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ISBN : 2897111240
Éditeur : EDITIONS DRUIDE (22/04/2014)

Note moyenne : 4.44/5 (sur 9 notes)
Résumé :
Durant cet après-midi de profonde intimité où je suis allée conduire ma mère vers sa mort, j'ai touché au plus grand dénuement, à ce très peu auquel nous tenons véritablement, lorsqu'un fil casse. Il ne restait que l'amour. Que cet ineffable mystère qu'on appelle Amour ? avec un grand A pour dire combien il nous dépasse ? et qui ne se trouve nulle part ailleurs qu'en soi.Comment nous abandonner aux vagues (rupture, deuil, maladie?) qui surgissent parfois dans nos vi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Lucie16
  29 décembre 2014
Dans ce récit éminemment poétique, l'auteure évoque le deuil - celui de sa mère, celui d'une relation passée -, mais propose aussi des réflexions des plus intéressantes sur le processus d'écriture et notre périple terrestre. La vie n'est-elle pas au fond qu'une longue série de recommencements, de choix qui parfois affectent le cours entier, de doutes sur lesquels il demeure souvent inutile de appesantir, de cercles concentriques, le passage de l'un à l'autre pouvant se révéler parfois difficile?
Hélène Dorion nous prend presque subrepticement par la main, le coeur, nous convie à la suivre dans les méandres de la création de ce livre, nous forçant ici et là à revenir sur nos pas, à relire un passage, à le laisser décanter, à le faire sien, à le faire autre. On referme le livre comme on souffle sur un mandala de sable, conscient de l'évanescence du moment et de la beauté que l'on vient de contempler.
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shur
  18 septembre 2014
Je ne lis pas souvent ce genre de récit qui emprunte un peu de la philosophie nouvel âge, dont je ne suis pas adepte, mais en ce cas-ci, c'est un livre exceptionnel, surtout pour la beauté du langage. L'auteure est aussi poète, et cela se voit dans l'écriture et la cadence des idées que partent et reviennent dans d'autres formes.
Il s'agit surtout des recommencements après un deuil, que ce soit la mort de sa mère ou la fin d'une relation amoureuse, et comment ces évènements, qui semblent tragiques, peuvent nous ouvrir des portes à de nouvelles expériences.
Mais ce que je peux écrire ici ne rendrait pas justice au livre. Faut le lire.
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
Lucie16Lucie16   29 décembre 2014
Les mots accomplissent un travail de révélation semblable au travail de guérison. Quand nous les laissons librement devant nous, ils voient au-delà de ce que perçoit notre regard et nous dévoilent ainsi à nous-mêmes. Et si on leur donne toute la place, ils diront ce qu'ils savent, et ce que l'on ignore encore. Les mots œuvrent comme des miroirs et nous invitent à la rencontre de notre visage. Ils tâtonnent dans les endroits les moins éclairés de l'être pour trouver ces échappées de lumière qui résistent, déposent leur pollen sur ces petits riens tapis dans l'angle mort de notre vie et qui en rappellent le miracle. Et souvent, au cœur de l'aventure à laquelle les mots nous convient, survient un apaisement, une délivrance même, quelque chose de très proche de ce qu'on appelle guérison.
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zhivagozhivago   19 avril 2014
Au moment ultime, elle [la mort] elle pourrait nous révéler que la maison dans laquelle nous vivions est infiniment plus vaste que nous l'avions cru, et qu'en fait nous n'aurons vécu que dans une ou deux de ses pièces alors qu'elle en comptait des dizaines.

La seule pensée de notre mort constitue l'invitation la plus pressante à vivre. Elle peut en effet nous pousser à ne jamais nous contenter de rester à la surface ou en périphérie de l,existence et nous donner l'élan nécessaire pour habiter pleinement le monde. La mort invite à rejoindre sans délai la vie même, à travers son éblouissant mystère.
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magenestmagenest   19 février 2018
Apprends de l’abeille, du papillon, de l’oiseau, de tout ce qui a des ailes, bois le miel et le lait, danse sous l’arche, écoute la partition des étoiles dans la nuit, l’infini du ciel qui bruit en toi, porte l’énigme du monde et de ta présence, laisse les vents te changer en aigle, la terre en serpent, lave tes yeux de leur passé et va, dans cette mémoire neuve, va vers toi-même, touche la terre de tes dix doigts, étreins ses ombres comme ses beautés, sans peur, fais de chaque instant l’expérience même d ’être humain, ne va nulle part, ne cherche pas, éprouve le récif, agenouille-toi devant l’arbre et l’océan, secoue les draps de ton âme et aime, aime comme si jamais la vague, comme si jamais le rocher, épouse la falaise qui t’appelle, pose tes mains sur le sable et sens le temps qui s’égoutte en toi, retrouve l’infini dont tu es le porteur, deviens l’arbre et l’océan, sois l’argile et l’or, embrasse ce que tu ne peux déchiffrer, vis, intensément et toujours, jette l ’ancre pour la nuit qui approche puis, au matin, largue les amarres et déploie les voiles de ta vie.
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zhivagozhivago   19 avril 2014
La mort est la condition parfaite pour faire de nous des archéologues de l'absolu. Elle nous apprend que la finalité de l'arbre est cet instant même où s'y pose un oiseau, et la grâce de l'un n'a d'égale que la gratitude de l'autre. Elle nous dit que nous sommes là pour la joie d'exister, le plus pleinement possible, non pas en accumulant mais en nous dépouillant de ce qui encombre notre chemin ou entrave notre joie.
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zhivagozhivago   19 avril 2014
Imagine-t-on ramer sans larguer les amarres? C'est pourtant ainsi que la peur agit dans nos vies. Elle nous maintient solidement amarrés au port, et il nous est alors impossible de rejoindre le large, de faire l'expérience de la mer, l'expérience de l'amour, d'un amour détaché des fruits, de tout ce qui, en retour, pourra venir.
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Intervention d'Hélène Dorion au Lycée Lapérouse d'Albi le12 avril 2013.
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