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EAN : 9782351785621
836 pages
Gallmeister (01/04/2016)
4.21/5   123 notes
Résumé :

La "montagne en sucre", c'est le rêve américain, et Bo Mason aimerait bien y croquer. Il sait que là-bas, toujours plus à l'Ouest, des trésors cachés n'attendent que lui... Des trésors qui ressemblent fort à des mirages: on est en 1905, le temps des pionniers est révolu. Du saloon clandestin à la mine d'or, en passant par le trafic de whisky, Bo s'égare passionnément dans les mythes du passé... >Voir plus
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La montagne en sucre, tout le monde veut en croquer.
Bo Mason, atteint d'hypoglycémie chronique, un peu plus que la moyenne.
Bo, c'était le genre balèze en tout. Horripilant facilement la gente masculine, affolant l'autre.
C'est peut-être bien pour ça qu'il lui a tapé dans l'oeil à la Elsa, pour lui taper un peu aussi sur le système par la suite, faut bien l'avouer.
Bo, s'il avait pu soulever des montagnes, il l'aurait fait.
Jamais rassasié, n'aspirant qu'à une chose, la réussite et ce par tous les moyens, légaux ou pas .
Aussi différents que complémentaires, ils vont tracer un bout de chemin ensemble.
Écrivant à quatre mains, puis huit, l'histoire de leur vie au rythme d'une Amérique en pleine mutation qui récompense alors les plus audacieux tout en châtiant férocement les ambitions les plus folles, ils vont enfiler les chapitres au gré des fortunes diverses rencontrées par un paternel semblant, tout comme le phénix, toujours renaître de ses cendres.

Avis aux petites mimines, ce livre, édition poche, n'est pas pour toi.
D'un fort beau gabarit ma foi, il pourrait aisément choir de ta main tremblotante un soir de fatigue passagère et réduire à néant tes espérances de vie centenaire. En même temps, trouver le repos éternel lors d'une courageuse escalade, on a déjà vu plus extravagant comme disparition. C'est toi qui voye, le piolet est désormais dans ton camp...

La montagne, ça vous gagne.
Pas faux au vu du bestiau proposé.
Le trek est monstreux, beau et intense.

Stegner décrit l'humain dans tout ce qu'il a de plus généreux et de plus absurde.
Dualité de l'homme toujours en quête d'ailleurs, allant voir si l'herbe verte, justement, ne le serait pas un peu plus en d'autres lointains horizons.

Elsa en femme courage et aimante, le portrait fascine et émeut du début à la fin.
Sans rien dévoiler, il m'a profondément touché, au final, en convoquant certains souvenirs douloureux, toujours à l'état de braise, sur lesquels Stegner a soufflé en usant d'une plume par trop évocatrice. Émotion à fleur de peau, palpitant qui déborde. le bonhomme meurtrit, chagrine. Les pages défilent, mortifiantes, mémoires d'un passé pas si lointain.

Bo, en mec aussi courageux qu'inconscient et égoïste, suscite tout et son contraire.
Doté d'une ambition démesurée à laquelle il sacrifiera souvent sa famille alors considérée comme frein récurrent à une réussite qui ne cessera jamais de lui tendre ses p'tits bras musclés, le gars touche finalement en affichant un caractère volontaire que rien ni personne ne bridera jamais.
Le bonhomme ne dépareillerait pas en Don Quichotte abonné aux escarmouches mort-nées.

La Montagne En Sucre est un magistral roman d'apprentissage épique et mémorable, ode à la liberté la plus absolue, fût-elle cultivée au prix d'une vie de famille sacrifiée sur l'autel de la cupidité et de l'orgueil poussé à son paroxysme.

4,5/5

Merci à Babelio et aux éditions Gallmeister pour la cerise sur la montagne en sucre !
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Très grand coup de coeur pour ce beau roman qui donne à voir avec talent l'âme d'une certaine Amérique.
1905. Elsa, dix-huit ans, quitte son Indiana natal pour le Dakota du Nord où elle va rencontrer Harry Mason dit Bo, jeune homme fougueux, entreprenant et entrepreneur. Ces deux-là vont tomber follement amoureux, et dès lors Elsa choisit de le suivre partout où il voudra l'emmener, elle et leurs deux enfants à venir. C'est l'objet de cette puissante saga familiale de questionner si ce choix fut le bon, ou pas.
Car Bo est un de ces hommes meurtris dans l'enfance qui passera sa vie à chercher sa "montagne en sucre", cet eldorado américain hérité des mythes pionniers qui apporte la fortune aux pieds de celui qui a le courage et l'énergie de la conquérir.
Or en 1905, c'en est déjà terminé de ces fortunes colossales bâties sur des terres nouvelles et des filons prodigieux. Bo est né une voire deux générations trop tard, les "coups" qui restent à faire sont réservés aux plus retors là où lui, sous son égoïsme et sa violence, sa créativité et son énergie, garde une part d'humanité débile et de naïveté qui l'empêcheront d'accéder à cet argent "qui se gagnait comme on puise de l'eau au puits".
De plans foireux en projets avortés, il trimballe sa famille du Wyoming au Canada, de l'Utah à la Californie, déménageant sans cesse, prenant des risques vains, flirtant avec les limites dans l'Amérique de la prohibition.
Sous la poigne de cet homme irascible sans cesse habité de rêves impossibles, Elsa, solaire, se solidifie, se sanctifie presque alors qu'elle a toujours rêvé de la stabilité d'un foyer, pendant que les cicatrices se creusent dans les âmes des enfants.
Dire que ce roman m'a enchantée est un euphémisme: tout au long de cette épopée américaine qui traduit la fin de cette période pendant laquelle "la nation tout entière avait été comme l'oiseau sur la branche", j'ai eu envie d'applaudir à la maestria de l'auteur à rendre ses personnages plus que réels, de rager contre leur infortune et l'intransigeance du père, de frémir face à cet amour pourtant indéfectible entre deux êtres que tout oppose, de pleurer face aux conséquences des drames vécus par les deux enfants.
Car c'est bel et bien une chimère "cette bonne grosse montagne en sucre, ce lieu d'une inconcevable beauté qui avait attiré toute la nation vers l'Ouest", et de cette quête ne restent que des cendres.
Wallace Stegner, que je lis pour la troisième fois grâce aux éditions Gallmeister, est un auteur fabuleux, aussi grand qu'un Steinbeck.
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1905, la jeune Elsa tout juste 18 ans fuit ce qui fut son foyer, une mère décédée et un père remarié avec une femme plus jeune que lui de 20 ans. Départ vers l'Ouest, comme les pionniers, vers les grands espaces du Dakota, une ville nouvelle où l'accueille son oncle et où elle tombe amoureuse de l'étonnant Bo Mason. Bo rêve de faire fortune, épouse Elsa et l'entraîne dans ses rêves : toujours plus loin, toujours à l'affût de la bonne affaire, celle qui le rendra riche et lui permettra à son tour de croquer une bonne tranche de cette montagne en sucre qui paraît-il attend les audacieux.

Beau pavé que ce roman de 800 pages dans lequel j'ai un peu hésité à me plonger mais dès le premier chapitre on est happés par une lecture qui a le charme des westerns éternels et du mythe américain qui nous a bercés : voici cette jeune Elsa dont on ne sait rien, seule dans un train qui file vers l'Ouest, ayant abandonné tout ce qu'elle connaissait à la recherche d'une vie meilleure. Et la voici qui rencontre celui qui deviendra, comme le dit la formule et à juste titre dans son cas, pour le meilleur et pour le pire, son mari, le flamboyant Bo Mason. Bo a grandi dans une famille dysfonctionnelle avec un père violent, s'est enfui adolescent et a cherché fortune de par les routes en exerçant tous les métiers dans une époque où un garçon débrouillard et costaud pouvait faire à peu près ce qu'il voulait. Mais cela ne lui suffit pas : Bo est à la poursuite d'un rêve, LE rêve pour tout américain qui se respecte, faire fortune à partir de rien. Alors Bo écoute avec envie les récits des pionniers partis à l'ouest, il est à l'affut de toutes les bonnes pistes pour devenir riche et n'aura de cesse de se battre, de travailler, de braver vents, marées, policiers ou adversaires se mettant en travers de sa route, de faire assaut de toute sa force physique et de son intelligence pour contourner les obstacles. Et dans cette quête insensée, Bo entrainera Elsa, son épouse, puis ses 2 enfants, Elsa qui n'aspirerait qu'à construire un foyer et à profiter de l'amour des siens, Elsa dont l'amour pour son mari ne s'étiolera jamais malgré tout ce qu'il lui fait subir, Elsa qui se contentera de si peu et qui pourtant, toujours, protégera les siens.

Wallace Stegner, que je lis pour la première fois, a l'art de construire des personnages si attachants qu'on a l'impression de les connaître depuis toujours. Quels magnifiques portraits que ce Bo qui veut à tout prix faire ses preuves mais qui hélas pour lui semble né trop tard, l'époque des pionniers et du Far West étant déjà presque révolue, et surtout cette Elsa, si forte sous ses apparences fragiles. le roman semble en partie autobiographique, l'histoire de Bruce le 2nd fils d'Elsa et Bo ressemblant par bien des aspects à celle de l'auteur lui-même et on sent transparaître à travers les pages tout l'amour que Wallace Stegner éprouvait pour cette mère courage (et sans doute pour ce père à la fois haï et admiré). le roman prend son temps et nous laisse tout le temps de mieux connaître et apprécier cette famille avec qui on va passer près de 20 ans. On y retrouve aussi en filigrane l'histoire des États-Unis des années 20, la fin du mythe de la ruée vers l'ouest avec ces villes pionnières au milieu de rien, l'arrivée du chemin de fer, les colons tentant de faire leur un bout de terrain hostile au milieu de rien, et puis petit à petit la civilisation qui gagne du terrain, les villes qui se développent et hop déjà la première guerre mondiale en filigrane puis l'époque de la prohibition. Petit bémol, j'ai parfois trouvé quelques longueurs à ce roman, notamment dans sa trame narrative qui se fait un peu répétitive au milieu du livre : Bo a une nouvelle idée, traîne femme et enfants derrière lui, échoue à devenir riche, et hop on recommence... A force cela devient un peu prévisible et certains passages auraient peut-être gagné à être un peu plus concis.

La montagne en sucre vaut vraiment le coup d'être découvert malgré son côté un peu imposant qui peut impressionner. C'est un roman que j'ai savouré (et vu sa taille il y a de quoi en profiter longtemps) et dont certains passages me resteront longtemps en tête : ces magnifiques scènes dans la nature sauvage et l'immensité des états de l'ouest des États-Unis et du Canada, ces aventures insensées du temps de la Prohibition, dignes des meilleurs films américains, et surtout, surtout, la justesse de cette description d'un homme qui poursuit un rêve inaccessible et n'aura de cesse d'atteindre son but pour sa famille, pour ceux qu'il aime sans réaliser que ceux-ci ne lui ont rien demandé et qu'il est ainsi en train de blesser ceux qu'il aimerait protéger. Très beau, très américain et en même temps universel !
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J'ai enfin gravi la montagne en sucre de Stegner.
Mes deux précédentes incursions chez l'auteur avaient été de purs moments de délice grâce à son écriture posée, d'une douceur teintée d'amertume comme la musique de la vie qu'il nous décrit si bien. J'ai immédiatement retrouvé ce plaisir mais arrivée au sommet de cette montagne de 800 pages, mon enthousiasme s'est trouvé sérieusement émoussé.

Le livre s'ouvre en 1904, la jeune et naïve Elsa arrive dans la ville de Hardanger dans le Dakota. Sa mère est morte depuis peu et son père s'est déjà remarié avec une jeune femme de son âge. Elle vient vivre avec son oncle dans l'espoir d'une vie meilleure. Là, elle rencontre et épouse Bo Mason. le cours de sa vie va être déterminé par ce mariage.
Bo est agité et ambitieux. Trop fier pour travailler pour quelqu'un d'autre, trop impatient pour persévérer, trop idéaliste pour se contenter de ce qu'il a. Il veut sa montagne en sucre : la réussite, la fortune, le rêve américain. Et tandis que Elsa rêve d'un foyer stable, aspire à tenir une maison, à élever leurs deux fils, Bo fait des plans sur la comète. Il traîne sa famille partout dans l'Ouest américain et canadien, à la recherche de LA grande opportunité. Un hôtel dans une ville, un restaurant dans une autre, une ferme plus loin, de la contrebande d'alcool…. Ils déménagent tous les quelques mois et ne peuvent jamais nouer de relations étroites. Leur vie sera un perpétuel déracinement.

Stegner écrit simplement et magnifiquement. L'air de rien il décortique la psychologie de ses personnages mais malgré les variations de point de vue dans la narration de l'histoire c'est long, terriblement long. Parce que l'intrigue du livre est répétitive, frisant l'obsession :
1 - papa propose un plan farfelu pour devenir riche
2 - le schéma tombe à l'eau
3 - papa se met en colère et la tragédie et le chagrin s'ensuivent.
Répétez et répétez encore… puis encore, et encore et encore.
Chaque fois que la tragédie frappe, Stegner sonde les profondeurs du malheur. Comme un joaillier tournant une pierre précieuse sous sa loupe, chaque coin de douleur, de souffrance et de chagrin est exploré dans les moindres détails comme s'il craignait de négliger la moindre petite angoisse. Tout sonne très juste dans cette vaste fresque d'inspiration autobiographique mais le rythme lent (que j'affectionne pourtant) aura eu raison de mon intérêt.

Traduit par Éric Chédaille
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Ce roman, traduit en 2002, a été écrit trente ans avant Angle d'équilibre. Mais il traite en fait du même thème, analysé avec peut-être moins de recul, et ça se comprend, trente ans de vie aident, quelquefois, à prendre du recul !
C'est une histoire très autobiographique, celle de la famille de cet écrivain américain mort en 1993.
Cette fameuse "candy mountain" représente ce qu'on appelle couramment le "rêve américain", partir de rien et arriver... à quoi, c'est autre chose !
La grande majorité des habitants de ce pays y aspiraient, en tout cas, en ce début de siècle dernier. de là à tous y aboutir....
C'est le récit d'une quête effrénée pour "réussir", en allant toujours plus loin et de manière toujours plus aventurière, du père, donc, de Wallace Stegner, un homme de l'étoffe des premiers pionniers, mais né un peu tard, peut être, alors que la fortune des pionniers est déjà faite, et qu'il ne reste que des miettes à grappiller dans des conditions toujours plus difficiles.
Cet homme traîne derrière lui sa famille, bien obligée de suivre et de s'adapter, sa femme (merveilleux hommage rendu à la femme dans son personnage de mère, le reste est beaucoup plus ambigu) et ses fils, de plus en plus révoltés par les sautes d'humeur d'un père éternellement sujet à des revers de fortune. Un des fils en mourra, et l'autre deviendra universitaire puis écrivain, et son histoire familiale lui servira de trame pour ce premier roman.

A la mort du père, ce fils va lui rendre une sorte d'hommage en écrivant : "Harry Mason était et un enfant et un homme. Quoiqu'il fît jamais, à n'importe quel moment de sa vie, il fut, jusqu'en ses colères, un être mâle de bout en bout, et il fut presque toujours un enfant.
A une époque plus ancienne, en d'autres circonstances, il aurait pu être un individu montré en exemple par la nation toute entière, mais il n'eût été en rien différent. Il n'en fût pas moins resté un être humain au développement imparfait, un animal social immature ; or, plus la nation va de l'avant, moins il y a de place pour ce genre de personnage. Harry Mason vécut avec celle qui fut ma mère et que je révère pour sa bonté, sa douceur, son courage et sa sagesse. Mais j'affirme, en ce jour où sont célébrées les obsèques de cet homme, et en dépit de la haine que j'ai eue pour lui pendant de nombreuses années, qu'il possédait plus de talents, plus de ressources et d'énergie qu'elle. En affinant les qualités de ma mère, on arriverait à la sainteté, jamais à la grandeur. Ses qualités à lui étaient la matière brute à partir de laquelle se construisent les hommes remarquables. Quoique je l'aie toujours détesté, et bien qu'aujourd'hui je ne l'honore ni ne le respecte, je ne peux lui retirer cela..."

Dans des extraits d'entretiens publiés par le journal Libération en juin 2002, Stegner, parlant de la littérature, écrit :
"Penser qu'il y ait quelque chose de nouveau à dire, à mon sens, ne mène à rien. Ce qui importe, c'est la compréhension toujours plus approfondie de ce qui de tout temps a existé."

C'est ce que, je pense, il a essayé de faire au long de son oeuvre (du même auteur, toujours chez Phébus, deux très beaux romans d'un écrivain plus assagi sinon plus serein, "Vue cavalière" et "La vie obstinée")
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Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
Elle revoyait encore le vieux Barber avec ses bajoues, ses mains agitées de tremblements, complètement saturé d’on ne sait quelle drogue. Il fallait qu’il ait été pas mal parti pour ingurgiter de l’alcool dénaturé, comme il l’avait fait suite à un pari. Il apparut à Elsa que partout où Bo et elle avaient vécu il y avait quelqu’un comme ce Dr Barber, perdu, déboussolé, faisant peine à voir. Elle se demanda si l’on trouvait de ces personnalités en tous lieux ou bien si ça tenait tout simplement à ce que Bo emmenait toujours sa petite famille en marge de la civilisation, là où venaient échouer tous les laissés-pour-compte et autres pauvres diables sans attaches.
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Pendant un moment, la tête lui tourna. La mémoire était un piège, un gouffre, un labyrinthe. Elle vous amenait à regarder en arrière et l’on se voyait sous une autre forme, plus petite, et avec une vision plus étroite, mais plus alerte dans l’exercice des cinq sens ; et sous cet avatar aussi l’on considérait le passé. L’on se rencontrait dans ce temps révolu et s’y reconnaître constituait un choc soudain et brutal, comme de s’immerger dans une eau trop froide.
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Les trains regorgeaient de familles russes et norvégiennes encombrées d’objets personnels, les quais croulaient de malles et de ballots, de caisses et de machines agricoles, les murs des gares étaient placardés d’affiches, il y avait partout de la terre à vendre, de nouvelles lignes de chemin de fer traversaient la fertile vallée de la Red River et poussaient vers l’ouest jusqu’aux confins de l’État.
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Il alla à la fenêtre pour regarder le carré de jardin où, deux ans plus tôt, il avait avec optimisme semé du gazon. Les deux épicéas qu’il était allé chercher jusque dans les Cypress Hills se dressaient, complètement morts et desséchés, de part et d’autre de la maison. Il en allait ainsi dans ce fichu patelin. Tout commençait tambour battant pour ensuite dépérir inexorablement.
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L’été, c’étaient la ferme et, avec elle, la liberté, la solitude, l’exacerbation des sens, le sentiment d’une forte identité personnelle au centre d’un vaste monde aux bornes clairement définies ; mais durant le reste de l’année c’était la ville, cette bourgade nichée au fond d’une très ancienne vallée et bordée de collines érodées, et c’était là une autre vie.
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