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Critiques sur Le livre perdu de Léonard De Vinci (18)
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Kirzy
  28 avril 2019
La couverture, le titre, la quatrième de couv' te feront immédiatement penser à un énième avatar, plus ou moins poussif, du Da Vinci Code.
Ne pas se fier aux apparences ! car ce n'est absolument pas le cas, et tant mieux je dirai ( en tout cas pour moi , je suis loin d'être une fanatique de Dan Brown ).

Pourtant, on a bien une enquête, celle menée par Léonard de Vinci et son ami dominicain, le célèbre mathématicien Luca Pocioli, pour retrouver de précieux manuscrits byzantins volés suite à un meurtre ; on a bien un code ( mathématique, autour du nombre d'or ) à décrypter pour y accéder ; on a bien un – très léger – fil ésotérique autour d'une société secrète néo-platonicienne.

Mais nous sommes là dans le registre du prétexte car cette enquête est finalement menée de façon très décousue, au fil des années, et manque de rebondissements permanents habituels. Si vous souhaitez livre avant tout un thriller / polar historique, vous n'y trouverez pas votre compte.

En fait ce qui intéresse cet auteur italien d'une profonde érudition, c'est le registre historique. le passionnant de ce roman réside dans le portrait sensible et vivant de Léonard de Vinci dont on découvre le quotidien et le travail sur une dizaine d'années : son intérêt pour la dissection et l'anatomie ; sa passion pour les mathématiques considérés comme une syntaxe du monde imprégnant toute la matière et l'âme de l'univers ; les affres de la création lorsqu'il doute laborieusement sur la conception d'une oeuvre ; son immense curiosité et goût de la vie :

« Peindre était pour lui maintenant une fatigue surhumaine. C'était à cause de sa méthode, qui rendait longue et pénible chacune de ses entreprises. Devait-il par exemple représenter un détail ? C'était le début d'une nouvelle enquête sur la nature. Et peindre un bras dans une certaine position ? Il se mettait à étudier l'anatomie : les os, les tendons, les muscles, les veines et les artères, les nerfs du bras. Mais chaque observation suscitait une kyrielle de questions, et chaque question une kyrielle de questions, et chaque question, une nouvelle recherche. La façon dont se meut le bras lui suggérait des treuils et des poulies, la machine humaine faisait naître dans son esprit des projets de nouveaux engins mécaniques. Jusqu'à la question suprême : l'âme. Tu peux refaire des machines artificielles semblables à celles dos et de tendons du corps humain, mais après, c'est à pleurer, parce que ces engins ne bougent pas. Comment insuffler une âme les machines qu'il concevait ? Il allait parfois sur les bords de l'Arno et restait des heures à contempler les mouvements de l'eau, les vagues, les tourbillons, les courses vertigineuses entre les nouveaux avoirs et les ruines des vieux foulons abandonnés. Il essayait de se faire une idée de la consistance des fonds d'après les mouvements de la surface, de deviner la présence de grandes masses sous l'eau à la fréquence des bulles, au dessin des ondulations à la surface de l'eau ».

En fait, j'ai lu équipée de mon téléphone pour avoir sous les yeux tous les tableaux évoqués et profité des explications données par l'auteur : la Dame à l'hermine, la bataille d'Anghiari, la Vierge l'enfant Jésus et sainte Anne, la Belle ferronnière et bien évidemment la Cène, fresque peinte dans le couvent de Santa Maria della grazzie à Milan ( l'oeuvre la plus décrite dans le livre ). Un vrai plaisir !

Mon téléphone m'a pas mal servi aussi pour bien appréhender le contexte historique. Francesco Fioretti est un sacré érudit et nous plonge dans une époque tourmentée ( 1495 – 1505 ) fort complexe après la période pacifique de Laurent le Magnifique ( Florence ) et Ludovic Sforza ( Milan ). Les grands princes italiens se font la guerre sur fond de tensions avec la papauté d'Alexandre VI Borgia, les rois de France Charles VIII puis Louis XII en profitant pour revendiquer royaume de Naples et duché de Milan. On en croise des personnages, de Savonarole à Machiavel en passant par le condottiere César Borgia ou Michel Ange et Raphaël.
C'est très pointu, touffu, résolument passionnant , rendant la lecture exigeante.
On referme ce livre avec la sensation de s'être empli d'art et d'histoire. Très envie, du coup, de lire le précédent roman de cet auteur, Dans le miroir de Caravage !
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Aelinel
  08 mai 2019
Lorsque j'avais vu ce roman sur la newsletter des éditions Hervé Chopin, j'ai croisé les doigts pour qu'Agnès Chalnot (que je remercie au passage ainsi que la maison d'édition pré-citée pour l'envoi du livre) me le propose en service presse. Quelle ne fut pas ma joie lorsque ce fut le cas, attendant impatiemment de recevoir l'ouvrage et de me jeter dessus! Ce n'est plus un secret pour vous mais j'adore Leonardo da Vinci et avec les 500 ans de sa mort, le 2 mai dernier, j'espérais la sortie d'un grand nombre de parutions sur lui ainsi que des expositions. Malheureusement, le livre perdu de Léonard de Vinci de Francesco Fioretti a été une telle déception que – chose rare – je l'ai abandonné au bout de seulement 70 pages…

Leonardo da Vinci et son apprenti Gian Giacomo Caprotti surnommé Salaï sont à la Cour du duc de Milan, Ludovico Sforza, depuis plus de quinze ans. En effet, en 1482, Lorenzo il Magnifico de Florence avait décidé d'envoyer l'un de ses meilleurs artistes à son homologue milanais afin qu'il travaille pour lui tout en espérant ainsi entretenir des relations privilégiées. Mais, Leonardo a vu là l'occasion de se faire reconnaître comme ingénieur et dans une lettre adressée à Ludovico, il décide de se présenter comme tel. Aussi, lorsqu'en 1496, le frère et mathématicien Luca Pacioli arrive à la cour du Duc, Leonardo brûle d'envie de le rencontrer. Les deux hommes se lient d'amitié et décident d'un projet commun en mathématique. Mais, ce dernier est vite perturbé par le meurtre d'un moine dans le monastère où Pacioli résidait ainsi que par le vol de textes byzantins d'un intérêt inestimable…

Alors, 70 pages me direz-vous, c'est bien peu pour juger d'un livre. Et vous avez parfaitement raison mais lorsque vous vous surprenez à pester à voix haute, je pense qu'il est temps d'arrêter. Et je dois dire que ce livre m'a autant exaspéré sur le fond que sur la forme :

Sur la forme, je n'ai pas du tout accroché au style littéraire. Je ne sais pas si c'est l'écriture de Francesco Fioretti qui est cause ou celui de sa traductrice Chantal Moiroud mais, je citerai deux exemples :
– l'emploi de mots anachroniques comme « minimaliste » (p. 60) pour qualifier l'ameublement très simple d'un franciscain ou « hallucinogène » (p. 65) afin de désigner l'état d'un moine après un long traitement au pain et à l'eau. J'avoue que cela m'a un peu gêné dans ma lecture d'autant plus que ce vocabulaire m'apparaît très étrange dans un contexte de XVème siècle.
– l'emploi de mots redondants. Je vous citerai surtout celui-ci qui m'a le plus marqué :

« Mais ce sont des cadavres desséchés, marqués par la faim ; celui-ci au contraire, est un étranger mort de mort violente, pour une fois, un organisme en pleine force physique. (P. 67) »

Admettons que le texte original fasse mention de ces deux mots mais en français, cela sonne plutôt mal. Pourquoi ne pas avoir mis « celui-ci au contraire, est un étranger qui a succombé à une mort violente »?

Ensuite, j'ai trouvé l'intrigue peu subtile. En effet, Francesco Fioretti introduit de trop très nombreuses descriptions :
– du décor comme celle de l'atelier de Leonardo par Pacioli et notamment l'inventaire de tous les objets qui se trouvent sur les tables (p. 45).
– de tableaux du peintre comme La Vierge aux Rochers (p. 46). D'ailleurs, à ce propos, j'ai regretté que Francesco Fioretti ne fasse que la description de ce tableau ; au contraire, j'aurais trouvé plus intéressant qu'il en fasse une interprétation.
– de concepts mathématiques trop nébuleux pour moi comme les figures géométriques d'Euclide (p. 63).
Non seulement ces descriptions cassent le rythme du récit mais elle l'appesantissent. J'ai trouvé cela vraiment dommage.

Enfin, les personnages ont des réactions qui me sont apparues peu naturelles. Par exemple, lorsque Pacioli annonce le meurtre du moine à son ami Leonardo, ce dernier part dans des réflexions complètement fantaisistes qui n'ont rien à voir avec le propos de départ :

« (Luca Pacioli)
– Maître Léonard, je vous le dis, mais je vous prie de n'en parler à personne. (…) Il y a eu un crime, dans une autre cellule qui donne sur le même couloir : un confrère Edigio de Rimini (…) a été trouvé mort dans sa cellule, frappé de deux coups de poignard par un visiteur inconnu. Il a été agressé par-derrière, quand il rentrait dans sa chambre, l'homicide lui a fermé la bouche et dans un même geste, il l'a poignardé dans le dos le tuant instantanément, d'un coup violent avec une lame bien affilée, dans la nuque, à la base postérieure du crâne…
(Leonardo da Vinci)
– le siège de l'âme
– Que dites-vous?
– Non rien, répondit Léonard. C'est quelque chose que je pensais quand j'étais gamin, lorsque, avec mes camarades à Vinci, nous nous amusions à tourmenter les lézards ou les grenouilles. La grenouille dont on perfore la moelle sur le dos meurt sur le champ. Plus rapidement que si on la frappe au coeur ou dans n'importe quelle autre partie du corps. Plus tard, en découpant des corps humains, j'ai observé les nerfs qui en sortent. Ce n'est pas le coeur qui est le siège de l'âme sensitive, comme le dit Aristote. (P. 64-65) »

En conclusion, je n'ai pas du tout aimé ce livre et à l'issue d'un avis négatif, il est même très rare que je n'arrive pas à rééquilibrer mon propos grâce à quelques éléments positifs. J'ai trouvé cet ouvrage maladroit autant sur sa forme que sur le fond. Bref, je ne le recommande pas du tout. En revanche, si dans le cadre des 500 ans de la mort de Leonardo Da Vinci, vous souhaitez en savoir plus sur lui, je vous conseille les lectures de Léonard de Vinci de Serge Bramly ou Léonard de Vinci de Sophie Chauveau qui sont tous les deux excellents.
Lien : https://labibliothequedaelin..
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cyan
  23 avril 2019
(...)
Dans ce roman, il est donc question (un peu) de mathématiques et de géométrie, mais aussi d'Histoire (les Guerres d'Italie battent leur plein) et d'art (Léonard travaille sur sa célébrissime Cène au moment où commence l'histoire).

Le résumé laisse entendre qu'on va suivre une enquête où les personnages cherchent à retrouver à la fois un meurtrier et des manuscrits volés. Ce n'est pas vraiment le cas.

L'intrigue se déroule sur plusieurs années, les protagonistes voyagent à travers l'Italie au gré des guerres et de leurs travaux. Leur quête n'est pas au centre de l'histoire, mais sert plutôt de fil rouge à leur évolution. de temps à autre, ce fil rouge refait surface (j'avoue que parfois j'avais oublié jusqu'à son existence), pour se conclure en arrivant à la fin du livre, comme il se doit.

Malgré sa brièveté, ce roman est assez dense. Même si la part faite aux mathématiques est moindre, elles sont bien présentes et ça a vraiment été un écueil pour moi (ça n'en sera pas forcément un pour un autre lecteur, je suis vraiment réfractaire au dernier degré à tout ce qui s'en approche de près ou de loin ^^). J'avoue qu'après un moment, j'ai survolé ces passages, puisque de toute façon j'aurais pu les lire dix fois sans imprimer leur contenu.

Il y a également beaucoup d'explications sur le contexte historique. C'est nettement mieux passé pour moi, surtout que j'étais déjà familiarisée avec cette période. Beaucoup de noms sont cités, ce qui peut parfois être un peu indigeste. Mais comme l'auteur mêle à des évènements qui m'étaient déjà connus l'environnement artistique, je m'y suis sentie presque comme un poisson dans l'eau. Dans l'ensemble, l'intrigue semble davantage servir de prétexte à présenter cette période intense et riche historiquement et artistiquement plutôt qu'à offrir une véritable enquête. J'ai trouvé que c'était assez plaisant.

La plume est agréable, c'est vivant et il y a de l'humour. Pour moi qui n'avait lu sur le sujet que des points de vue français, ç'a été intéressant de découvrir tout ça du côté italien. Même si la période m'était déjà connue, j'ai appris beaucoup de choses et j'ai mieux appréhendé ce que pouvait être la vie des artistes à cette époque, puisqu'on suivait ici Léonard de près.

Dans l'ensemble, ma lecture a été agréable et instructive, bien que les considérations mathématiques et l'énumération de noms m'aient parfois un peu perdue en route. Je recommande si l'époque ou le personnage vous intéresse.
Lien : https://bienvenueducotedeche..
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Lalitote
  22 avril 2019
Si vous voulez en apprendre plus sur le personnage de Léonard de Vinci et vous confronter à tous ses centres d'intérêts, à sa vie parmi les nobles de la renaissance italienne avec en prime un meurtre à résoudre, se livre sera parfait pour vous. . L'auteur réussit parfaitement à nous plonger dans l'atmosphère de l'époque avec cette biographie historique. Vous y trouverez énormément d'informations sur le personnage en lui-même mais aussi sur les différentes théories mathématiques élaborées à l'époque et ceci grâce à son amitié avec le franciscain Luca Pacioli grand mathématicien. le travail de recherche et de documentation est intense et l'auteur a fourni un superbe travail qui m'a laissé admirative. le livre est entrecoupé de démonstrations mathématiques pointues qui en ce qui me concerne ont alourdi ma lecture. Les différents schémas sont certainement un plus, je n'ai malheureusement pas le niveau requit pour en apprécier les subtilités. Même le côté thriller n'a pas suffi à m'embarquer, l'intrigue s'étalant sur plusieurs années traîne en longueur et perd de son intérêt. Il y a aussi énormément de personnages, de quoi si perdre avec tous les noms à consonance italienne qui ont fini par se mélanger un peu dans ma tête. Les moments que j'ai le plus apprécié sont ceux passés au côté de Léonard où l'on ressent son intelligence, sa grande curiosité et son talent en tant qu'artiste peintre, sculpteur, architecte, philosophe, écrivain et plus encore. Un livre qui demande de la persévérance et si possible un intérêt pour les sciences et les mathématiques, faute de quoi la lecture peut paraître longue, difficile à suivre et pour tout dire rébarbative Je suis certaine que ce livre trouvera son lectorat, quand à moi je n'en ai pas tiré autant de plaisir qu'espéré. Bonne lecture.
Lien : http://latelierdelitote.cana..
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silencieuse1
  01 octobre 2019
Le roman retrace une période de la vie de Léonard de Vinci et plonge le lecteur dans une réalité historique avec de nombreux détails, dates, chiffres, anecdotes, personnages et j'en passe, qui ne rendent hélas pas la lecture facile et c'est bien dommage. Certes, le livre parvient à reconstituer le contexte historique de l'Italie de la Renaissance. L'auteur connaît bien son sujet ! On découvre ici non seulement un peintre reconnu, un inventeur de génie, mais aussi un homme qui souffre, qui doit vivre avec ses faiblesses et sans aucun doute, ses contradictions. Lecture à mon sens un peu compliquée, mis à part peut-être pour les historiens et les mathématiciens. L'amateur d'art sera probablement un peu déçu.
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diamelee
  02 juillet 2019
Léonard de Vinci, à travers les siècles, attise la curiosité. Qui est cet homme qui a réussi de si belles, de si grandes oeuvres? Quel genre d'artiste, de chercheur, de pionnier était-il? Était-il déjà reconnu à son époque ou l'a t-il été beaucoup plus tard? Francesco Fioretti nous emmène à la rencontre de cet homme de connaissances.
Au fil des pages, des chapitres, des mots, nous découvrons un homme d'une grande curiosité. Ce qui fera sa force. Nous découvrons une fresque de cette époque où les hommes étaient ouverts à la science, à la mécanique, à l'art sous toutes ses formes. Nous découvrons aussi comment Léonard de Vinci trouvait son inspiration et procédait pour peindre les personnages de la très réputée cène. Nous faisons la connaissance des prémices de ce qui augure les heures noires de la religion.
Le livre perdu de Léonard de Vinci nous peint une époque d'une grande richesse intellectuelle, scientifique et artistique. Cependant, une époque où les secrets abondaient et attisaient les convoitises. Des secrets qu'il fallait protéger au péril d'une vie. Léonard de Vinci le fit-il? Un récit intense qui nous plonge au coeur des mathématiques, des sciences, des calculs divers et variés (sudoku, entre autres). le livre perdu de Léonard de Vinci est un récit qui nous fait voyager dans une Italie de complots et de trahisons où de nombreux secrets sont peut-être inscrits dans le livre perdu de Léonard de Vinci.
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topobiblioteca
  17 avril 2019
La vie de Léonard de Vinci est si prolifique qu'il y a matière à imagination ! L'auteur est un habitué des thrillers ésotériques aux personnages célèbres. Dans le livre perdu de Léonard de Vinci, son dernier né, il nous plonge en plein coeur du cabinet de l'inventeur. Ce dernier est accaparé par son travail sur ce qui deviendra un de ses plus célèbres tableaux, La Cène, mais entre son imagination fertile et un mystérieux assassinat, il ne sait plus où donner de la tête. Une aventure dans les arcanes du pouvoir italien du 15eme…

Un thriller ésotérico-historique particulièrement bien mené ! Il s'agit là d'une intrigue complexe et travaillée. L'auteur fait intervenir différents personnages, ayant bel et bien existés ou tout simplement fictifs et leur prête les différentes opinions de l'époque afin de faire ressortir toutes les ambiguïtés de la société italienne du 15eme siècle. Un moyen fort pratique mais qui s'avère parfois complexe. C'est une lecture qui demande de la concentration et je ne la recommanderai pas à un débutant dans le genre. Néanmoins, le côté mathématique de l'affaire de l'assassinat est très académique. L'auteur insère dans les pages, les démonstrations de calculs et les différentes théories de de Vinci afin que le lecteur soit pris dans les méandres du cerveau complexe de l'inventeur en même temps que l'intrigue se livre sous ses yeux. Une façon de rendre la lecture active et participative, que je trouve particulièrement actuelle, pour un genre qui parfois peut être vu comme poussiéreux et peu avenant.

Plongez en plein coeur du cabinet de curiosité de Léonard de Vinci et décodez les mystères occultes, pour une aventure dans le passé palpitante et effrayante à la fois…

Je remercie Agnès Chalnot pour l'envoi de ce livre !
Lien : https://topobiblioteca.wordp..
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Actarus22
  20 octobre 2019
"... Je t'ai observé, et je t'ai admiré, dans les seuls moments où tu étais vraiment toi, et je t'ai vu spirituellement nu, comme tu ne l'es que dans l'acte de créer."
Cette phrase tirée de ce roman " le livre perdu de Léonard de Vinci" résume parfaitement ce que j'ai pu ressentir après en avoir tourné la dernière page. Alors qu'on fête cette année les cinq cent ans de la mort du génie florentin et que s'ouvre au musée du Louvre une exposition qui lui est consacrée, j'ai l'étrange sentiment après cette lecture passionnante de connaître plus intimement cet illustre personnage de l'Histoire. Francesco Fioretti, l'auteur de ce roman, accomplit ici - de part son érudition - un véritable tour de force. Il nous plonge avec un sens aiguisé du détail dans le quotidien du maître.
Le livre se découpe en deux parties. La première a en filigranne la conception d'une des oeuvres majeures du peintre : la Cène. Et l'on découvre alors quelles pouvaient être ses sources d'inspiration. On constate que Léonard était un observateur averti, où chaque détail était minuscieusement perçu puis retranscrit grâces à ses croquis. Par le regard des différents protagonistes du roman, on décrypte un certain nombre de ses oeuvres, comme l'homme de Vitruve. A ce sujet, on peut en lire en aparté entre les pages 89 et 92 une "déconstruction" mathématique. Faisant parler Léonard, l'auteur introduit ici la divine proportion et le théorème d'Euclide, démonstration à l'appui. Au cours de cette première partie a également lieu un assassinat et le vols de manuscrits byzantins d'une valeur inestimable pour les sciences mathématiques.
La deuxième partie est quant à elle axée sur la recherche de ces manuscrits volés avec toujours en toile de fond les intrigues politiciennes qui se nouent à la suite du décès de Laurent de Médicis, dit le Magnifique. L'auteur évoque aussi l'état du royaume français. Ce qui, implicitement, renvoie au destin de Léonard. Il naît à Vinci en Italie et meurt à Amboise, en France, dans les bras du roi François 1er.
Le livre est malgré tout nimbé de mystères, ce qui sied parfaitement à la personne de Léonard de Vinci ( écriture-miroir, codes...). Une note précède d'ailleurs le prologue, nous invitant à utiliser notre téléphone portable afin de résoudre une série d'énigmes dont le résultat donne un code nécessaire à l'ouverture d'un passage secret sur une application. Ceci a attisé ma curiosité mais je n'en dévoilerai pas plus ici. Je laisse le soin aux lecteurs de cette critique de découvrir ce qui en résulte...
Un livre brillant, passionnant, qui implique pleinement le lecteur, le rendant acteur. Je m'attendais à un roman proche de l'univers de Dan Brown, à la "Da Vinci Code", et j'ai été plus qu'agréablement surpris, captivé !! Un grand merci à Babelio et aux éditions Hervé Chopin ainsi qu'à Francesco Fioretti pour ce passionnant voyage. Et, on ne le souligne peut-être pas assez, mais le rôle du traducteur est capital pour être séduit par un roman étranger. Je tiens donc à mettre aussi en lumière le travail remarquable de Chantal Moiroud. Ce livre n'a fait que renforcer mon désir de me rendre prochainement avec mon épouse à Amboise, au château du Clos Lucé et peut-être au Louvre, dans les pas de Léonard de Vinci.
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hulkbuster
  04 août 2019
histoire un peu plate mais ma fait découvrir une parti de léonard de Vinci
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cereluna
  02 juin 2019
Je suis un peu déçu par ce livre qui me semblait prometteur.
Léonard de Vinci, les mathématiques, les sciences, l'art, des sujets qui m'intéressent . C'est pourtant bien écrit.Léonard de Vinci recherche un livre qui a été volé, pour ce faire il passe par plusieurs villes Italiennes et rencontre plein de personnages.
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