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EAN : 9782266162692
245 pages
Éditeur : Pocket (07/09/2006)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 4.02/5 (sur 2950 notes)
Résumé :
Dans un restaurant de Tel-Aviv, une femme se fait exploser au milieu de dizaines de clients. À l'hôpital, le docteur Amine, chirurgien israélien d'origine arabe, opère à la chaîne les survivants de l'attentat. Dans la nuit qui suit le carnage, on le rappelle d'urgence pour examiner le corps déchiqueté de la kamikaze. Le sol se dérobe alors sous ses pieds : il s'agit de sa propre femme.
Comment admettre l'impossible, comprendre l'inimaginable, découvrir qu'on... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (364) Voir plus Ajouter une critique
Yggdrasila
  18 avril 2015
J'ai mis des mois à me décider à écrire mes impressions sur ce roman.
Ce livre m'a profondément touché et c'est assez difficile de trouver les mots justes pour tenter d'en parler.
Comme d'habitude Khadra a su me bouleverser. Ses mots sont d'une subtilité qui me déconcerte à chaque fois.
Il parvient toujours à aller au plus profond de ce que peuvent ressentir ses personnages, et c'est ce que je trouve magique dans ses romans.
Cette histoire est à la fois très triste dans les faits, percutante dans la philosophie de l'histoire, et le contexte décrit est malheureusement très compliquée dans la réalité.
Ici on voit le personnage d'Amine, fou amoureux de son épouse, qui cherche par tous les moyens à comprendre ce qui a pu amener Sihem à réaliser un acte aussi cruel en étant kamikaze dans un attentat.
Khadra décrit magnifiquement bien le désarroi d'Amine, l'écroulement de sa vie pleine de désillusions. Il doit malgré tout continuer à vivre avec ces sentiments de trahison et d'incompréhension qui l'habitent. On le suit dans sa quête de vérité.
C'est fort, c'est un mélange d'émotions et c'est plein de profondeur. C'est aussi très délicat puisque l'auteur évoque le conflit israélo-palestinien et les déviations de la religion.
Un livre assez court mais très prenant, touchant et triste pour le réalisme de l'histoire qui est malheureusement toujours d'actualité.
Pour moi ce roman est encore une franche réussite de la part de Khadra.
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ClaireG
  24 septembre 2015
"Je veux juste comprendre comment la femme de ma vie m'a exclu de la sienne, comment celle que j'aimais comme un fou a été plus sensible au prêche des autres plutôt qu'à mes poèmes".
Apprendre que votre épouse chérie est une kamikaze qui vient d'enlever la vie à vos rêves en même temps qu'à 19 lycéens en conduirait plus d'un dans la haine et la vengeance. Ici point. le docteur Jaafari, après une hébétude totale face à la réalité que d'abord, il nie, veut comprendre.
Israélien d'origine arabe, il va jusqu'au coeur du mouvement djihadiste pour savoir. Il s'interroge intensément sur les mobiles et le moment de bascule de sa femme sans trouver de raison qui puisse altérer sa vision de la vie : sa vocation se situe du côté de ce qui sauve et non de ce qui tue.
Engagé dans des actions pour l'émancipation de la femme musulmane, l'auteur est horrifié et aussi méditatif sur le devenir du conflit israélo-palestinien. Il n'adhère ni au statut de martyr revendiqué par les djihadistes, ni ne cautionne, loin s'en faut, les exactions des soldats israéliens. "Tout Juif de Palestine est un peu arabe et aucun Arabe d'Israël ne peut prétendre ne pas être un peu juif".
Ecriture nerveuse mais précise, forte et sensible, qui n'hésite pas à questionner des convictions, à remettre en cause des certitudes, à tenter de trouver au-delà du Mur une lueur d'espoir.
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Ladybirdy
  23 février 2020
Ma première rencontre avec Yasmina Khadra fut une belle surprise. Quelle écriture !
Chaude, vivante, de caractère, avec en place des maux, des mots qui cognent sur une réalité affligeante.
Amine Jaafari est un brillant chirurgien à Ichilov à Tel-Aviv. Quand un attentat survient et décime dix-sept innocents et fait des dizaines de blessés, Amine ne s'attend pas au pire, retrouver le corps de sa bien aimée déchiqueté. Sihem portait sur elle les bombes destinées à sa mission suicide. Depuis, Amine, ébranlé et perdu n'aura de cesse de chercher la vérité. Comment la femme qu'il aime depuis tant d'années, celle qui n'aurait jamais supporté de faire le moindre mal à un chien en est arrivée là.
L'écriture de Yasmina Khadra est juste comme je l'aime. On pourrait penser que l'auteur a vécu cette histoire, qu'il s'agit de lui, de sa femme tant l'écriture est immersive. Tout se vit dans ce roman. C'est palpable, explosif. Se dégage de sa plume une force éblouissante, tantôt aux portes du rêve tout en finesse et poésie tantôt aux portes de l'enfer. Parvenir à conjuguer deux mondes que tout oppose relève d'un talent indéniable.
L'auteur nous décrit droit au but avec le juste nécessaire de détails les bombes, les innocents déchiquetés, la religion comme seul créneau mais aussi l'amour fou pour une femme, les doutes et ses désillusions, l'envie et l'espoir de rester humain envers et contre tout, envers et contre tous. Il parvient à glisser des passages de toute beauté sur le soleil israélien, y semant son juste pesant d'or.
« La journée est belle. Hormis un nuage ébouriffé en train de s'effranger dans les airs, le soleil dispose du ciel pour lui tout seul. »
Un roman qui me sort de mes sentiers battus sur un thème bien trop actuel et qui m'aura ébouriffé le coeur et l'âme. Je lirai avec grand plaisir d'autres romans de cet auteur qui parvient avec peu de mots à dresser un tableau vivant de l'horreur dans toute sa nudité.
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michemuche
  01 juillet 2017
" on peut tout te prendre ; tes biens, tes plus belles années, l'ensemble de tes joies, et l'ensemble de tes mérites, jusqu'à ta dernière chemise. Il te restera toujours tes rêves pour réinventer le monde que l'on t'a confisqué."
Une belle journée semblait s'offrir à Amine, semblait seulement car l'impensable est arrivé avec ses gros sabots.
Amine est chirurgien dans un hôpital de Tel-Aviv. Un attentat suicide vient d'avoir lieu dans un restaurant. Les blessés arrivent les uns après les autres, les morts se comptent par dizaines.
Un attentat de plus dans ce conflit israélo palestinien.
Amine d'origine arabe semble être à mille lieues de ces événements sauf que le kamikaze qui s'est fait sauté est Sihem sa femme. Marié depuis quinze ans Amine n'a rien vu venir.
Connaît - on vraiment la personne avec qui l'on vit ?
Amine se pose la question, jour après jour il cherche des réponses que sa femme aurait pu dire, un message à interpréter .
Yasmina Khadra nous emmène avec Amine à travers des territoires occupés à la recherche de la vérité. Une vérité pas toujours facile à accepter quand elle remet en cause ce pourquoi l'on se bat. " la vie d'un homme vaut beaucoup plus qu'un sacrifice, aussi suprême soit-il ".
J'ai hésité avant de lire ce livre, les récents événements de Paris, Nice, Londre ou Bruxelles faisaient pencher la balance du mauvais côté, mais je me suis rappelé ma rencontre avec l'auteur au salon du livre 2016. Je me souviens de son regard bienveillant et surtout sa très belle dédicace, et à ce souvenir la balance a penché de l'autre côté et me voilà en train de rédiger cette critique.
Un beau roman où la douceur de l'écriture de Yasmina Khadra nous rappelle " car la plus grande, la plus juste, la plus noble des causes sur terre est le droit à la vie ".

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litolff
  09 février 2013
Dans un voyage initiatique au coeur du terrorisme qui ébranle toutes les certitudes, Yasmina Khadra explore la dérive d'une Palestinienne vers le fondamentalisme dans une descente aux enfers d'une actualité toujours brûlante.
Il est difficile d'imaginer un sujet plus controversé que le conflit israélo-palestinien, un conflit qui divise l'opinion mondiale et exaspère les sentiments religieux et politiques des deux bords.
L'histoire est celle d'Amine Jaafari, chirurgien israélien d'origine palestinienne qui vient tout juste d'opérer un patient et s'apprête à rejoindre sa femme revenue d'un séjour à Nazareth. Mais l'annonce d'un attentat majeur perpétré dans un restaurant de Tel-Aviv l'oblige à rester de service pour venir en aide aux blessés. Rentré chez lui , Amine est convoqué d'urgence à l'hôpital. Ses collègues et la police l'informent alors que l'auteur de l'attentat est sa propre femme, Sihem. Après avoir identifié le cadavre déchiqueté de sa femme, Amine demeure incrédule : il ne peut tout simplement pas croire qu'elle est coupable d'un tel geste, même si toutes les évidences sont là. Amine se nourrit de tout autres évidences : sa femme et lui formaient un couple heureux, uni et complice ; elle ne lui cachait rien ; loin d'être intégriste, elle n'était même pas pratiquante. Obligé de quitter temporairement son emploi et subissant la hargne de ses voisins, Amine décide de mener une enquête. Déterminé à affronter ceux qui ont encouragé le geste insensé de son épouse, il part à la recherche d'une explication, d'une vérité, d'un apaisement
Dans ce roman très dur, Khadra expose avec clarté dans un récit poignant la réalité vécue quotidiennement par les Juifs et les Palestiniens et livre un plaidoyer virulent contre la haine et la loi du talion qui enflamment les communautés vivant au Proche-Orient. Sa thèse semble tendre à dire qu'il suffirait seulement d'un peu de bonne volonté pour venir à bout du conflit, point de vue largement répandu en Occident, mais si c'était si simple, il y a longtemps qu'on aurait trouvé une solution apaisante, non ?
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critiques presse (4)
Auracan   16 octobre 2012
Le duo d'auteurs a su sublimer ce roman. Au dessin, d'un style expressif, nerveux […] Glen Chapron parvient à "filmer" la contre enquête du héros. On s'y croirait. […] Une fois embarqué dans l'album, il est strictement impossible de lâcher l'album avant sa fin tragique.
Lire la critique sur le site : Auracan
ActuaBD   03 septembre 2012
L’Attentat est l’un des livres les plus intelligents et les plus sensibles de la rentrée BD 2012.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
Lecturejeune   01 mars 2006
Lecture jeune, n°117 - Yasmina Khadra, d'habitude attachée à dénoncer le drame algérien (À quoi rêvent les loups, La Part du mort – Prix du meilleur polar francophone 2003), ancre ici son récit au coeur du conflit israélo-palestinien. En lice pour le Goncourt des lycéens, L'Attentat a bénéficié de bons échos dans la presse. À Tel Aviv, Amine, chirurgien arabe naturalisé israélien, confortablement installé dans sa vie tant professionnelle que sociale et personnelle, voit son univers basculer lorsqu'un attentat est perpétré par une kamikaze : sa propre épouse. Amine va mener un voyage initiatique qui l'obligera à questionner son couple, l'histoire de sa femme, la situation dans les territoires occupés. Ce périple au bout de la violence, du désespoir et de la haine, le ramènera à sa première conviction : le seul combat qu'il estime personnellement juste de mener est celui de médecin. Le thème est évidemment délicat. En véritable funambule, Yasmina Khadra évite l'écueil des jugements de valeur. Quelques pages profondes sur la folie des hommes en temps de guerre, le pacifisme solide d'Amine qui refuse la violence des deux bords, l'habile construction en boucle du texte portent le roman. Pourtant, il risque de laisser en marge les moins passionnés par le sujet, car bien qu'il apporte des nuances non négligeables sur cette actualité brûlante, le récit manque curieusement de sel… Isabelle Debouvère
Lire la critique sur le site : Lecturejeune
Lecturejeune   01 mars 2006
Lecture jeune, n°117 - Au coeur de sa profonde détresse, Amine mène son enquête pour comprendre ce qui s’est passé, ce qu’il n’a pas vu venir, les motivations de celle qu’il croyait connaître et qu’il aimait, cherchant une réponse au coeur du milieu islamique, au péril de sa propre vie. D’une terrible et cruelle actualité, ce roman passionnant nous tient en haleine. A la suite du dossier «Visions du conflit israélo-palestinien»(LJ n° 113), voici un roman à découvrir absolument. Mathilde Valognes
Lire la critique sur le site : Lecturejeune
Citations et extraits (422) Voir plus Ajouter une citation
ElisanneElisanne   17 juillet 2010
On peut tout te prendre; tes biens, tes plus belles années, l'ensemble de tes joies, et l'ensemble de tes mérites, jusqu'à ta dernière chemise
il te restera toujours tes rêves pour réinventer le monde que l'on t'a confisqué.
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shulienshulien   18 mai 2010
Tout le malheur des hommes vient de ce malentendu: ce que Dieu te prête tu dois savoir le rendre. Aucune chose sur terre ne t'appartient vraiment. Ni ta patrie dont tu parles ni la tombe qui te fera poussière parmi la poussière.
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Jean-DanielJean-Daniel   24 août 2020
Pour mon père, les infortunes ne sont pas une fatalité, mais des incidents de parcours qu’il faut dépasser, quitte à en pâtir dans les minutes qui suivent. Son humilité et son discernement étaient un régal. J’ai tant voulu lui ressembler, jouir de sa frugalité et sa modération ! Grâce à lui, alors que je grandissais sur une terre tourmentée depuis la nuit des temps, je refusais de considérer le monde comme une arène. Je voyais bien que les guerres se succédaient aux guerres, les représailles aux représailles, mais je m’interdisais de les cautionner d’une manière ou d’une autre. Je ne croyais pas aux prophéties de la discorde et n’arrivais pas à me faire à l’idée que Dieu puisse inciter ses sujets à se dresser les uns contre les autres et à ramener l’exercice de la foi à une absurde et effroyable question de rapport de forces. Dès lors, je m’étais méfié comme d’une teigne de ce qui me réclame un peu de mon sang pour purifier mon âme. Je ne voulais croire ni aux vallées des larmes ni à celles des ténèbres – il y avait d’autres sites plus séduisants et moins déraisonnables autour de soi. Mon père me disait : « Celui qui te raconte qu’il existe symphonie plus grande que le souffle qui t’anime te ment. Il en veut à ce que tu as de plus beau : la chance de profiter de chaque instant de ta vie. Si tu pars du principe que ton pire ennemi est celui-là même qui tente de semer la haine dans ton cœur, tu auras connu la moitié du bonheur. Le reste, tu n’auras qu’à tendre la main pour le cueillir. Et rappelle-toi ceci : il n’y a rien, absolument rien au-dessus de ta vie… Et ta vie n’est pas au-dessus de celle des autres. » Je ne l’ai pas oublié. J’en ai même fait ma principale devise, convaincu que lorsque les hommes auront adhéré à cette logique, ils auront enfin atteint la maturité.
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YggdrasilaYggdrasila   23 octobre 2014
On a beau s'attendre au pire, il nous surprendra toujours. Et si, par malheur, il nous arrive d'atteindre le fond, il dépendra de nous, et de nous seuls, d'y rester ou de remonter à la surface. Entre le chaud et le froid, il n'y a qu'un pas. Il s'agit de savoir où mettre les pieds. C'est très facile de déraper. Une précipitation, et on pique du nez dans le fossé. Mais est-ce la fin du monde? Je ne le pense pas. Pour reprendre le dessus, il suffit juste de se faire une raison.
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UmzaydUmzayd   13 juin 2012
Nous sommes dans un monde qui s'entre-déchire tous les jours que Dieu fait. On passe nos soirées à ramasser nos morts et nos matinées à les enterrer. Notre patrie est violée à tort et à travers, nos enfants ne se souviennent plus de ce que école veut dire, nos filles ne rêvent plus depuis que leurs princes charmants leur préfèrent l'Intifada, nos villes croulent sous les engins chenillés et nos saints patrons ne savent où donner de la tête; et toi, simplement parce que tu es bien au chaud dans ta cage dorée, tu refuses de voir notre enfer. C'est ton droit, après tout. Chacun mène sa barque comme il l'entend. Mais de grâce, ne viens pas demander après ceux qui, écoeurés par ton impassibilité et ton égoïsme, n'hésitent pas à donner leur vie pour t'éveiller à toi même. Ta femme est morte pour TA rédemption, monsieur Jaafari.
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Lorsqu'une femme claque la porte et s'en va, elle emporte le monde avec elle. Adem Naït-Gacem l'apprend à ses dépens. Ne supportant pas le vide laissé par le départ de son épouse, l'instituteur abandonne ses élèves et, tel un don Quichotte des temps modernes, livré aux vents contraires de l'errance, quitte tout pour partir sur les chemins. Des rencontres providentielles jalonnent sa route : nain en quête d'affection, musicien aveugle au chant prophétique, vieux briscards, galériens convalescents et simples d'esprit le renvoient constamment aux rédemptions en lesquelles il refuse de croire. Jusqu'au jour où il est rattrapé par ses vieux démons. À travers les pérégrinations d'un antihéros mélancolique, flanqué d'une galerie de personnages hors du commun, Yasmina Khadra nous offre une méditation sur la possession et la rupture, le déni et la méprise, et sur la place qu'occupent les femmes dans les mentalités obtuses.
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