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EAN : 9782360136049
Éditions Riveneuve (28/01/2021)
4.25/5   4 notes
Résumé :
Trois femmes en Terre Sainte.

Marianne Dulac, professeur de Lettres, part en Israël pour assister à la prise de voile de sa nièce Émilie au couvent des bénédictines d’Abou Gosh. Elle découvre la situation dramatique de la Cisjordanie, de l’autre côté du mur. Alice Al Awdha, née d’une mère Belge et fille du conseiller du ministre de la Sécurité palestinienne, fait une fugue et disparaît. Elle a rencontré son destin, s’appelle désormais Dima et veut êtr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
migdal
  27 janvier 2021
Où commence la fiction, où s'interrompt l'auto biographie, voici la question laissée sans réponse au terme de cet ouvrage aussi instructif qu'émouvant.
Yanne DIMAY, se masque derrière Marianne DULAC, venue une quinzaine de jours en Terre Sainte, du 7 au 20 septembre 2009, à l'occasion de la prise de voile de sa nièce Emilie.
Notre touriste ne se contente pas de visiter les lieux saints, mais curieuse et emphatique, elle multiplie les échanges et les rencontres avec les personnes les plus variées et découvre le puzzle israélo palestinien avec ses communautés chrétiennes, juives, laïques et musulmanes, ses contrastes entre les villes et les campagnes et les exigences d'une politique sécuritaire pouvant s'apparenter par ses excès à un apartheid.
Du chauffeur de taxi, pas toujours enregistré, au professeur de médecine, nous parcourons l'éventail des situations et découvrons progressivement le confinement des palestiniens et l'aspiration de la jeunesse à faire tomber les murailles.
Professeur de français, Marianne offre ses services aux facultés pour développer un programme d'ateliers d'écriture. L'auto biographie est plus que probable et Yanne DIMAY a un réel talent et une plume vive et élégante pour nous faire partager les excursions, les rencontres, les interrogations et les découvertes de Marianne DULAC.
Parallèlement, Alice, une bi-nationale de mère belge et de père palestinien, fugue le 11 septembre, jour programmé de son retour en Europe et s'enfouit au coeur de la Palestine en s'engageant dans une école maternelle sous le pseudonyme Dima. Au fil des jours, elle est prise dans un engrenage mortifère et embrigadée par un groupe de jeunes rêvant de commettre une opération terroriste « shopping à Mamilla ».
Le père d'Alice, Marwan AL AWDHA, conseiller du Ministre de la Sécurité palestinienne, collabore avec la Sécurité Israélienne…
Rentrée à Paris, Marianne DULAC est sollicitée par la mère d'Alice pour chercher sa fille ; en janvier 2010, Marianne revient en Israël débuter ses ateliers d'écriture. Qui localisera Dima ? Marianne, la sécurité palestinienne ou la police israélienne ? Pourront ils intervenir avant l'attentat suicide ? Cette partie du livre est probablement romancée. Elle est passionnante et émouvante car quel parent peut être certain que son adolescent ne sera jamais tenté de commettre une gosse bêtise ? Yanne DUMAY analyse avec beaucoup de finesse la psychologie d'Alice et celle de son père et de sa mère divorcés et vivant dans deux mondes différents. L'embrigadement progressif de celle qui devient Dima est observé avec acuité et avec un regard neutre et objectif, qui force l'admiration.
Ceci dit, revenons au but initial et providentiel du voyage de Marianne DULAC, appelée par sa nièce Emilie, à être témoin de sa prise de voile en l'Abbaye Bénédictine d'Abu Gosh le samedi 19 septembre 2009. Raison, je l'avoue, qui m'a fait cocher ce titre lors de l'opération Masse Critique de décembre.
Et bien notre professeur, après avoir confondu congrégation dominicaine et bénédictine en page 131, passe du vendredi 18 au dimanche 20 en oubliant cette mémorable journée, en omettant de préciser que le village d'Abu Gosh, c'est probablement l'Emmaus de l'évangile, que l'abbaye bâtie par les croisés est une enclave française, et même mieux, oserai je dire, une enclave normande, puisque cette abbaye a été fondée par l'Abbaye du Bec Hélouin.
Surprenant anachronisme, Marianne DULAC, le 20 septembre 2009, « trône près du cénotaphe du père Lustiger » … or ce mémorial (financé par le CRIF) a été inauguré le mercredi 23 octobre 2013, soit quatre années plus tard, pour rappeller :
«Je suis né juif, j'ai reçu le nom de mon grand-père paternel, Aron.
Devenu chrétien par la foi et le baptême, je suis demeuré juif comme le demeuraient les apôtres.
J'ai pour saints patrons Aron le Grand Prêtre, Saint Jean l'Apôtre et Sainte Marie pleine de Grâce.
Rien n'est impossible à Dieu.»
Cardinal Jean-Marie Aron Lustiger
Ceci laisse deviner que soit Yanne DIMAY n'est pas allée à Abu Gosh, soit s'y est rendue des années plus tard, et sème un doute sur la réalité de Soeur Claire Marie.
Si rien n'est impossible à Dieu, tout est possible à une romancière, et la faiblesse (à mes yeux) du chapitre Abu Gosh, ne doit pas occulter la qualité et l'originalité de cet ouvrage.
Si demain ce roman est adapté pour la télévision, puis je suggérer que l'on substitue à l'Abbaye d'Abu Gosh, le Monastère de l'Emmanuel à Bethléem ? Les religieuses bénédictines melkites ont leur monastère bordé par le mur israélien et clôturé par le check point qui sépare Jérusalem de Bethléem !
Merci à Babelio de m'avoir révélé Yanne DIMAY et son éditeur Riveneuve, deux superbes découvertes. Cette pierre dans le coeur m'a ramené avec bonheur en Terre Sainte et évoqué plusieurs amis y vivant.
Puisse l'accord de paix entre Israël et les Emirats Arabes Unis ouvrir la voie à une paix entre israéliens et palestiniens et prolonger ainsi la démarche exemplaire de Yanne DIMAY.
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coquinnette1974
  07 février 2021
Je remercie Babelio et les Éditions Riveneuve pour l'envoi, dans le cadre d'une masse critique, du roman : Une pierre dans le coeur de Yanne Dimay.
Alors que les voyages sont difficiles à faire actuellement, je vous emmène avec moi en Terre Sainte.
Marianne Dulac, professeur de Lettres, part en Israël pour assister à la prise de voile de sa nièce Émilie au couvent des bénédictines d'Abou Gosh. Elle découvre la situation dramatique de la Cisjordanie, de l'autre côté du mur. Alice al Awdha, née d'une mère Belge et fille du conseiller du ministre de la Sécurité palestinienne, fait une fugue et disparaît. Elle a rencontré son destin, s'appelle désormais Dima et veut être moudjahidine.
Tandis que son père met tout en oeuvre pour la retrouver et démanteler le groupe qu'elle a rejoint, Marianne Dulac s'engage pour un programme d'atelier d'écriture auprès des étudiants de Cisjordanie et de Gaza.
Leur destin va se croiser au check-point de Qalandia...
Une pierre dans le coeur est un roman que j'ai pris plaisir à lire car je ne connais pas grand chose sur Jérusalem, la Cisjordanie, Gaza..
Du coup, j'ai appris énormément de choses grâce à ce roman que j'ai lu en prenant mon temps. Je ne l'ai pas dévoré, pour une fois j'ai savouré ma lecture.
Il y a énormément d'informations sur la situation en Terre Sainte, j'ai découvert la situation là-bas, les conflits, les check-points.. Il est important de bien suivre pour bien comprendre la lecture.
Tout ce qui m'était presque totalement inconnu m'est devenu un peu plus familier au fur et à mesure que les pages se tournent. J'étais avec Marianne et Alice dans leur voyage là-bas, leur quotidien, leur découverte d'un monde différent du notre.
C'est un voyage qui n'est vraiment pas facile à faire, j'ignorais que la situation était compliqué à ce point là-bas.
J'ai réussi le temps de ma lecture à me mettre à la place de Marianne, à découvrir avec elle à la découverte de religions, de façon de vivre, de penser, très éloignées de la notre. le choc entre eux et nous est surprenant. J'ai apprécié ma lecture, j'ai eu l'impression de découvrir plein de choses. Les personnages de Marianne et Alice sont très intéressants, assez complexes. Notamment cette jeune fille qui se cherche, va changer de nom, se mettre en danger sans vraiment avoir conscience de ce qu'elle risque. Cela fait réfléchir.
Quand aux ateliers menés par Marianne, ils ont réellement existés, et je trouve l'idée excellente.
Une pierre dans le coeur de Yanne Dimay est un bon roman, que je vous recommande avec plaisir.
Ma note : cinq étoiles.

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zabeth55
  23 décembre 2021
Quel livre enrichissant !
Marianne Dulac, professeur de lettres à Paris se rend en Israël pour assister à la prise de voile de sa nièce.
Pendant quinze jours, elle va découvrir le pays et être la proie d'émotions plus vives et variées les unes que les autres.
A tel point qu'elle décide d'y programmer des ateliers d'écriture dans les universités du pays l'année suivante.
Parallèlement, Alice, fille d'un conseiller de ministre palestinien et d'une belge fait une fugue et rejoint un groupe de résistance palestinien.
Par les médias, on entend souvent parler des conflits israélo-palestiniens, mais là on y est plongé au plus prêt et la réalité est pire encore que ce que l'on peut avoir entendu.
Parce que tout est vu du côté des habitants.
Clivages religieux et différences culturelles ne facilitent pas la tâche.
Brimades, checkpoints, police, attentats, bombardements......une vie de peur et d'angoisse.
Un combat permanent dont on ne voit pas l'issue.
Un grand bravo à Yann Dimay pour nous avoir raconté avec précision et émotion son expérience peu commune.
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Izapi
  02 février 2021
Envolons nous en Israël, en Palestine, en Cisjordanie...
Aéroport Ben Gourion, puis autobus, ou bien taxis, checkpoints partout....
Avec ce roman, récit croisé des journées de Marianne (parisienne en voyage) et Alice/Dima (fille née de l'amour d'une belge et d'un palestinien), nous voici immergés entre Jerusalem et les territoires, époque contemporaine.
Avec humanité, Yanne Dimay nous invite à effleurer cette Terre sainte et folle, étourdissante et kaleidoscopique...
Inspiré d'une expérience réelle de l'auteure qui mena des ateliers d'écriture en Palestine, le pari de ce roman est ambitueux et réussi... Cette lecture, nous invite dans la peau de tant de personnages superbes, des deux camps, des trois religions, modérés, ou orthodoxes, touristes, victimes, bourreaux, passifs, actifs... Jusqu'à leur coeur, et là nous touchons la pierre qui a blessé, poison imputrécible, mais aussi la vie et l'amour qui pulsent, espoir perpétuel. Yanne Dimay a pu approcher l'intime, là-bas, avec l'ecriture. C'est avec pudeur, lucidité et respect qu'elle parvient à nous faire partager ses émotions.
Gratitudes à l'auteure, à Babélio et aux éditions Riveneuvepour ce cadeau dans le cadre "masse critique".
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critiques presse (1)
FocusLeVif   26 avril 2021
Yanne Dimayréussit à traduire avec puissance la vie quotidienne des Palestiniens soumis à l'arbitraire de la répression de l'occupant israélien.
Lire la critique sur le site : FocusLeVif
Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
migdalmigdal   26 janvier 2021
À côté de moi, une poignée de femmes venues de Malaisie sont en larmes. Elles revivent du plus profond de leur cœur la passion du Christ. Jésus agonisant remet son âme à Dieu et rend son dernier souffle. Serrées les unes contre les autres, elles prient. Le corps de Jésus, descendu de la croix. Mater Dolorosa, mère anéantie tenant dans ses bras le corps de son fils supplicié, sans vie. Qui pleurent-elles, ces femmes, qui prient-elles ? Je me sens si loin d'elles et pourtant je partage leur émotion. Ce destin tragique, universel d’un homme, touche sans doute grâce au talent de ses disciples qui nous ont donné leur témoignage au-delà des siècles. Sur le plan narratif, historique ou non, c𠆞st une épopée tragique qui remue l'âme et évidemment pose des questions. L'homme doit-il mourir à lui-même pour rencontrer Dieu et ainsi ressusciter dans son humanité ? Est-ce par le sacrifice de son corps que l'homme devient divin ? Au milieu des pèlerins, j𠆚i réussi à m’isoler. Je n𠆚i pas la chance comme ces femmes de croire, pourtant leur foi et la ferveur de leurs prières me bouleversent, je les envie. J'aimerais moi aussi avoir la foi. Mais en quoi ? Croire en la redemption ? Je ne crois pas au péché mais au mal. Vaste sujet de réflexions que j'aborderai avec Émilie.
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migdalmigdal   29 janvier 2021
Il me reste un mystère à élucider. Le mystère de ta foi.

J𠆚imerais tellement croire ! Mais mon esprit cartésien s’y refuse. J'ai foi en l'homme, c'est déjà une grâce et puis le monde de la spiritualité ne m'est pas étranger.

Je reviendrai en Palestine pour conduire un nouvel atelier d'écriture en liberté.

Promis, l𠆚nnée prochaine en Palestine, je reviendrai écouter le silence avec toi. Je reviendrai te regarder dans ta beauté sereine évoluer entre la chapelle, la cuisine et le vieil olivier.

Sœur Ciaire-Marie, je te serre contre mon cœur.

Marianne
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migdalmigdal   28 janvier 2021
Venue pour assister à la prise de voile de ma nièce alors que je ne suis pas croyante, j'ai fait du tourisme pendant quinze jours sur une terre sacrée pour deux milliards d'individus, j'ai rencontré des gens rares aussi bien en Palestine qu'en Israël. J'oublie volontairement les fanatiques religieux, les obtus, les racistes, les violents et les haineux des deux bords pour ne garder au cœur que ceux qui m'ont touchée soit par leur sensibilité, soit par leur destin tragique, leur grande intelligence ou leur bonne volonté. Ce qui est né de ce premier voyage me réjouit, les textes que produisent les étudiants sont pour la plupart très intéressants, le plus souvent dramatiques, mais aussi magnifiques. Et de plus, me voici investie du rôle d'enquêtrice pour retrouver Alice Al Awdha, qui a fait une fugue parce quelle traverse une crise d'identité !

Merci Émilie, c'est à toi que je dois tout cela !
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migdalmigdal   29 janvier 2021
Toute l'histoire de la Palestine depuis les âges les plus reculés s'invite à leur questionnement. La folie meurtrière des hommes s'immisce entre eux : depuis plus de trois mille ans, ce bout de terre a été meurtri par la convoitise de tous. Et dans le siècle de déchirure et d'horreur en Europe, la déclaration de Balfour, la reconnaissance d'Israël, la Nakba, la guerre des Six jours, Septembre Noir, Camp David, la première intifada, la répression, les attentats, la colonisation, les accords d'Oslo, Gaza... Le mur... Les colonies .. .Tant de souffrance et de rêves brisés.
- Que peut-on encore espérer pour eux ?
- La paix.
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migdalmigdal   26 janvier 2021
-Taybeh est la seule brasserie de Cisjordanie. Nous en sommes très fiers, explique le chauffeur. Je suis chrétien et arabe, ici je cumule les malédictions. C'est presque une calamité. Nous sommes pris entre deux religions qui s'affrontent pour la Terre Sainte. C'est comme si nous comptions pour des riens. Nous sommes piétinés par leur aveuglement et leur rage. Avant, les chrétiens étaient majoritaires à Bethléem. En soixante ans, ils ne sont plus que 30%. C'est un exode dont on ne parle pas. Un jour, il n'y aura plus un chrétien en terre du Christ.
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