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Marie-Pierre Bay (Traducteur)Bernard Willerval (Traducteur)
ISBN : 2221102843
Éditeur : Robert Laffont (12/05/2005)

Note moyenne : 3.73/5 (sur 94 notes)
Résumé :
Un diamant gros comme le Ritz est unanimement considéré comme son plus grand recueil. Bienvenue dans l'Amérique des années folles, fascinée par le faste, le clinquant, les exilés millionnaires de l'après-guerre ou les luxueux rivages européens. Les vingt-sept nouvelles, écrites entre 1920 et 1940, qui composent ce livre nous offrent le plus émouvant témoignage sur la vie des écrivains américains, leur solitude et leurs deux démons, les femmes et l'alcool.
Et,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Bookycooky
  10 août 2015

Une longue nouvelle "fantastique" de Scott Fitzgerald.
John Hunger, fils d'une famille de la bourgeoisie locale de Hadés (Mississipi) est envoyé dans le meilleur lycée de la côte Est. Là ,il croise ,Percy Washington , beau jeune homme, distant,qui finira par le prendre en amitié et l'inviter à passer l'été avec sa famille à l'Ouest.Dans le trajet en train,Percy lui annonce soudain que son pére est l'homme le plus riche du monde et possède un diamant de la taille du célèbre hotel du Ritz.
C'est le début d'une folle épopée dans le monde de la richesse sans limites,aux descriptions saisissantes,aux confins du grotesque.
Désormais ,nous sommes dans un conte.Cette dimension fantastique, métaphore du rapport de l'homme à l'argent (qui connaît la vie de Fitzgerald peut y trouver des éléments autobiographiques), et de sa cupidité,sera vite rattrapée par la réalité.C'est là que réside tout l'intérêt de ce trés beau texte(v.o.).
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kuroineko
  16 juin 2017
Est réuni dans ce recueil un florilège de 28 nouvelles d'un auteur qui fascine autant par sa vie et sa personnalité que par son oeuvre. Elles ont été rédigées entre la fin des années 1910 et 1940.
Hormis la première histoire qui donne son titre à l'ensemble, les autres sont classées selon un ordre chronologique. Ce qui permet de ressentir à la lecture une évolution de l'écriture, des thèmes et du ton qui s'en dégage. le cadre contextuel est aussi clairement défini et rend les textes toujours plus intéressants. On se repère par rapport au premier conflit mondial et l'envoi des troupes américaines à compter de 1917. Viennent ensuite les Années folles et leur tourbillon de fêtes, d'argent, de folies. Jusqu'à ce que le krach de 1929 et la grande dépression qui s'ensuit sonnent la fin de cette ère d'insouciance.
Tout ça se retrouve dans le fil des nouvelles et de leur seconde moitié émane un côté plus sombre, plus amer voire cynique à l'occasion. L'alcoolisme y est très présent, rappelant la propension de l'auteur à abuser lui-même de la bouteille. Cette addiction conduit ses personnages au mieux à se couvrir parfois de ridicule, au pire à des drames et à des changements de vie drastiques.
J'avais beaucoup aimé son roman Gatsby le Magnifique. J'ai découvert au-travers de ces 28 nouvelles d'autres facettes de Francis Scott Fitzgerald. J'ai pris le temps de savourer chacun de ces récits et ce qui en ressort est une profonde admiration pour le talent de l'auteur. Il a cette capacité à dépeindre chaque instant avec un vocabulaire extraordinairement évocateur, plein de charme et comme éthéré. Ses récits de fêtes ont le tintement cristallin de deux coupes s'entrechoquant, le pétillant magique d'un champagne millésimé. Les femmes y prennent un caractère evanescent, diaphane, comme soulevé par le vent et se posant ici dans un bruissement soyeux.
Il plonge également avec art dans la psychologie de ses personnages, montrant leurs egos, leurs faiblesses que chacun s'efforce de masquer derrière des façades.
Et l'argent toujours: qu'il roule jusqu'à plus soif en une spirale dispendieuse ou qu'il vienne à manquer.
Des textes profondément envoûtants qui me donnent envie de découvrir encore plus ce magnifique écrivain.
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madameduberry
  09 novembre 2013
Selon moi un des auteurs américains majeurs. Romantisme, nihilisme, lyrisme,mélancolie, élégance des sentiments, critique lucide mais aussi jouissance débridée, conscience du chaos et course effrénée aux plaisirs pour oublier l'imposture. Ce beau et fier jeune homme de la génération perdue, entre le massacre de la dite grande Guerre et la Dépression, est un écrivain au style unique. Ses personnages aussi sont taillés dans le diamant. Une légende de la littérature, aussi flamboyant et fêlé que ses personnages. A l'aise dans les nouvelles, dont il est un des rois (avec l'anglais Saki, et Dorothy Parker, autre beautiful loser), celle qui donne son titre au recueil est construite comme un conte philosophique qui m'a sidérée, la première fois que je l'ai lue. La fin très ironique au fond évoque la cruauté de Saki.Scott Fitzgerald est aussi un très grand romancier, dont le style éclate particulièrement dans Tendre est la nuit, sans parler de Gatsby. Il est apprécié des lecteurs francophones (et lecteurs d'un éventail littéraire allant de Nerval à Stendhal, en passant par Balzac, Verlaine et Rimbaud, Radiguet, …) peut-être pour le côté romantique et dandy de son personnage, son regard transparent à la Rimbaud sur ses photos de jeunesse, sa sympathie pour les personnages mal à l'aise dans une société qui au fond ne veut pas d'eux.
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Kalliope
  26 septembre 2011
Je connaissais bien entendu les romans de Francis Scott Fitzgerald pour en avoir lus la majorité, mais je n'avais lu aucune de ses nouvelles, ce genre littéraire n'étant pas tellement ma tasse de thé. Quelle découverte majeure! Quel plaisir! Ayant toujours plusieurs livres - de genres différents - "en chantier", je pensais vraiment déguster cet ouvrage par petites touches, à raison d'une ou deux nouvelles par jour; et bien... je n'y ai pas tenu! Il FALLAIT que je poursuive ma lecture! J'ai donc dévoré cet ouvrage de bout en bout, d'une seule traite, dégustant comme du petit lait la "rencontre" avec chaque nouveau personnage. Cette espèce de mélancolie des "années folles", si lucide et parfois si drôle, m'a réellement enchantée.
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venividiosculavi
  13 juin 2017
Fitzgerald, figure de proue des années 20 américaines, nous livre ici une trentaine de nouvelles, colligées après sa mort en un volume unique. La jeunesse de l'époque, obsédée par la réussite sociale et financière, recherchait à toute vitesse et à tout prix le bonheur, en rupture avec l'austérité de la génération précédente. Il est donc beaucoup question dans ces textes d'argent, de mondanités et de relations amoureuses. Derrière cette façade élégante et frivole, percent pourtant l'angoisse de vieillir et la peur de ne pas réussir sa vie. Ces rêves de gloire et de fortune seront évidemment souvent déçus et il n'est pas question d'happy end ici. Les dix dernières nouvelles, écrites après la grande crise économique, sont plus noires (ce sont d'ailleurs mes préférées). L'écriture est claire et élégante, discrètement humoristique. A découvrir pour ceux qui ont aimé l'univers de Gatsby.
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
LiliGalipetteLiliGalipette   16 mai 2012
C’était un rêve dit John tristement. A présent je n’en suis plus si sûr. Peu importe, passons quelque temps à nous aimer , vous et moi, un an peut-être. C’est une forme d’ivresse divine que nous pouvons tous connaître. Il n’y a de diamants que sur terre, des diamants et peut-être aussi le pauvre pouvoir de la désillusion. Celui-là, je le possède et je n’en fais pas grand-chose.(…) C’est un grand péché que d’avoir inventé la conscience . Perdons la pendant quelques heures.
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kuroinekokuroineko   25 mai 2017
Dexter parcourait les rues, le soir, lorsque l'obscurité était aussi humide que la pluie, et il se demandait pourquoi sa joie de vivre, lui qui avait si peu vécu, l'avait si tôt quittée. Un an plus tôt, en mai, c'était le joyeux tourbillon émouvant, impardonnable et pourtant pardonné que Judy provoquait autour d'elle - un an plus tôt, en mai, il avait pu croire que Judy l'aimait. Il avait dépensé tout un trésor de bonheur en un rien de temps et pour des joies bien vite envolées. Il savait qu'Irène ne serait rien de plus qu'un rideau tendu derrière lui, une main qui déplacerait de belles tasses à thé, une voix appelant des enfants... les grandes joies et la beauté étaient parties, parties aussi les nuits magiques, et le charme des heures et des saisons... et les lèvres minces, retournées, tendues vers les siennes, et le portant mystérieusement dans le ciel de ses yeux... Oui, rien de cela ne l'avait quitté. Il était trop fort et trop vigoureux pour que le souvenir de Judy s'éteignît en lui sans soubresauts et sans peine.

Rêves d'hiver
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oiseaulireoiseaulire   24 septembre 2019
Nous sommes tous des gens bizarres, bien plus bizarres derrière nos visages et nos voix que nous n'aimerions à le laisser paraître - voire à le penser nous-mêmes. Quand j'entends quelqu'un se présenter comme "un brave type, honnête, moyen, franc", j'ai aussitôt la certitude qu'il est affligé de quelque tare bien définie, et peut-être affreuse, qu'il a décidé de dissimuler.
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kuroinekokuroineko   31 mai 2017
C'est à peine si l'on a le temps de commencer à décrire un individu que déjà il vous échappe : il devient un type. Malheureusement, quand on commence à décrire un type, on s'aperçoit qu'il devient... rien du tout!

Le garçon riche
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kuroinekokuroineko   19 mai 2017
A dix-huit ans, nos convictions sont des montagnes d'où nous regardons; à quarante-cinq, ce sont des grottes où nous nous cachons.

(Bérénice se fait couper les cheveux)
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Videos de Francis Scott Fitzgerald (28) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Francis Scott Fitzgerald
En 2005 a paru Dictionnaire égoïste de la littérature française , immense succès immédiat critique et public. Chroniqué par tous les médias en France et beaucoup même à l'étranger, ce livre qui n?avait pas d?équivalent a reçu cinq prix littéraires. Il est aujourd?hui devenu un classique.  Le Dictionnaire égoïste de la littérature mondiale est consacré aux littératures des autres pays du monde. Et non pas « étrangers ». Un article l?explique, l?auteur ne croit pas à la notion d?étranger, surtout en matière de littérature. Nous ne sommes pas seuls au monde, et aucun lecteur français n?a été constitué par l?unique lecture de livres français. de même, aucun lecteur n?est constitué par l?unique lecture des livres de son temps. Un lecteur est de tous les temps et de tous les pays. Et c?est ainsi que ce livre comprend aussi bien Eschyle (le plus ancien) que Gabriel García Márquez (le plus récent). Pour « égoïste », cela signifie que l?auteur ne parle que de choses qui, en bien ou en mal, l?intéressent, le passionnent, l?éveillent, et non à partir d?on ne sait quels canons de la littérature.  Le « DELM » comprend, comme son frère aîné, quatre types d?articles : sur des auteurs (Karen Blixen, Jorge Luis Borges, F.S. Fitzgerald, Yukio Mishima, Elsa Morante, Platon, Gertrude Stein?), des ?uvres ( Amant de Lady Chatterley (L?) , Guépard (Le) , Petit Livre rouge (Le)? ), des personnages (Ali-Baba, Lady Bracknell, Mademoiselle Else, le prince André, Arturo Ui?), des notions (« Bonheur », « Enterrements d?écrivains célèbres », « Imagination », « Verbes réfléchis »?). Il a, en plus, des « express » (« Esthétique Express », « Machiavel Express »?). On y retrouvera tous les grands noms célèbres, et on y découvrira des méconnus délicieux. On y trouvera un esthétique, et des anecdotes qui sont peut-être un peu plus que des anecdotes, comme Joyce en train de dicter Finnegans Wake à Beckett qui répond « entrez » à un visiteur, Beckett écrivant le mot par mégarde et Joyce lui disant : « Laissez. » Allègre, partial, drôle, sérieux, brillant, inattendu. Un livre qui donne envie d?en parler avec l?auteur. Venez converser avec Charles Dantzig...
En savoir plus sur le "Dictionnaire égoïste de la littérature mondiale" : https://www.hachette.fr/livre/dictionnaire-egoiste-de-la-litterature-mondiale-9782246820741
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