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ISBN : 2226131868
Éditeur : Albin Michel (06/03/2002)

Note moyenne : 3.83/5 (sur 12 notes)
Résumé :
La Femme sans sépulture, c'est Zoulikha, héroïne oubliée de la guerre d'Algérie, montée au maquis au printemps 1957 et portée disparue deux ans plus tard, après son arrestation par l'armée française.

Femme exceptionnelle, si vivante dans sa réalité de mère, d'amante, d'amie, d'opposante politique, dans son engagement absolu et douloureux, dans sa démarche de liberté qui scelle sa vie depuis l'enfance et qui ne l'a jamais quittée, sa présence irradian... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
IreneAdler
  13 septembre 2014
15 ans après les Accords d'Evian, rendant son indépendance à l'Algérie. Une documentariste trouble la paix de 2 soeurs : elle veut en savoir plus sur leur mère, qui a prit le maquis pour finalement mourir sous les coups et la torture de l'armée française. Son corps ne fut jamais retrouvé, et elle devint une légende : Zoulikha.
Ce roman choral ressuscite une figure de femme libre, passionnée et déterminée, qui a mené la vie qu'elle voulait. Jusque dans son sacrifice pour une cause qui lui tenait à coeur : libérer son pays de l'oppression et de l'arbitraire. Pour rendre leur dignité à ses concitoyens. Que son corps ait disparu rajoute encore à sa légende : cela empêche le deuil de ses 3 enfants, mais en même temps, elle plane au-dessus d'eux comme une ombre protectrice. C'est de parler de leur mère qu'elles arriveront à se libérer de leur tristesse et pour la plus jeune des soeurs, à commencer à vivre.
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brigetoun
  12 novembre 2009
Personnage merveilleux de femme libre, vis-à-vis de l'occupant français malgré les relations entre enfants des deux "communautés", et parfois dans le travail entre artisans, petits commerçants (et retrouvé ce mot « les maltais »), et libre aussi vis-à-vis de la bourgeoisie musulmane – souvenir de mes petites amies en 7ème à l'école qui selon le plan devait être dans une petite rue proche de l'avenue du 1er novembre.
Zoulikha enfant allant en jupe écossaise à l'école, dans un village près de Marengo.
Zoulikha s'installant à Césarée avec son troisième mari, et prenant le voile, ce voile auquel petite fille je trouvais un charme qui me fascinait, le voile en belle étoffe et la pointe des citadines - ou plus simple comme celui de Zoulikha quand elle part dans la montagne et fait, avec son voile de paysanne, précieux pour ne pas être reconnue, des allers et venues pour organiser la résistance des femmes et le ravitaillement de son groupe de combattants en matériel et médicaments.
Zoulikha femme mure devient cette héroïne, qui fait peur aux bourgeois craignant les représailles, qui est arrêtée, torturée et dont on ne sait où est le corps,
Sa geste est nourrie de la vie des femmes algériennes, dans le passé, et du sort de ses filles dans la société actuelle – un beau lyrisme – de belles notations
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Heval
  24 février 2015
Elle s'appelle Zoulikha. Elle est Algérienne. Femme courageuse et affirmée, elle est cette combattante acharnée qui a voulu, contre les occupants français, s'émanciper. Ils ont fini par gagner, malheureusement. Ils ont fini par l'emporter. Ils l'ont capturée, torturée. Ils ont laissé son corps mutilé. Où? Personne, dans sa famille, ne le sait. Elle n'a pas de sépulture, pas de lieu où ils peuvent la pleurer et un peu se consoler. Qu'importe... Zoulikha, même morte, a triomphé. Elle continue d'exister, dans les coeurs et les esprits de celles et ceux qui reconnaissent la liberté quand elle est. Elle continue d'exister grâce à ce roman qui nous apprend qui elle est. En écrivant cette femme sans sépulture, Assia Djebar lui accorde en effet l'immortalité. Elle lui attribue un trophée hautement mérité mais jamais décerné. Elle lui offre ce que sa détermination et son courage valent: l'Estime.
Zoulikha est effectivement cette femme qui appelle l'exemple. Affirmée, au caractère trempé, elle se donne les moyens d'être ce qu'elle est: une femme indépendante qui refuse les chaines imposées par les traditions et les forces d'occupations. Elle est cette moudjahida qui affirme continuellement son existence. Et comme beaucoup, elle a payé le prix de son être. Planant au dessus de ces pages comme un fantôme - invisible mais omniprésent - Zoulikha m'émeut parce qu'elle me rappelle mes compatriotes kurdes qui ont décidé d'emprunter ce qu'elles pensent être la voix de leur émancipation. Elles sont combattantes, guérilleros. Elles espèrent, elles aussi, se débarrasser des chaines qui les brisent: traditions ou forces d'occupations. Elles ont, elles aussi, eu à connaitre ce que Zoulikha a vécu: tortures et mort. Elles sont, elles aussi, pour certaines, sans sépulture. Sauf qu'il n'y a personne pour écrire leur mémoire. Il n'y a personne pour leur offrir l'immortalité.
Mais La femme sans sépulture me les rappelle. Elle m'invite à les pleurer et les célébrer. En cela, je ne peux que remercier. Merci à Assia Djebar d'écrire - même avec quelques défauts, à travers Zoulikha, ces femmes qui ont décidé de lutter pour tout simplement exister.
Lien : http://mezelamin.blogspot.fr..
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RosieAdda
  30 juillet 2019
Zoulikha combattante acharnée au seine de l'armée de libération national , courageuse, qui quittera sa famille après la mort de son mari pour monté au maquis pour combattre l'occupant français .
De la elle va faire des allées retour entre les montagnes et Césarée jusqu'au jour ou elle est capturée par l'ennemie , torturée puis jeter dans la foret, personne de sa famille ne sait ou .
Femme sans sépulture est mon premier roman de Assia Djebar , l'icône de la littérature algérienne.
Roman lu en deux jours , ça était une très belle découverte , on est dans un roman polyphonique , tout au long du roman Zoulikha est ressuscitée à travers la parole de ces quartes femmes , sa meilleure amie Dame de Lionne , ses deux filles HANIA et MINA , la soeur de son dernier mari ZOhra OUDAI , et c'est ce qui fait son originalité ainsi que son charme.
J'ai adoré suivre ces quartes femmes dans leur quêtes afin de retrouver Zoulikha , d'essayer de retracer les derniers moments de sa vie .
A travers ce court roman d'à peine 250 pages qui se lisent rapidement tellement on est happé , plongé dans cet histoire , Assia Djebar nous fait voyager dans une Algérie Française , de plus à travers Zoulikha l'auteure ressuscite une femme libre , indépendante , déterminée , instruite , courageuse qui n'hésite pas à sacrifier sa vie au dépend de son Pays pour le libéré de l'oppression , de l'injustice des colonisateurs
Très belle découverte je vous le conseil vivement, hâte de lire d'autres de cette auteure.
Lien : https://biblibook11.wordpres..
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dif
  22 novembre 2014
merci
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
brigetounbrigetoun   12 novembre 2009
on pouvait dans mon quartier ancien…la confondre avec mes autres concitoyennes : couvertes du voile de soie (de soie moirée ou, pour les plus âgées, de soie mêlée de laine fine, pour en adoucir les plis), la pointe d’organza raidie et à demi transparente sue l’arête du nez, masquant ainsi le bas du visage pour rehausser les yeux fardés, agrandis au khôl, ainsi que le front surmonté parfois d’un bijou d’or ou de perles
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brigetounbrigetoun   12 novembre 2009
…à Césarée, .la maison reste encore domaine presque exclusif des femmes, en somme, le gynécée. Le « maître de la maison » qu’il soit l’époux ou le frère ou le fils adulte (Zohra Oudai, peu auparavant, en berbère, disait, par contraction, »ma maison » en évoquant son mari), ce maître donc, l’homme, ne se sent vraiment maître qu’au-dehors, dans l’espace presque ségrégué des rues, des cafés maures, de la mosquée parfois
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brigetounbrigetoun   12 novembre 2009
Tu vois ma fille, ma tout petite, ce fut ma première joie : non pas le défi contre les autres que je narguais – le défi donne plutôt comme une ivresse. Non, ce fut une joie dure, une vibration de tout mon corps, de mes muscles, de mes mollets qui sortaient nus sous la jupe à carreaux plissée
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