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André de Goy (Traducteur)Mlle de Saint-Romain (Traducteur)Christine Huguet (Éditeur scientifique)John Leech (Illustrateur)
ISBN : 2253088811
Éditeur : Le Livre de Poche (04/11/2009)

Note moyenne : 4.02/5 (sur 573 notes)
Résumé :
«Le brouillard et le froid continuaient de croître. Un froid vif, pénétrant, cuisant. [...] Le possesseur d'un jeune et maigre nez, grignoté et mâchonné par le froid comme les os sont rongés par les chiens, se baissa devant le trou de serrure de Scrooge pour le régaler d'un chant de Noël...» «J'ai tenté, à travers ce petit livre plein de fantômes, de donner forme à une Idée qui ne doit en aucun cas fâcher mes lecteurs, ni les monter les uns contre les autres, ou con... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (141) Voir plus Ajouter une critique
BazaR
  27 décembre 2018
Timing parfait pour la lecture du père de tous les contes de Noël.
Je n'avais jamais lu Un Chant de Noël, et pourtant je connaissais l'histoire par coeur, tellement j'ai vu d'adaptations plus ou moins fidèles de ce conte à la télévision au fil des années. Il ne se passe pas un Noël sans un téléfilm présentant un personnage acariâtre, égoïste et haïssable qu'un heureux coup du sort confronte à un esprit de Noël qui lui montre la misère et surtout l'amour alentours et transforme ledit acariâtre en papa gâteau avide de rédemption et distributeur de bonheur.
Ici on a la crème. On a la plume phénoménale de Dickens qui peint l'avarice avec autant de talent que la misère et la joie simple d'être en bonne compagnie. Pas de gris, on est dans le contraste manichéen maximum. Il s'agit de faire passer un message : vous, les nantis, regardez dehors tous les pauvres bougres que vous exploitez, laissez-vous émouvoir et, une fois par an, osez faire preuve de mansuétude, permettez à l'empathie de vous envahir, vous ferez des heureux et le premier d'entre eux, ce sera vous.
La forme du conte est aussi belle que le fond, avec ce Scrooge infâme et solitaire dont des fantômes de Noël vont couche après couche éplucher la carapace de mépris.
Mon troisième Dickens, et toujours le même sentiment : j'en lis trop peu.
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cicou45
  11 décembre 2017
Chaque année, avec ma soeur et quatre de mes cousins les plus proches, nous avion pour tradition, avant chaque Noël de regarder l'adaptation de Disney "Le Noël de Mickey" qui est lui aussi une adaptation du roman de Dickens "Le Conte de Noël". Avec la parution des grands classiques de la littérature par le journal le Monde depuis quelques temps déjà, c'est une nouvelle fois l'occasion de revisiter ce fabuleux conte qu'offrit Charles Dickens à son public.
Ecrit pour rembourser ses dettes, ce dernier était loin de se douter que cela allait non seulement accroître sa fortune, sa notoriété et qu'on le lirait encore près de trois siècles plus tard.
Le lecteur rencontre dans ce conte un vieil homme acariâtre, tellement obnubilé par sa passion de l'argent qu'il en a oublié les vraies valeurs de la vie. Cet homme, vous l'aurez tous reconnu, il s'agit d'Ebenezer Scrooge. Pour lui, qui ne croit plus en l'esprit de Noël, va avoir une occasion de se racheter en étant confronté au spectre de son ancien associé Jocob Marley. Au cours de la veille de Noël, il va faire la rencontre de trois esprits : ceux de Noël passé, de Noël présent et de Noël futur. Lui qui ne s'est jamais montré beaucoup aimable abec son commis va se rendre compte que celui-ci mène une vie de misère et se bat chaque jour pour l'un de ses enfants gravement malade. Un peu plus aimable mais moins indulgent cependant avec son neveu qui ne demande qu'à le dérider un peu et à lui faire entendre raison quant à la magie de Noël, Scrooge va alors se rendre compte du don précieux qu'est la vie et va dorénavant tout faire pour se racheter, et ce, à prendre dans les deux sens du terme.
Un magnifique conte, empli de morale à découvrir et à redécouvrir en cette période d'approche de fêtes. Magnifiquement adapté graphiquement par Chris Regnault, cette ouvrage possède également l'avantage d'être suivi d'un dossier de presse succinct mais très bien documenté sur la vie de Charles Dickens ainsi que sur son célèbre "Conte de Noël" !
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Gwen21
  25 avril 2017
Est-il permis de lire un conte de Noël au printemps ? La question pourra en étonner plus d'un mais la vague de froid polaire que nous a gracieusement envoyée la Sibérie en ce mois d'avril qui s'annonçait pourtant si estival m'a motivée pour plonger dans le Londres de Charles Dickens, certaine veille de Noël. Ce Londres que seul Charles Dickens sait rendre aussi vivant et humain, fourmillant de ces milliers d'existences truculentes, brillant des feux de ses réverbères, résonnant du pas de course de ses enfants du pavé qui chipent aux étalage, et des rires de ses enfants gâtés qui admirent les vitrines...
Qui ne connaît le vieux Ebenezer Scrooge ? Sans doute l'une des figures littéraires les plus emblématiques de l'avarice, avec le Mr Grandet de Balzac. Tel un vieux cep de vigne racorni, Scrooge est un être vide, un mort vivant incapable de ressentir et d'exprimer le moindre sentiment pour son prochain, à commencer par ses parents ou son employé. Même en ce temps béni de Noël où la paix résonne dans les coeurs et les foyers, Scrooge ne se dévêt pas de son manteau de rancoeur, de méchanceté et d'avarice. Quelle puissance, quelle entité divine ou paranormale pourrait bien enfin éveiller en lui l'humain ?
A travers son poème en prose onirique, Charles Dickens, ce conteur grandiose, nous donne la réponse à cette question. Un récit à lire à la lueur du feu de cheminée, à la veillée, pour laisser aux apparitions et aux fantômes qu'il renferme toute latitude de déployer leur spectre. Un récit classique certes convenu mais qui possède le charme et la magie des contes de fées et dont la force d'évocation doit tout au génie narratif de son auteur.

Challenge XIXème siècle 2017
Challenge BBC
Challenge MULTI-DÉFIS 2017
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isajulia
  01 avril 2013
Décidément j'ai une véritable affection pour les vieux grigous de la littérature,et le Scrooge de Dickens ne fait pas exception.Ce vieil avare acariâtre et sinistre pourrait presque être l'alter ego du père fouettard tant il est désagréable.
Comme vous l'avez compris,notre bon vieux pingre déteste Noel et tout ce qui s'y rapporte,le soir du réveillon,seul dans le noir,le spectre de son ancien associé, Marley, vient l'avertir que trois fantômes vont lui rendre visite les nuits suivantes.Mort de peur,Scrooge redoute ces visites qui vont l'emmener vers le chemin de la rédemption....
Moi qui ai une sainte horreur des fêtes de fin d'années,ce conte est parfait pour moi,il y a bien sûr une jolie morale à la fin de l'histoire mais je crois que ça m'aurait plu de voir devenir Scrooge encore plus horrible que ce qu'il n'est .Je n'ai pu m'empêcher de sourire lors des passages ou il montre ouvertement sa peur des fantômes,ça casse une peu le mythe du radin au coeur de pierre.Bon c'est sûr,à la base c'est un conte pour enfants,on va pas non plus noircir le tableau à nos chères têtes blondes mais ce qui m'a un peu gênée chez un héros aussi dur c'est qu'il revienne à la raison si facilement.
J'ai adoré ce livre,Dickens se montre toujours à la hauteur dans l'écriture et le style.A lire!
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Under_the_Moon
  16 décembre 2013
" Humbug ! "
Sans doute l'une des exclamations les plus célèbres de la littérature anglaise : celle d'Ebenezer Scrooge lorsque quelqu'un ose lui souhaiter un joyeux Noël.
He oui ! Scrooge, ce vieillard aigri, acariâtre, pingre, froid et plein d'autres qualités du même genre - qui il faut le rappeler à donner son nom à Picsou ; "Scrooge McDuck" en anglais - n'aime pas, que dire, exècre Noël et tout le tralala qui va avec.
On l'aura compris, le personnage de Dickens est d'emblée présenté comme quelqu'un de totalement antipathique, chose assez peu commune pour le personnage principal d'un écrivain qui rédigeait ses romans pour faire pleurer dans les chaumières.
Ce portrait peu flatteur change radicalement lorsque que le premier esprit (le Ghost of Christmas Past) arrive. le lecteur découvre alors Scrooge en être humain qui a ses failles lui aussi : le vieillard est forcé de faire face à ce qu'il était, c'est-à-dire un homme forcé de travailler pour nourrir sa famille et qui a cherché a s'en sortir par son dur labeur. Mais (car il en faut bien un pour être devenu un vieil homme si désagréable) il a aussi perdu l'amour quand il a commencé à chercher l'argent.
C'est à partir de là que les motifs de morale chrétienne (omniprésents dans l'oeuvre de Charles Dickens) arrivent ; on le voit entre autre avec Tiny Tim en figure christique du sacrifice. Si ces motifs de morale chrétienne sont parfois agaçants (à mon goût) cela ne m'a pas gêné dans ce roman, la qualité d'écriture de l'auteur est toujours au rendez-vous (et c'est déjà pas mal !), même si ce n'est pas un "grand" Dickens.
Ce qui fait de ce Chant de Noël une oeuvre universelle et intemporelle (c'est la définition d'un classique ça, non? ) c'est d'abord qu'elle illustre une peur que beaucoup d'entre nous avons, c'est la fameuse question : " Que vais-je laisser derrière moi?" Avec Scrooge en pécheur repenti, Dickens nous dit qu'il n'est jamais trop tard pour bien faire et s'intéresser à son prochain. Car c'est bien là que réside l'esprit de Noël : dans la générosité. A mon avis, à l'heure où Noël est plus synonyme de surconsommation et de gâchis à gogo que de moment de "recueillement" pour penser aux autres et surtout à ceux qui ont moins que nous, il me semble que ce roman a peut-être plus d'impact aujourd'hui qu'il n'en avait au 19ème siècle.
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critiques presse (1)
Actualitte   04 janvier 2013
Après la lecture de ces cinq histoires, c'est certain, l'ambiance légèrement surannée de Noël aura séduit votre esprit et votre cœur et vous n'aurez plus qu'une envie alors, être généreux et bienveillant autour de vous, et savourer au mieux la période festive, comme une pause précieuse et nécessaire face à la morosité et à la noirceur de notre société actuelle.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (82) Voir plus Ajouter une citation
candlemascandlemas   25 mars 2018
Fred : Joyeux Noël mon oncle !
Scrooge : Bah ! Sornettes !
Fred : Des sornettes ? Vous ne parlez pas sérieusement, ah ! Ah ! Ah !
Scrooge : Si fait, joyeux Noël ! Quelles raisons avez-vous d'être joyeux ? N'êtes-vous pas pauvre ?
Fred : Quelles raisons avez-vous d'être maussade ? N'êtes-vous pas riche ?
Scrooge : Au diable, votre joyeux Noël !
Fred : Ne vous fâchez pas mon oncle.
Scrooge : Qu'est-ce donc que la Noël pour vous ? si ce n'est l'époque de l'année où il faut régler ses factures alors qu'on n'a pas d'argent ? L'époque où on se retrouve plus vieux d'une année et pas plus riche d'une heure ? Si je pouvais en faire à ma guise, chaque imbécile qui court les rues, un Joyeux Noël à la bouche, serait mis à bouillir avec son propre pudding et enterré, une branche de houx planté dans le cœur. Alors, laissez-moi ne pas le célébrer et grand bien vous fasse t-il ! Pour le bien qu'il vous a fait jusqu'à présent.
Fred : Il y a beaucoup de choses dont je n'ai pas tiré tout le bien que j'aurais pu mais je crois que Noël me fait du bien même si je suis pauvre et qu'il m'en fera encore. Aussi, je répète :
"Vive Noël !".
Scrooge : Bonsoir, mon neveu.
Fred : Vous ne réussirez pas à m'enlever mon humeur de Noël, mon oncle. Je m'en vais
retrouver ma femme et mes enfants. Je vous renouvelle mon invitation. Allons, venez dîner demain chez nous.
Scrooge : Bonsoir
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NorthangerNorthanger   21 décembre 2012
« C’était bien son salon ; il n’y avait pas le moindre doute à cet égard ; mais son salon avait subi une transformation surprenante. Les murs et le plafond étaient si richement décorés de guirlandes de feuillage verdoyant, qu’on eût dit un bosquet véritable dont toutes les branches reluisaient de baies cramoisies. Les feuilles lustrées du houx, du gui et du lierre reflétaient la lumières comme si l’on y avait suspendu une infinité de petits miroirs ; dans la cheminée flambait un feu magnifique, tel que ce foyer morne et froid comme la pierre n’en avait jamais connu au temps de Scrooge ou de Marley, ni depuis bien des hivers. On voyait, entassés sur le plancher, pour former une sorte de trône, des dindes, des oies, du gibier de toute espèce, des volailles grasses, des viandes froides, des cochons de lait, des jambons, des aunes de saucisses, des pâtés de hachis, des plum-pudding, des barils d’huîtres, des marrons rôtis, des pommes vermeilles, des oranges juteuses, des poires succulentes, d’immense gâteaux des rois et des bols de punch bouillant qui obscurcissaient la chambre de leur délicieuse vapeur. Un joyeux géant, superbe à voir, s’étalait à l’aise sur ce lit de repos ; il portait à la main une torche allumée, dont la forme se rapprochait assez d’une corne d’abondance, et il l’éleva au-dessus de sa tête pour que sa lumière vint frapper Scrooge, lorsque ce dernier regarda au travers de la porte entrebâillée.
+ Lire la suite
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LauraLiLauraLi   13 décembre 2018
C’était bien son salon ; il n’y avait pas le moindre doute à cet égard ; mais son salon avait subi une transformation surprenante. Les murs et le plafond étaient si richement décorés de guirlandes de feuillage verdoyant, qu’on eût dit un bosquet véritable dont toutes les branches reluisaient de baies cramoisies. Les feuilles lustrées du houx, du gui et du lierre reflétaient la lumière, comme si on y avait suspendu une infinité de petits miroirs ; dans la cheminée flambait un feu magnifique, tel que ce foyer morne et froid comme la pierre n’en avait jamais connu au temps de Scrooge ou de Marley, ni depuis bien des hivers. On voyait, entassés sur le plancher, pour former une sorte de trône, des dindes, des oies, du gibier de toute espèce, des volailles grasses, des viandes froides, des cochons de lait, des jambons, des aunes de saucisses, des pâtés de hachis, des plumpuddings, des barils d’huîtres, des marrons rôtis, des pommes vermeilles, des oranges juteuses, des poires succulentes, l’immense gâteaux des rois et des bols de punch bouillant qui obscurcissaient la chambre de leur délicieuse vapeur. Un joyeux géant, superbe à voir, s’étalait à l’aise sur ce lit de repos ; il portait à la main une torche allumée, dont la forme se rapprochait assez d’une corne d’abondance, et il l’éleva au-dessus de sa tête pour que sa lumière vint frapper Scrooge, lorsque ce dernier regarda au travers de la porte entrebâillée.
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Gwen21Gwen21   25 avril 2017
- Esprit, dit Scrooge avec soumission, conduisez-moi où vous voudrez. Je suis sorti la nuit dernière malgré moi, et j’ai reçu une leçon qui commence à porter son fruit. Ce soir, si vous avez quelque chose à m’apprendre, je ne demande pas mieux que d’en faire mon profit.
- Touchez ma robe !
Scrooge obéit et se cramponna à sa robe : houx, gui, baies rouges, lierre, dindes, oies, gibier, volailles, jambon, viandes, cochons de lait, saucisses, huîtres, pâtés, puddings, fruits et punch, tout s’évanouit à l’instant. La chambre, le feu, la lueur rougeâtre, la nuit disparurent de même : ils se trouvèrent dans les rues de la ville, le matin de Noël, où les gens, sous l’impression d’un froid un peu vif, faisaient partout un genre de musique quelque peu sauvage, mais avec un entrain dont le bruit n’était pas sans charme, en raclant la neige qui couvrait les trottoirs devant leur maison, ou en la balayant de leurs gouttières, d’où elle tombait dans la rue à la grande joie des enfants ravis de la voir ainsi rouler en autant de petites avalanches artificielles.
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mcd30mcd30   12 décembre 2017
Les mollets de Fezziwig étaient absolument comme deux astres. C'étaient des lunes qui se multipliaient dans toutes les évolutions de la danse. Ils apparaissaient, disparaissaient, reparaissaient de plus belle. Et quand le vieux Fezziwig et Mme Fezziwig eurent exécuté toute la danse : Avancez et reculez, tenez votre danseuse par la main, balancez, saluez ; le tire-bouchon ; enfilez l'aiguille et reprenez vos places ; Fezziwig faisait des entrechats si lestement, qu'il semblait jouer du flageolet avec ses jambes, et retombait ensuite en place sur ses pieds comme un I.
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Vidéo de Charles Dickens
Bande annonce du film The Mystery of Edwin Drood (BBC 2012), adaptation du roman de Charles Dickens
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