AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Brice Matthieussent (Traducteur)
ISBN : 2267011328
Éditeur : Christian Bourgois Editeur (04/02/1994)

Note moyenne : 3.32/5 (sur 11 notes)
Résumé :


A travers une succession d'épisodes comiques ou tragiques et une nuée de personnages hauts en couleur, Annie Dillard raconte le destin de la petite communauté de Whatcom et recrée l'épopée héroïque de ces pionniers à la fin du XIXe siècle.

Ermites, chercheurs d'or, explorateurs, marins, entrepreneurs, colons, bûcherons, pauvres et riches peuplent ce roman foisonnant et composent une grande fresque classique qui rappelle La Comédie huma... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Titania
  06 septembre 2019
Une saga entre romanesque et grand reportage de plus de 700 pages, une maquette spartiate qui le fait disparaître dans une bibliothèque, une lecture lente , ce roman d'Annie Dillard se mérite un peu.
Toutefois ce n'est pas un texte difficile et il est plein de ces petites anecdotes dont raffolent les amateurs de romans historiques.
On se situe entre 1850 et 1897 dans l'Etat de Washington, au nord de Seattle , on ne peut pas aller plus à l'ouest , et on suit le destin de plusieurs familles de pionniers sur un demi siècle , dans un milieu naturel entre montagne et océan , dans une région peuplée de plusieurs tribus indiennes . C’est un bout de l’histoire de l’Europe, qui se poursuit ici, avec tous ces Allemands, Hollandais, Suédois...
La forme n'est pas celle du roman chorale , même si la narration extérieure nous fait partager le regard de l'un ou l'autre personnage, à tour de rôle. La structure temporelle originale décrit des boucles de retour en arrière dans leurs souvenirs et les ramène au présent du récit. Ainsi , ces héros fictifs attachants ont des biographies travaillées et vraisemblables . Pour nous ils deviennent des compagnons de ce croquis historique d'une Amérique en construction, du chariot bâché au chemin de fer, de la ruée vers l'or à la crise financière de 1893.
Le récit est émaillé de moments de réflexions sur la vie et le monde, comme des temps suspendus devant la nature . On a des épisodes cruels ou drôles, beaucoup de petites choses du quotidien . La vie politique est surprenante...droit de vote des femmes accordé puis aboli, Chinois déportés avec l'approbation des socialistes...

Vous voulez savoir aussi si Beal Obenchain , le psychopathe de l'histoire, va réussir à mettre sa menace de mort à exécution sur Clare Fishburn, ou bien pourquoi on peut avoir une amende si on laisse divaguer sa vache en ville ...Il était une fois dans l'ouest , ce roman réaliste est fait pour vous, prenez votre temps , le train ou le bateau , bienvenue à Whatcom !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          322
Flodopas78
  11 août 2016
Cette fresque impressionnante par sa richesse narrative et par la diversité des thèmes abordés retrace la colonisation de l'état de Washington, dernière frontière avant l'immensité de l'océan Pacifique, et plus particulièrement la partie la plus au nord, près de la frontière canadienne. Dans un milieu hostile où quelques tribus indiennes vivent de la pêche et de la chasse, arrivent les premiers colons blancs qui pour la plupart ont traversé les Etats-Unis d'est en ouest dans l'espoir d'une vie meilleure et d'une terre bon marché. Grâce à l'aide des autochtones, les nouveaux arrivants parviennent à survivre aux premiers hivers. Anne Dillard nous raconte le destin de quelques familles sur trois générations : leur lutte avec une nature hostile où les arbres atteignent 70 mètres de haut et mesurent 3 mètres de diamètre et si serrés qu'il est impossible de passer de face entre deux troncs mais aussi les maladies, les accidents, les enfants perdus en bas âge. Malgré cela, la solidarité entre les colons leur permet de tenir et d'aller de l'avant. Peu à peu la région se civilise. Arrivent alors les spéculateurs et les capitaines de l'industrie à la recherche de l'argent facile. Une certaine nostalgie se dégage de cette oeuvre : celle d'un temps où la vie, en raison de sa précarité, avait du poids.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
Readingintherain
  05 mai 2012
Il n'y a rien de tel qu'une bonne saga pour raviver un coeur lassé de lecture. Après avoir lu trop de Fantasy, on a souvent du mal à revenir à une littérature plus conventionnelle, et il faut un vrai bon roman pour casser le cercle des chevaliers, des princesses et de la magie. Si jamais vous êtes dans cette situation, ou simplement à la recherche d'une belle lecture, vous pouvez jeter un coup d'oeil du côté d'Annie Dillard.
Comme souvent chez Bourgois, la couverture est peu appétissante. La collection Titres se démarque des habitudes éditoriales par un visuel composé uniquement de texte, rendant plus visible le nom de l'auteur que le titre du livre. C'est à mon sens le reflet d'une politique éditoriale qui s'intéresse aux auteurs et à ce qu'ils écrivent, une des raisons de mon penchant vers cette maison.
Les Vivants retrace trois ou quatre générations de colons américains dans l'état de Washington, du milieu du XIXe au début du XXe siècle. de leur arrivée avec armes et bagages après des mois d'errance à travers le Midwest à une relative prospérité cinquante ans plus tard, le lecteur accompagne plusieurs familles avec un plaisir non dissimulé. On ne peut s'empêcher de penser à Louise Erdrich dans la description des tribus indiennes et de leur mode de vie (mais pour moi c'est plutôt bon signe) et cette présence tribale se maintient tout le long du livre entre vision à la Thanksgiving et paternalisme typique de l'époque.
Les Vivants est un très beau roman, une réflexion sur l'impact de l'homme sur le paysage et inversement. Les héros se débattent avec le quotidien d'une contrée sauvage et permette de mieux comprendre certains aspects de l'American Way of Life, comme cette haine des lois fédérales par exemple. Décidément, à conseiller.
Lien : http://www.readingintherain...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
veroherion
  26 août 2017
Une grande fresque sur les pionniers de la fin du XIXème siècle aux Etats-Unis.
Plein de personnages extravagants ou simples, des familles, des décès, des survivants, du défrichage, des calamités, des enfants, beaucoup de morts et des vivants.
Un livre empli de petites histoires, de belles réflexions, d'une touche d'humour ou au moins de dérision.
Je l'ai lu jusqu'au bout, mais j'ai dû m'accrocher, l'écriture est agréable, les personnages attachants pour certains... Mais c'est vraiment très long.
J'avoue que je l'ai terminé grâce à une période d'hospitalisation qui m'a trouvée alitée avec de belles et longues journées devant moi, sans autre distraction ...
Commenter  J’apprécie          20
Olloix
  25 novembre 2018
J'ai arrêté ma lecture à la 100ème page. le style journalistique, fait de phrases courtes, purement descriptif m'a lassé. Les personnages sont vus de l'extérieur, sans aucune empathie, comme s'il s'agissait d'une étude zoologique de terrain. Je comprends que c'est le parti pris de l'auteure, mais 600 pages dans ce registre sont beaucoup trop pour moi
Commenter  J’apprécie          10
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
TitaniaTitania   31 août 2019
Maintenant, sur cette plage, ses traces se dévidaient derrière lui telle une épluchure : le temps était un couteau qui l'épluchait comme une pomme et il allait continuer de l’entailler Jusqu'à la fin . Ses traces, les traces de sa vie se termineraient abruptement elles aussi, mais à ce moment-là, il ne s’envolerait pas comme un oiseau dans le ciel, il descendrait sous terre. P.403
Commenter  J’apprécie          80
TitaniaTitania   05 septembre 2019
Tous les vivants marchaient de front dans la crête du présent. Tous les hommes et les femmes et les enfants formaient une longue ligne et brandissaient un ruban ou une bannière, ils couraient dans un champ aussi vaste que la terre, frayant le temps comme un chemin herbeux, et il était emporté avec eux.
Commenter  J’apprécie          90
Flodopas78Flodopas78   10 août 2016
Aucun enfant n'est jamais voué à une vie ordinaire, on le voit bien en eux et d'ailleurs ils le savent, mais l'époque se met alors à les travailler, ils perdent leur intelligence à force d'apprendre ce que les gens attendent d'eux, ils dépensent toute leur énergie à essayer de s'élever au-dessus de leurs semblables.
Commenter  J’apprécie          44
jmquentinjmquentin   30 décembre 2015
Trois ans plus tôt, quand Eustace eut fini ses études à l’université de Virginie, il déclara lors d’un dîner de chasse qu’il se proposait d’exploiter une mine de diamants à Johannesburg. Il cherchait le soutien de banquiers. Il cultivait un regard lointain et, après les chasses, partait seul à cheval. L’été suivant, à la sortie d’un service religieux, il annonça au sénateur Randall qu’il venait de décider de se lancer dans le commerce des perles à Papeete ; il se mit à hanter le port et à arpenter le pont des goélettes. Six mois plus tard, lors d’un bal, il confia à Minta entre deux quadrilles qu’il voulait maintenant explorer le désert de Gobi pour la science. Les gens se désintéressèrent d’Eustace Honer et, lorsqu’il parla rêveusement d’enseigner la vertu des Évangiles aux Apaches, ils acquiescèrent ; enfin, quand il déclara son intention de fonder une ferme sur le détroit de Puget, ils changèrent de sujet.
Seule Minta Randall, qui aimait Eustace, comprit que le principal trait de caractère du jeune homme était la constance. C’était une dévotion entière qu’il gardait en réserve. Il se cherchait un but unique.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Video de Annie Dillard (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Annie Dillard
Le choix des libraires vous invite à la rencontre de Sylvie Labas, la propriétaire de la librairie « Folie d'Encre » à Saint-Denis. Avec elle, partagez ses coups de c?urs et ses auteurs favoris comme James Baldwin, Daniel Arsand ou encore Annie Dillard.
Livres les plus populaires de la semaine Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Dead or Alive ?

Harlan Coben

Alive (vivant)
Dead (mort)

20 questions
1306 lecteurs ont répondu
Thèmes : auteur américain , littérature américaine , états-unisCréer un quiz sur ce livre