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ISBN : 2070425932
Éditeur : Gallimard (15/01/2003)

Note moyenne : 3.65/5 (sur 338 notes)
Résumé :
D'origine maorie, Jack Fitzgerald est devenu flic à Auckland avec l'espoir de retrouver sa femme et sa fille, mystérieusement disparues. Secondé par une jeune criminologue tout aussi acharnée, il trouvera sur sa route une effroyable série de cadavres liés - ou non ? - à des rites ancestraux, mais surtout la vérité sur les fantômes qui le hantent...

source : amazon
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Critiques, Analyses et Avis (58) Voir plus Ajouter une critique
Crossroads
  30 janvier 2012
Le gros avantage d'entamer un bouquin en ne connaissant et n'attendant , donc , absolument rien de son auteur , c'est assurément le fait que si surprise il y avait , elle ne pourrait etre que bonne ! Et là , merci M'sieur Férey ( apparemment aucun lien de parenté avec Léo si ce n'est une forte propension à la causticité ) . Intrigue prenante désservie , cerise sur le pompon , par un style incisif , percutant et lyrique ! A l'instar du Haka magistralement exécuté par les All-Blacks , ce bouquin (d)étonne par sa noirceur et son aggressivité !
Haka , polar ethnique s'il en est , sorti en 1998 et révélateur d'un jeune auteur Français tombé amoureux de ce lointain pays qu'est la Nouvelle-Zélande . Férey en est à ses débuts et meme si l' intrigue est loin d'etre parfaite , elle promet cependant des lendemains qui chantent !
Bon , le gros, l'énorme , le monstrueux cliché qui fait bien mal pour commencer : Jack Fitzgerald , le flic désespéré et son cortege de fantomes . Il y a 25 ans de cela , Jack perd sa femme et sa fille parties se balader sur une ile voisine . Une double disparition jamais élucidée à ce jour . de flic " normal " , il se transforme alors en cocaÏnomane averti ( l'on notera l'originalité de ne pas en avoir fait un pilier de bar notoire et les piliers , en NZ , enfin j'me comprends...) trainant son désespoir et sa fureur dans un boulot qui le raccroche encore à la vie . Métis d'origine Maorie , il est taillé comme un Jonah Lomu de la grande époque . Psychologiquement ? Mel Gibson dans l'Arme Fatale numéro un ! Toujours partant pour massacrer du malfrat , bousiller du vilain , démolir du truand , défoncer du sacripant et se défoncer le cas échéant ! A chacun son éxutoire...Tous les exces sont alors permis lorsque l'on a fait de la douleur son quotidien , de la mort son espérance...
" La découverte , sur une plage , du cadavre d'une jeune fille au sexe scalpé ravive l'enfer des supputations et des hypotheses exacerbées par le chagrin . " Les cadavres s'accumulent . Jack est sur la breche , assisté par Ann Waitura , une jeune et brillante criminologue présentant bien d'autres atouts...
Violent , glauque , sombre , sordide , lugubre...Voici quelques adjectifs s'imposant d'eux-memes à la lecture de ce thriller . L'intrigue est plutot bien tenue . La trame cohérente . Férey impose facilement son histoire et son style . Tantot désabusé , tantot lyrique , l'auteur nous gratifie , à l'envie , de fort belles envolées poétiques . Certaines éblouissantes , d'autres beaucoup plus convenues . Il est vrai qu'à trop vouloir en faire , une legere sensation de saturation stylistique pourrait poindre le bout de son vilain nez des les premieres pages tant l'auteur use et abuse de métaphores , son imagerie semblant sans limite . Personnellement , j'ai apprécié ces moments emplis de grace venant toujours contrebalancer un récit s'enfonçant toujours un peu plus dans les ténebres . Affaire de gouts ( ou d'égout :) . Ça passe ou ça casse .
La Nouvelle-Zélande semble etre un pays sauvage ou les traditions perdurent . Les personnages sont à son image . Des personnalités puissantes , torturées , ancrées dans un passé culturel omniprésent . Ces informations sont des plus interessantes meme si elles se trouvent etre distillées avec parcimonie . J'aurais aimé en apprendre beaucoup plus sur ces iles lointaines . Excepté de rares clins d'oeil aux sports emblématiques que sont le rugby et la voile , peu ou prou d'infos à se mettre sous la dent et c'est là le petit bémol de ce terrifiant roman ! Ça bastonne à tout va ! Les fausses pistes s'enchainent comme de bien entendu ! Les cadavres s'amoncellent sur fonds d'enquete folklorique et personnelle . Férey aura su capter mon attention , éveiller ma curiosité et me baffer dans les grandes largeurs en m'incitant fortement à aller découvrir ses autres polars que sont Utu et Zulu ! Et que dire du final...dantesque ! Certains trouveront cela un peu too much . C'est compréhensible , le livre n'étant qu'une longue rafale de macchabées , l'épilogue pouvant représenter l'essai de trop , la surenchere inutile. Cependant , encore une fois , tout se tient et le final ne fait pas exception ! Essai transformé !
Si une plongée au coeur des ténébres Néo-Zélandaises vous tente , Haka s'offre à vous telle une danse ancestrale envoutante aussi belle que vénéneuse...
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ibon
  28 mars 2018
Crispant, le roman honore le genre “thriller”et je ferai bien de prendre une tisane relaxante. Ce que Caryl “Ferey” bien de faire aussi. Je l'ai senti un peu tendu tout au long du récit, tout en maitrisant son art, jusqu'à ce qu'il craque avec un final qui prête à rire “jaunement” tellement il est expédié.
Mais bon, le pragmatique trouvera toutes les réponses aux questions posées. Même si le cartésien se demandera comment on peut marcher avec une balle dans le ventre et un coup de poignard enfoncé jusqu'à la garde dans la cuisse. Mais je n'ai pas envie de tenter l'expérience.
D'un point de vue philosophique le thriller illustre très clairement deux des quatre vertus cardinales: le courage et la justice. Quant à la sagesse et la prudence, elles ne rentrent pas dans le cadre du récit où l'action précède souvent la réflexion. Ce qui n'est pas pour me déplaire dans la mesure où un rythme soutenu est la règle dans ce genre littéraire.
Ainsi peut-on définir le portrait du héros Jack Fitzgerald: le type impulsif et violent mais généreux dans l'effort et au service de la justice même si elle est parfois expéditive. Ce qui n'est pas non plus pour me déplaire dans la fiction.
Les histoires de flics désabusés ne se comptent plus, par contre des histoires de flics maoris, si!
La grande réussite du roman est son immersion dans un pays aux traditions très fortes. Des tribus cannibales à nos jours on pourrait penser que c'était il y a longtemps mais le récit nous amène à réviser cette position.
Amateur de roman ethnologique à la Arthur Upfield, j'ai découvert avec intérêt quelques légendes et coutumes . Un bon point et mêm un gros plus surtout quand ces apparentes digressions finissent par servir l'intrigue.
Malgré une réserve pour la fin, je “Ferey” bien de revenir à cet auteur.
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indira95
  01 avril 2015
Ceux qui me connaissent bien savent que j'affectionne tout particulièrement le ptit Frenchie qu'est Caryl Férey : ses thrillers de l'autre bout du monde (Argentine, Afrique du Sud) m'embarquent à chaque fois. Caryl Férey a cela de particulier que ses thrillers évoquent systématiquement les problèmes de fond du pays dans lequel il ancre ses histoires : pauvreté, exclusion, oppression des minorités locales, gangrène qu'est la corruption, manipulation d'état…C'est ce que j'aime tant dans son style : cette capacité à aller au-delà de l'exercice de genre et transcender tous les styles : roman politique, sociologique, thriller, tout cela à la fois.
Haka est un de ces premiers thrillers et pour le coup, nous voilà embarqués en Nouvelle Zélande, pays des gros balèzes que sont les all Blacks, des Maoris et des grandes étendues vertes, pays de Peter Jackson et du Seigneur des anneaux (ok là je divague). Revenons à nos moutons néo-zélandais. Comme à chaque fois, on ne va pas y couper, son héros est un anti-héros par excellence (et là on atteint le sommet en matière de flic borderline) : Jack Fitzgerald est un métis écossais et maori, hanté par la disparition 25 ans plus tôt de sa belle et lumineuse épouse et de leur adorable petite fille. du coup, voilà 25 ans qu'il erre sur les trottoirs d'Auckland à leur recherche, fracasse le crâne de quelques délinquants par ci par là pour se défouler (quoi de plus normal), snife de la coke et n'a quasiment pas d'amis. Peu apprécié de sa hiérarchie, celle-ci le tolère parce que figurez-vous, il est le meilleur limier de la police d'Auckland. Bref, si on passe ces « légers » travers (et soyons honnêtes, ce cliché du flic/pas flic, mi voyou mi justicier), Jack Fitzgerald mérite qu'on s'y attarde car l'affaire dont il a la charge est gore à souhait : on retrouve le corps d'une jeune maori dont le clitoris a été scalpé, voilà c'est dit. Cette affaire faisant écho à une affaire plus ancienne comprenant la même victimologie, notre héros se retrouve baby-sitter d'une profileuse, belle plante aussi mystérieuse que sérieuse, sexy à souhait, qui derrière ses apparences froides et distantes cache de profondes blessures ; tout un programme. Alors, rituels maoris ayant dégénéré ou meurtre crapuleux ? C'est tout l'enjeu de cette enquête qui va nous amener à brasser les pires fonds vaseux de l'âme humaine. Un conseil : âme sensible s'abstenir, l'hémoglobine n'étant jamais loin. Et puis Caryl Férey n'y va pas avec le dos de la cuillère côté détails sanglants donc rassasiez-vous avant d'entamer la lecture d'Haka.
Dire qu'Haka est le meilleur roman de Caryl Férey, non je ne peux m'y résoudre : Zulu et Mapuche le détrônent amplement. Néanmoins, je n'ai pas goûté mon plaisir (et oui on peut éprouver du plaisir à lire ce type d'ouvrage, je sais c'est étrange, peut-être faudrait-il consulter :)). Mais l'enquête est suffisamment tortueuse et traitée efficacement pour recommander ce thriller. Sans aller au fond des choses en matière de critique du système néo-zélandais (notamment sa manière de gérer les Maoris), on a quand même un bon aperçu de la condition de vie de ces populations natives qui tout comme les Aborigènes et les Indiens d'Amérique, subissent exclusion, alcoolisme, pauvreté et donc – CQFD - du ressentiment.
Lien : http://livreetcompagnie.over..
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gruz
  13 août 2012
Un style, une plume, un univers unique.
Si vous avez le coeur bien accroché, plongez tête la première dans ce sombre polar ethnique.
A la croisée des mondes modernes et ancestraux, une histoire à couper le souffle, d'une violence inouïe ayant pour cadre la Nouvelle-Zélande.
Ce qui frappe au premier abord, c'est le style de l'auteur, à la fois cru et lyrique. Et c'est l'une des grandes forces de ce polar épique.
Férey prête des sentiments aux choses, au temps, aux paysages, dans des envolées stylistiques qui peuvent déstabiliser au début. Mais une fois le style apprivoisé, quel bonheur ! Ça crée une ambiance unique qui contrebalance avec le sordide des situations.
Car l'auteur va au bout de tout, dans le style et dans la surenchère et c'est la seule petite critique que je formulerais. Un peu too much à quelques moments, mais en même temps, Férey est allé au bout de sa logique.
Une histoire hallucinante pour des personnages hallucinés.
Une vraie plume pour une histoire marquante et mémorable.
Très fortement conseillé aux amateurs de romans noirs qui ont les nerfs solides.
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KrisPy
  20 août 2016
Un drame antique, une tragédie grecque... Ce sont les premiers mots qui me viennent à l'esprit en refermant ce 3ème roman de Caryl Férey. Troisième roman dans sa biographie - Haka, 1998 - et troisième livre que je lis de lui.
Je ne reviendrais pas sur les tenants et aboutissants de ce sombre polar noir à la sauce Néo-zélandaise, very spicy, ce serait gâcher le plaisir de découverte des futurs lecteurs. Et puis, il faut être honnête, comment décrire cette chaotique enquête énervée sans spoiler quoi que ce soit ?
J'ai commencé cette enquête par la fin... C'est à dire que j'ai lu l'opus qui suit en premier, Utu. (voir ma critique)
Et je dois dire que j'étais entrée sans mal dans cette sombre quête, cueillie comme une fleur par Férey et son personnage de flic marginal et écorché vif, et j'étais impatiente de désembrouiller cette glauque enquête dans le milieu des Maoris.
Mais à la lecture d'Haka, j'ai peiné à être emportée par l'histoire de Jack Fitzgerald et de son éternel chagrin...
Puis, vers le milieu du livre, les faits, brumeux jusque là, prennent un peu corps et vie, puis tout s'accélère, et la fin vous tombe sur le coin de la gueule, après ce déferlement d'ultra-violence dont Férey à le secret, ces scènes d'actions incroyablement denses et tendues, c'est ce que je préfère depuis Zulu.
Je vois bien Caryl Férey en scénariste... Malheureusement, ce ne fut pas le cas sur Zulu, qui fut sabré et tronqué d'une façon atroce. Caryl Férey, beau joueur, dit à propos de ce film : "C'est une histoire différente du livre..." Dommage que les producteurs ne lui laissent pas carte blanche.
Je suis impatiente de lire un autre roman de Férey, mais j'attends quelque chose d'un peu différent, car en ce qui me concerne, la recette a perdu un peu de sa saveur. Ceci dit, j'avais pris ses ouvrages "à rebours". Je gage que les romans récents doivent égaler Zulu. J'espère qu'il ne me décevra pas.
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Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
KanelbulleKanelbulle   06 février 2012
Oui, je suis gémeaux. Double personnalité, on m'a dit. C'est vrai que je discute souvent avec moi... À vrai dire, je ne m'entends pas très bien. En ce moment, je ne me parle plus. C'est mieux comme ça. Pourtant au début, je m'entendais plutôt bien ; dans la glace, il m'arrivait de me séduire. Je m'aimais tellement que j'ai même songé à me marier avec moi. Et puis j'ai renoncé... Bon Dieu, j'ai eu raison : quand je vois ce que je suis devenu, ça me fout le cafard. Depuis, je refuse catégoriquement de me faire la vaisselle : ce serait de la soumission, et il n'est pas question que je me cède... Il m'arrive aussi de jouer du trombone. Ça dure toute la nuit. Du coup, je n'arrive pas à dormir. Le pire, c'est que je ne sais pas jouer ! Forcément, j'ai réfléchi. En fait, je suis persuadé qu'il y a quelque chose en moi qui ne colle pas avec moi. Parfois, à force de ne pas me ressembler, j'ai l'impression d'être un autre. Ça me donne un côté commun très déprimant. Alors je me parle.
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Charybde2Charybde2   02 mai 2016
– Oui, je l’ai initié, poursuivit le Maori. Ce pauvre être avait besoin de moi, et les dieux le réclamaient. Non pas les dieux d’aujourd’hui, ces pitres qui sont les vôtres, mais ceux de nos ancêtres, avant l’arrivée de Tuti, votre capitaine Cook. Ainsi Tuiagamala devint Tané, le Mal dont chaque civilisation a besoin comme repère. Car, sans notion de bien et de mal, quelles barrières fixer à son peuple ? La symbolique est simple, monsieur Fitzgerald. Elle est la même que la vôtre, quoique plus primitive. Vous avez chassé les dieux multiples que nous honorions mais certains sont revenus. Car ceux que vous nous avez proposés en échange avec la cohorte de missionnaires débarqués sur notre terre ne nous ont finalement apporté que chaos, désorganisation du lien social et familial, mort des croyances, désolation et chômage… Aujourd’hui, certains d’entre nous, esclaves d’hier, reviennent aux anciennes formes de vie, de croyances… Nous honorons nos dieux en secret, loin de vos villes criardes et perverses où nous n’avons nulle place…
Le triomphe saillait de ses pommettes ; cet homme se croyait invincible. D’immortel, il n’y avait qu’un pas. Jack savait que les hommes étaient des sots, inventeurs de contradictions qu’ils étaient incapables d’assumer. L’aspect spirituel lui échappait : les Grecs n’avaient pas fait tant de manières avec leurs dieux. Ils s’en servaient selon l’occasion. Il expulsa un soupir dégoûté.
– Pauvre fou. Tu me donnes vraiment envie de vomir.
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Charybde2Charybde2   02 mai 2016
Naturellement. C’était forcément une chose vomie mille fois qui lui tordait le ventre. Et chaque matin, Jack Fitzgerald pouvait mesurer l’ampleur du chaos : une partie d’infini qu’aucun stratagème mathématique ne comblerait jamais. Il l’avait juré.
Sa famille avait disparu. Depuis, Jack allait se réfugier dans la chambre isolée au fond du couloir, celle de la gamine. Il n’en ressortait qu’à l’aube, moribond, sans larmes, à moitié fou. Outre les photos, exposées aux murs par dizaines, il avait réuni là dossiers, ordinateurs, cartes d’état-major, témoignages divers et autres rapports de police liés à leur disparition. De cette histoire, Jack connaissait tout mais ne savait rien. Avec le temps, la chambre de la petite était devenue son bureau parallèle, une sorte de cimetière sans tombe : tant qu’on n’aurait pas retrouvé les corps, il resterait son propre fossoyeur – et accessoirement capitaine de la police d’Auckland.
Ce petit manège durait depuis bientôt vingt-cinq ans. Fitzgerald en avait aujourd’hui quarante-cinq et sombrait peu à peu vers le Pandémonium de son seul imaginaire. Car ce qui le poussait à se réfugier dans le bureau secret relevait plus du comportement psychotique que du rite obsessionnel. Dans le langage psychiatrique, la fonction était précise : il entretenait son délire.
D’après les experts, c’était la seule façon de guérir.
D’après lui, c’était la seule raison de vivre.
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RoggyRoggy   06 octobre 2014
Une poignée de secondes: c'est le temps qu'il lui fallut pour tout comprendre.
Vingt-cinq ans d'obsession pour arriver à ça. Fitzgerald empoigna son calibre .38, le fourra dans sa bouche et se fit sauter la tête. Sans hésiter.
Ce n'est pas la mort qu'on craint, c'est la douleur. Une poignée de secondes: Jack ne s'en était pas si mal tiré.
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Charybde2Charybde2   02 mai 2016
Au volant de la Toyota, ils arpentaient la banlieue la plus mal famée du pays. Dans la bouche, comme un avant-goût d’ultra-violence. Ici, les gangs rivalisent avec la police, laquelle n’intervient qu’épisodiquement dans ces quartiers pauvres laissés en charge aux délinquants de tous acabits. C’est devant un des magasins miteux que Jonah Lomu avait vu périr son oncle, massacré à coups de machette. Mais si le célèbre All Black avait réussi à s’en sortir, il était bien esseulé parmi les jeunes autochtones. Avec la crise, le néolibéralisme et l’argent sale, les bandes s’étaient organisées. L’autorité de la police avait reculé. Il régnait désormais un univers de violence à peine contrôlée par ceux qui la généraient. Les Maoris, souvent sans travail, ruminaient les rancœurs colportées par leurs ancêtres depuis que le Royaume-Uni avait volé leurs terres d’origine. Malgré les accords passés au siècle dernier, les avantages donnés aux premiers natifs et les récentes restitutions de la reine d’Angleterre, les jeunes avaient la sensation d’être nés en marge et que tout était fait pour qu’ils y restent.
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Vidéo de Caryl Férey
Caryl Férey reçu à La Galerne, librairie du Havre pour Plus jamais seul.
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