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ISBN : 2072713986
Éditeur : Gallimard (01/03/2017)

Note moyenne : 3.14/5 (sur 652 notes)
Résumé :
L’Abistan, immense empire, tire son nom du prophète Abi, «délégué» de Yölah sur terre. Son système est fondé sur l’amnésie et la soumission au dieu unique. Toute pensée personnelle est bannie, un système de surveillance omniprésent permet de connaître les idées et les actes déviants. Officiellement, le peuple unanime vit dans le bonheur de la foi sans questions.
Le personnage central, Ati, met en doute les certitudes imposées. Il se lance dans une enquête su... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (192) Voir plus Ajouter une critique
Titania
  12 octobre 2015
Il arrive très souvent que le flot de mots qui submerge une oeuvre de compliments plus proches de la publicité que de l'analyse me laisse perplexe une fois que j'ai lu le livre.
Et me voilà en présence d'un problème avec ce "2084 - la fin du monde" de Boualem Sansal. La plume est belle, l'argument séduisant , un texte qui fait penser à Jonathan Swift, Orwell ou Bradbury, une dystopie qui nous parle d'une dictature religieuse implacable qui aurait fait son nid de guerre sainte en guerre sainte sur toute la surface de la terre....comme s'il prophétisait la réussite de DAECH.
on a tous les ingrédients du genre, bourrage de crâne et hypocrisie savamment mise en scène, slogan, pèlerinage pour occuper les foules miséreuses, police politique, et répression. Se profilent en creux les éléments d'un avenir meilleur et d'une opposition possible, l'idée de la liberté .

On a un héros, un modeste employé de mairie tuberculeux qui tente de décrypter son monde. Il observe que des choses ne collent pas avec les discours officiels.
Seulement, la narration est trop à l'extérieur de ce monde, elle reste dans sa description. L'auteur promène son héros, il ne le fait pas vivre. On a très peu d'échanges, on ne le voit pas ressentir et dire ses émotions.
Je m'attendais à quelque chose d'aussi vivant et humoristique qu'un conte philosophique, avec des situations ubuesques, de la dénonciation par des exemples et des dialogues incisifs.
je suis déçue de ce texte qui est comme une thèse pas drôle du tout de sciences politiques sur un pays imaginaire, même si je partage le point de vue de l'auteur qui décrypte remarquablement bien comment on manipule et comment on contrôle des foules...
Lien : https://notesbleuespournuits..
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andman
  16 octobre 2015
Ce siècle n'avait pas encore deux ans, un certain 11 septembre le monde découvrait avec effroi un barbarisme d'un genre nouveau : l'islamisme radical.
Quatorze ans plus tard, les pays civilisés assistent impuissants à la propagation d'une nébuleuse extrémiste se réclamant d'un dieu dont elle galvaude chaque jour les préceptes. Son fanatisme et son pouvoir de nuisance sont tels que personne ne se risque aujourd'hui à prédire sa fin prochaine.
Depuis deux décennies, l'écrivain algérien Boualem Sansal dénonce avec constance l'omniprésence religieuse qui insidieusement imprègne les esprits d'une intolérance que l'on croyait d'un autre âge. Déjà en 1999, “Le serment des barbares” montrait combien le cancer intégriste altérait la beauté de son pays.
Le roman dystopique “2084-La fin du monde”, publié en cette rentrée littéraire, est dans la continuité de ce combat mené sans relâche contre l'obscurantisme. Ce titre orwellien retranscrit toute la malice et l'abnégation d'un auteur atypique.
Dans un style chatoyant, Boualem Sansal se garde pourtant de tout blasphème. le monde qu'il décrit pourrait être le fruit d'une extrapolation, dans un futur indéfini, de la sinistre organisation État islamique dont les exactions dépassent aujourd'hui l'entendement.
Plongé au coeur de l'immense Abistan, un empire théocratique sans frontières né probablement en l'an 2084, le lecteur suit les tribulations d'un petit fonctionnaire de la capitale Qodsabad qui, contrairement à l'énorme majorité de ses semblables, ose encore penser hors les oeillères d'un pouvoir omnipotent et sanguinaire.
Plusieurs lectures s'avéreraient nécessaires pour comprendre dans le détail la complexité des rouages de cette dictature se réclamant d'un dieu cruel du nom de Yölah et de son prophète Abi.
Malgré quelques passages manquant de clarté, “2084-La fin du monde” pourrait bien faire date dans l'oeuvre de Boualem Sansal. Ce roman particulièrement effrayant sur le fond n'est toutefois pas le meilleur vecteur pour découvrir cet auteur courageux.
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michemuche
  19 janvier 2016
J'appréhendais "2084 " de Boualem Sansal, après les évènements tragiques survenus en France.
C'est en traînant les pieds que j'ai ouvert ce livre et un " ouf "de soulagement en le fermant.
Pendant la lecture j'avais l'impression de regarder un reportage télé, une suite sans fin d'événements sur un mouvement sectaire.
En préambule l'auteur écrit ceci " le lecteur se gardera de penser que cette histoire est vraie ou qu'elle emprunte à une quelconque réalité connue " ou encore " c'est une oeuvre de pure invention, le monde de bigaye que je décris dans ces pages n'existe pas et n'a aucune raison d'exister à l'avenir..."
L'histoire se passe en Abistan, après la première guerre sainte, un régime autocratique a été mis en place avec à sa tête Abi une sorte de prophète, délégué de yola sur terre.
A travers la réflexion d'Ati le personnage central du roman on découvre une doctrine religieuse. Même si cette religion n'est pas nommée explicitement elle ressemble étrangement à l'islam radical, l'état islamique bref à daech.
J'ai eu du mal à suivre Ati, je l'ai trouvé un peu mou dans son questionnement, dans sa recherche de la vérité.
Rien à voir avec Winston le personnage de George Orwell dans son magnifique roman "1984 " un livre qui m'avait remué et que je relirais, une sorte de piqûre de rappel.
Pour ce qui est de " 2084 " la quatrième de couverture dit " au fil d'un récit débridé, plein d'innocence guoguenarde, d'inventions cocasses ou inquiétantes, il s'inscrit dans la filiation d'Orwell ".
Je vous laisserais juge, pour moi ce roman est une grosse déception.
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traversay
  15 novembre 2015
Terminer la lecture de 2084 au moment même où Paris est victime d'actes de barbarie inimaginables est d'une coïncidence glaçante. Voulu par son auteur comme un avertissement pour les sociétés occidentales et pour les démocraties laïques en général, le livre se présente comme une dystopie clairement dans la veine d'Orwell. La dictature religieuse qui y est décrite s'appuie sur le mensonge, l'endoctrinement et la soumission d'un peuple auquel le droit de penser est même dénié. L'on souhaiterait ne dire que du bien de ce roman qui, si l'on fait abstraction de sa composante religieuse, pourrait se rapprocher d'un état des lieux actuel dans certains pays, la Corée du Nord, en particulier. Oui, si l'on se doit de saluer le style de Boualem Sansal et la cohérence de son propos, le récit, qui prend la forme d'une fable terrifiante, est pour le moins cahoteux, perclus d'explications détaillées et parfois fastidieuses de ce pire des mondes. Son héros, Ati, manque de substance, englué comme le lecteur dans les rouages d'une machine monstrueuse. Digressif, dénué de rythme, peu satisfaisant dans sa conclusion, 2084 possède certes un pouvoir d'évocation indéniable mais pas dans sa continuité. C'est une semi-déception dont on peut malgré tout conseiller la lecture en ces temps chaotiques. Peut-être que le monde imaginé par Sansal est celui dont rêvent certains fous. En ce sens, le livre est un acte de résistance.
Lien : http://cin-phile-m-----tait-..
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alainmartinez
  15 octobre 2015
Après « Gouverner au nom d’Allah » le romancier algérien Boualem Sansal poursuit sa réflexion sur l’expansion de l’islamisme. Dans "2084 - la fin du monde", Boualem Sansal revisite le roman de George Orwell « 1984 » en mettant en scène un monde totalitaire gouverné par le fondamentalisme religieux. A chaque époque ses démons, si le nazisme et le stalinisme ont largement inspiré Orwell en1949, date de la sortie de son livre, l’inquiétude d’aujourd’hui s’appelle fanatisme, obscurantisme religieux, terrorisme, le tout personnifié par DAECH et l'islamisme radical.
Le livre bien écrit est d’une bonne qualité littéraire malgré certains passages et descriptions un peu longues et d’une intrigue qui manque de rebondissement. Le personnage principal, Ati, manque un peu d’épaisseur et est peu attachant, trop naïf. Mais le résultat reste un livre agréable à lire qui nous laisse réfléchir sur notre démocratie et sur le radicalisme religieux.
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Les critiques presse (6)
LaPresse   30 octobre 2015
Sansal nous transporte dans un monde post-apocalyptique où un régime religieux totalitaire occupe tout l'espace, après avoir aboli le passé. Bienvenue en Abistan, aussi bien dire en enfer.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Telerama   30 septembre 2015
La fable est puissante, l'humour, ­ravageur, le propos, glaçant. 2084 est un livre hors du commun, une mise en garde adressée par l'auteur à ceux qui, selon lui, sous-estiment le danger islamiste.
Lire la critique sur le site : Telerama
LeFigaro   21 septembre 2015
Un choc aussi fascinant que Philippe Druillet adaptant Salammbô.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Lexpress   21 août 2015
L'écrivain algérien Boualem Sansal publie ce jeudi 2084, roman inspiré du 1984 de George Orwell, imaginant le totalitarisme islamique l'emporter en Europe.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LaPresse   20 août 2015
La mondialisation va conduire l'islamisme au pouvoir dans une cinquantaine d'années, notamment en Europe, prédit l'écrivain algérien Boualem Sansal qui publie 2084, un roman terrifiant inspiré du chef d'oeuvre de George Orwell 1984.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LePoint   11 août 2015
Dans cet enfer religieux, dont Sansal nous fait visiter méthodiquement, didactiquement, tous les cercles, avec un sens de l'horreur aussi aiguisé que son sens de l'humour, un homme a décidé de ne pas faire comme les autres.
Lire la critique sur le site : LePoint
Citations & extraits (178) Voir plus Ajouter une citation
PiatkaPiatka   14 septembre 2015
Si d'aucuns avaient pensé qu'avec le temps et le mûrissement des civilisations les langues s'allongeraient, gagneraient en signification et en syllabes, voilà tout le contraire : elles avaient raccourci, rapetissé, s'étaient réduites à des collections d'onomatopées et d'exclamations, au demeurant peu fournies, qui sonnaient comme cris et râles primitifs, ce qui ne permettait aucunement de développer des pensées complexes et d'accéder par ce chemin à des univers supérieurs. À la fin des fins régnera le silence et il pèsera lourd, il portera tout le poids des choses disparues depuis le début du monde et celui encore plus lourd des choses qui n'auront pas vu le jour faute de mots sensés pour les nommer.
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SachenkaSachenka   13 mai 2017
Il n'y avait jamais pensé, mais si on lui avait posé la question il aurait aurait répondu que les Abistani se ressemblaient tous, qu'ils étaient comme lui, comme les gens de son quartier à Qodsabad, les seuls êtres humains qu'il ait jamais vus. Or voilà qu'ils étaient infiniment pluriels et si différents qu'au bout du compte chacun était un monde en soi, unique, insondable, ce qui d'une certaine façon révoquait la notion de peuple, unique et vaillant, fait de frères et de soeurs jumeaux. Le peuple serait donc une théorie, une de plus, contraire au principe d'humanité, tout entière cristallisée dans l'individu, en chaque individu. C'était passionnant et troublant. C'est quoi alors un peuple?
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FortunaFortuna   26 novembre 2015
Ils convinrent honnêtement que le grand malheur de l'Abistan était le Gkabul : il offrait à l'humanité la soumission à l'ignorance sanctifiée comme réponse à la violence intrinsèque du vide, et, poussant la servitude jusqu'à la négation de soi, l'autodestruction pure et simple, il lui refusait la révolte comme moyen de s'inventer un monde à sa mesure, qui à tout le moins viendrait la préserver de la folie ambiante.
La religion, c'est vraiment le remède qui tue.
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spleenspleen   12 août 2016
Ce que son esprit rejetait n'était pas tant la religion que l'écrasement de l'homme par la religion . Il ne se souvenait plus par quel cheminement d'idées il s'était convaincu que l'homme n'existait et ne se découvrait que dans la révolte et par la révolte et que celle ci n'était vraie que si elle se tournait en premier contre la religion et ses troupes . Peut être même avait-il pensé que la vérité , divine ou humaine, sacrée ou profane, n'était pas la véritable obsession de l'homme , mais que son rêve, trop grand pour qu'il l'appréhendât dans toute sa folie, était d'inventer l'humanité et de l'habiter comme le souverain habite son palais .
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KroutKrout   14 juin 2016
Sans trahir quoi que ce soit, je te dirai qu'effectivement nous avons trouvé dans ce village des choses troublantes, on aurait dit qu'il avait hébergé une communauté qui avait expérimenté là une façon de vivre et de s'administrer réglée sur le libre arbitre de chacun. C'était incompréhensible pour beaucoup d'entre nous, ils ne voyaient comment on pourrait s'organiser sans qu'il y ait unité préalable autour d'un chef, une religion et une armée.
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Videos de Boualem Sansal (50) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Boualem Sansal
Le 24 septembre 2015, François Busnel reçoit :
Mathias Énard, Boussole Yasmina Khadra, La Dernière Nuit du Raïs Boualem Sansal, 2084 : la fin du monde Martin Amis, La Zone d'intérêt (en)
François Busnel propose en direct chaque jeudi à 20h35 sur France 5, un magazine qui suit de près l'actualité littéraire avec pour seul mot d'ordre, le plaisir.
Retrouvez toutes les informations sur les invités et leur actualité sur notre site : http://www.france5.fr/la-grande-librairie Rejoignez-nous sur les réseaux sociaux pour suivre notre actualité : https://www.facebook.com/pages/La-Grande-Librairie/512305502130115 https://twitter.com/GrandeLibrairie Et réagissez en direct pendant l?émission avec le hashtag #LGLf5.
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