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ISBN : 2070469220
Éditeur : Gallimard (02/05/2016)

Note moyenne : 3.21/5 (sur 21 notes)
Résumé :
encore étudiant, tombe soudainement gravement malade. Il fait plusieurs séjours à l'hôpital, entrecoupés de longues périodes de convalescence dans la maison familiale. La maladie le laisse désemparé. Il éprouve aussi un besoin désespéré d’échapper à cette difficile période. C’est alors qu’il retrouve dans la bibliothèque, un livre qu'il avait lu enfant : l'Oie des neiges. Ce livre sera pour lui comme une renaissance. Il sait que les oies des neiges passent chaque é... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
nadiouchka
  21 mai 2017
Après des chroniques sur la Guyane (pays chaud), je suis retournée vers des contrées que je préfère, le froid, avec le livre de William Fienness : « Les oies des neiges », qui a d'ailleurs obtenu, en 2014, le prix du meilleur livre de voyage par le magazine Lire.
Autre raison pour moi de le lire, c'est qu'il annonçait un beau voyage, du nature writing vers de grands espaces.
Mais c'est un voyage bien particulier que nous fait faire l'auteur car il le fait en suivant la migration des oies des neiges, qui traversent les États-Unis pour se rendre dans l'Arctique canadien afin d'y nidifier et cela après avoir hiverné près du Golfe du Mexique.
L'auteur (apparenté aux acteurs Fienness ainsi qu'à l'explorateur Sir Ralph Fienness), étant tombé par hasard sur un vieux livre « L'oie des neiges », va décider de partir après avoir été très malade.
Son unique objectif est, tout au long du récit, ces oies et il utilise tous les moyens de transports se présentant à lui.
Dans ce livre, on trouve principalement une grande leçon d'ornithologie car les descriptions scientifiques sont multiples sur tous les oiseaux migrateurs rencontrés. Tout au long de sa route, William Fienness rencontre d'autres passionnés comme lui et qui vont, soit un peu l'accompagner, soit le loger pour quelque temps.
Parfois il souffre un peu de nostalgie ce qui le fait réfléchir sur le besoin de migration des oiseaux mais aussi sur leur besoin de retour.
Au passage, nous avons droit à la description des magnifiques grands espaces traversés.
Par contre, ayant trouvé qu'une importante partie parlait beaucoup de cette fameuse ornithologie, j'ai pensé que j'allais un peu me lasser.
Mais non, au bon moment se trouve le trajet en train de l'auteur, ce qui détend un peu l'atmosphère au cours de ses entretiens avec deux autres voyageurs plutôt pittoresques qui apportent un peu d'humour et nous voilà, ensuite, repartis pour la fin du périple.
J'ai donc trouvé ce livre très intéressant pour tout ce qu'il nous apprend pendant ce long et beau voyage plus qu'original. En effet, parcourir ainsi cinq mille kilomètres, avec en ligne de mire des oies des neiges traversant les cieux par milliers, c'est à couper le souffle.
Je pense que d'autres lecteurs pourraient trouver ce livre un peu lassant, justement à cause de toutes les descriptions scientifiques sur les oiseaux migrateurs, mais je pense également que c'est là une belle leçon de volonté car l'auteur tente tout ce qui lui est possible pour arriver à ses fins.
Cela s'appelle de la passion, même si elle lui est arrivée par hasard.
C'est aussi beaucoup de ténacité et on aurait tort de le laisser au cours de son périple, au milieu de paysages grandioses et, à mon avis, c'est plutôt une lecture réservée aux amoureux des voyages, de la nature, de la faune et de la flore ainsi que de la liberté.
Le mot de la fin est donné par Rick Bass : « Un véritable trésor ».
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steppe
  03 juillet 2014
Je ne sais pas vraiment ce qu'il s'est passé avec ce livre. A priori tous les ingrédients susceptibles de me tenir en haleine et d'aiguillonner mes sens étaient réunis.
Un voyage, des animaux, une quête, du Texas au Canada, la quatrième de couverture me promettait un récit "nature writing" comme je les aime....
Hélas dès le début j'ai senti que ça ne le ferait pas et j'avoue que s'il n'avait pas été question de masse critique, j'aurais abandonné avant la fin.
Je m'attendais à un tableau intimiste, mêlant introspection et découverte, exaltation et renaissance, l'auteur décidant de suivre le périple effectué par les oies sauvages après une longue maladie.
Mais William Fiennes malheureusement ne fait qu'effleurer les raisons profondes qui l'ont poussé à partir. Et j'ai eu dès le départ la vision d'une barrière qu'il mettait entre nous et lui.
Il dit comment sa maladie et la relecture d'un livre sur les oies ont initié son voyage mais il reste en surface. Il parle du besoin de partir, de découvrir, d'avoir un but. Et de la nostalgie aussi, -autrefois associée au mal du pays et considérée comme une pathologie réelle-. Nous avons alors droit à de nombreuses citations d'auteurs experts en la matière.
Et je crois que c'est là l'un des principaux aspects du livre à m'avoir posé problème. Il utilise la voix des autres pour parler de lui. Quelque soit le sujet....
Mal du pays ? Relation et citations de médecins aillant étudié le problème.
Vie des oies sauvages ? extraits de manuels d'ornithologie, récit d'expériences faites par d'autres que lui.
Anecdotes, humanité ? toujours à travers la vie de tiers rencontrés au court du voyage.
Très peu de personnel au final.
J'ai souvent eu l'impression de lire un manuel scolaire. Même les dialogues sont très académiques, limite ennuyeux. Sans rythme ni émotion.
De tous les personnages rencontrés, seuls l'amoureux des trains m'a véritablement charmée.
Pour les autres il s'agit d'interminables descriptions de leurs tenues, d'un récit sans saveur de leurs vie ou expériences. Ici aussi une barrière.
Pas un soupçon d'émotion ou à peine esquissé, et déjà la page est tournée.
Mais on apprend plein de choses sur la construction d'une cabane - toujours grâce aux écrits d'un autre-, sur le curling, sur les trains.....

Alors, restait le côté nature writing du livre et la promesse de belles envolées grâce aux magnifiques régions traversées. Mais même là, ce ne fut qu'un pétard mouillé. de longues énumérations de plantes diverses, d'oiseaux, de conditions atmosphériques, toujours sans un souffle, sans ivresse.
Bref, vous l'avez compris je me suis terriblement ennuyée à la lecture de ce livre.
Mais je suis sévère et quand même, je dois souligner la mine de renseignements concernant les oiseaux, la flore, et le mystère de la migration des oies entre autres.
Une belle ouverture sur le voyage et le retour chez soi. Ne part-on que pour revenir ?
Tout comme pour ces animaux migrateurs, l'éternel retour est-il pour nous condition d'équilibre et de pérennité ? Et l'instinct dans tout ça ?
Ça aurait mérité là aussi un traitement plus en profondeur.
Pour conclure, William, lâche-toi. Mets à bas les barrières et reviens nous raconter cette histoire comme je suis sûre que tu l'as vécue, avec passion et émotion.
Cesse de regarder les autres comme un moyen de te détourner de toi, de NOUS détourner de toi. J'attendais une telle fièvre, tant de frissons en anticipant ta rencontre avec ces fabuleuses oies sauvages, je suis hélas restée au bord de la route. Ta plume est habile et serait mieux utilisée à sortir du coeur plutôt que de divers manuels.
Un grand merci toutefois à Babelio et aux éditions Hoëbeke, pour cette mine de renseignements sur la migration des oies sauvages. La sauce n'a pas prise mais je ne doute pas de la sincérité de l'auteur.
Peut-être plus tard.....
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Cacha
  28 novembre 2015
Un jeune homme, convalescent dans la maison familiale, retrouve un roman qu'un professeur lui a lu quand il était plus jeune : "L'oie des neiges". Il se met alors à parcourir le territoire des Etats-Unis, du Sud au Nord, en quête des oies des neiges en particulier et de plusieurs oiseaux migrateurs américains en général.
C'est un beau récit de reconstruction mais la part faite à la publicité pour certaines marques dans ce livre est de trop.
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ivredelivres
  11 mars 2015
Comment nait une passion chez un homme ? Parfois totalement accidentellement.
William Fiennes (pour les curieux oui oui c'est le cousin des Fiennes acteurs) fait de nombreux séjours à l'hôpital il lit beaucoup. Il tombe sur un livre d'enfant, lu il y a bien des années : l' Oie des neiges.
Ce livre va activer en lui une envie forte, « J'ai imaginé une quête, un vol : un voyage avec les oies des neiges jusqu'à l'océan Arctique »
Pour un convalescent voilà bien un programme un peu intrépide mais son envie est très forte.
Au printemps et à l'automne des milliers d'oies entament leur long voyage entre Golf du Mexique et la Baie d'Hudson. Ce sera donc notre chemin.
Nous allons tel Nils Holgerson suivre les oies des neiges et entrer dans un monde où les oiseaux sont les rois.
William Fiennes va utiliser des moyens de transport variés du bus Greyhound en passant par le train et la voiture. Il tente de ne jamais lâcher les oies des yeux et pour cela passe parfois plusieurs jours en un lieu comme au bord du Sand Lake.
Au fil des kilomètres il croise des passionnés d'ornithologie, des serveuses de bar, Eléonor et sa chambre d'hôte, Michael du Fish and Wildlife service qui « savait exactement dans quel ordre tout ce monde ailé reviendrait au printemps », et son carnet de voyage s'enrichit des ses rencontres, d'anecdotes, de réflexions, de données scientifiques.

Quand le voyage s'étire un peu trop il est atteint de nostalgie et c'est l'occasion pour lui de faire des parallèles avec la migration des oiseaux et leur envie de voyage et de retour en alternance. Les migrations des oiseaux ont toujours fasciné les hommes.
Les paysages sont magnifiques, l'hiver s'efface petit à petit pour laisser place à un printemps tardif au fur et à mesure de la montée vers le nord.
Livre de passion et de savoir. William Fiennes le solitaire nous restitue de façon vivante un monde magnifique et il nous fait participer à son errance, à celle de ces oiseaux majestueux qui sillonnent le ciel par milliers.
Ce livre va aller rejoindre Rick Bass et Dan O'Brien dans ma bibliothèque
Lien : http://asautsetagambades.hau..
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veroherion
  26 mai 2016
Des milliers d'oies des neiges, du Texas à la péninsule de Foxe prennent leur envol sous le regard émerveillé et passionné de William Fiennes.
C'est un magnifique périple contemplatif que l'auteur nous offre là, dans des paysages de glaces fondues, de neiges et de vent, de marais et de lacs avec toujours, le départ des oies, leurs caquètements assourdissants ou leur arrivée au loin.
On entend le bruit de leurs ailes, on attend de les voir apparaître et on voit enfin cette immense vol en V ondulant.
William Fiennes voyage à leur rythme, en fonction de la météo, il explique la migration et ses mécaniques avec précision, il donne envie de scruter le ciel.
On attend avec lui.
Il y a donc les oies mais aussi les hommes et les femmes qu'il rencontre, qui lui parlent, qui racontent un bout de leur histoire, l'aident parfois, souvent.
Il y a le trajet en bus ou en train, les chambres dans lesquelles il séjourne.
Et en toile de fond, malgré tout, la nostalgie de la terre natale, du connu rassurant.
William Fiennes n'est pas un baroudeur, aventurier qui n'a peur de rien.
Il est juste lui-même avec son besoin d'aller de l'avant pour laisser derrière lui cette maladie qui l'a terrassé, effrayé et dont il parle peu.
Il s'éloigne donc, prenant pour prétexte cette migration des oies et sur la route, il se découvre doucement, avec pudeur et simplicité.
Ami rêveur, ami contemplatif, ce livre est pour toi.
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critiques presse (1)
Telerama   22 juin 2016
Un long voyage entre le golfe du Mexique et la baie d'Hudson, dont se nourrit ce livre rédempteur où émotion et méditation se mêlent.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
nadiouchkanadiouchka   19 août 2018
Des panneaux de signalisation sortaient du brouillard comme des souvenirs à demi oubliés. Beaucoup d’entre eux portaient des noms de villes anglaises : Bath, Bristol, Andover, Stratford. Les émigrants avaient voyagé avec leus noms propres, comme s’il s’agissait d’effets personnels. Tous ces noms étaient des traces de la mère patrie.
LES OIES DES NEIGES ARRIVENT ! Le lendemain matin, la une de l’Aberdeen American News annonçait que plus de trois cent cinquante mille oies étaient arrivées au Sand Lake National Wildlife Refuge, un parc naturel national au cours des dernières vingt-quatre à quarante-huit heures. Je n’en revenais pas : j’étais arrivé dans le Dakota du Sud le même jour que les oies !
P.129
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nadiouchkanadiouchka   31 mai 2017
Les aigles, a dit Rollin, ma foi, les aigles sont en haut de la hiérarchie. Les rois de la montagne. Ils ont une vision incroyable. On pense qu’elle vaut deux fois et demie la vôtre ou la mienne. Le sens de la hiérarchie est extrêmement développé chez les aigles.
P.145
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nadiouchkanadiouchka   22 mai 2017
Vous vous intéressez aux oies ? A demandé Michael.
- Aux oies des neiges. J’arrive tout juste du Texas. J’essaie de suivre les oies des neiges de leurs zones d’hivernage à leurs aires de reproduction – je m’efforce de rester en contact pendant leur migration de printemps.
- Ah bon ? C’est costaud, ça. Vous comptez aller jusqu’où, vers le Nord ?
- Jusqu’à la baie d’Hudson. Peut-être même l’île de Baffin. P.133
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nadiouchkanadiouchka   29 mai 2017
C’est beau, hein, cet endroit ? C’est comme ça que j’imagine la région, dans l’ancien temps. Pas d’arbres. Rien que des prairies et des marécages, de la James River à la Missouri River. Les feux de prairie, les bisons et le vent, pour empêcher les arbres de s’implanter.
P.171
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nadiouchkanadiouchka   21 juillet 2017
Pour la première fois, le voyage que j’avais entrepris était une source de frustration. Sur les cartes, le vol des oies des neiges du golfe du Mexique jusqu’à la baie d’Hudson et l’île de Baffin formait un arc parfait , ininterrompu, suivant la courbe du temps d’une saison à la suivante.
P.153
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Videos de William Fiennes (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de William Fiennes

MP 2014-06-20-001-003048BDD2D9.mp4
Payot - Marque Page - William Fiennes - Les oies des neiges.
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