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EAN : 9782021087345
288 pages
Éditeur : Seuil (07/02/2013)

Note moyenne : 3.64/5 (sur 11 notes)
Résumé :
À soixante-cinq ans, Roberto Doni est substitut du procureur général à Milan et il aimerait finir sa carrière en beauté : issu de la bonne bourgeoisie, passionné de musique classique et grand amateur des tableaux de Georges de La Tour, sa vision de la justice n'admet aucun compromis. Jusqu'au jour où Elena Vicenzi débarque dans son bureau, lui apportant les preuves qui innocentent un jeune Maghrébin, accusé d'un procès en appel où Doni est procureur. Convaincu par l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Axelinou
  30 juin 2018
"Des erreurs jamais, des exceptions toujours" ....
Tel est la devise de Roberto Doni, substitut du procureur général à Milan.
Il a soixante-cinq ans et son dernier procès, en appel, arrive à grands pas.
Une jeune journaliste free-lance (mais avec d'autres revenus car il faut bien manger) lui apporte les indices nécessaires à innocenter le jeune Maghrébin accusé. Mais les indices ne forment pas de preuves.
Petit bourgeois, il découvre de nouveaux pans de sa ville, la banlieue milanaise multi-ethnique.
Arrive le jour du procès, et les indices restent au stade d'indices, alors que les preuves sont là contre ce jeune homme. La conviction contre la lettre de la loi. Une réflexion sur la nécessité d'insérer l'humain dans la justice.
« Fiat iustitia ne pereat mundus » ou « Que justice soit rendue, afin que le monde ne meure pas ».
Oui, mais la phrase originale était différente, elle a été corrigée sous le fascisme, trop gratuite dans une certaine mesure, et elle n'a jamais été rétablie.
« Fiat iustitia et pereat mundus » ou « Que justice soit rendue, quand même le monde mourrait » ou encore « Que justice soit rendue, quoi qu'il arrive ».
Un livre agréable et intéressant. On y découvre Milan sous un autre angle, mais aussi l'immigration en Italie, la magistrature et son Palais déglingué, la bourgeoisie très étroite d'esprit, la question universelle de la manière d'appliquer la justice.
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desiddhartaabaudelaire
  03 décembre 2015
J'ai découvert le livre de Giorgio Fontana, d'abord en italien.
Ce roman nous emmène dans les rues milanaises, dans une ambiance, somme toute, universelle, mais avec cette touche italienne qui renforce le poids de la réflexion du vieux magistrat. On suit son ambivalence par rapport à des questions à la fois quotidiennes mais aussi uniques et graves.
La question de l'immigration et de l'intégration dans la société y est présentée sous un jour plein (de nuances) de gris. A défaut d'être franchement novateur, ce roman est agréable et bien écrit.
"Des erreurs jamais, des exceptions toujours" ....
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ProfesseurDan
  13 décembre 2019
J'avais lu le deuxième tome de ce diptyque, Mort d'un homme heureux, il y a quelques années et ce fut un vrai coup de coeur et je cherchais ce premier tome depuis lors et ai eu le bonheur de le trouver la semaine dernière.
Après la lecture de ce premier tome, je suis moins enthousiaste que pour Mort d'un homme heureux. Certes, l'intrigue est géniale et les questionnements philosophiques sur la justice sont légion dans ce récit et les décors de différentes villes italiennes nous viennent à l'esprit à la lecture du roman, mais le coup de coeur n'a pas vraiment eu lieu.
Un bon roman, certes, mais je trouve que le second, Mort d'un homme heureux, est bien meilleur.
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critiques presse (1)
Liberation   25 mars 2013
Que justice soit rendue (Per legge superiore), propose sans manichéisme une réflexion sur la loi dans un pays, le sien, qui n’est pas à sa première manœuvre pour glorifier les pires marionnettes
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
AxelinouAxelinou   30 juin 2018
Il y avait une odeur désagréable dans le couloir. Un collègue au désespoir lui demanda sa clef des toilettes, mais Doni ne l’avait pas sur lui. Il y avait fort peu de lavabos au Palais (on les avait condamnés pour en faire des bureaux), et ils étaient tous verrouillés. Disposer de toilettes correctes – comme Doni – était considéré comme une grande chance et comme un signe extérieur de pouvoir. (p. 58)
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ProfesseurDanProfesseurDan   15 décembre 2019
À force de se battre contre le mal, se dit-il, on finit par croire que le monde entier n'est plus que ça, une lutte entre gendarmes et voleurs, un jeu aux règles extrêmement simples : on en vient à imaginer que rien n'existe en dehors du Palais de Justice, que les milliers de pages d'un arrêt contre la 'ndrangheta recèlent l’intégralité de ce qu'il y a à dire dans l'univers et que, si les gens ne s'en rendent pas compte, c'est par pure ignorance ou par facilité. Et que même la beauté, même la musique, l'art, l'amour ne sont que des éclairs éphémères, des fragments provisoires, des particules d'une instabilité telle qu'elles meurent en une fraction de seconde : rien de véritable, rien d'essentiel, rien qui pût résister au déferlement de la douleur. (p. 248)
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AxelinouAxelinou   30 juin 2018
- Il marche sur les pas de son père.
- C’est un abruti.
- Exactement ce que te disait papa, et toi tu le traitais de con.
Matteo éclata de rire.
- Tout à fait ça. La saine dialectique entre un père et son fils. (p. 196)
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ProfesseurDanProfesseurDan   15 décembre 2019
En vérité, il détestait Rome et n'avait aucune envie de s'y déplacer à pied. Dieu ou quelqu'un à sa place avait puni cette ville en lui infligeant sa beauté : comme une justification pour toute espèce de mal, la marquant au sceau d'un éternel infantilisme. Il détestait la splendeur de Rome, il détestait l'étirement presque physique du temps qu'il y ressentait à chaque fois. Et par-dessus tout, il détestait la joie naïve et superficielle des Romains, leur infinie légèreté. Rome était la métonymie de l'Italie : au fond, tout le monde est gentil, au fond, on est tous égaux devant une assiette de pâtes, alors, à quoi bon s'en faire ? (pp. 227-228)
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AxelinouAxelinou   30 juin 2018
L’autre [message] était une ‘mailing list’ de Magistrature indépendante, le courant de droite de l’Association auquel il était inscrit. Un courant qui n’avait jamais eu beaucoup de poids mais Doni y avait quand même adhéré : à la fois par scepticisme, par conviction et par plaisir d’être minoritaire. (p. 21)
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Giorgio Fontana - Mort d'un homme heureux .Giorgio Fontana vous présente son ouvrage "Mort d'un homme heureux" aux éditions Seuil. Traduit de l'italien par François Bouchard. Rentrée littéraire janvier 2016. Retrouvez le livre : http://www.mollat.com/livres/fontana-giorgio-mort-homme-heureux-9782021235913.html Notes de Musique : Milan by Neotnas. Free Music Archive. Visitez le site : http://www.mollat.com/ Suivez la librairie mollat sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Dailymotion : http://www.dailymotion.com/user/Librairie_Mollat/1 Vimeo : https://vimeo.com/mollat Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Tumblr : http://mollat-bordeaux.tumblr.com/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Blogs : http://blogs.mollat.com/
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