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ISBN : 2505016526
Éditeur : Dargaud (07/06/2013)

Note moyenne : 4.31/5 (sur 132 notes)
Résumé :
Dans ce neuvième tome de Murena, Jean Dufaux et Philippe Delaby reconstruisent Rome et exposent les racines de la culture judéo-chrétienne. Néron craint de voir le peuple romain, horrifié par le grand incendie de Rome, se retourner contre lui s'il ne trouve pas de coupables à lui donner en pâture. Les chrétiens seraient des boucs émissaires parfaits ! La relation qu'entame Lucius Murena avec la belle Claudia l'empêchera-t-elle de se battre contre cette injustice ?
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Critiques, Analyses et Avis (33) Voir plus Ajouter une critique
Dionysos89
  13 janvier 2015
Cet épisode des Épines marque le début d'un nouveau cycle, celui de la Mort, car en effet la Mort avec un grand M entoure désormais Lucius Murena : quoi qu'il fasse ou dise, ses proches finissent toujours par côtoyer la lame de la Faucheuse et rien n'augure que cela va s'arranger prochainement.
Les Épines (et couverture oblige) sont l'affirmation supplémentaire dans la série de l'importance grandissante de la communauté chrétienne au sein de l'entourage de Néron. Les premières persécutions font suite aux accusations d'avoir déclenché le Grand incendie de Rome. Alors que seuls le lecteur, Murena et Néron savent de quoi il retourne véritablement, les tensions montent autour du palais impérial.
Du point de vue du scénario, si nous pouvons légitimement nous demander comment Jean Dufaux va faire avancer la trame désormais de son histoire, nous sommes désormais dans un début de nouveau cycle, donc les choses s'apaisent, se posent légèrement, tandis que de nouveaux intervenants s'imposent, notamment le poids du futur christianisme.
Graphiquement, que dire ? Philippe Delaby connaît son sujet par coeur, nous aussi du coup après neuf tomes mais il n'empêche que c'est toujours très agréable à voir et à admirer. Profitons-en car c'est le dernier tome dessiné par l'artiste décédé au cours de l'année 2014.
Les Épines est donc une poursuite très agréable de la série Murena ; les habitués seront ravis et attendront la suite avec impatience (et fébrilité en attendant un nouveau dessinateur qui aura du pain sur la planche pour succéder au pied levé à Philippe Delaby) et ceux qui sont fans d'histoire, notamment d'antiquité romaine, seront tout aussi joyeux de débuter une série aussi justement renommée.
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boudicca
  29 juillet 2013
Avec « Les épines », Jean Dufaux et Philippe Delaby nous offrent enfin la suite de leur fameuse série « Murena » consacrée aux personnages de Lucius Murena et de l'empereur Néron. Trois années se sont déjà écoulées depuis la parution du tome précédent, aussi est-ce avec un plaisir d'autant plus grand que l'on se plonge à nouveau dans l'histoire de cette Rome du Ier siècle. Si les deux premiers cycles tournaient essentiellement autour de grandes figures féminines gravitant autour de l'empereur (Agrippine avec « Le cycle de la mère », puis Popée avec « Le cycle de l'épouse »), il semblerait qu'il n'en aille pas de même avec le troisième, consacré cette fois à une portion croissante de la population de Rome : les chrétiens. Une fois encore c'est une nouvelle page du règne de l'empereur Néron qui se tourne, celui-ci devant désormais faire face aux conséquence du gigantesque incendie qui ravagea la ville en 64 après J.-C. et auquel étaient consacrés les septième et huitième albums.
Un mot d'abord sur les graphismes, qui, comme dans les volumes précédents, se révèlent toujours aussi agréables et soignés. Philippe Delaby nous offre ainsi des aperçus de cette Rome ravagée bluffants de réalisme et des personnages aux visages toujours aussi travaillés et expressifs. Rien à dire également du côté du scénario, Jean Dufaux proposant une vision très convaincante des suites de l'incendie, de la reconstruction de Rome aux premières persécutions lancées, presque à regret par Néron, sur les chrétiens, désignés par nécessité comme boucs-émissaires. La bibliographie et le glossaire proposés en annexe témoignent d'ailleurs assez bien du sérieux des recherches des deux auteurs. Les personnages quant à eux sont toujours aussi attachants, même si une partie de ceux que l'on avait pu découvrir dans les premiers volumes ont depuis tiré leur révérence. Les nouveaux venus s'en sortent toutefois remarquablement bien et relancent sans mal l'intérêt de la série, qu'il s'agisse du doux prêcheur Pierre ou encore de la sensuelle Claudia.
Un neuvième tome attendu depuis longtemps et qui ne déçoit pas, l'intrigue se faisant toujours aussi captivante et les graphismes aussi sublimes. Espérons maintenant que nous n'aurons pas trop à patienter pour la sortie du dixième album.
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Cath36
  10 septembre 2013
Je reste une inconditionnelle de cette BD sur la Rome ancienne, au graphisme toujours superbe et aux personnages interessants : Néron y est rendu dans sa vérité, ni sadique comme certains le veulent, ni faible comme l'ont décrit d'autres, non, juste un homme de pouvoir qui mesure la conséquence de ses actes et ne fait pas de cadeau, un empereur romain quoi ! le personnage de Pierre, le premier pape, apparaît lui aussi dans toute son humanité, même si j'ai remarqué une inexactitude : en effet il a été crucifié la tête en bas et non en haut comme il était d'usage, selon son propre désir qui était de ne pas être comparé au Christ. Cela dit on voit bien la montée des persécutions contre les chrétiens dûe aux intérets de certains et à l'hostilité de certains juifs à leur égard (pas tous heureusement) ainsi que les menaces qui pèsent sur un Murena regrettant ses actes et prêt à se dénoncer. Tant il est vrai que le pouvoir et l'argent ont toujours su bien s'entendre contre les hommes honnêtes et sincères...
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Syl
  17 septembre 2013
La cité de Rome a disparu sous les flammes.
Dans les débris, Lucius Murena oeuvre à sa reconstruction. Toujours poursuivi par ses démons, il vit en repenti, loin du palais de l'empereur. La haine est ancrée en lui, sans pardon.
De son côté, Néron s'émerveille de la maquette qui représente la nouvelle Rome. Il doit aussi se prononcer sur le châtiment des incendiaires. Tigellin l'oriente vers le peuple Juif qui honore la mémoire d'un Nazaréen. Les prisons se remplissent de chrétiens et les exécutions s'enchaînent. Des tombereaux portent des corps suppliciés en grand nombre. Des croix se dressent, clous et épines martyrisent les chairs.
L'apôtre Pierre, témoin des persécutions, ne peut se résoudre à quitter Rome, malgré les conseils de Néron. Il ne renie pas sa foi et rejoint ses frères dans les geôles.
"… César a décidé de nettoyer Rome d'une secte immonde qui adore un poisson ! Des Juifs qui ont subi l'ascendant d'un mage en Judée."
Murena ne peut rester indifférent à tant de violence et d'injustice, il est prêt à dénoncer le véritable coupable et par ce fait, rencontrer Néron.
Dans les bas-fond de la ville, dans des couloirs praticiens, sourdement des scénarios machiavéliques se trament. de nombreux personnages en seront les victimes…
.
Ce tome est le premier volume du "Cycle de la mort", le troisième, qui fait suite à celui de la mère et celui l'épouse. Après l'incendie de Rome, la mort cernera Néron sur une durée de quatre ans. La transition d'une époque à une autre se fait à travers ce début.
Nous retrouvons les personnages qui entourent Néron et Murena ; Pétrone, Balba, Massam, Ruffalo, Popée… Pour certains, juste le temps de quelques vignettes. Et d'autres figures, nouvelles ou secondaires, s'immiscent dans le décor étayant l'histoire de leurs rôles.
La violence et les tragédies donnent à cet épisode une atmosphère macabre. Les dessins révèlent parfaitement la cruauté et la barbarie.
L'histoire continue à se construire autour des deux personnages principaux. Murena n'a plus la prestance d'un praticien, il paraît usé et bien plus viril. Néron semble résolu, plus réfléchi et moins malléable. Alors qu'une amorce de folie pointait dans les autres tomes, il semble complétement investi dans son rôle de souverain et moins tourmenté.
Entre eux deux, la rancune est vivace et il est presque impossible de les voir se réconcilier.
Outre les exécutions des chrétiens et un combat à mort entre deux gladiateurs, il y a une belle part de sensualité entre Murena et la belle Claudia, fille de Ruffalo le préfet de la garde prétorienne. Les dessins de Delaby sont aussi reconnus pour leur petite part d'érotisme…
Un album qui comble mes attentes et qui me laisse à nouveau admirative.
Les dessins, la colorisation, sont superbes.
Un glossaire très intéressant est en annexe. Il reprend des passages et les explique.
Une série à recommander !
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Bazart
  30 juillet 2013
Dans le cadre du Festival de la BD ( voir mon article ) qui s'est déroulé mi juin sur Lyon, l'attachée de presse de Dargaud, un des plus grands éditeurs de BD, m'a invité à rencontrer, en tête( la mienne) à têtes ( celles des deux auteurs), Philippe Delaby et Jean Dufaux, respectivement l'illustrateur et le scénariste - tous deux belges- de la série "Murena".
Je pense que de grands admirateurs et adorateurs de bande dessinée auraient sauté au plafond à cette idée, mais pour ma part, ne connaissant même pas leurs noms, j'ai quand même accepté de suite, en me disant qu'une telle opportunité ne se produit pas tous les 30 du mois et qu'il suffisait simplement de lire leurs ouvrages juste avant de les rencontrer, et de trouver, comme pour les auteurs des Assises ou comme pour Harlan Coben en mars pour le Quai du Polar, les questions pas trop bêtes à leur poser.
Hélas, dans la pratique, cela ne s'est pas vraiment passé comme cela, et je me suis aperçu, dès que j'ai lu la BD en question gentiment envoyée par Dargaud que les rencontrer n'était peut-être pas une si judicieuse idée que cela.
En effet, j'ai beau vouloir élaborer un blog culturel très éclectique, parlant de pas mal d'arts différents et de thématiques très variées, je ne peux pas connaitre tout et maitriser tous les domaines...et je vous avouerai que la BD, et encore moins l'antiquité, sont des sujets que je connais le mieux, loin de là...
Et si je savais, au moment où l'on m'a fait cette proposition, que Murena était une sorte de véritable chef d'oeuvre de la bande dessinée historique, un modèle de référence depuis plus de 15 ans dans la BD, et que les auteurs venaient de sortir le 9ème tome d'une série qui doit en comporter 18, je ne me doutais pas que j'allais avoir le plus grand mal à comprendre les tenants et aboutissants de cette série qui m'a plongé plonge dans les méandres d'une Rome dirigée par un Néron omniprésent, mais où se mélangent tout un tas de personnages qui m'ont semblé totalement opaques et mystérieux.
Bon, je l'avoue, la Rome Antique, ca m'a toujours barbé terriblement quand je l'étudiais à l'école , et je n'ai jamais vu un seul péplum de ma vie, même Ben Hur ( toujours ce gros penchant pour les oeuvres intimistes et humainement pas trop éloignées de moi,ce que n'est pas vraiment un péplum :o),donc même avec la plus grande volonté du monde, je n'ai vraiment pas compris grand chose à cette histoire qui mélange, certes avec habileté, vérités historiques et réappropriations de l'histoire imaginées par des auteurs, qui sont eux férus d'histoire.
J'ai quand même pu reconnaitre que le dessin de Philippe Delaby était assez grandiose, et que la BD bénéficiait d'une vraie qualité de documentation, et de qualités d'écriture incontestables empruntant à la littérature, à l'histoire et au cinéma qui expliquent le succès incroyable qui dépasse le strict cadre du 9ème art, puisque les auteurs sont régulièrement invités par des universités ou des musées gallo romain ( comme celui de Vienne lors de leur passage à Lyon) à présenter leurs oeuvres sous forme d'exposition et de conférence très pointue.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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critiques presse (4)
ActuaBD   11 juillet 2013
Bien avant « Gladiator » et « Rome », la série « Murena » avait dépoussiéré le peplum et remis au goût du jour les intrigues antiques, cruelles, âpres et sulfureuses. [...] Violent et sexué, le péplum tel que mis en scène par ces deux auteurs est sacrément musclé.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
Culturebox   13 juin 2013
Encore une fois, dans ce nouvel opus de Murena, les auteurs réussissent à nous transporter 2000 ans en arrière. Le scénario solide s'appuie sur un contexte politique, l'émergence du christianisme dans l'empire romain, aussi fertile que passionnant.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Sceneario   10 juin 2013
A l’excellence du scénario répond aussi l’excellence des dessins. Delaby réalise des planches toujours aussi bluffantes.
Lire la critique sur le site : Sceneario
BDGest   04 juin 2013
Jean Dufaux et Philippe Delaby perpétuent une certaine forme d’excellence et offrent une première version, partiellement expurgée, de ce nouvel album qui ravira tous les publics.
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
Dionysos89Dionysos89   14 octobre 2013
Donne au peuple du pain et des jeux, il ne se révoltera pas. Donne-lui la peur et l’inconfort, il se baissera pour prendre un pavé au sol.

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goodgarngoodgarn   24 février 2014
Souviens-toi que,
Tout en ayant une nature mortelle
Et disposant d'un temps limité,
Tu t'es élevé grâce aux raisonnements sur la nature
Jusqu'à l'illimité et à l’éternité.
Et que tu as observé
"Ce qui est,ce qui sera et ce qui a été".
Métrodore,lettre à Ménéstrate (78)
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goodgarngoodgarn   23 février 2014
" - Tu me flattes, Pétrone. Et j'aime tes flatteries. Cela te donne un avantage. Mais n'en abuse pas trop. La frontière est subtile.
- Quelle frontière, noble César ?
- Celle qui sépare la vie de la mort..."
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goodgarngoodgarn   27 février 2014
" - Je ne suis pas un homme pour toi. Je n'ai pas de futur. Mon passé l'a rongé.
- Je veux être ton passé. Et ton présent. Et ton futur. Même si ce futur doit être court."
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lechristophelechristophe   24 août 2015
- Le Besogneux : C'est que l'adversaire est de taille. C'est un ancien...
- Balba : ...gladiateur, je sais. Je l'ai déjà combattu.
- Le Besogneux : Et... ?
- Balba : Je suis toujours vivant. Dis-moi où je peux le trouver...
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Vidéo de Jean Dufaux
Pour la rentrée 2019, Futuro prolonge le voyage ! Dans le temps avec Nez-de-Cuir, sublime adaptation graphique du roman de Jean de la Varende par Jean Dufaux et Jacques Terpant. Vers une inquiétante Argentine dans l'album signé Andreas et Isa Cochet. Ou vers le Japon, dans le Premier Rêve en japonais de Camille Royer. Bonne rentrée !
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