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ISBN : 2708960245
Éditeur : Privat (21/09/2017)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 4 notes)
Résumé :
Montpellier, janvier 1709. La cité renaît de ses cendres après un siècle de guerres de Religion. Espérance, que son défunt père a placée sous la protection de Magnol, directeur du Jardin des plantes, pénètre dans une ville paralysée par un hiver de glace. Avec François de Lapeyronie, chirurgien réputé de la ville, ils vont chercher à élucider le meurtre d'une femme dont le corps a été retrouvé dans la chapelle des Pénitents blancs.
Au fil de l'enquête, Magno... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
anlixelle
  20 novembre 2017
Avec La Vénitienne des Pénitents blancs c'est un ouvrage bien original qu'il m'a été offert de lire dans le cadre de la dernière masse critique - polar policier, et je remercie vivement Babelio ainsi que les Éditions Privat pour m'avoir fait confiance pour cette lecture.
En effet, ce qui m'a d'abord particulièrement plus c'est que s'y croisent à la fois des personnages fictifs et des personnages réels,  et pas des moindres, puisque François Gigot de Lapeyronie et Pierre Magnol sont les "héros" principaux de ce polar historique. Ces noms ne vous disent rien et pourtant. .. le premier fut un éminent chirurgien,  notamment le premier chirurgien et confident du roi Louis XV (un CHU montpelliérain porte son nom) et probablement à l'origine de l'ordonnance royale du 23 avril 1743, qui scella définitivement la séparation entre chirurgiens et barbiers.
En ce qui concerne Pierre Magnol (en hommage de qui on nommera le magnolia !), médecin féru de plantes, ses ouvrages de botanique où il décrit plus de 2 000 espèces, et son système moderne de classement des plantes par famille de botanique en font le plus grand botaniste de son époque. Autant dire que La Vénitienne des Pénitents blancs parle beaucoup de l'état des sciences en ce début du siècle des Lumières.
Ainsi, ces deux acolytes et une délicate orpheline protestante (ne sous estimons jamais le pouvoir des sensibles orphelines dans la littérature) nous guident à travers la ville de Montpellier pour faire cesser une série de meurtres qui mettent à mal les nerfs de Basville, terrible intendant du Languedoc représentant du roi de France  dans la (rebelle) cité catholique.
Toute la province au bord de la famine est en proie à un hiver glaciaire.
Villes et campagnes "emprisonnées dans une gangue transparente" guettées par les maladies et l'insurrection sortent déjà douloureusement  des terribles guerres de Religion qui ont ensanglanté et traumatisé à jamais ce sud de la France.
Dans une langue précise et gracieuse à la fois nous est narrée cette enquête  menée dans ce contexte difficile à travers un Montpellier totalement inconnu à nos yeux, le Montpellier du début du 18 ème, et c'est ce que j'ai vraiment adoré dans ce texte.
Entre les espions méditerranéens, la médecine (boucherie !), la  vie des petites gens et des autres castes de la société d'ancien régime, la lecture devient dépaysement complet, avec en sus une intrigue "policière" qui se tient.
Le clou du spectacle étant pour moi la description parfaitement menée de la ( re ) prise en main de la capitale du Languedoc par le terrible et sournois représentant du pouvoir royal. On avait oublié ça, cette forme dictatoriale de l'autorité.
Le travail documentaire est impressionnant, et pourtant l'auteur ne tombe jamais dans la surenchère d'informations historiques. J'aurais cependant apprécié un plan de la ville de l'époque pour mieux suivre le périple de nos enquêteurs, mais j'ai d'autant plus savouré ce livre que j'habite dans la région. du plaisir en plus donc.
Seul bémol, le livre aurait, selon moi, gagné en force, en ajoutant des informations sur les personnages secondaires. Quand on aime, on en veut toujours plus.
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saphoo
  09 novembre 2017
Un grand merci à Babelio et aux éditions Privat pour cette belle lecture, ne connaissant pas Montpellier, ce fut une belle découverte, même si cela se passe au XVIIIème siècle j'y ai appris beaucoup sur cette ville.
Un roman historique, il en a toutes les effluves, du polar quelques notes de coeur, l'ensemble nous offre un joli bouquet. Une belle ambiance car les descriptions sont multiples afin de bien nous repérer, de ressentir l'atmosphère de cette époque, pas toujours agréable il faut bien l'avouer.
Il y est question de trafique, de vol du savoir faire de nos apothicaire entre autres métiers de ce siècle avec un réseau provenant de Venise.
L'action est présente et quasi permanente, pas un seul moment de répit, on chemine ici et là, à la recherche de ce criminel bien futé.
Quelques scènes malgré tout difficiles mais qui sont sûrement loin de la vérité, certes, on peut tourner les pages si on est sensible à la chose.
Sinon, un bon roman bien mené et structuré, avec des personnages bien dessinés et riche en découverte sur des métiers ou autres coutumes de cette époque.
Le style est agréable et bien dans le ton du roman historique, cependant, il me semble qu'il manque un peu de rondeur ou de liant, pour parfaire le tout. Parfois ça semble un peu trop "documentaire", c'est juste un ressenti personnel je pense, mais ce n'est pas déplaisant outre mesure, car au final, j'ai passé un agréable moment de lecture. Encore un grand merci pour ce partage .
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Carolivra
  21 octobre 2017
Le polar historique n'est pas vraiment un genre que j'apprécie plus que ça d'habitude mais avec La vénitienne des pénitents blancs, je dois reconnaître que j'ai été bien embarquée et que l'auteur a su me convaincre d'adhérer à son intrigue.
C'est avant tout l'atmosphère du roman qui m'a plu. Jean-Luc Fabre situe son action à Montpellier en 1709. Jusque-là rien de bien extraordinaire si ce n'est le temps. Un hiver glacial, tel qu'on en a jamais vu, s'est abattu sur la cité. le froid est si intense qu'on ne peut même pas enterrer les morts décemment. C'est malheureusement ce qui va arriver à Espérance. Elle perd son père, médecin de surcroît, qui dans son dernier souffle la confie à son collègue Magnol, botaniste de renom. La jeune femme abandonne le cadavre de son père, impossible à inhumer, pour se perdre dans les rues glaciales, enneigées de Montpellier. Elle va y croiser des pauvres bougres qui y cherchent avec désespoir un abri, un quignon de pain ou même un peu d'eau alors que les fleuves sont eux-mêmes gelés. Bref, avec cette entrée en matière, l'auteur du roman nous plonge dans un polar froid, glacial. On imagine sans peine la glace, le gel s'insinuant sous les vêtements de la pauvre Espérance. Croyez-bien que du fond de mon lit, j'étais heureuse d'être au chaud!
L'auteur nous plonge ensuite dans un monde de scientifiques à la pointe en ce début de 18ème siècle. Espérance va être amenée à côtoyer Magnol, botaniste de renom qui va l'accueillir comme sa fille et lui imaginer un avenir dont elle ne rêvait pas. Il la confie à Lapeyronie, chirurgien reconnu. Jean-Luc Fabre s'est inspiré de personnages réels et nous raconte ici une cité montpelliéraine qui fait la part belle aux sciences au point de supplanter Paris. Magnol et Lapeyronie vont s'allier pour enquêter. En effet, Magnol découvre un cadavre gisant dans une église. Nous baladant de tables de dissection en jardins botaniques, Jean-Luc Fabre mène bien sa barque. A travers une intrigue qui semble opposer les marchands vénitiens aux marchands montpelliérains, il nous laisse entrevoir la vie telle qu'elle pouvait être vécue à cette époque-là.Certains passages m'ont d'ailleurs (presque) effrayée tant ils sont criants de vérité: les passages mettant en scène la procédure de la question et ceux sur l'exécution sont impressionnants!
La seule chose qui m'aura manqué dans ce polar sera finalement le dénouement de l'intrigue. Il arrive trop brusquement pour moi et j'aurais aimé qu'il soit un plus emmêlé et compliqué!
La vénitienne des pénitents est un polar historique qui se savoure un bon thé à la main et un plaid sur les épaules histoire d'affronter le vent glacial de Montpellier. Un roman idéal pour cet hiver!
Lien : https://carolivre.wordpress...
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igaluck
  01 novembre 2017

J'ai habité longtemps près de la librairie Privat, à Toulouse, et garde à son égard une grande tendresse tant elle est porteuse d'identité régionale et de bravoure face aux aléas. J'étais donc très curieuse de fureter dans leur nouveau champ noir de publication.
Roman historique, cette Vénitienne recèle en elle les plaisirs et les défauts du genre. Si les ingrédients tirés du XVIIIe siècle sont soigneusement choisis et mis en valeur, si l'auteur a travaillé avec un plan de l'époque sous les yeux, il y manque comme en balance un caractère singulier, une recherche en écriture. de qualité très honnête, le livre se parcourre avec plaisir mais sans avoir envie de s'y attarder (surtout au cours des scènes de torture généreusement et abondamment décrites), ni de s'attacher aux personnages. J'ai gardé en permanence une impression de déséquilibre, d'éléments ne s'inscrivant pas dans une globalité visionnée par l'auteur et vécue par le lecteur. Comme ce cadavre qui est d'abord décrit comme "une forme plus sombre à moitié recroquevillée", puis sur la même page comme "un corps allongé sur le dos". Tout le livre est ainsi. A la fois recroquevillé et allongé sur le dos. Un petit pot façonné alors qu'il n'y a plus ni bois ni eau disponibles. Des émotions excessives autour d'un cadavre retrouvé dans une chapelle alors que les morts sont légion dans la ville et que même la brave cuisinière du botaniste en est rendue à laisser sans émotion les jeunes filles rendre l'âme devant sa porte. Des Vénitiens faisant libre commerce de thériaque à certaines pages, puis accusés d'en voler des pots à d'autres. On peut expliquer, arguer, mais cela n'empêche pas que l'on boîte en permanence dans notre lecture. On est obligé de mettre des cales pour avancer et palier les demi-incohérences. L'intrigue est un gros paquet mal ficelé dont le dénouement n'est cependant pas frustrant.
Je me rappellerai les apothicaires, les ateliers de faïence, le jardin des plantes, ce Montpellier du XVIIIe dont les images ressortiront si le contexte s'y prête. Peu de richesse littéraire, tout est trop plat, étalé comme du beurre sur une tartine, mais une habileté certaine à mettre l'histoire en contexte de manière à ce qu'elle nous marque.
[Lu dans le cadre de ces fabuleuses masses critiques]

Lien : http://versautrechose.fr/blo..
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