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ISBN : 2757833812
Éditeur : Points (17/05/2013)

Note moyenne : 3.38/5 (sur 54 notes)
Résumé :
Comment devenir écrivain quand on habite Montfort-sur-Meu et qu’on excelle exclusivement dans les batailles de crachats? Depuis les après-midi avec mémé Marthe qui lui racontait des histoires, jusqu’à Gallimard, il y aura quelques marches à gravir, des déboires et des détours, il y aura les petits boulots, les voyages au bout du monde, le RMI, les potes, les éditeurs qui promettent et ne tiennent pas, et puis la bonne étoile. La bonne étoile d’un écrivain hors norme... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
michfred
  26 mars 2016
Caryl Ferey se lance dans une drôle d' autobiographie, réduite à deux idées obsessionnelles: échapper à un frère calamiteux et faire briller sa petite planète dans la noire galaxie de la Série Noire -autant que possible, celle de Gallimard!
Il nous conte donc l'histoire d'un vilain petit canard...ou plutôt d'un joli petit renard affligé d'un frère style Musclor qui le traite de tapette à longueur de journée et l'entraîne dans la suite effrénée de ses échecs... jusqu'au jour où le cave se rebiffe, c'est morgue pleine, ras le khéops: la lopette prend le mors aux dents veut écrire, et écrire des polars. Caryl écrira donc, et ça va saigner dans les chaumières!
Tel Jimmy Connors changeant enfin de raquette et remportant le matche de sa vie, Caryl Ferey faisant fi des vaches normandes, et des galettes bretonnes monte à l'assaut de la capitale. Les maisons d'édition qu'il contacte semblent toutes frappées d'une malédiction : la Balle d'Argent s'écrase dans le mur, La Baleine chante son chant de mort, le Poulpe frétille à peine des tentacules, les polars du Routard sont en stand by dans une consigne à bagages et même la mythique Série Noire de Gallimard change de directeur et semble se porter un peu moins bien..
Pourtant notre renard s'obstine: avec son frangin, faut dire, il a été à rude école!! Entre deux joints, trois whisky et quatre voyages au bout du monde il écrit et réécrit sans relâche, toujours soutenu par des potes improbables, aussi paumés que lui et rudement sympas: il y en a un qui est muni d'un appareil dentaire marronnasse "qui donnerait envie d'embrasser une morte" , un autre à qui il fait lire ses oeuvres et qui est un "libraire-qui-trouve-ça-nul"...
C'est tellement drôle, plein d'autodérision et de verve qu'on dévore d'une traite ce mode d'emploi pour devenir écrivain quand on vient de la grande plouquerie internationale! On ne fait pas que rire, d'ailleurs: c'est plein d'enseignement, cette autobiographie d'une vocation déguisée en poilade...
A mettre entre toutes les mains à qui le stylo ou le clavier démange...
A donner à tous les petits frères quelque peu sadisés par leurs aînés...Cela leur redonnera la pêche!
Une vraie cure de Prozac!
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gruz
  17 juin 2013
Se lancer dans une (courte) autobiographie à 46 ans peut paraître présomptueux. Pas quand on s'appelle Caryl Férey.
A quoi sert ce livre ? A nous faire comprendre comment il est possible de devenir écrivain à succès quand on a rien pour soi en dehors de son talent et de son acharnement. C'est une leçon de vie, mais pas le genre de leçon qui nous donne la leçon. Non non, une tranche de vie, genre auto-analyse décalée, remplie d'anecdotes et de petites histoires.
161 pages totalement jouissives, drôles, touchantes, étonnantes, éblouissantes, attachantes, bref en un mot : vivantes !
La première partie, où Férey s'allonge virtuellement sur le fauteuil du psy est franchement brillante. L'auteur nous fait comprendre d'où lui vient son amour des histoires et son incroyable obstination. Les prémisses d'un homme de caractère qui ne lâchera rien durant des décennies de vaches maigres, RMI et tutti quanti.
La seconde partie, passionnante, nous narre le parcours du combattant pour écrire un roman qui tient la route et pour se faire publier (chausse-trappes, déceptions, galères et tutti quanti).
Le tout se lit d'une traite (normal quand on parle de vaches maigres), chaque ligne, chaque phrase apportant son lot d'émotions jubilatoires. Un récit tragi-comique pour décrire un parcours rocambolesque.
Parce que Férey a une plume étonnante, dans la forme comme dans le fond. Parce que Férey est capable d'une drôlerie et d'un recul sur soi-même proprement bluffants.
Un petit livre, loin des romans plus noir que noir de l'auteur, mais qui nous fait mieux les comprendre (lui et ses écrits).
Je ne saurais trop vous conseiller de lire également son recueil de nouvelles Petit éloge de l'excès (paru en 2007), qui vous donnera des clés complémentaires pour comprendre (et tomber sous le charme) du personnage. 
Pour revenir au pourquoi d'une telle sortie à 46 ans, l'auteur déclarait récemment qu'il n'était pas trop tôt pour lui d'écrire sa biographie, n'étant pas certain de « vieillir bien vieux ».
Lien : http://gruznamur.wordpress.com
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Kittiwake
  14 juin 2013
Retour aux sources pour Caryl Ferey, auteur désormais reconnu et multiplement primé en particulier pour Zulu et plus récemment Mapuche. Son enfance dans un milieu étanche à la production créative, où le système scolaire engoncé dans ses prérogatives rigides est peu apte à repérer les aptitudes hors normes et serait plutôt enclin à museler les manifestations trop imaginatives, ne le prédispose pas à marcher dans les traces des illustres écrivains qui le fascinent, parmi lesquels Djian. Pourtant, ses potes en redemandent, de ses histoires d'aventures écrites à profusion. Les essais infructueux de publication nés de paris fous issus de soirées arrosées conduisent à des années de galère, comme en connaissent de nombreux artistes, assorties de petits boulots et de RMI, et il faut y croire pour s'accrocher, d'autant que le talent doit se pacser avec la chance pour que la mayonnaise prenne. On peut réussir sans talent, au risque de se brûler aux flammes d'un feu de paille, c'est beaucoup plus difficile lorsqu'on est doué mais que le destin ne vous permet pas de sonner à la bonne porte.
Ce qui pourrait être le récit banal du parcours semé d'embûches d'un écrivain en mal de lecteur, est sublimé par un style truculent et percutant, dans lequel on reconnaît bien l'auteur zélé et enflammé de Mapuche. Une leçon et un message d'espoir pour les innombrables récidivistes du manuscrit qui connaissent par coeur le texte des réponses des éditeurs, quant ceux-ci daignent répondre :
«J'ai le regret de vous dire que notre comité de lecture a décidé de ne pas donner suite à votre proposition, considérant qu'elle ne s'inscrivait pas dans le cadre de nos projets éditoriaux «

Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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Myriam3
  05 décembre 2015
Une autobiographie à à peine quarante-cinq ans? Mais pour qui se prend-il? Victor Hugo? James Ellroy?
Non, Caryl Ferey ne se la pète pas -ou alors un petit peu seulement - mais il tient à rassurer les apprentis écrivains passionnés que leur publication est possible - à condition d'être prêt à vivre avec le RMI et une banque à rassurer pendant quelques années.
Caryl Ferey a grandi en Bretagne à Montfort-sur-Meu entre un frère musclé qui n'acceptait aucun désaccord, des parents divorcés et une mémé ancienne institutrice qui lui a fait découvrir la littérature. Dans la première partie du roman, un brin décousue, il relate son enfance et conclut sur tous les bénéfices qu'il a tiré de certaines expériences pénibles.
Prêt à être écrivain, il se jette dans l'écriture - et les excès - vit donc du RMI et du soutien de ses potes et écrit, écrit, écrit. Les refus de publications s'accumulent, les faux espoirs aussi, puis le désespoir mais sous la plume de Caryl Ferey, celui-ci est toujours ridiculisé avec beaucoup d'humour.
J'ai beaucoup aimé cette deuxième partie dans laquelle il décrit la genèse de ses romans, leurs étapes et celles de la publication. le tout avec beaucoup d'humour, d'auto-dérision et de fantaisie, à la Caryl Ferey.
C'est un roman initiatique intéressant et divertissant qui se prend à peine au sérieux, mais que je conseille aux amateurs de Mapuche et Zulu. A ce que j'ai compris, c'est un auteur qui gagne en maturité, donc vivement le prochain!
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argali
  22 juin 2013
J'ai acheté ce récit afin de découvrir Caryl Férey dont tout le monde parle depuis le succès de Zulu et Mapuche, que je n'ai pas lus. le titre m'a amusée et je m'attendais à un récit humoristique. Il est assez déjanté, en effet. Notamment la première partie.
Le livre se compose de deux parties. Dans « L'âge de pierre » l'auteur nous raconte son enfance et son adolescence et ses rapports avec son frère, d'un an son ainé. J'ai failli arrêter ma lecture après le premier chapitre : onze pages et une seule phrase ! Que de lourdeur ! Je me suis accrochée, découvrant ses rapports conflictuels avec son frère, les colères de ce dernier et leurs oppositions multiples. Bref, ce qui l'a aidé à construire sa personnalité, à façonner son caractère entier et résolu. Mais cela m'a paru redondant et terriblement long.
Dans « L'âge de fer », il aborde enfin l'apprentissage de l'écriture au lycée -que j'ai trouvé désopilant. Fort de ses expériences professionnelles multiples, de ses voyages et de ses relations dans divers milieux, il avait une source d'inspirations variées à sa disposition. Il évoque ensuite son parcours du combattant pour trouver une maison d'édition. On y découvre les dessous peu nets des pratiques d'éditeurs parisiens et les aléas de la vie d'un auteur en mal de reconnaissance. En passant, il rend hommage à mémé Marthe qui lui a donné le goût de la lecture et des belles histoires, à ses amis… le tout avec un humour truculent. J'ai adoré cette seconde partie que j'ai lue d'une traite.
Au vu de ce que j'ai lu à propos des romans de Caryl Férey, ce récit n'est pas représentatif de ses écrits mais il donne à connaitre l'auteur. Bouleversé par la lecture d'Ellroy, charmé par Djian puis Fante, il semble que l'élève s'approche des maîtres. Cette autobiographie avant l'heure (il n'a que 46 ans) me donne très envie de faire la connaissance de l'écrivain.
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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
Myriam3Myriam3   05 décembre 2015
L'aube de la vie se levait sur le champ de bataille. J'ai fait le tour des forces en présence:
- un pouvoir de concentration presque inhumain grâce à mon frère.
-une imagination débridée grâce à Mémé Marthe.
-une foi en moi inébranlable, à la Jimmy Connors.
-Les mots de Joe Strummer en lettres de sang: "n'abandonne jamais".
J'étais paré.
A m'en prendre plein la gueule.
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Lilou08Lilou08   27 juin 2013
Trois ans de RMI supplémentaires pour arriver au bout de l’épopée. J’eus des doutes sur la qualité d’Utu jusqu’au jour de sa sortie dans la « Série noireé. Mes exemplaires d’auteur sous le bras, je lus les premières pages imprimées dans le métro. Pas mal, ce Paul Osborne : pas mal du tout, même…
Haka était paru en 1998, Utu sortirait en 2004 : personne ne m’attendait, sauf moi. Le combat avait été dur, âpre, mais j’avais donné le maximum. j’espérais obtenir deux ou trois prix littéraires, pour compenser.
Je n’avais peur de rien – mon Utu, c’est connu depuis la cour d’école où on se crachait dessus, serait terrible.
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michfredmichfred   26 mars 2016
Ça a été dur, ça l'est et le sera toujours - le niveau d'exigence augmente avec le reste- , mais le sablier de la disgrâce s'est renversé pour rétablir l'Equilibre.
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koalaskoalas   04 juin 2013
J'écrivis des lettres au Crédit Agricole de Montfort pour les calmer, des lettres à la Arturo Bandini ou je leur expliquais la chance qu'ils avaient de compter un écrivain dans leur boutique, un gars qui se retenait de ne pas gagner des millions tout de suite pour garder la tête froide.
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gridougridou   23 septembre 2014
Pouy, Daeninckx, Raynal, Villard, Oppel, Prudon, Dessaint, Vargas, Dantec, les grands noms du polar français étaient là. Je n'en connaissais aucun mais ils étaient rudement impressionnants avec leurs fringues dégueulasses et leurs têtes d'ivrognes.
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Vidéo de Caryl Férey
"Condor live" concert littéraire interprété par Bertrand Cantat, Manusound et Marc Sens d'après Condor le livre de Caryl Férey au théâtre Jean-le-Bleu le 25 septembre aux Correspondances de Manosque 2016 Réalisé par Ludovic Fortin/Timedia pour les Correspondances de Manosque
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