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EAN : 9781439187012
272 pages
Éditeur : Simon & Schuster Paperbacks (01/10/2012)

Note moyenne : 3.92/5 (sur 6 notes)
Résumé :
As a member of the strictly religious Satmar sect of Hasidic Judaism, Deborah Feldman grew up under a code of relentlessly enforced customs governing everything from what she could wear and to whom she could speak to what she was allowed to read. It was stolen moments spent with the empowered literary characters of Jane Austen and Louisa May Alcott that helped her to imagine an alternative way of life. Trapped as a teenager in a sexually and emotionally dysfunctiona... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
kielosa
  10 octobre 2018
Deborah Feldman est née en 1986 à Brooklyn aux États-Unis dans une famille ultra orthodoxe, mais a déménagé il y a 4 ans à Berlin, 2 ans après avoir publié un témoignage étonnant "Unorthodox" avec comme sous-titre : "The Scandalous Rejection of My Hasidic Roots" ou "Le rejet scandaleux de mes racines hassidiques". La même année de son déménagement elle a sorti un 2ème témoignage autobiographique "Exodus : A Memoir".
Les premiers Juifs hassidiques que j'ai vus de mes propres yeux remonte à ma première année de fac à Anvers. Je savais bien sûr qu'ils existaient, mais j'étais à cause de leurs longs manteaux noirs, chapeaux, barbes hirsutes et papillotes. néanmoins étonné. Je croyais me trouver dans un roman d'Isaac Bashevis Singer. Des années plus tard, j'en ai vu plein d'autres à Jérusalem et je me souviens d'un homme en particulier d'un certain âge qui essayait d'ouvrir une porte délabrée de ce qui ressemblait vaguement à un garage. Je l'ai aidé et il a pris place derrière le volant d'une superbe Mercedes 300 S Coupé de collection.
L'univers hassidique ressemble à un monde clos avec sa propre langue, le Yiddish, ses propres règles culinaires et vestimentaires, ses fortes traditions et surtout normes morales.
C'est ainsi, comme l'explique l'auteure, qu'à Brooklyn ait pu s'installer une communauté hassidique, appelée "Satmar" en Yiddish, d'après une sainte chrétienne, puisque le nom est dérivé de l'endroit de leur origine Satu Mare ou Sainte Marie en Hongrois et situé à la frontière entre la Hongrie et la Roumanie. Et c'est donc dans cette communauté qu'elle a vu la lumière du jour.
Dans un avant-prologue, Deborah Feldman explique que beaucoup de Hassidiques sont opposés au sionisme, parce qu'ils estiment que l'holocauste a été une punition divine pour l'assimilation de beaucoup de Juifs en Europe. il s'ensuit que pour eux la reproduction relève d'une importance primordiale : remplacer leurs ancêtres péris dans les camps d'extermination. En somme, l'ultime revanche sur Hitler.
Conséquence logique pour notre Deborah : sa tante Chaya l'a forcé à s'épouser, contre son gré, à l'âge de 17 ans. Voir la photo que j'ai mise sur Babelio. Il faut préciser que sa mère, issue d'une communauté juive d'origine allemande non hassidique, avait abandonné son mari, un handicapé mental, et sa fille faute de moyens de l'entretenir. Elle vivait donc auprès de ses grands-parents paternels, où l'horrible Chaya avait le dernier mot.
La petite Devoireh, comme elle est nommée en famille, a cependant une forte tête et dans la minuscule marge de manoeuvre qui lui est laissée, essaie de mener sa propre vie, en lisant par exemple en catimini des livres de la librairie municipale qui ne sont pas rédigés par des rabbins orthodoxes. Comme gamine et en secret elle dévore l'oeuvre de Charles Dickens, Jane Austen et de J.K. Rowling les aventures de Harry Potter.
Elle a été une très bonne élève et a terminé son enseignement secondaire comme première de sa classe avec des résultats quasi historiques dans les annales de son école et cela un an avant terme. Elle a également réussi aussitôt un test pour devenir professeur d'anglais avec un salaire de 128 dollars par semaine, ce qui lui garantissait surtout un tout petit peu plus de liberté et d'indépendance.
Le reste de ses 17 ans fut marqué par son mariage arrangé. La description minutieuse du choix de son futur époux, Éli, de leurs premières rencontres, de la longue préparation alambiquée de leur mariage et de la cérémonie des noces pas simple non plus, constitue certainement la partie du livre pour nous la plus révélatrice et captivante. Ce serait un péché pour moi d'en dire plus dans ce billet.
Deux ans plus tard, Devoireh ou Deborah mit au monde un fils, Yitzy. En 2012, non sans peine elle s'est débrouillée pour obtenir un divorce et la garde de son enfant. Elle s'est inscrite à l'institut Sarah Lawson pour des cours de littérature.
S'il est incontestablement intéressant de pénétrer dans l'intimité d'une famille hassidique qu'on ne risque pas de découvrir autrement qu'à travers un récit autobiographique, il n'empêche que ce récit contient une multitude de détails (entre autres culinaires et vestimentaires) qui encombrent dans une certaine mesure la clarté de l'exposé. Par ailleurs, je trouve que Deborah Feldman a fait un usage excessif de mots Yiddish qui ne sont, hélas, pas toujours clairement définis, et qui gênent la lecture.
Mais il s'agit d'un témoignage foncièrement honnête d'un monde à part que l'auteure nous fait découvrir et qui mérite, à ce titre, d'être lu. Pour Deborah Feldman cet ouvrage a été son billet de sortie de cette communauté hassidique Satmar de Brooklyn.
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Aela
  07 mai 2020
C'est le livre qui a inspiré la minisérie "Unorthodox" qui connaît un grand succès actuellement sur Netflix.
Le roman (et la série) nous font découvrir une communauté fermée et peu connue, la communauté Satmar, communauté fondée par Rabbi Joël Teitelbaum, décédé en 1979. Il était rabbin de la ville de Satu Mare ("Sainte Marie" en hongrois) ce qui a donné le nom de Satmar.
L'héroïne du roman, Deborah, vit à Williamsburg (New York) dans cette communauté.
Déborah se sent vite à l'étroit. Elle reçoit une éducation très stricte chez ses grands-parents, et même si sa grand-mère Bubby l'entoure d'affection, Deborah regrette l'absence de ses parents, son père souffrant de maladie mentale et sa mère dont elle découvrira plus tard les causes de son éloignement.
Dans la vie de Deborah tout est contrôlé. Bien peu de liberté. Pas de fréquentations, quasiment pas de lectures autorisées.
La langue pratiquée dans cette communauté est le yiddish et Deborah devra plus tard s'investir beaucoup pour manier parfaitement la langue anglaise.
Très vite on la fiance et elle se marie à 19 ans, avec un mari qu'on a choisi pour elle et qu'elle n'aura quasiment pas vu avant le mariage.
Souffrant beaucoup de la pression sociale et familiale autour de son mariage, Deborah ne pourra avoir des relations intimes avec son mari qu'au bout de un an.
Très vite, une grande incompréhension règne entre eux. Deborah n'a qu'un désir, s'émanciper, et offrir à son fils une vie de liberté, loin de la communauté.
C'est un livre très dur, qui nous montre le "conditionnement" que peuvent subir les jeunes filles et jeunes hommes, à qui on donne peu de choix.
Plus tard Deborah se réjouira que son fils s'épanouisse dans la religion juive tout en ayant pu marquer ses distances avec la communauté satmar.
Un livre dur car il montre le cheminement d'une jeune femme à la conquête de sa liberté et qui doit lutter contre des interdits sociaux et religieux.
L'auteure, à la sortie de ce livre, a reçu beaucoup de lettres d'injures, étant parfois même comparée à Goebbels!
Ce roman représente aussi un travail de reconstruction.
On s'attache à ces personnages de la communauté qui mènent une vie toute tracée mais très dure car tout est codifié, même les moindres détails de la vie privée.
La grand-mère de Déborah représente une femme forte, qui a connu les horreurs de la guerre et des camps, et qui a une autre manière de vivre cette vie de communauté.
Un très beau livre, en complément de la remarquable série.
Le livre est disponible en anglais et ne sera disponible qu'en juillet dans sa traduction en français.
Néanmoins cela se lit très bien en anglais....
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Bazart
  21 mai 2020
Mise en ligne le 26 mars dernier, Unorthodox, la mini-série de Netflix, qui a très vite figuré parmi les 10 programmes les plus vus de la plateforme prouve - après Unbelievable que les séries avec "un " dans le titre fonctionne bien sur la plateforme de streaming
Plus sérieusement, ce succès ô combien mérité prouve que Netflix peut aussi proposer du contenu de qualité, ce dont on pouvait parfois douter en passant des heures sur l'interface à chercher quelque chose qui ne ressemble pas à une série B, voire Z.
Une fiction en quatre épisodes qui relate le chemin vers l'émancipation d'une jeune femme issue d'une communauté juive ultra orthodoxe, la communauté hassidique de Satmar, dans le quartier new-yorkais de Williamsburg.

Unorthodox est largement inspiré, du moins concernant une bonne partie de son intrigue, du livre autobiographique de Deborah Feldman (Unorthodox: The Scandalous Rejection of My Hasidic Roots (2012).
La série raconte, parfaitement, comme dans le livre dont il est tiré, l'univers hassidique qui se déroule à Williamsburg, l'un des berceaux post-Seconde Guerre Mondiale de cette frange radicale de la religion juive, situé à Brooklyn, dans l'Est de New York.
Plus encore que le livre qui restait un témoignage authentique et réaliste mais doté de qualités littéraires peu évidentes, cette excellentissime série, à la mise en scène et à la construction narrative particulièrement soignée, est vraiment un top des séries proposées actuellement toutes plateformes confondues!
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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cvd64
  09 avril 2020
Qui mieux qu'une ancienne Hassidique peut conter ses racines, sa vies, ses espoirs , sa consternation et sa détresse.
elle est différentes et donc va choisir sa voie plutôt que de se laisser imposer sa vie.
fort, puissant, historique
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Rosa_Sol
  26 avril 2020
Je viens juste de terminer ce livre audio en VO. J'ai découvert la communauté Satmar dans la série Netflix et j'étais très curieuse de savoir quelle était l'histoire vraie derrière cette très bonne mini-série. L'histoire de Deborah Feldman et celle d'Esty Shapiro se confondent jusqu'à la fin de leur première année de mariage. Immergé chez les Satmar, on en apprend plus sur ce que c'est que grandir dans cette communauté hassidique, les interdits, les obligations, les croyances, la famille, l'école, au travers de multiples anecdotes. Puis, on découvre quel a été le processus de libération de Déborah Feldman : le déménagement hors de Williamsburg, la naissance de son fils, l'inscription à l'université, puis la décision de divorcer et partir. C'est sans doute la mise en place progressive de ce processus de libération personnelle que j'ai le plus aimé – et qui m'a le plus frustrée, car cela reste trop allusif, surtout concernant les dernières étapes, décisives. Néanmoins, je conseille ce livre, ne serait-ce que pour en apprendre plus sur cette forme d'extrémisme religieux.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
kielosakielosa   08 octobre 2018
" Je ne veux me battre pour tout. Je veux juste être et faire, avec personne pour me dire qu'ils me le permettent. "

Pearl Abraham, "The Romance Reader".

(page 139)
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AelaAela   28 avril 2020
Bubby never asks how I'm doing in school. She doesn't concern herself with my activities. It's almost as if she doesn't really want to get to know me for who I truly am.
She's like that with everyone.
I think it's because her whole family was murdered in the concentration camps, and she no longer has the energy to connect emotionally with people.
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AelaAela   28 avril 2020
We are praying to the God of our people, whom we call Hashem, literally « The Name ». The true name for God is devastatingly holy and evocative; to utter it would represent a death wish, so we have safe nicknames for him instead; the Holy Name, the One, the Only, the Creator, the Overseer, Master of the Universe.
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AelaAela   28 avril 2020
All my aunts and uncles are hard on their children,it seems to me. They berate them, embarrass them, and yell at them. This is chinuch, child rearing according to the Torah.
It is the parents' spiritual responsibility that their children grow up to be God-fearing, law-abiding Jews.
Therefore, any form of discipline is all right as long as it is for that purpose.
Real anger is forbidden, but one must fake it for the sake of chinuch.
In this family, we do not hug and kiss. We do not compliment each other.
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AelaAela   28 avril 2020
Still, Zeidy encourages singing only on Shabbos. Since the Temple was destroyed, he says, we shouldn't sing or listen to music unless it's a special occasion. Sometimes Bubby takes the old tape recorder that my father gave me and plays the cassette of my cousin's wedding music over and over, at a low volume so she can hear if someone's coming.
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Unorthodox | Official Trailer | Netflix
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