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ISBN : 2365694462
Éditeur : Editions Les Escales (04/04/2019)

Note moyenne : 4/5 (sur 6 notes)
Résumé :
Dans les environs de Riyad, Talal Bahahmar est le patriarche excentrique d'une grande famille. Dans son immense palais, Mama Aïcha, l'épouse qu'il n'a jamais pu se résoudre à répudier, ses fils, sa vieille mère malade, sa nouvelle femme et surtout Dahlia, sa petite-fille adorée, se croisent.
Entre eux, l'entente est loin d'être au beau fixe. Lorsque Talal rencontre son jardinier, l'égyptien Rezak, se noue entre les deux hommes une relation presque filiale qui... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Bookycooky
  30 juillet 2019
Aprés "Notre Ailleurs" me revoici en Arabie Saoudite, au pays des milliardaires paresseux aux mille épouses, infestés de leurs domestiques philippins et pakistanais, chez Talal, la soixante-dizaine , qui s'amuse pour changer, à vivre à la manière de ses ancêtres, au ras du sol, ne possédant aucun meuble dans son repaire de Diriyah. "On le disait richissime, mais plus lunatique qu'un pensionnaire de l'asile du Moristan. Personne ne savait pourquoi il s'obstinait à vivre en ermite dans cette masure. Une lubie de millionnaire."
Talal a plusieurs fils dont Khaled qui a une fille, Dahlia, d'une ex-épouse anglaise que Talal a enlevé à sa mère et a ramenée en Arabie Saoudite. Dahlia a dix-sept ans et est terrée dans le palais de sa gande-tante paternelle Aïcha, première épouse de Talal. Une demoiselle qui n'a pas sa langue dans sa poche et dont Talal raffole.
En gros c'est l'histoire des Bahahmar, une famille d'Arabie Saoudite, originaire de l'Hadramout ( région du Yémen ). Un récit assez enchevêtré, vu le nombre d'épouses, d'enfants, petits-enfants, les relations compliquées entre les épouses, le père et les fils, les demi-frères et l'excentricité même du chef du clan, Talal.
Ce dernier est dans le pétrin financier, et pour corser les choses, prends comme conseiller Rezak son jardinier égyptien de Diriyah, un ex-chef comptable et l'installe chez Aïcha où il prend ses quartiers aussi....ce qui n'est pas prêt à plaire du tout à plus d'un.....
Carine Fernandez bien que changeant de style d'écriture, en passant souvent à la deuxième personne du singulier, ce dont je ne raffole pas, nous raconte une histoire intéressante et complexe à rebondissements avec beaucoup d'humour et légèreté. Pourtant il y a beaucoup de matières à révolte, comme et surtout la position de la femme soumise, esclave de l'homme, dans cette " gigantesque prison à ciel ouvert ".
Bien qu'ayant moins de matières à réflexion que « Notre Ailleurs » , un récit très bien écrit , fluide, qui touche un peu à tout, histoire, politique, amour, relations familiales et relate en détails la vie des riches saoudiens bardée d'interdits, surtout pour les femmes, que même l'argent qui coule à flot n'arrive pas à satisfaire. Fernandez y ayant vécu raconte sans doute en témoin. J'avais déjà lu et beaucoup apprécié d'elle, son livre "Identités barbares”, dans un tout autre sujet et contexte. C'est d'ailleurs la raison qui m'a amenée à lire ce livre qui s'est avéré également excellent.
“Ah ! dans ce pays la femme est bien la dernière préoccupation de Dieu !”
Un grand merci aux éditions Les Escales et NetGalleyFrance pour l'envoie de ce livre.
#Un Jardin Dans le Desert#NetGalleyFrance
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kateginger63
  07 août 2019
Une parenthèse désenchantée dans une oasis
*
Longtemps j'ai évité de lire des romans sur les femmes opprimées des pays du Moyen-Orient. La peur ou la colère que je ressentirais fatalement.
J'ai pourtant été attirée par le résumé de ce roman sur Netgalley, notamment par l'historique de l'auteure. En effet, Carine Fernandez a vécu plusieurs années en Arabie Saoudite . Elle a pénétré dans le gynécée de ces femmes recluses et voilées.
*
Cette saga s'ouvre sur une oasis perdue en plein milieu du désert. Talal, le patriarche d'une grande famille saoudienne s'isole dans la palmeraie, dans un dénuement total. J'insiste sur cette vie ascétique, en parallèle d'une vie de nabab par ailleurs. Là-bas, les saoudiens sont majoritairement très aisés et se conduisent comme des milliardaires désabusés et prétentieux. (j'ai eu un petit aperçu lors de ma courte visite de Dubaï). C'est carrément une vie aux antipodes de la nôtre. Bref, Talal, donc, fuit la famille et ses turpitudes.
Il rencontre son jardinier égyptien, et en fait son conseiller financier.
Les autres personnages de la famille sont assez pittoresques. Il y a Dahlia, la petite-fille semi-anglaise, jeune fille rebelle. La première épouse, certes pas déchue, la mère de Talal, et les fils. Chacun apporte son lot de tourments au père. Et c'est ce qui fait le sel de la vie et de cette saga endiablée.
*
Entre désillusions, petite révolte, secrets inavouables et cachés, d'amères vérités, ce récit passe du drama à la légèreté sans concessions. On mesure le fossé qui sépare la tradition et la modernité. On sent aussi toute la poésie qui s'en dégage. Aucune peine à imaginer les décors sous cette canicule orientale. Ce récit m'a réellement emporté là-bas, dans le souffle du khamsin. Très beau, très mélancolique mais aussi plein d'espoir.
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Bazart
  23 juillet 2019

Talal est un père et un grand-père comblé. La vie lui a offert l'argent, il descend d'une famille respectée d'Arabie Saoudite, et les femmes, plusieurs épouses successives lui ont donné de beaux enfants qui font fructifier le patrimoine familiale.
Comblé, il devrait l'être. Mais alors pourquoi s'isole-t-il, tel un ermite, dans une oasis loin de tout, alors que dans son immense palais, Aïcha sa première épouse, Sitt Fatma sa vieille mère malade et Dahlia sa petite fille chérie l'attendent inquiètes.
A soixante-dix ans Tahal fuit peut-être les exigences amoureuses de Louwna sa jeune et effrontée nouvelle femme ? Est-il déçu par ses trois fils qu'il ne comprend plus? Et pourquoi se lie-t-il d'amitié avec Rezak, ce jeune jardinier égyptien ? A l'heure du bilan Talal Bahahmar va devoir affronter les petites et grandes lâchetés de toute une vie.
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Carine Fernandez sait de quoi elle parle. A seize ans, elle abandonne ses études pour épouser un Saoudien.
Elle vit à Beyrouth puis au Caire avant de s'installer pendant plus de dix années en Arabie Saoudite.
La romancière a su tirer de son expérience la matière brute d'un formidable roman.
Talal et Rezak sont les deux faces d'un monde Arabe qui devront se fondre pour affronter le futur.
Drame Shakespearien, le Roi Lear et Romeo et Juliette dans la touffeur écrasante de Riyad.
Entre tradition et modernité, saga familiale romanesque et poésie orientale, « Un jardin au désert » est aussi une description méticuleuse de l'art de vivre Saoudien, Mercedes, BMW, Rolex et charia comprises.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Vinie1984
  02 avril 2019
Talal Bahahmar est le patriarche d'une grande famille, il a 3 fils et a eu à son actif 10 épouses. Il vit avec sa mère, sa première femme Aïcha et sa petite-fille Dahlia, qui sera bientôt majeur.
Si Talal ne ressent qu'une vague affection pour ses fils, il adore sa petite-fille Dahlia, à qui il passe tous les caprices et qu'il cajole au possible.
Peut-être est-ce la culpabilité de l'avoir arraché à sa mère, une anglaise, dix ans plus tôt, qui l'étreint ?
Lorsque Rezak, un Egyptien, entre dans sa vie, Talal se prend d'amitié pour lui et le considère bientôt comme son fils ou même plus encore car il affectionne énormément le jeune homme. Au grand dam de ses fils d'ailleurs qui ne comprennent pas ce que leur vieux père peut bien trouver à ce jardinier.
Mais cette amitié va tout remettre en question dans la vie de Talal mais également dans celle de Dahlia...
Une fresque familiale dans une Arabie Saoudite qui ébauche une révolution, notamment grâce aux femmes qui réclament plus de liberté.
J'avais peur de m'ennuyer en débutant ce roman et en définitive j'ai été happé par les personnages.
Talal est un homme assez en avance pour son époque, moins sectaire et autoritaire que pourrait l'être d'autres hommes de cette société, et ce malgré son âge avancé. Il est vraiment le noyau de ce livre, tous gravitent autour de lui, avec amour, antipathie ou jalousie mais on ne reste pas insensible à son contact.
Dahlia est une jeune fille contestataire, qui se voudrait plus libre que son pays ne le lui permet. On sent que les silences de son grand-père lui pèsent inconsciemment. Qu'ellebrûle de découvertes et d'aventures, tout en respectant sa religion et ses parents (au sens large).
J'ai passé un très bon moment avec les différents personnages, dans cette Arabie Saoudite en effervescence.
Dans ce roman, il n'est pas question de péripéties mais le voyage se fait avec les protagonistes et lorsqu'on doit refermer ce livre, c'est avec une pointe de chagrin de quitter Talal, Dahlia et Mama Aïcha, à qui on s'est forcément attaché tellement ils sont si bien dépeints...
Lien : https://livreoumourir.blogsp..
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NicoleGiroud
  28 avril 2019
Que voilà une magnifique saga ! Un superbe roman qui vous emporte en Arabie Saoudite, pays que l'auteur connaît fort bien pour y avoir vécu de très nombreuses années, et cela se voit dans ses descriptions des rouages de la vie quotidienne saoudienne, cela se sent dans son portait des gynécées, cela se comprend dans les mentalités. Une plongée dans un pays que l'on ne connaît qu'à travers reportages et sinistre actualité, mais surtout un roman palpitant qu'on lâche difficilement !
Le patriarche de la famille Bahahmar, Talal, se distingue du reste de la famille par sa tendance à l'érémitisme. Il possède bien sûr un palais, il en a fait construire pour chacune de ses femmes, d'ailleurs, car Talal a la passion de la monogamie : une seule femme à la fois, avant une répudiation très facile ; une seule, à l'exception de sa première épouse, Mama Aïcha, qu'il n'a jamais répudiée et qui s'occupe de sa mère, Sitt Fatma.
Lien : http://nicole-giroud.fr/un-j..
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critiques presse (2)
Liberation   27 juin 2019
A l’issue de ce roman formidablement romanesque, qui nous permet de vivre le quotidien d’une famille saoudienne et d’éprouver jusqu’au souffle du khamsin, le vent chaud du désert, Dahlia va rompre l’équilibre savamment trouvé par les deux hommes et permettre au vieux Talal de racheter ses fautes.
Lire la critique sur le site : Liberation
Liberation   27 juin 2019
Le roman s’enracine dans cette relation pour mieux explorer le passé familial, et les tempêtes, provoquées et affrontées par le vieil homme.
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
BookycookyBookycooky   28 juillet 2019
Il faut dire qu’un numéro comme Turki on préférait ne pas trop l’exhiber en dehors du royaume*. Mais cette année‑là, il avait dû aller aux États‑Unis pour rendre visite à son fils, hospitalisé pour une opération de la hanche. Il était resté un mois à Manhattan qui en avait vu d’autres, des maboules et des déjantés de toutes sortes, mais de l’acabit de Turki, pas sûr ! Il s’était mis en tête de remonter la Fifth Avenue, le derrière entortillé dans son pagne à carreaux yéménite, parce qu’il avait vu un reportage sur les soldats écossais portant le kilt et qu’il se considérait, lui, Turki Samara, rien de moins que comme un soldat arabe missionné en territoire ennemi. Quand, de retour chez lui, on lui demanda ce qui l’avait le plus surpris à l’étranger, il déclara que c’était un pays de débauche où il n’avait pas rencontré une seule femme qui ne se livrât à la prostitution, en d’autres termes une femme non voilée.
*L'Arabie Saoudite
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BookycookyBookycooky   29 juillet 2019
Justement, répondit Mounir, le voile intégral, c’est là le coup de génie. Les femmes peuvent entrer chez les khawajas célibataires sans être reconnues, les adultères vont tranquillement à leur rendez‑vous sans crainte du mari. Quant aux « professionnelles », pour elles, c’est carrément Las Vegas ! Elles n’ont jamais fait autant de chiffre d’affaires, depuis qu’elles montent incognito dans les appartements du centre‑ville transformés en bordel. En fait, tout le pays est devenu un immense boxon ! Chacun s’arrange avec Dieu ou avec sa conscience. On ment à tous et à soi‑même.
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vratajczak257vratajczak257   09 juillet 2019
On y parle d'Histoire, d'évolution de société, de différence entre passé et moderne. On y découvre également un pays : l'Arabie Saoudite, en proie à la modernité mais dans un monde musulman pas encore prêt pour la liberté. On y découvre des pratiques ancestrales et des générations différentes. L'exotisme y est fort marqué, car loin de nos mentalités Européennes.
Talal est un père, un grand-père, un patriarche à la tête d'une grande famille: sa mère, sa première femme, qu'il n'a jamais pu répudier,sa nouvelle femme mais surtout sa petite fille Dahlia, qu'il adore et qu'il a élevée et ses fils avec lesquels il entretient des relations très compliquées. Il rencontre un jour son jardinier, l'égyptien Rezak, avec lequel se nouera une relation presque filiale, qui remettra en doute toutes ses certitudes. Dahlia est en plus à un âge où elle a soif de liberté. Mais les zones d'ombre liées à son enfance lui seront elles dévoilées ?
C'est tout ça que nous raconte le livre de Carine Fernandez. La manière dont il est écrit est parfois déstabilisante. Les narrateurs varient régulièrement et au tout début, ça peut gêner la lecture. L' histoire y est intéressante même si c'est une société qui ne répond à aucun format connu en Europe. Cela ajoute à l'exotisme du récit. Toutefois, pour moi, la lecture n'a pas été des plus facile et je n'ai pas forcément accroché au récit et aux personnages. Merci à netgalley pour le prêt de ce livre et aux éditions les Escales pour ce roman aux accents exotiques.
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BazartBazart   23 juillet 2019
Mes fils ! La descendance des Bahahmar. J’attendais tellement de mes fils ! Ah ! Mais vois ce que c’est que la vie ! Aucun qui n’ait tremblé ou trahi. Parfois tremblé et trahi en même temps. Et voilà que tu arrives, toi, l’Egyptien, avec ta jeunesse et ton rire à décrocher les lustres. Et tu me regarde en face et tu n’as pas peur. J’aurais aimé te ressembler quand j’avais ton âge. Appelle-moi Talal comme si nous étions frères. Nous le serons dans l’au-delà, pas vrai ? Laisse-moi au moins l’illusion d’être un jeune homme à travers toi, fils de pharaon, même si dans tes veines ne coule pas une seule goutte de mon sang!
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