filles Rachel et Paulina et leurs parents Louis et Zabé qui, un jour d'été, voient leur existence bouleversée par un secret venu du passé. Cette famille inventée entraîne l'auteure là où elle ne pensait pas aller : écrire les siens, écrire comment leur bulle a éclaté un jour d'été. "En racontant la famille corse je touche à la nôtre". Dans ce nouveau roman, Isabelle Desesquelles entremêle donc une fiction et sa réalité exprimée à la première personne.

Ce roman est la clé et l'aboutissement de l'oeuvre d'Isabelle Desesquelles. Livre après livre elle a raconté l'enfance foudroyée, l'explosion d'une bulle familiale un jour d'été. de livre en livre, elle a exploré la question de l'absence, du deuil impossible, de la place que prennent les morts, de la perte de l'enfance et de l'innocence avec des personnages principaux dont la vie basculait un jour de l'été de leurs huit ans " Il n'y a pas de personnages, il y a des êtres nourris au lait du souvenir ... Ce jour est devenu obsédant, matière romanesque."
Ici elle lève le voile sur sa propre histoire qui a nourri ses différentes fictions, le drame qui a foudroyé un 25 août 1976 la petite fille de huit ans qu'elle était : la mort de sa mère. Ce jour-là elle a créé un monde sur lequel règne l'enfantôme, son double, son prolongement "une petite fille a commencé d'écrire dans sa tête où l'on est deux, l'enfantôme et moi." Elle explore ses sentiments, le manque, la culpabilité de ne pas avoir su retenir sa mère et se livre à une véritable enquête littéraire en se plongeant dans ses souvenirs, dans les lettres et photos de sa mère et en s'efforçant de vaincre les silences de son père. Elle a prévenu son père et sa soeur qu'elle allait écrire et publier leur histoire car pour elle, "le temps est venu... la fiction ne suffit plus", les cacher, elle et sa soeur, derrière des personnages de fiction ne lui suffit plus, elle ne peut plus avancer masquée.
Il est question de la place que prennent les morts " Il faut faire attention avec nos morts, parfois ils prennent tellement de place, on en oublie les vivants.", phrase qui fait écho à celle de "Je voudrais que la nuit me prenne" "Si on les laisse faire les absents ont raison de nous et ils nous possèdent.". Ne pas les laisser prendre trop de place mais ne pas les oublier "Contourner une absence ne suffit pas à l'éviter. Il faut parler des morts, c'est assez de les mettre dans une boîte ou de les éparpiller. Nous sommes les restes de nos morts."
Au fil de deux histoires qui se nourrissent et s'éclairent mutuellement, celle de la famille corse et la sienne, Isabelle Desesquelles nous livre des réflexions très riches sur la littérature, sur l'effet de l'écriture sur la famille "l'écrivain est cette mèche allumée sur un baril de poudre, la famille", sur le métier de traductrice à travers l'histoire de Zabé obsédée par Tolstoï, sur le métier de libraire, sur la frontière entre réalité et fiction qu'elle a explorée dans ses romans. Elle se considère comme un pont suspendu entre réalité et fiction qui sont pour elle des partenaires et non des adversaires. "Fictionner le réel. le roman, traduction romanesque d'un drame vécu, avec un prolongement : ce qui aurait pu arriver. Tout ce que l'on se raconte."
" Echeveau détricoté, une maille à l'envers, une maille à l'endroit, une de réel, une de fiction, et je suis la seule à connaître la vérité, m'en sens protégée."
La fiction autour de la famille corse Zabé, traversée par la Natacha de Tolstoi, est centrée sur une histoire de jalousie après la découverte d'un souvenir caché. Ici ce n'est pas une mère qui est en danger mais c'est un père que la jalousie transforme en danger pour sa famille. La plongée de Louis dans la folie sous l'emprise de la jalousie, la "voix mauvaise" qui s'empare de lui et le transforme en un Luiiii injurieux, est saisissante et le dénouement magistral. Une fiction forte et violente alors que l'histoire réelle est apaisée.
Comme toujours avec Isabelle Desesquelles, l'émotion parfois l'uppercut est au rendez-vous au détour de chaque page. L'écriture est ciselée et sensorielle. Les pages sur sa mère, " Ce que je retiens d'elle... Ce que je tiens d'elle" sont d'une absolue splendeur. Ce roman est un régal comme d'habitude. Une construction au cordeau où fiction et réalité se mêlent sans jamais nous perdre. Un roman qui plaira même si on ne connaît pas l'oeuvre d'Isabelle Desesquelles.
Lien : https://leslivresdejoelle.bl..
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Amies lectrices, amis lecteurs, si vous être actuellement déprimés, je vous conseille de reporter la lecture de ce livre.
*

Car ce livre me fut parfois très difficile à lire, parce que d'une part le sujet est violent et que d'autre part, je me suis un peu perdu dans les méandres de ces deux histoires. Elles étaient censées être racontées en parallèle et s'imbriquer, mais je les ai ressenties parfois trop enchevêtrées.

J'avais à trouver les deux fils d'une pelote. Celui du réel où l'auteure raconte une partie de sa propre vie et l'imaginaire avec l'histoire de cette famille corse.

Même si elle a une belle écriture très fluide, même si son style est plein de délicatesse, de tendresse et de douceur, Isabelle Desesquelles n'a pas ménagé son lecteur, en racontant le grand et horrible drame qu'elle a vécu étant enfant.
La mort violente d'un proche est déjà une énorme et déchirante douleur.
Le suicide d'une mère, celle de l'auteure alors qu'elle n'avait que huit ans, sera une incommensurable blessure qu'elle porte aujourd'hui et qu'elle portera peut-être toute sa vie.

Cette mort affreuse, cette souffrance intolérable, le traumatisme qu'à vécu l'auteure, ont eu une grande résonnance en moi. Et cet impact a effacé en partie l'histoire parallèle, fictive et dramatique de ce couple corse et de ses deux filles.

C'est comme s'il y avait pour moi, assez de malheurs dans ce récit autobiographique.
*

On s'interroge, on interroge le ciel, on s'interroge sur cette violence inouïe, la plus irraisonnée que l'homme s'inflige parfois à lui-même, celle de se donner la mort.
On s'interroge sur ces femmes et ces hommes. Quel furent leur cheminement de larmes, celui de leur profond désarroi, qui les ont amenés à se libérer par cet acte incompréhensible d'autodestruction.
*

Le pire est pour ceux et celles qui restent et qui cherchent désespérément à comprendre le geste du suicidé ou de la suicidée.
Le pire aussi pour les vivants, c'est de se sentir étouffés, écrasés, écrabouillés par le poids des questions et celui de la culpabilité.


Le pire aussi pour les vivants, c'est ce silence qui s'installe doucement. Parce que le suicide et la mort font peur, comme s'ils étaient contagieux.
Un silence sourd qui va s'abattre en renvoyant brutalement chaque membre d'une famille en deuil, dans sa solitude, dans ses doutes, dans ses souvenirs, dans ses chagrins, dans ces questions.


J'espère que par ce livre et ce partage, Isabelle Desesquelles a retrouvé un peu de sérénité.
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critiques presse (1)
LaCroix
19 septembre 2022
En passant avec fluidité du roman au récit personnel, Isabelle Desesquelles entraîne là où elle puise depuis ses débuts dans la littérature une oeuvre poétique et sombre.
Lire la critique sur le site : LaCroix
Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
«  Lire, lire, lire, était l’aventure véritable, je contenterais le poisson d’or et il continuerait de nager en rond dans ma tête , seulement il a eu besoin d’oxygène et il a fallu soulever les écailles , écrire.

L’imagination triomphait , je l’aimais son triomphe , la vie ajoutée » .
Commenter  J’apprécie          90
«  Est- ce qu’il peut tout nous dire un livre ?
Et on est moins mort, on a une longueur d’avance , on souffle un peu.
Un livre ne vous abandonne pas » …..
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Homme galant, femme galante, il suffit d'une lettre pour avoir raison d'une vertu.
Autour de nous c'est le même tableau d'autres vieux accompagnés d'une jeunesse qui jure dans le cadre et fait parie du décor, ces messieurs touchent à peine à leurs plats, se réservant pour un mets autrement plus tendre. Quant aux demoiselles, elles dévorent et se laissent manger des yeux, s'en sortent bien, croient-elles.
Page 112
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«  Que ma vie se reflète dans la leur et que leur vie se confonde avec la mienne ! »
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Le fouillis chez les autres ne me dérange pas, je trouve cela exotique, mais dans mon espace c’est alerte rouge. De savoir où sont rangés les éléments du quotidien annule le risque d’en être encombrée, je n’ai pas une minute à consacrer à ce que l’on égare… la disparition. Ce qui est en vrac dans ma tête je le convoque quand j’écris, délice alors du tumulte prolifique, et je le renverse comme on nettoie à grande eau. Feuillage, prairie, crête, semaison, les livres sont un monde, j’aime avoir chaud avec eux et ne plus avoir peur, ils m’acceptent et le chaos dans mon être. Est-ce qu’un roman sort nécessairement d’un séisme ?
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Videos de Isabelle Desesquelles (15) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Isabelle Desesquelles
Isabelle Desesquelles vous présente son ouvrage "Là où je nous entraîne". Parution le 24 août 2022 aux éditions JC Lattès. Rentrée littéraire 2022.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2641448/isabelle-desesquelles-la-ou-je-nous-entraine
Note de musique : © mollat Sous-titres générés automatiquement en français par YouTube.
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