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Michèle Valencia (Traducteur)
ISBN : 2283022843
Éditeur : Buchet-Chastel (06/03/2008)

Note moyenne : 4.28/5 (sur 68 notes)
Résumé :
Les Matins de Jénine est né du conflit politique le plus inextricable du siècle. En 1948, l'année de la naissance d'Israël, la famille d'Hassan et de Dalia, Palestiniens soudés à la terre de leurs ancêtres dans le village d'Ein Hod, vit au rythme des récoltes d'olives. Mais leur destin bascule le jour où Ismaïl, leur petit second, est enlevé par Moshe et Jolanta, un couple d'Israéliens en mal d'enfants. Rebaptisé David, Ismaïl est élevé dans l'ignorance de ses vérit... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
litolff
  03 janvier 2013
Cette fiction historique retrace la vie des membres de la famille Abulheja sur quatre générations, depuis 1941 à Ein Hod, un village palestinien où les habitants vivent de la culture des olives. En 1948, année de la création de l'état d'Israël sur les terres historiques de la Palestine, Ein Hod est détruit et occupé par les nouveaux arrivants. Les habitants du village doivent alors se réfugier dans le camp de Jénine où naitra Amal, la dernière de la famille Abulheja et pivot du roman.
Voici un ROMAN (et il est important de souligner qu'il ne s'agit pas d'un témoignage) dont l'intérêt majeur est de nous sensibiliser au conflit israelo-palestinien et au drame des Palestiniens qui croupissent depuis des décennies dans des camps de réfugiés. le but d'un tel roman n'est évidemment pas de fournir un témoignage objectif du conflit, cependant face au manichéisme évident du livre, on a forcément envie d'en savoir plus et de se documenter un peu sur les tenants et aboutissants de cette guerre éternelle. Comme tout un chacun, Ramallah, Hebron ou Gaza font partie des noms que j'entends presque quotidiennement aux informations internationales depuis les années 60, et pourtant, j'ai du mal à me faire une opinion arrêtée sur ce qui se passe sur ce bout de terre martyrisé, à la merci des armées et des politiques.
Une chose est certaine, en France en tous cas, il me semble qu'on a plus d'occasions d'entendre des témoignages d'un point de vue israélien que d'un point de vue palestinien, et ce livre est intéressant dans le sens où il se place d'un point de vue, pas totalement objectif évidemment, mais d'un point de vue palestinien. Et d'ailleurs, le terme « Al-Nakba », la catastrophe, qui désigne l'expulsion des Palestiniens en 1948 de leurs villes et de leurs villages ne nous est pas extrêmement familier car il est toujours gommé par une partie de la communauté israélienne, semble-t-il.
Au final, j'ai été très intéressée le récit historique qui permet d'appréhender la réalité humaine d'un peuple déraciné, beaucoup moins par les qualités littéraires du roman.
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webdouwap
  23 août 2008
je viens tout juste de terminer ce très beau roman, et j'en suis encore profondément bouleversée! L'auteure retrace l'histoire de toute une famille palestinienne, sur quatre générations, prise dans la tourmente de la guerre, dès 1948, et jusqu'à nos jours.
En écho, c'est celle de tout un peuple, dont l'auteur nous fait mesurer avec une très grande force la vie étouffée, bafouée, meurtrie, par une guerre sans merci, terrain des pires terreurs, des pires violences, des pires injustices.
Le récit évoque notamment certains des massacres les plus horribles perpétrés par l'armée israélienne.
Le personnage central du récit est une femme, Amal, et ses origines, son histoire familiale, sont la trame du roman. On remonte le fil du temps, et on voit l'histoire simple de la vie: les amours, les enfants, les espoirs, les rêves, qui essaie de garder à toute force quelque souffle, écrasée par l'étau de la guerre. (...)
Critique complète sur http://millepages.canalblog.com/
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blandine5674
  19 septembre 2014
Beau témoignage sur le conflit israélo-palestinien écrit par une palestinienne, née en 1967 dans un camp de réfugiés. Ce roman traite de faits historiques sous l'angle d'une saga familiale. Palestine : les habitants vivent paisiblement au rythme de la récolte des olives, quant en 1948, lors du conflit qui suit la création de l'Etat d'Israël, ses habitants sont expulsés de leur pays dont Hassan et Dalia, qui se font enlever leur second fils par un soldat israélien et qu'il rebaptise David. Un troisième enfant viendra au monde : Amal, qui tissera leurs vies à tous.
Certains passages sont à la limite du soutenable. Roman passionnant qui apprend beaucoup de choses et qui donne envie de rechercher plus d'informations sur le déroulement historique de la création de l'état d'Israel et des conflits qui s'en suivirent.
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DOMS
  12 octobre 2014
L'écriture est belle et le livre se lit très facilement, même si l'histoire humaine y est parfois dure à accepter, elle nous montre avec réalisme l'injustice d'être né ou plutôt élevé quelque part, quel que soit bien sur ce « quelque part » !
J'ai aussi aimé le récit qui est en fait un flash back de la jeune soeur des deux protagonistes, ce qui permet un suspense qui ne vient pas des faits historiques, ils sont connus depuis longtemps, mais bien de l'histoire de cette famille avec qui on vit sur ces trois générations.
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miriam
  08 novembre 2014
j'ai d'abord cru à un témoignage. Ce n'est que dans la post-face situé habilement à la fin que j'ai découvert qu'il s'agissait d'un roman. Roman poignant.
Saga d'une famille palestinienne originaire de Galilée, contrainte à un premier exil en 1948, à Jenine, puis dispersée quand les hommes prennent les armes en 1967 et poursuivent au Liban.La narratrice s'installe aux Etats Unis.
Famille décimée. Naqba, Septembre noir, Sabra et Chatila, occupation ordinaire, chaque catastrophe prend son lot de victimes.

Le manichéisme primaire est évité par l'irruption dans l'histoire d'Israéliens proches et mêmes parents. Si l'amitié du jeune palestinien et du juif de Jérusalem dans les années 40 est tout à fait crédible, l'enlèvement du bébé donné à une femme rescapée de la Shoah l'est moins.
Lien : http://miriampanigel.blog.le..
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
litolfflitolff   01 janvier 2013
Moins de quinze centimètres séparaient David et Youssef, et dans cet espace se tassèrent une vingtaine d'années, une guerre, deux religions, un holocauste, une nakba, deux mères, deux pères, une cicatrice et un secret qui, tel un papillon, battait lentement des ailes.
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litolfflitolff   02 janvier 2013
Notre chagrin s'enracine tellement dans le deuil que la mort est pour nous un parent et, si nous préférons l'accueillir le moins souvent possible, elle n'en appartient pas moins à la famille. Notre colère est une fureur que les Occidentaux ne peuvent pas comprendre. Notre tristesse pourrait tirer des larmes à une pierre. Et notre façon d'aimer ne fait pas exception, Amal.
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blandine5674blandine5674   18 septembre 2014
Pourquoi la dignité et l'honneur s'accrochent-ils à la pierre et au sol ? Génération après génération, les hommes éventrent la terre, construisent des monuments en fouillant ses entrailles pour marquer leur époque, pour façonneur leur rêve, à savoir se croire importants dans un univers à l'immensité fabuleuse, pour arracher du sens à un parfait hasard, pour atteindre à l'immortalité en s'emparant d'une terre immortelle, en la foulant, en la creusant.
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litolfflitolff   02 janvier 2013
Une semaine après le massacre de Sabra et de Chatila, le magazine Newsweek décida que le fait le plus important des sept jours écoulés était la mort de la princesse Grâce de Monaco.
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blandine5674blandine5674   18 septembre 2014
Un arbre n'est la propriété de personne, poursuivit-il. Il peut t'appartenir à titre temporaire, comme tu peux lui appartenir Nous venons de la terre, nous lui donnons notre amour et notre travail et, en retour, elle nous nourrit. Quand nous mourons, nous retournons à la terre.D'une certaine manière, c'est elle qui nous possède.
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Video de Susan Abulhawa (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Susan Abulhawa
Susan Abulhawa, "Mornings in Jenin" (Les Matins de Jénine) (en anglais)
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