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ISBN : 9782360540181
Éditeur : Le Mot et le reste (01/01/2011)

Note moyenne : 4/5 (sur 7 notes)
Résumé :
Ce texte de Mary Austin est l’un des grands classiques de la tradition américaine de nature writing et les critiques de son temps ont comparé sa sensibilité à l’environnement à celles de Thoreau et Muir. Sa célébration de la beauté du désert la place dans toute une lignée d’écrivains américains qui, de John Van Dyke à Edward Abbey, ont fait porter sur ces régions un regard à contrecourant du désir d’exploitation indissociable de l’histoire de l’Ouest américain. Se t... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
cardabelle
  23 avril 2016
Ce classique américain de nature writing fort bien traduit par François Specq ,est une ode magnifique à la beauté sauvage du désert du Sud Ouest des U. S.
Mais, c'est aussi une oeuvre empreinte de réalisme qui, par son intensité ,va contribuer à stimuler la conscience écologique de chacun et à défendre la cause environnementale,mais comme tous ces fous du désert, la magie du lieu l'a elle aussi happée et,bien qu'elle ait cherché à transmettre des connaissances scientifiques,elle partage volontiers ses pensées philosophiques, spirituelles, poétiques...
"Alors que pour beaucoup il s'agit d'un territoire simplement brûlé par le soleil et dépourvu de vie,cruel et inhospitalier,Mary Austin lui insuffle une vie extraordinaire..."( François Specq ).
Beau texte donc.
Et, le traducteur conclue ainsi sa préface: "Mary Austin constitue ...un trait d'union essentiel entre ses devanciers Henry David Thoreau, Susan Fenimore Cooper et John Muir et ses successeurs Aldo Léopold, Edward Abbey, Annie Dillard ou Terry Tempest Williams.
Avec John C van Dyke (dont le Désert parut en 1901), elle inaugura une tradition d'écriture du désert toujours vivante aujourd'hui, qui voit en celui-ci non un lieu de désolation mais de vision.....la voix et le regard si particuliers de Mary Austin intégrant parfaitement écologie et esthétique en même temps que sensibilité aux communautés humaines, furent pionniers."
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ivredelivres
  01 mars 2011
Un mot de l'auteur Mary Austin d'abord car son nom n'est pas connu en France, auteur prolixe, théâtre, nouvelles, c'est ce récit publié en 1903 qui l'a fait connaître et en a fait le chantre de la nature à l'égal de John Muir ou Thoreau, elle fut amie avec Willa Cather et Jack London.
C'est le désert qui est ici au coeur du livre, Mary Austin aime le désert car dit-elle « Pour tout ce que le désert prend à l'homme il donne une contrepartie, des respirations profondes, un sommeil profond et la communion des étoiles. Il nous vient à l'esprit avec une force renouvelée, dans les silences de la nuit »
14 courts chapitres initialement écrits pour les journaux qui vont vous faire parcourir le désert des chercheurs d'or, celui où des fables nourrissent l'imaginaire, vous pourrez répérer les sentiers qui mènent aux sources, admirer « cinquante sept busards, un sur chacun des cinquante sept poteaux de clôture du ranch El Tejon, par un matin de septembre favorable au mirage »
Vous enfoncer sur les terres des indiens shoshone « le pays du mouflon, du wapiti et du loup. »
Tout est prétexte à émerveillement pour Mary Austin, tenez par exemple, le pré de son voisin, convoité, échangé, acheté, revendu, traversé d'un ruisseau, il finit un peu abandonné, la nature reprend ses droits « il est intéressant de voir cette reconquête d'un ancien territoire par les plantes sauvages que l'homme a bannies ». le pré change de couleur au gré des saisons « Depuis le coeur de l'été jusqu'aux gelées la note dominante du pré est l'or clair, tournant à la teinte rouille de la bigelovie sur le déclin, une succession de couleurs plus admirablement réglées qu'un changement de décor au théâtre ».
Canyons, sierras, mesa, sentiers sont son domaine mais les histoires des hommes aussi tels ses gardiens d'écluse en un pays où l'eau est un trésor. Attentive à la beauté, l'auteur observe et note avec précision en naturaliste passionnée. Ses récits dégagent une grande poésie, un certain lyrisme et un immense amour pour ce pays « de rivières perdues, où il n'y a pas grand-chose à aimer ; et pourtant un pays vers lequel on ne peut que revenir une fois qu'on l'a jamais visité. »
Ecoutez son appel : « Venez donc vous qui êtes obsédés par votre importance dans l'ordre des choses, et qui ne possédez rien qui n'ayez obtenu sans peiner, venez par les sombres vallées et les collines charnues, jusqu'au pays des jours paisibles, et faites vôtres la générosité, la simplicité et la sereine liberté. »
François Specq traducteur et préfacier dit du livre « magnifique célébration de la beauté sauvage », si vous aimez Edward Abbey ou John Muir, si Walden est un livre important pour vous, si vous avez aimé Elisée Reclus et son Histoire d'un ruisseau, alors le pays des petites pluies ne vous décevra pas.
Lien : http://asautsetagambades.hau..
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nathalie_MarketMarcel
  16 septembre 2015
Petit livre très dense : un trésor.
Austin s'attache à détailler toute la diversité des existences de la faune et de la flore au fil des saisons, les altitudes, les climats... Elle en montre toute la richesse et l'originalité et présente surtout les interactions entre les modes de vie de chacun, entre une herbe et un rongeur, un oiseau et une certaine heure du jour. Ce territoire est observé à hauteur de musaraignes ou de petits oiseaux : les sources, la moindre goutte d'eau, les sentes dans l'herbe, les bruits des plantes qui poussent, le son de la rivière. La vie est passionnante vue d'en bas !
S'il s'agit de textes plutôt contemplatifs, l'auteur désigne les plantes par leur nom scientifique et leur nom populaire, mais toujours avec une précision originale. Pas d'évocation poétique et rêveuse, mais une description au plus près du réel. Quant à la toponymie, Austin choisit volontiers les noms indiens ou mexicains, aux dépens de l'américain, y trouvant sans doute une plus grande vérité.
J'ai adoré cette lecture, apaisante, pleine d'humanité. On n'est pas dans l'amour béat et naïf pour la nature, mais dans une connaissance documentée par l'expérience et les anecdotes. Austin sait la vertu des petits insectes affairés, donne la préférence à telle montagne ou telle rivière. Elle vit ce territoire et raconte aussi l'histoire de ses habitants, humains ou non.
Lien : http://chezmarketmarcel.blog..
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
cardabellecardabelle   23 avril 2016
L'homme est un grand maladroit lorsqu'il se déplace dans les bois et aucune autre créature à l'exception de l'ours ne fait autant de bruit.Ainsi largement prévenu à l'avance,il faudrait vraiment être un animal fort stupide,ou alors très intrépide,pour ne pas rester sagement caché.Le plus malin des chasseurs est à son tour chassé et ce qu'il laisse de sa proie devient nourriture pour un autre.Telle est l'économie de la nature,mais avec tout cela on ne prête pas assez attention à l'oeuvre de l'homme.Il n'y a pas de charognard qui mange les boîtes de conserve et nulle créature sauvage ne laisse de telles souillures sur le sol de la forêt.
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nathalie_MarketMarcelnathalie_MarketMarcel   16 septembre 2015
L’origine des cours d’eau est comme celle des pleurs, claire pour l’esprit mais mystérieuse pour les sens. Ils s’y affairent sans cesse, mais on les prend rarement sur le fait. Ici dans la vallée, l’eau ne s’arrête jamais, même à la saison où ce pingre de gel lui compte le droit d’être en mouvement. Elle met à profit l’heure du midi et tinte délicatement toute la nuit sous la glace.
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ivredelivresivredelivres   01 mars 2011
Venez donc vous qui êtes obsédés par votre importance dans l’ordre des choses, et qui ne possédez rien qui n’ayez obtenu sans peiner, venez par les sombres vallées et les collines charnues, jusqu’au pays des jours paisibles, et faites vôtres la générosité, la simplicité et la sereine liberté.
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nathalie_MarketMarcelnathalie_MarketMarcel   16 septembre 2015
Au milieu du désert, où le bétail est absent, il n’y a pas de charognards, mais si vous vous enfoncez suffisamment loin dans cette direction vous avez toutes les chances de sentir sur vous l’ombre de leurs ailes relevées. Rien de la taille d’un humain se déplacer inaperçu dans cette contrée et ils savent très bien comment cette terre traite les étrangers. On peut trouver là des indices de la manière dont un territoire impose de nouvelles habitudes à ceux qui l’habitent.
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ivredelivresivredelivres   01 mars 2011
Pour tout ce que le désert prend à l’homme il donne une contrepartie, des respirations profondes, un sommeil profond et la communion des étoiles. Il nous vient à l’esprit avec une force renouvelée, dans les silences de la nuit
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