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ISBN : 2918541001
Éditeur : Homme Sans Nom (01/03/2011)

Note moyenne : 4/5 (sur 45 notes)
Résumé :

Aujourd'hui, vous partez pour Alamänder. Allez donc saluer Anquidiath, le demi-dieu enfoui sous la montagne, chatouiller les monstrueux poulpes de guerre, flâner parmi les épis du champ de blé carnivore ! Aurez-vous le cran de suivre Maek, jeune homme en quête d'une mythique école d'exécuteurs ? Serez-vous digne de devenir le disciple de Jonas, détective spécialisé dans les affaires criminelles magiques ? ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (31) Voir plus Ajouter une critique
Dionysos89
  04 février 2015
Aujourd'hui, on nous annonce que nous partons pour le monde d'Alamänder... Soit. C'est loin ? On peut en revenir à pattes ? Autant le dire tout de suite, ce n'est pas la porte à côté, ça fait une petite trotte déjà. Mais qu'à cela ne tienne, après tout, pourquoi cela ne vaudrait-il pas le coup ? Les éditions de L'Homme Sans Nom (HSN) ne vous disent rien non plus ? Après cette lecture, vous aurez sûrement, comme moi, l'envie d'en savoir plus.
T'sank, premier tome de la saga d'Alamänder, est un roman d'Alexis Flamand paru aux éditions HSN. Je ne connaissais ni l'un ni les autres, et bien c'était un tort heureusement réparé grâce à eux ! Posons le cadre : le monde d'Alamänder est riche d'une histoire complexe et touffue dont le T'sank n'est qu'une partie ô combien petite mais fort heureusement auto-contenue, malgré son caractère introductif.
En suivant une chronologie volontairement gommée au départ, nous suivons en parallèle deux personnages masculins à la destinée que nous sentons forte et liée. D'un côté, Jonas Alamänder reçoit la visite de militaires de Kung-Bohr, car son petit lot de terrain vient d'être annexé selon les termes d'un traité diplomatique ; de l'autre, le jeune Maek tente de s'acclimater, très difficilement en l'occurrence, à sa vie de paysans spécialisés dans la moisson de champs de blés aux griffes acérées et donc tueurs réguliers d'hommes venus les faucher. L'un comme l'autre doivent se lancer, contre leur gré mais avec la même fougue et le même intérêt pour le lecteur, dans une quête pour leur survie.
Au fur et à mesure du récit, les chapitres, au départ courts pour stimuler la narration et l'envie du lecteur, se font de plus en plus longs et développés pour expliciter bon nombre de situations complexes liées aux légendes du monde d'Alamänder. En effet, surviennent particulièrement régulièrement des extraits de traités mythologiques du monde d'Alamänder et des fragments de son histoire complexe. C'est ce noeud, créé entre une histoire qui nous happe progressivement et un arrière-plan vraiment fourni et construit, qui réussit son coup. À force d'avancer cette critique, je me rends compte combien il est compliqué d'en dire davantage tant le moindre pan de l'histoire soulevé avant de le lire pourrait gâcher la lecture.
Tout de même, précisons que sans être omniprésent, et ce serait sûrement de trop, l'humour bien senti est une dimension fondamentale de l'écriture d'Alexis Flamand. D'expérience, c'est toujours très compliqué d'écrire des dialogues foncièrement drôles qui ne tombent pas à plat ; ici, tout se tient et cela est probablement lié à comment l'auteur incorpore l'humour jusque dans sa dimension d'auteur, puisqu'il termine ce premier ouvrage en nous exposant une discussion entre lui et ses personnages, vus comme des acteurs, qui s'expriment sur la difficulté de jouer un individu de cet univers ou encore leur joie de renouveler l'expérience dans d'autres volumes.
Sans aller jusqu'à dire qu'il y a là un style extraordinaire (c'est juste que je ne me permettrais pas de juger ce genre de choses encore), nous pouvons tout à faire dire qu'il y a une « patte Alexis Flamand » et qu'elle m'a tout bonnement charmé pour son immersion et son décalage ! Si les notions autour du T'sank sont encore à construire dans l'imaginaire du lecteur, revenir dans cet univers ne peut être qu'un plaisir au vu de ce premier opus.
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pititecali
  18 mars 2014
Complètement sous le charme de cet extraterrestre de la fantasy bien barré ! J'ai adoré !

Mais... Mais... Mais ??!! Mais wahou, quoi !! Définitivement, je vais me battre bec et ongles pour soutenir les parutions de la maison d'édition de L'Homme Sans Nom, dont chaque ouvrage que je découvre s'avère être une sacrée pépite. Chacune dans son genre, il y en a pour tous les goûts, je vais de surprise en surprise et j'enchaîne les coups de coeur.
Le Cycle d'Alämander n'a pas fait exception. Après Rose Morte T1 et T2, après La dernière Terre T1 et T2, après le songe d'Adam, vous allez, Mesdames et Messieurs, sous vos yeux ébahis, voir se dérouler une nouvelle chronique enflammée par votre Cali décidément séduite.
Ma première impression concernant le T'sank, premier tome de la saga du Cycle d'Alamänder, - impression qui ne s'est d'ailleurs pas démentie jusqu'à la fin - fut : "Mais Vindjiou, qu'est-ce que c'est que cet extraterrestre ?!" En effet, ce roman mélange les genres, et avec une facilité et une fluidité vraiment hallucinante.
Le T'sank est en effet d'abord une saga de fantasy, avec son lot de magie, de héros charismatiques, et de créatures imaginaires, à laquelle s'ajoute un humour vraiment barré et loufoque, merveilleusement utilisé et qui se fond parfaitement dans le décor fantasy. Ce mélange curieux fonctionne admirablement bien. J'avais compris avant même de l'ouvrir que j'allais découvrir un ouvrage extrêmement original, rien qu'à la lecture du synopsis, et je ne m'étais pas trompée. L'imagination d'Alexis Flamand est sans bornes, et il ne se contente pas de reprendre les codes établis d'un genre, il met un peu de ci, un peu de ça, beaucoup de ceci, une pincée de cela, une recette à la louche, selon son intuition, son inspiration, et comme les plus grands chefs gastronomiques, il a eu bien raison de faire confiance en son "don", car nous obtenons au final un plat délectable. Une cuisine certes originale et peu conventionnelle, mais parfaitement bien dosée, voilà un restau dans lequel je reviendrai me régaler aussi souvent que possible ! Les saveurs sont prononcées, douces, avec ce qu'il faut d'épices, et on se délecte d'aromes qu'on ne rencontre nulle part ailleurs.
Je ne vois aucune raison qui pourrait pousser quelqu'un à ne pas aimer ce roman. Ou même à avoir une impression mitigée, car l'ensemble, ce mélange incongru et inattendu, est tellement bien réalisé qu'il ne peut que vous emballer.
Les personnages sont excessivement bien réussis et construits. Pas forcément attachants au sens où on l'entend, et pourtant, on les suit tous avec un plaisir continu, et je vous dirais même que je ne les ai pas vraiment quittés en refermant définitivement ce livre. Je me sens un peu encore comme si j'étais restée avec eux. Un indice important à mes yeux de la complicité que j'ai eu avec un roman.
L'histoire m'a complètement emballée, j'ai accroché dès les premières lignes, et jusqu'à la dernière. Chaque mot est à sa place, le texte est d'une grande qualité, particularité commune à tous les ouvrages de la maison d'édition. Les littéraires ne sont jamais déçus par les textes sélectionnés par Dimitri Pawlowski, le fondateur de la maison L'homme sans nom. Alexis Flamand est de la même trempe que les autres auteurs publiés par cette maison d'édition. le style est clairement très travaillé, réfléchi, intéressant, on se rend compte à quel point chaque terme, chaque virgule a été pesé, et placé là dans le but de fournir un ensemble fluide, (c'est le plus compliqué d'ailleurs, comme les figures de patinage artistique, de travailler autant pour un résultat qui semble aussi "facile") et nourrissant à la fois.
Chaque chapitre, d'une longueur étudiée pour n'être ni trop court, ni trop long, débute par un genre de "cours de la science de la magie", de magicologie en quelque sorte, qui place le lecteur dans une position d'apprenti assez sympa car cela nous aide à nous immerger encore un peu plus (pour ne pas dire complètement). Ces petits écarts pourraient paraître indigestes, car on a l'impression de ne pas tout comprendre, mais je crois que c'est le but recherché, nous faire comprendre que la magie, ce n'est pas si simple, et pas donné à tout le monde, mais le résultat d'un long apprentissage, d'un travail de tous les jours et de longues années de pratique. On ne nait pas mage, on le devient, et ce n'est pas donné au premier clampin venu.
Et j'ai été emballée comme ça jusqu'aux derniers mots, la postface, qui a achevé de me régaler. Elle se présente comme une table ronde de l'auteur avec ses personnages, la pose d'une sorte de "bilan" sur ce premier tome, en mode interview, et elle nous révèle plein d'élements qui nous donnent envie plus que jamais de poursuivre la saga et de dévorer le tome 2 au plus vite. Même si je n'ai pas eu l'impression que le premier opus se trouvait être un tome introductif, car il ne manque pas de piquant, de rebondissements et d'action, il semblerait qu'il soit néanmoins considéré comme tel par l'auteur, j'ai donc plus que hâte de découvrir la suite qui devrait donc encore plus m'entraîner dans cet univers loufoque que j'ai tant aimé.
Enfin, je ne peux achever ma chronique sans vous faire un petit passage sur l'humour déjanté dont Alexis a parsemé son livre. D'abord dans l'étrangeté de l'univers et la façon dont l'auteur s'adresse au lecteur, c'est délicieusement étrange, et saugrenu, et donc assez comique en lui-même, mais il y a également beaucoup d'humour plus direct, notamment grâce au duo du mage Jon et de son servant le démon Retzel, un petit couple de personnages que j'ai littéralement adorés et qui fonctionne à merveille. Leurs répliques sont géniales, et j'ai souri tellement souvent que mon mari a dû parfois se demander ce que je lisais, il est vrai qu'une fantasy plus classique ne prête pas autant à sourire, et là pour le coup, le mélange aventure fantasy et comique est tellement bien foutu qu'on se sent complètement à l'aise et embarqué, autant par l'univers, que le style, que les personnages.
Dans le détail :
- La couverture : Elle m'a emballée dès que je l'ai aperçue. Et il faut bien dire qu'en vrai, physiquement, quand on l'a dans les mains, on est complètement sous le charme. Elle est vraiment super bien réalisée, et je félicite Alexandre Dainche, l'illustrateur (dont le travail me plaît de plus en plus) pour ce travail d'une grande qualité, très imaginatif, et, après lecture, hyper représentatif du contenu. Encore une réussite !
- le style : Génial ! Plein d'humour et d'originalité, on n'en détecte pas moins le gros travail d'écriture qui a été réalisé, le phrasé est super beau, chaque mot est étudié et le résultat est parfait. le style colle parfaitement à l'histoire et à l'univers, porte parfaitement l'ensemble avec l'aisance de deux acrobates de porté aérien, c'est à dire qu'il se fait oublier au profit du reste, en étant fluide et intelligent, sans pour autant en devenir fade ou transparent. Il sert rééllement ce roman, et c'est juste beau quoi. le rendu final est parfait.
- L'histoire : Encore une fois, le mot d'ordre : originalité. Alamänder est une fantasy, mais vraiment, vraiment pas comme les autres. Au point que je le conseille à tous les lecteurs, même ceux qui sont assez peu amateurs du genre, car l'humour omniprésent transcende vraiment le genre, et permet de s'éloigner de ce qui pourrait paraître indigeste à certains. Les codes de base du genre sont respectés, une quête, voire même une enquête, pleine de magie et de créatures incroyables, de décors imaginaires sublimes, de grands espaces à conquérir et de dangers de toute sorte (les carnocéréales sont une invention de ouf de malade !), pour le reste, on s'éloigne beaucoup des clichés. Beaucoup beaucoup. C'est assez indescriptible en fait. J'ai peut-être un peu moins apprécié les passages concernant Maek, plus introspectifs car ce personnage est assez solitaire et difficile à cerner pour le moment, mais j'y ai néanmoins pris beaucoup de plaisir. Pour le reste du roman, c'est que du bonheur. On suit un groupe de personnages géniaux, dans une aventure palpitante.
- Les personnages : Oui, oui Ouiiiiiii ! Les persos sont une tuerie ! TOUS ! J'avoue avoir eu un gros gros faible pour le duo Jon/Retzel, le mage et son serviteur le démon, car l'humour est encore plus développé entre ces deux personnages, dans leurs dialogues et les situations auxquelles ils sont confrontés, ce fut un pur régal. Mais de toute façon, ils sont vraiment tous réussis, vraiment, les principaux comme les secondaires.
- L'édition : Comme pour les autres titres de la maison d'édition, c'est NIQUEL ! Parfaitement corrigé, un style très travaillé, une couverture du tonnerre, un chapitrage bien pensé, et un objet-livre qu'on est vraiment fier de voir trôner dans sa bibliothèque. Je suis conquise !

Bref, ce roman, premier tome d'une saga en 5 volumes, je vous le conseille ardemment. Vous passerez assurément un excellent moment, et je suis prête à parier qu'il sera coup de coeur pour bon nombre d'entre vous. C'est une réussite sur tous les plans ! Si vous hésitiez encore, j'espère vous avoir convaincus de vous décider, et si vous ne connaissiez pas, j'espère que ma chronique vous motivera à vous pencher sur cet ovni qui fut une magnifique surprise !
Cali
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Allison
  01 avril 2014
Tant de choses à dire sur cette lecture ! Je commencerais par le plus important : j'ai adoré. Une adoration totale et absolue à tous les niveaux, sans aucun point noir à l'horizon. le T'sank est un coup de coeur !
Le T'sank est le premier tome d'une saga de fantasy humoristique. Fantasy, c'est sûr, mais une fantasy différente de celles qu'on a l'habitude de lire. Comme le précise la quatrième de couverture, vous pouvez attendre longtemps de voir apparaître dragons et elfes dans ce roman, ici le bestiaire et la mythologie sont tout autres... Mais je m'en voudrais trop de vous en dire plus. le plaisir de la découverte est total et j'ai adoré le fait de me plonger dans un univers vraiment neuf, jamais vu et très rafraîchissant. Humoristique, c'est vrai aussi, et pas qu'un peu. J'ai souri et ri à de nombreuses reprises (pour ne pas dire tout le temps) l'humour étant constamment présent, que ce soit dans les dialogues savoureux ou dans les descriptions, ou bien les notes de début de chapitres.... et ce, de façon tout à fait naturelle, sans jamais perturber la fluidité du récit.
Je tiens vraiment à dire que fantasy et humour s'entremêlent si bien qu'on obtient une vraie histoire, avec des personnages crédibles et une intrigue en béton qui ne souffrent pas de l'humour constant, bien au contraire. L'humour est intégré au récit, ce n'est pas lourd, ce n'est pas suggéré, c'est ancré. C'est un roman très différent de ce que vous aurez l'habitude de trouver en fantasy. À plusieurs reprises, je n'ai pas pu m'empêcher de penser « Terry Pratchett adorerait ça ! » j'ai passé un moment très agréable à tous les niveaux, j'ai beaucoup ri, j'ai été passionnée par l'intrigue, j'ai aimé les personnages, j'ai été émerveillée par l'univers. Z'avez compris ? 100% coup de coeur !
Voilà, je pourrais m'arrêter là en vous encourageant à vous jeter sur cet extra-terrestre (je parle du roman, pas de l'auteur, un peu de tenue!) mais j'ai encore beaucoup de choses à en dire. À commencer par.... La couverture ! OUAHOU ! Alexandre Dainche est un génie, ça, on le savait déjà. Enfin, moi, je le savais, et maintenant, vous aussi. Mais là, il s'est surpassé. Sa couverture est très réussie, très belle, très esthétique et en parfaite harmonie avec le roman. le reste de la saga est tout aussi bien illustré et je n'ai aucune crainte pour les tomes à paraître, ce sera tout aussi bien. En un mot, j'adore !
Parlons un peu des personnages : Nous découvrons à la fois Jonas Alämander, mage questeur, accompagné de son démon de compagnie Retzel. Un mage questeur, c'est un détective qui enquête sur les affaires à caractère magique. Retzel, quant à lui, est un démon farceur du Troisième-Cercle-En-Partant-De-La-Gauche qui, je pense, cache bien son jeu. Inutile de préciser que ce duo m'a fait mourir de rire et ce dès leur premier échange. S'appréciant autant qu'ils se détestent, ils forment un couple très agréable à suivre, extrêmement attachant et bien sûr, bien sûr, très drôle !
Et parallèlement, nous faisons la connaissance de Maek, personnage moins drôle il est vrai, mais pour qui j'ai eu un coup de coeur instantané, qui n'a fait que se confirmer au fur et à mesure de ma lecture (triple rime!) (pardon pour ça). J'ai littéralement adoré les chapitres le concernant même s'ils permettaient à mes zygomatiques de se reposer, étant moins drôles que ceux à propos de Jonas. Mais le tout donne un équilibre parfait, un rythme idéal qui rend le roman superfluide. Par-fait !
La magie est très présente dans le T'sank, et Alexis Flamand a la bonne idée de faire accompagner Jonas, Jon pour les intimes, par un jeune passionné qui veut en apprendre autant que nous sur le sujet. On découvre alors la complexité de la chose et ne soyez pas étonnés de ne pas tout saisir : la magie, c'est difficile, et cela ne permet pas de tout résoudre d'un claquement de doigt, non plus. Mais je vous laisse apprendre tout cela par vous-mêmes.
Pour finir, je conseille ce roman à tout le monde, quel que soit votre style de prédilection. Il est accessible à tous, même aux non lecteurs de fantasy, car il dépeint un univers tellement nouveau et original que tout le monde y débarque sans savoir à quoi s'attendre, et s'y trouve très bien guidé. Aussi, c'est un roman extrêmement bien écrit, avec un style beau et agréable en totale adéquation avec l'histoire et les personnages. Un sans faute absolu.
J'ai déjà sorti les deux tomes suivant de ma PAL et ils seront lu dans le mois qui vient, c'est sûr. Je ne peux que vous encourager à vous jeter sur ce premier tome, et je suis convaincue qu'il vous plaira. Tentez le coup !
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Melisende
  07 avril 2013
Deuxième lecture du catalogue des éditions de l'Homme Sans Nom et deuxième découverte très agréable. J'avais tout d'abord été attirée par l'illustration de couverture et par la mention d'une fantasy humoristique dans la quatrième de couverture, et je n'ai pas été déçue ! Humour il y a et la couverture ne fait pas inutilement de l'oeil aux potentiels lecteurs.
Le T'sank est un premier tome certes introductif puisqu'il met en place le contexte et les personnages mais n'est néanmoins pas dénué d'une intrigue déjà « conséquente » et d'actions rythmant le récit. J'ai parfois noté quelques longueurs descriptives mais je sors tout de même de cette lecture plus qu'enthousiaste et achèterai la suite aux Imaginales, c'est sûr !
Après deux chapitres en prologue introduisant le Roi Ernst XXX et les problèmes rencontrés par Kung-Bohr, son royaume, le lecteur fait la connaissance du mage-détective Jonas Alamänder et de son « démon de compagnie » Retzel. C'est vraiment à partir de cette rencontre agitée que j'ai découvert tout le potentiel humoristique de cette histoire. Et si j'ai apprécié les chapitres dédiés aux aventures des autres personnages ; jusqu'au bout, ce sont ceux mettant en avant ce duo improbable que j'ai préférés.
En effet, tel un vieux couple se chamaillant sans cesse, Jon et son démon « mineur et minable » du « Troisième-Cercle-En-Partant-De-La-Gauche » offrent des scènes assez cocasses ; les premières retrouvailles auxquelles le lecteur assiste en disent long sur les possibles scènes futures. Très vite, ces deux inséparables sont rejoints par deux soldats de l'armée du Roi Ernst XXX, deux cousins qui viennent raser la maison du détective-mage, appartenant désormais au territoire Kung-Bohrien. Jonas n'est évidemment pas du tout de cet avis et compte bien aller dire deux mots à sa Majesté. Les trois hommes et la créature infernale font donc ensemble le chemin jusqu'à la capitale… à dos de skorjs, des poulpes terrestres géants plus ou moins amicaux. Arrivés dans la capitale, les ennuis continuent et d'autres scènes surréalistes attendent le détective-mage, notamment au guichet d'inscription des émigrés. Je ris encore en repensant à cette scène vraiment très drôle ! A partir de là, l'intrigue prend plus de consistance et se tourne du côté de l'enquête puisque Jon est « embauché » pour ce qu'il sait le mieux faire : résoudre un meurtre a priori lié à la magie.
Entre les chapitres dédiés au détective et à ses compagnons, Alexis Flamand nous propose l'histoire d'un autre personnage : Maek. Ici, point d'humour mais plutôt la mise en place d'une quête pour le jeune garçon différent, étrange et légèrement flippant qui, afin de réaliser ses rêves, n'hésite pas à détruire sa « famille » et tout le village autour ! On comprend au fil du récit que ce jeune Maek a une importance capitale dans l'évolution du monde créé par l'auteur puisqu'il fait partie d'une de ses figures légendaires. J'ai davantage apprécié l'humour des chapitres mettant en scène Jon, mais j'ai tout de même beaucoup apprécié découvrir l'histoire de ce jeune garçon et surtout, son « identité » et son implication dans l'intrigue générale. Il me tarde d'en apprendre plus sur ce qu'il mijote (a mijoté ?).
Outre des personnages charismatiques, Alexis Flamand nous offre également un univers original, plutôt complexe et a priori (en tout cas, c'est que semble nous montrer ce premier tome) bien construit. le lecteur découvre, au fil des pages, des créatures improbables (des poulpes terrestres de guerre, rendez-vous compte !) et étranges (des champs de blé carnivores !), les us et coutumes d'un monde à part, les principes et préceptes d'une magie appelée « Noble Art »… et beaucoup d'autres choses qui ne demandent, je pense, qu'à être développées et enrichies dans les opus suivants (et je m'en fais d'ores et déjà une grande joie !).
L'auteur a réussi à créer un monde de fantasy nouveau et original (ce n'est pas simple vu tout ce qui a été écrit dans le genre) et surtout qui tient la route. J'ai rapidement été propulsée dans cet univers et m'y suis sentie très bien. J'étais tour à tour inconfortablement installée sur un skorj en compagnie de Jonas ou sentant la morsure des épis de blé des champs carnivores à l'instar du jeune Maek. le récit est ponctué d'assez de descriptions imagées pour que chaque lecteur puisse s'immerger sur le continent d'Alamänder.
On peut, cela dit, regretter quelques descriptions un peu trop poussées qui ont tendance à ralentir un peu le rythme du récit. Malgré tout, j'ai aimé les parcourir et remercie Alexis Flamand d'avoir su détailler les scènes, proposant ainsi de véritables tableaux que je n'ai eu aucun mal à me représenter dans ma petite tête. Quant aux interventions et échanges des personnages entre eux, inutiles de vous dire qu'ils sont savoureux… notamment les répliques qui fusent entre Jon et Retzel, évidemment !
Comme déjà dit, les chapitres permettent d'alterner les points de vue puisque le lecteur suit soit le groupe composé de Jonas et de ses compagnons, soit la quête de Maek même si les chapitres consacrés à celui-ci sont moins nombreux. J'ai aimé ce découpage qui met en parallèle deux aventures mais également deux « époques » et deux tonalités différentes. En effet, si l'on sourit et l'on peut rire à gorge déployée grâce aux interventions de Retzel et grâce à l'intégration de Jon dans la capitale Kung-Bohrienne, difficile de se fendre la poire en suivant le chemin parcouru par le jeune et sombre Maek. L'auteur parvient à passer de l'une à l'autre sans heurt et cela se ressent pendant la lecture.
Si la première moitié du texte présente la situation initiale et la mise en route des personnages vers leurs destins respectifs, la seconde moitié prend véritablement la forme d'une enquête puisque le détective doit venir à bout d'une énigme qui semble insurmontable. J'ai beaucoup aimé cette évolution et ce choix de l'auteur. J'ai eu l'impression de suivre Sherlock Holmes ou Hercule Poirot dans une chasse aux détails qui peuvent sembler insignifiants (mais qui ne le sont pas !), dans un monde de fantasy. Et comme avec ces deux héros policiers, je n'ai pas du tout su voir ce qui était pourtant devant mon nez… heureusement que Jonas a du flair !
Je suis heureuse d'avoir découvert un premier tome qui ne se contente pas de placer un contexte, de présenter les personnages et de poser les bases d'une intrigue. Non, ici, véritable intrigue il y a et même si l'on comprend que ce n'est qu'une intrigue « secondaire », que quelque chose de plus gros, de plus général, couve derrière tout ça ; on n'est pas frustré par un opus trop introductif.

Des personnages charismatiques, un univers original et qui promet encore de belles surprises, une intrigue déjà bien consistante, une forme maîtrisée, beaucoup d'humour… un premier tome très agréable à parcourir et qui invite fortement à lire la suite ! Et je serai au rendez-vous !
Lien : http://bazardelalitterature...
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Lire-une-passion
  07 août 2014
Tout comme tous les livres de chez HSN, ce dernier était aussi dans ma Wish-List depuis le début ! Et à peine reçu, à peine lu et dévoré ! (l'effet HSN, je dirai !) Il faut bien avouer aussi que la couverture est juste à tomber. Sur ordi, elle est vraiment belle mais en vrai… Je n'ai pas cessé de la lorgner pendant ma lecture, tellement j'en suis amoureuse. Et elle correspond énormément à l'univers qu'à dépeint l'auteur, alors bravo à Alexandre Dainche !
Il est vrai qu'à la première lecture du résumé, j'étais complètement perdue, ne sachant vraiment où j'allais atterrir. C'est le genre de résumé qui habituellement me fait fuir, car j'aime savoir où je mets les pieds. Mais… L'humour et le peu d'informations m'ont convaincue de tenter l'expérience (et les avis sur la blogo aussi !).
Dans ce premier tome, l'auteur pose les bases de sa saga, mais l'action est d'autant plus présente, ce qui fait que le récit devient très vite addictif et on tourne les pages sans vraiment s'en rendre compte. Quand je débute un livre, j'aime regarder le nombre de chapitres mais aussi leur longueur. Ici, plus on avance, plus ils sont longs, mais contrairement à d'habitude, je n'ai pas ressenti cette longueur et j'ai avalé les pages aussi vite qu'un gâteau (ouais, vive la comparaison !). On se rend vite compte à la lecture que ce tome nous présente deux points de vue, comme presque mentionné dans le résumé.
Tout d'abord Maek, un jeune garçon presque rejeté par sa famille et les habitants de son village. Ces derniers ont pour but de devenir paysans et souhaitent ainsi faire perdurer cela de génération en génération. Mais voilà, Maek est vite le mouton noir du village, car il n'aspire qu'à une chose : faire partie de l'élite des T'Sanks et rejoindre cette mythique école où les bases y sont enseignées. de ce fait, un soir, il prend la grande décision de quitter son village et sa famille pour partir à la conquête d'espaces plus grands et de cette fameuse école qui l'attend !
Et je peux vous dire qu'il va en baver ! Son voyage ne sera pas de tout repos et il va devoir combattre des adversaires bien plus forts que lui. Il se perdra souvent dans sa conscience, reviendra en arrière, mais ressortira toujours plus fort de tous ces problèmes qui le guettent. J'ai bien apprécié ce personnage, car malgré le jeune âge qu'il a, il sait ce qu'il veut. Il est conquérant, fier et n'abandonne pas son envie de découvrir cette école. Bien sûr, il a des moments de faiblesse, mais qui sont tout bonnement compréhensibles, vu ce qu'il vit chaque jour. Il est vrai que les passages avec lui peuvent être longs, étant donné qu'il est seul et que le narratif prend une énorme place dans le récit, mais malgré ce fait, comme je vous le disais, les chapitres passent vite.
Puis en second point de vue, nous retrouvons Jonas, Jon pour les intimes. Lui est un mage reclus dans une maison de campagne, en compagnie de son démon Retzel. Entre les deux, existe une grande histoire d'amour (oui, moi aussi j'ai droit de jouer de sarcasme dans ma chronique). En réalité, Jonas a du mal à supporter son collègue, de fait que ce dernier lui fait beaucoup de blagues, mais surtout des bêtises que supporte de moins en moins son maître. Par un coup du sort, Jonas devra quitter son petit lopin de Terre et se rendre dans la capitale, afin de sauver sa maison qu'il aime par-dessus et qu'il a promis de garder coûte que coûte.
Mais en arrivant sur place, il se rendra compte qu'il est loin d'avoir l'avantage sur certains. S'il veut récupérer sa maison et éviter qu'elle ne soit détruite, il devra mener une enquête sur la mort d'un personnage important. Pour cela, il devra user de sa magie et découvrir le meurtrier. Il sera aidé de son compagnon de voyage, Edrick, un allié fidèle et qui cache bien des secrets sur lui.
Tout comme Maek, j'ai aimé ce personnage. Sûr de lui, il sera vite mis à l'épreuve et se rendra compte qu'il peut tout aussi bien se faire manipuler en beauté. Il a un caractère fort, et la relation qu'il entretient avec son démon rend le récit vraiment palpitant et drôle. de surprise en surprise, il découvrira les secrets que cache si bien cette capitale. Va-t-il découvrir qui est le fameux meurtrier ? à vous de le découvrir en lisant le livre…
Même si ces deux personnages m'ont plu, celui pour qui j'ai eu un réel coup de coeur est Retzel. Jamais en reste d'idioties et de bêtises, il vit dans le sarcasme constant, ce qui exaspère au plus haut point ceux qu'il côtoie. Il est vrai que dans certains situations, son humour ne va pas de paire, mais… ça apporte quelque chose en plus au récit. On m'avait bien prévenue que je rirai, mais à ce point-là, non. D'ailleurs, ceux qui suivent ma page, ont pu profiter d'extraits du livre qui m'ont fait glousser à plusieurs reprises.
J'ai vraiment tout apprécié dans ce roman : l'intrigue, la magie, l'enquête. Même si pour cette dernière, j'ai ressenti quelques longueurs parfois, ça n'a pas enlevé le plaisir de la découverte mais surtout de poursuivre l'aventure. Si je devais choisir un seul chapitre pour lequel j'ai vraiment été plongée dedans, je dirai le 6. Pour plein de raisons que je ne citerai pas, pour vous laisser la chance de le découvrir par vous-même. L'auteur sait de quoi je veux parler, car en plus d'avoir un humour vraiment génial, il est aussi très proche de ses lecteurs et n'hésite pas à échanger avec eux.
La fin est d'autant plus frustrante pour moi, car on n'a pas toutes les réponses aux questions qu'on se pose et on veut en savoir plus ! Mais une fois arrivé à la dernière page, on se dit : « Quoi, déjà ? ». Et on veut irrémédiablement la suite. Et c'est dans ces moments-là qu'on se dit que le compte en banque ne suit pas toujours… Un autre point positif c'est la fin qui se termine sur une interview entre l'auteur et les personnages. Elle permet de détendre l'atmosphère mais surtout d'en vouloir plus (bah ouais, l'auteur sait attiser la curiosité…)
Bref, je crois que mes chroniques pour HSN sont vouées à être les plus longues à lire, mais il y a tellement de choses à dire ! Ce premier tome m'a conquise, je l'ai dévoré sans m'en rendre compte et j'ai comme un manque de ne pas avoir la suite et une frustration qu'il reste encore plein de questions en suspend. Une intrigue hautement menée, un univers atypique et très prenant. Des personnages attachants, des actions omniprésentes. Bref, pour moi une très belle découverte que je conseille à ceux qui veulent se lancer dans la fantasy, mais gorgée d'humour et de personnages atypiques ! Par Akir en couche-culotte, je veux la suite !
Justine P.
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pititecalipititecali   15 mars 2014
- Nous disions donc : questeur. Ça fait quoi un questeur ?
- Ça enquête dans le milieu de la magie.
- Ah. J'ai sourcier, là. C'est un peu dans le même genre, non ?
- Pas vraiment.
- Astrologue ? Liseur d'entrailles ? Derviche ?
- Non plus.
Le garde eut l'air ennuyé. Il jeta un regard en coin au magicien, puis griffonna quelques mots sur le tableau. Il décrocha ensuite un cornet relié au mur par un tuyau de cuivre, actionna une manivelle et demanda à ce que la catégorie Questeur soit ajoutée. Il revint s'installer au guichet.
- Voilà. Questeur, parfait. Revenons à nos moufres. Ser a-t-il l'intention de se laisser pousser barbe ou moustache ?
- Je vous demande pardon ?
- Notre bon souverain combat la vermine avec détermination. Une taxe est prélevée pour tout porteur d'un attribut viril de ce type. Notez qu'une formule spéciale est disponible pour l'ensemble barbe et moustache. Ce n'est pas tout. Une partie de la somme est reversée à une association féministe pour compenser le fait que ces dames ne peuvent disposer de cet avantage masculin. Intéressé ?
- Pas pour le moment, mais je vais y réfléchir.
- Dans ce cas, je dois fournir à Ser une autorisation de rasage. Notre bon souverain lutte chaque jour contre les accidents domestiques causés par l'utilisation de rasoirs en mauvais état. Notez qu'une partie de la somme est reversée à l'association féministe sus-décrite pour les raisons invoquées précédemment. Vous m'écoutez, là ?
- Pardonnez-moi, un soudain mal de tête. A combien notre bon souverain estime-t-il le droit de se raser ?
- Cela dépend de la durée de votre contrat. Vous raserez-vous tous les jours ?
- Eh bien, pour tout vous dire, je ne me rase jamais...
- Vous préférez donc opter pour la taxe sur la barbe ?
- Non plus. Voyez-vous, nous autres mehnzotains, avons les poils qui poussent vers l''intérieur. Ils gagnent ensuite le haut de la tête pour y produire les cheveux.
Le soldat, yeux grands ouverts, considéra Jon un court moment, puis revint à sa feuille. Il répéta plusieurs fois la manœuvre, avant de reprendre la parole :
- Ah.
- Oui. Je suppose que nous pouvons écarter la question. Autre chose ?
- Bien-sûr. Étudions ensemble la question de la coiffure. Toujours dans le cadre de la lutte contre les parasites, pouvez-vous estimer le nombre de vos cheveux, à cinq mille près ?
- Attendez, attendez. Vous en avez d'autres, des questions comme celle-ci ?
Le vigile le regarda sans comprendre. Jon prit sur lui de ne pas hurler.
- Les questions ? Combien ?
- L'autre sembla saisir. Avec une lenteur affectée, il compta les lignes de sa feuille de route.
- Cent vingt-sept pour les catégories principales, annonça-t-il enfin. Vous avez le résumé de la fiche d'admission derrière moi.
Le garde pointa un pouce vers ce que Jon avait pris jusqu'à présent pour une tapisserie brouillonne. Il entendit derrière lui les grognements impatients de la foule.
- Mais on va y passer la journée ! s'exclama-t-il.
L'homme posa sa feuille et le regarda droit dans les yeux.
- Oui.
- Prenez le forfait ! lança une voix dans la queue.
- Le forfait ? demanda Jon.
Avec satisfaction, le garde mit le formulaire de côté.
- Ser est intéressé par le forfait citoyen ? C'est un paiement reprenant la moyenne de toutes les taxes que je suis en devoir de lui décrire. Ser se voit ainsi octroyer le pouvoir de modifier les lois de l'espace-temps : il comprime par un trivial don de matière - quelques piécettes- les nombreuses heures perdues à répondre au questionnaire.
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Dionysos89Dionysos89   28 octobre 2014
À l’époque où Ker Fresnel n’était encore qu’un petit trois-pièces salon-cuisine-salle de torture, le roi Embru IV vint y séjourner. Le meublé, exposé au sud, était adossé à un vieux massif pierreux, carcasse arrachée au temps qui avait donné son nom au royaume de Kung-Bohr. La vue était agréable et permettait au monarque d’oublier pour un moment les intrigues de la cour.

[Incipit]

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MelisendeMelisende   07 avril 2013
- (murmure) Une bonne chose de faite.
– Je te demande pardon, puissant magni ?
– Avec la majuscule, s’il te plaît.
– Comment ?
– Mon nom, avec la majuscule. Je ne suis pas une chaise.
– (léger rire) Oh, Pardon, Très Puissant Magni.
– Ne fais pas trop le malin, Ying-Ko, je pourrais t’obliger à énumérer mes attributs en plus de mon titre légitime.
– Oui, Trop Puissant Magni.
– Arrête ça et écoute-moi.
– Je t’écoute, Divin Magni, Maître des Cent Dix-Sept Eléments Constituant la Matière, Gardien de la Pénultième Flamme, Illustre Créateur des… je continue ?
– Tu as oublié « Pourfendeur des Insolents Qui Se Fichent de Moi et Qui vont Se Retrouver à la Circulation des Prières ».
– D’accord, j’arrête.
– Remonte au début de ce paragraphe, juste après la petite introduction que l’auteur se sent obligé d’ajouter en tête de chaque chapitre. Nous pourrons de nouveau synchroniser nos répliques.
– (relecture à voix basse) Voyons… mmmmmh… Ah, nous y voilà… Une bonne chose de faite, disais-tu ?
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Dionysos89Dionysos89   16 février 2015
Vous comprenez pourquoi cet homme est insoupçonnable ? Il n’a pas besoin de couper ses victimes en morceaux. Il lui suffit de leur adresser la parole pour les pousser au suicide.

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Dionysos89Dionysos89   30 novembre 2014
Je me présente. Akir, Dieu de la Colère et de la Destruction – entre autres. Comme le disent mes adeptes, « Le Courroux est sur mon Front et le Néant est mon ami ». Tu vois le genre. Je fais court, je n’ai pas toute la journée.

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