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EAN : 9782070448845
720 pages
Éditeur : Gallimard (09/11/2012)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 200 notes)
Résumé :
On trouvera ici les deux charmants récits : Chant de Noël et Les `Carillons. L'auteur de David Copperfield et d'Olivier Twist a su déployer dans ces contes sa profonde connaissance du coeur humain, cette même sensiliilité faite de bienveillance et d'humour qui lui permettent de ne jamais désespérer d'un homme, fût-il aussi impitoyable, aussi avare que le vieux Scrooge.

Dans ces cinq contes, Dickens célèbre l’esprit de Noël, le partage et la charité, e... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (43) Voir plus Ajouter une critique
Kirzy
  13 janvier 2019
Ho ho ho l'esprit de Noël est arrivé jusque dans mes lectures avec ce recueil de trois contes dickensiens :
- Un chant de Noël : le plus connu, le récit de la rédemption de Mr Scrooge, avare, égoïste, insensible, métamorphosé par la visite de trois fantômes allégories de la mémoire, de l'empathie et de la peur de la mort.
- Les Carillons : un conte onirique qui nous fait suivre les angoisses et les espoirs d'un pauvre bougre, Toby, porteur qui attend les clients sous le beffroi lugubre d'une église londonienne.
- le Grillon du foyer qui parle d'amour conjugal autour d'un couple modèle soumis aux doutes.
Plus que des contes, ce sont des fables moralisatrices qui permettent à Charles Dickens de déployer ses thèmes fétiches  : l'enfance victime de l'indifférence générale et la dénonciation de la misère qui frappe une partie de la population anglaise.
C'est ce contexte social qui m'a le plus intéressé, parce que pour le reste, j'ai eu du mal à me promener dans cette lecture. Bien sûr, le talent de conteur de Dickens est présent : à ce titre, j'ai adoré le démarrage du Grillon du foyer, une magnifique description de la maison de Dot et John avec le chant du grillon qui suit le chant de la bouilloire.
Mais tout est très manichéens, sans aucune subtilité : les méchants sont très méchants, toujours des riches ; les gentils sont toujours très gentils et vivant dans la pauvreté ou l'extrême simplicité. Même si cela sert un propos politique et le besoin en justice que réclame l'inhumaine société d'alors, même s'il s'agit d'affirmer le bienfondé d'un droit minimum, celui des pauvres, à vivre dans la dignité, ce sont les bons sentiments présentés de façon un peu trop simpliste qui ressortent le plus. D'autant plus, que ces contes ne s'adressent pas vraiment, il me semble, à des enfants, le niveau de lecture étant élevé tout de même ...
A noter que ce livre collector publié par les Éditions Archipel dans leur collection Archipoche est agrémenté de belles illustrations " vintage " de Hugo von Hofsten et de George Alfred Williams .
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Myriam3
  23 décembre 2016
♫ Jingle bells, jingle bells, jingle all the way ♪ ♫
Un Chant de Noël est un peu comme ces images de Noël anciennes, toutes de neige vêtues, un bon feu brûlant dans l'âtre et des enfants joyeux!
Pourtant, le Noël de M. Scrooge était mal parti, comme d'habitude. le voici seul, rejetant tout le monde, son neveu le premier. Noël, ce n'est qu'une dépense d'argent, des employés payés à ne rien faire et des pauvres demandant l'aumône et pour lesquels, de toute manière, il ne peut rien.
Mais voilà qu'ouvrant sa porte le soir de Noël, Scrooge se retrouve nez-à-nez avec son ancien collaborateur Marley, enfin, son fantôme, puisque Marley est mort il y a sept ans!
Quelle apparition! Scrooge ne veut pas y croire, et pourtant il tremble car le pauvre Marley est non seulement malheureux mais surtout, il peut voir à travers lui! Marley a erré pendant des années dans les limbes, est venu voir Scrooge à maintes reprises sans que celui-ci le voie, mais ce soir, il peut enfin lui délivrer son message. Trois esprits vont venir le voir tour-à-tour et s'occuper de son cas, sans quoi il sera destiné, à son tour, à errer indéfiniment pour expier ses fautes une fois mort...
Scrooge va ainsi peu à peu s'ouvrir, devenir généreux et bon. Un vrai conte de Noël!
J'ai rapidement sauté la nouvelle suivante, Les Carillons, à laquelle j'ai eu du mal à accrocher (peut-être parce que j'ai lu le recueil en anglais, ce qui ne m'a pas facilité la compréhension) et j'ai lu la dernière, Le Grillon du Foyer.
J'ai eu un peu plus de mal à adhérer à ce côté à la fois moralisateur et un peu trop manichéen, où il y a les gentils, et le méchant, celui qui perd à la fin avant de changer, comme ce cher Scrooge.
Mais allons, c'est Noël et tout est possible!
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Iboo
  13 octobre 2017
Mea culpa, maxi mea culpa, je viens d'arrêter ma lecture. C'est assez rare que je déclare forfait mais quand, arrivé à plus de la moitié d'un livre, on n'est toujours pas "entré" dans l'histoire et que l'on commence à compter le nombre de pages qu'il nous reste à lire, ce n'est pas bon signe.
Prenons, par exemple, le conte "Le grillon du foyer" : ce qui aurait pu se résumer par "Mme Peerybingle va chercher de l'eau à la fontaine par un froid glacial puis rentre et met la bouilloire sur le feu" est délayé sur cinq pages pleines. Cinq longues pages au cours desquelles il ne se passe absolument rien de plus qu'une bouilloire qui bout. Et ce n'est qu'après ces cinq longues pages qu'intervient, enfin, un grillon... et nous voilà repartis pour deux autres longues pages d'un grillon qui fait crrri crrri crrri et d'une bouilloire qui fait hum hum hum.
C'est long, long, long, je m'y perds, je m'ennuie, je ne trouve pas la féerie attendue et ne comprends pas l'intérêt de ces descriptions qui n'en finissent pas - dont certaines, d'ailleurs, m'ont semblé absconses même en relisant les phrases plusieurs fois.
L'histoire de Scrooge et des fantômes de Noël est du même acabit. Et même si, pour apprécier vraiment le conte, ça n'aide pas de se représenter Scrooge en canard, je dois reconnaître que sans le merveilleux souvenir du "Noël de Mickey" de Walt Disney, avec Picsou dans le rôle de Scrooge, je n'aurais pas tout saisi de l'histoire de Dickens.
Par ailleurs, je me pose la question de savoir pour qui Dickens a écrit ces Contes de Noël ? Car si c'est pour les enfants - même en 1843 où ils étaient sans doute moins impatients qu'aujourd'hui - je ne pense pas qu'ils aient été très nombreux à les trouver passionnants dans les textes. Les parents ont certainement dû les réadapter pour les conter à leurs petits et qu'ainsi leur transmission perdure sur les dix-sept décennies suivantes.
À mon sens et je le regrette, c'est dommage d'avoir imaginé tous ces jolis contes et de perdre ses lecteurs par une narration soporifique. Naturellement, il n'est pas question pour la modeste lectrice que je suis de porter un jugement de valeur sur l'écriture de Dickens mais j'avoue que cette première approche ne m'a pas motivée à en tenter une seconde.
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Foxfire
  03 janvier 2019
L'ouvrage que j'ai lu n'est pas composé exclusivement de nouvelles de Dickens, mais regroupe des textes de différents auteurs. Ce n'est donc pas le même livre que celui correspondant à la fiche babelio, pourtant le numéro ISBN est le même…
Mais, laissons là ces problèmes techniques et revenons à ce recueil superbement illustré qui offre une parfaite lecture de saison.
Le texte qui ouvre le bal est le plus faible du recueil. « L'arbre de Noel » de Dickens n'est ni un conte, ni même vraiment une nouvelle. Il n'y a pas d'histoire à proprement parler. Il s'agit plutôt d'une évocation nostalgique de souvenirs d'enfance liés aux fêtes de Noel, aux lectures d'enfants… J'avoue m'être un peu ennuyée en lisant ce texte et j'ai donc craint pour la suite de ma lecture.
« Conte de Noel » De Maupassant ne m'a pas totalement réconciliée avec le recueil. Cette histoire de miracle, très imprégnée de religiosité n'est pas la meilleure nouvelle de l'auteur. L'intrigue n'est guère passionnante mais heureusement, on prend plaisir à savourer la belle écriture De Maupassant.
Vient ensuite le classique des classiques « la petite fille aux allumettes » d'Andersen. Même si on connait tous l'histoire, même si on l'a tous lue et relue, j'avoue que j'aime toujours autant ce conte si beau et si triste. Ce conte est pour moi un modèle de simplicité et d'intensité.
Avec le 4ème récit du recueil, me voilà parti en terrain inconnu avec un auteur que je ne connaissais pas du tout, François Coppée. « le louis d'or » fut une belle découverte. L'histoire très morale, sans adopter un ton moralisateur est très bien racontée et s'avère très émouvante.
Encore un auteur inconnu de moi avec le conte suivant, « le Noel du petit joueur de violon » de Camille Lemonnier. Ce récit ressemble de façon frappante à « la petite fille aux allumettes ». le sujet est donc poignant et efficace mais ne souffre pas la comparaison, inévitable, avec le conte d'Andersen.
« Les trois messes basses » d'Alphonse Daudet est un très bon récit très bien mené, sur un sujet intéressant et abordé sous un angle assez inattendu. L'écriture est très plaisante.
« Un conte de Noel » de Maxime du Camp ne m'a pas séduite. Ce récit est teinté d'une religiosité qui me gêne un peu. Il ne s'agit pas ici d'inviter à se montrer plus charitable, plus bienveillant, plus compatissant, en un mot plus chrétien dans le bon sens du terme. On retrouve ici le thème des pauvres qui, parce qu'ils ont été très pieux, trouvent la félicité au paradis. Ce propos m'a toujours gênée, me donnant l'impression qu'il invite à une forme d'apathie. Les récits où les pauvres doivent se consoler de leur triste sort ici-bas en pensant à leur bonheur dans l'autre monde, ça me saoule.
Le récit suivant est heureusement bien meilleur. « Nuit de Noel » De Maupassant est un récit très bien mené sur un sujet original pour un conte prenant place à Noel. La chute est très amusante, ironique à souhait. L'écriture est superbe et on retrouve avec bonheur la verve de l'auteur. Savoureux.

Sans que je m'explique pourquoi, j'ai toujours détesté « le sapin » d'Andersen. Cette relecture ne m'a pas réconciliée avec ce conte qui provoque en moi gêne et agacement. Peut-être parce qu'il est vraiment trop con ce sapin !

Le gros morceau du recueil, à la fois par la taille et par la qualité, est « un chant de Noel » de Dickens. Cette nouvelle est un véritable petit bijou de narration, si finement ciselé, si parfaitement raconté qu'il a été l'inspiration de pléthores d'histoires de Noel sur papier ou sur écran, souvent pour le pire, rarement pour le meilleur. le personnage de Scrooge est si bien dépeint qu'il n'est pas étonnant qu'il soit devenu un archétype, l'incarnation du vieux grippe-sou acariâtre et égoïste. Mais le talent de Dickens ne réside pas seulement dans la peinture saisissante de ce personnage médiocre. Si Dickens excelle à décrire la médiocrité humaine, il sait également dépeindre la bonté. Les scènes de bonheur sont superbes. Pleines de tendresse et d'humanité sans tomber dans une mièvrerie que beaucoup n'auraient pas su éviter. Et puis, ce conte est admirablement construit. du coup, même si l'évolution du personnage principal est un peu trop spectaculaire on y croit.
J'aime bien me faire des petits programmes de bouquins et de films selon certaines occasions. Pour les vacances au bord de la mer, une aventure maritime en roman et « les dents de la mer » en film par exemple… Chaque année, je me concocte un petit programme Halloween avec quelques bouquins (du Lovecraft par exemple) et quelques films (du cinéma d'épouvante classique, un film d'horreur des années 80)… Ce recueil était donc parfait pour accompagner mes fêtes de fin d'année aux côtés de ma sélection cinoche sachant que la trinité des films de Noel est « La vie est belle » de Capra, « Gremlins » de Dante, et « Die Hard » de McTiernan auquel on peut ajouter « Black christmas » de Bob Clark. du coup ça fait plus trop une trinité… Bon j'arrête là ma digression pour conclure ce billet en disant que ce recueil m'a permis, malgré quelques textes dispensables, de passer un très bon moment.
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Biblioroz
  04 décembre 2020
La préface de Dickens pour la publication des cinq contes réunis dans cette édition doit impérativement être prise en compte afin de ne pas trop s'irriter des bons sentiments qui jaillissent de ces cinq histoires et triomphent immanquablement de la méchanceté des hommes. L'auteur y stipule donc « Mon dessein fut de recourir à une sorte de mascarade fantasque que justifiait la bonne humeur de la saison, pour éveiller quelques pensées d'amour et de clémence ».
Dickens fait donc appel à de petites aides surnaturelles, souvent pour éclairer des personnes qui s'apitoient sur leur sort ou qui passent à côté de leur vie, ou qui sont pétries d'égoïsme et indifférentes à la misère d'autrui. Et comme Noël doit être propice à la charité et à la joie, tout se termine dans des élans de générosité, d'ouvertures à l'autre, de bonheurs partagés, de pardons et rachats de ses fautes. C'est idyllique, c'est merveilleux puisque c'est Noël !
Un chant de Noël est bien sûr le plus connu mais aussi le plus agréable à lire à mon goût.
En cette veille de Noël, un brouillard pénétrant confère un air fantomatique à la ville de Londres. Un brouillard propice aux spectres, comme celui d'un ancien associé qui viendra visiter le vieux Scrooge. Toujours dédaigneux, ce dernier clame haut et fort que les voeux de Noël ne sont que sornettes inutiles. Pingre, rabat-joie, ce Scrooge est un vieux grigou qui économise même les morceaux de charbon et laisse grelotter son commis dans le bureau d'à côté. Mais il sera tout tremblant face aux trois esprits qui le mèneront à être spectateur de sa vie et surtout de son comportement d'hier, d'aujourd'hui et de demain. Les esprits lui ouvriront les yeux sur son naturel morose, sur sa richesse inutile puisqu'il ne fait preuve d'aucune charité. Par leurs intermédiaires, Dickens déploiera merveilleusement des scènes toutes évocatrices de joies, de jeux, de partages autour d'un bon feu même chez les plus miséreux. La fierté d'un pudding réussi, l'oie farcie bien dorée, les châtaignes grésillantes dans l'âtre nous plongent délicieusement dans l'esprit de Noël.
Cette leçon pour s'amender avant qu'il soit trop tard doit être lue avec des yeux étincelants, pleins de la magie de Noël.
Dans le Carillon, de veilles cloches soumises aux mugissements du vent sont les compagnes de Tobie, un commissionnaire posté devant l'église dans le froid glacial de cette fin d'année. Pleine de joie et d'espoir, sa fille vient lui faire part de sa décision de se marier le Jour de l'An avec Richard, un forgeron robuste et travailleur. L'auteur dénonce ici les sentiments de supériorité des riches, leur cruel manque de considération des pauvres. Ainsi, leurs paroles inhumaines feront voler en éclat les joyeux élans des deux jeunes et donneront au commissionnaire le sentiment d'être mauvais puisque pauvre. Les voix fantomatiques des cloches viendront alors visiter Tobie pour lui montrer le destin noir et désespéré qui les attend. Reflet de l'époque, c'est très sombre et révoltant même en considérant que ce n'est qu'une vilaine prémonition !
Le Grillon du foyer débute avec un délicieux délire humoristique, extraordinairement conté, d'une bouilloire qui « tenait à pencher en avant d'un air d'ébriété et à baver, comme une idiote de bouilloire, sur le devant de l'âtre. » Puis son sifflement sera partagé avec le cri-cri du grillon de ce foyer heureux, symbole de la parfaite entente qui règne dans cette petite maison d'un couple très attachant. Mais un doute sur la fidélité de la toute jeune femme sera pointé par un perfide vendeur de jouets qui exploite et méprise son employé qui vit misérablement avec sa fille aveugle. J'ai trouvé l'histoire très longue à démarrer et vraiment très gentillette, un véritable conte de fées qui se termine dans la jovialité communicative même chez les coeurs les plus acariâtres.
Dans La Bataille de la vie, il est très peu question de Noël si ce n'est quelques guirlandes de houx un certain soir. L'accent est porté sur la chaleur et la quiétude d'un autre foyer, celui d'un docteur et de ses deux filles tendrement liées l'une à l'autre. Pas de surnaturel ici mais un conte d'amour avec des transports affectifs très présents et qui finissent par être plutôt ennuyeux. Heureusement que quelques traits d'humour donnent un peu de sursauts à cette histoire de sacrifice, notamment dans les portraits des personnages secondaires dont celui de Clémence, la bonne à la tenue disloquée et aux « souliers obstinés, qui ne voulaient jamais aller où allaient ses pieds ».

Dans tous ces contes, Dickens se délecte à faire crépiter, ronfler ou danser les feux dans les différentes cheminées.
Ses grandes phrases poétiques, parfois si singulièrement tournées, enchantent par leur écriture un peu pompeuse et désuète mais si intéressante à lire en tant que témoignage de cette ancienne littérature.
Tous les contes sont hautement moralisateurs, dénonciateurs aussi des maux de l'époque mais renferment cependant plein de fantaisies que j'ai été surprise de découvrir vu que je n'avais encore jamais lu le grand Dickens.
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Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
BibliorozBiblioroz   01 décembre 2020
Rien autour de lui n’avait soif. Certains dahlias, qui penchaient leur tête lourde par-dessus la clôture de son jardin net et ordonné, s’étaient imbibés au maximum – un peu trop même, peut-être – et semblaient ne pas supporter très bien la boisson ; mais les églantines, les roses, les giroflées, les plantes des fenêtres et les feuilles du vieil arbre étaient dans l’état radieux d’une compagnie raisonnable qui n’aurait rien pris de plus qu’il n’était bon pour développer ses meilleures qualités. Arrosant le sol autour d’elles de gouttes de rosée, elles semblaient répandre une innocente et pétillante gaieté, qui faisait du bien là où elle tombait, attendrissant les coins négligés que la pluie régulière n’atteignait que rarement, sans faire de mal à quiconque.
"Extrait de La Bataille de la vie"
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emdicannaemdicanna   01 janvier 2021
A l'heure où le crépuscule libérait partout les ombres, toute la journée captives, qui à présent s'avançaient et s'assemblaient comme d'innombrables légions de fantômes. Où elles se tenaient, menaçantes dans les recoins des pièces, et vous contemplaient d'un air renfrogné de derrière les portes entrebâillées. Où elles étaient pleinement maîtresses des pièces inoccupées. Où elles dansaient sur les planchers , les murs et les plafonds des appartements habités quand le feu se languissait, pour se retirer comme le reflux quand il s'embrasait de nouveau. Où elles singeaient fantastiquement les formes des objets domestiques, faisant de la nourrice une ogresse, du cheval à bascule un monstre, de l'enfant surpris, à demi-effrayé et à demi-amusé, une créature étrangère à lui-même - des pincettes mêmes sur le foyer un géant aux jambes écartées et aux mains sur les hanches, flairant évidemment le sang d'Anglais et prêt à moudre les os des gens pour en faire son pain.
A l'heure où ces ombres suscitaient dans l'esprit des vieillards des pensées autres et leur montraient des images différentes. Où elles se glissaient hors de leurs retraites sous l'apparence de formes et de visages appartenant au passé, à la tombe, au gouffre profond, profond, où errent toujours les choses qui auraient pu être et ne furent jamais.
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genougenou   18 août 2015


Marley était mort, pour commencer. Là-dessus, pas l'ombre d'un doute. Le registre mortuaire était signé par le ministre, le clerc, l'entrepreneur des pompes funèbres et celui qui avait mené le deuil. Scrooge l'avait signé, et le nom de Scrooge était bon à la bourse, quel que fût le papier sur lequel il lui plût d'apposer sa signature.
Le vieux Marley était aussi mort qu'un clou de porte. [Locution proverbiale en Angleterre].
Attention ! je ne veux pas dire que je sache par moi-même ce qu'il y a de particulièrement mort dans un clou de porte. J'aurais pu, quant à moi, me sentir porté plutôt à regarder un clou de cercueil comme le morceau de fer le plus mort qui soit dans le commerce ; mais la sagesse de nos ancêtres éclate dans les similitudes, et mes mains profanes n'iront pas toucher à l'arche sainte ; autrement le pays est perdu. Vous me permettrez donc de répéter avec énergie que Marley était aussi mort qu'un clou de porte.
Scrooge savait-il qu'il fût mort ? Sans contredit. Comment aurait-il pu en être autrement ? Scrooge et lui étaient associés depuis je ne sais combien d'années. Scrooge était son seul exécuteur testamentaire, le seul administrateur de son bien, son seul légataire universel, son unique ami, le seul qui eût suivi son convoi. Quoiqu'à dire vrai, il ne fût pas si terriblement bouleversé par ce triste événement, qu'il ne se montrât un habile homme d'affaires le jour même des funérailles et qu'il ne l'eût solennisé par un marché des plus avantageux.
(Un chant de Noël - Le spectre de Marley
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UnityUnity   14 décembre 2014
Mais le monsieur à la face rubiconde n'en continuait pas moins de prôner le bon vieux temps, le magnifique vieux temps, le merveilleux vieux temps. Quoiqu'on pût dire, il ne cessait de tourner en rond dans la même formule établie une fois pour toutes, comme un pauvre écureuil tourne dans sa cage rotative, du mécanisme trompeur de laquelle il a sans doute une perception aussi nette que celle qu'avait de son cher millénium défunt le monsieur rubicond.
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araucariaaraucaria   02 mars 2016
Le fantôme approchait d'un pas lent, grave et silencieux. Quand il fut arrivé près de Scrooge, celui-ci fléchit le genou, car cet esprit semblait répandre autour de lui, dans l'air qu'il traversait, une terreur sombre et mystérieuse.
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Videos de Charles Dickens (38) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Charles Dickens
Bande annonce du film The Mystery of Edwin Drood (BBC 2012), adaptation du roman de Charles Dickens
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