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ISBN : 2757864327
Éditeur : Points (09/03/2017)

Note moyenne : 3.77/5 (sur 78 notes)
Résumé :
« Ses recherches le conduisaient toutes vers le Pô, sur cette terre plate où l'on ne voyait jamais le ciel. Et lui ne croyait pas aux coïncidences. »
Dans une vallée brumeuse du nord de l’Italie, la pluie tombe sans relâche, gonflant le Pô qui menace de sortir de son lit.
Alors que les habitants surveillent avec inquiétude la montée des eaux, une énorme barge libérée de ses amarres dérive vers l’aval avant de disparaître dans le brouillard.
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Critiques, Analyses et Avis (40) Voir plus Ajouter une critique
sandrine57
  20 août 2017
Italie, plaine du Pô. le commissaire Soneri est appelé à l'hôpital où Decimo Tonna vient de se jeter par la fenêtre. Mais un rapide examen des lieux infirme le suicide. le vieil homme a été défenestré. le même jour, son frère Anteo est porté disparu, sa péniche échouée après avoir divagué des heures durant sur le fleuve en crue. Pour Soneri, il n'y a pas de coïncidence, quelqu'un en veut aux Tonna, qui n'ont pas pour seul point commun d'être frères, ils sont aussi vieux et solitaires et ont été des fascistes notoires. Doit-il chercher dans un lointain passé les motifs des crimes du présent ? le long du Pô, dans le brouillard et le gel de l'automne italien, le commissaire se heurte au mutisme des habitants. Les vieilles rancunes entre chemises noires et communistes ne sont pas enterrées et les villageois ne sont pas prêts à partager leurs secrets avec un policier. Mais Soneri s'entête. Il écarte toutes les pistes pour se concentrer sur le passé. le ventre lesté de parmesan et de jambon blanc, il patiente, observe, fouille, pour trouver un meurtrier qui sait se fondre dans les brumes du fleuve.
Valerio Valesi nous fait découvrir l'Italie autrement, loin des splendeurs des villes d'art baignées de soleil. Ici, c'est le froid, la brume et l'humidité qui accompagnent son commissaire dans une région moins connue des touristes. Dans la vallée du Pô, les habitants sont des taiseux qui vivent au rythme du fleuve et de ses crues. Pendant la guerre, ces rives ont connu de violents affrontements entre résistants et partisans du Duce. le temps a passé mais n'a effacé ni les rancunes ni les convictions. C'est donc hier que Soneri devra chercher les responsables des crimes d'aujourd'hui.
Peu d'action, peu de mots, un rythme tout en lenteur mais une vraie atmosphère pour ce polar original qui sait prendre son temps et où le Pô est un personnage à part entière. Beau et mélancolique.
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nadiouchka
  15 août 2017
Sur fond de musique de Verdi et par un temps diluvien qui dure depuis plusieurs jours, le Pô est en crue.
Nous sommes donc en Italie et le livre commence par la surveillance de la montée des eaux.
Valerio Varesi nous emmène avec « Le Fleuve des brumes » (« Il fiume delle Nebie ») dans une enquête commençant avec la dérive inattendue de la péniche du vieux Tonna qui lui, a disparu. On croyait sa péniche chargée de céréales mais rien n'est moins certain.
C'est le commissaire Soneri qui intervient car il est appelé pour ce qui semble être un suicide, celui du frère de Tonna. Deux disparitions coup sur coup ? Ou peut-être pire ? La coïncidence est plutôt étonnante surtout quand on apprend que les Tonna ont été des militants des Chemises Noires.
Mais cette enquête va se dérouler de façon « tranquille », au gré du courant du fleuve, dans un univers moite, au bord des berges détrempées.
Soneri, amateur de bons petits plats, de parmesan et d'un certain petit vin pétillant servi dans l'auberge du « Sourd », est très observateur – pour lui la péniche de Tonna était plutôt destinée au transport d'autre chose de plus rentable – il semble se laisser dériver mais il a beaucoup de patience et de ténacité car il doit, parfois, se heurter à de hautes personnalités. Et puis les personnages qui l'entourent sont bien silencieux quand il s'agit d'évoquer le passé.
Mais heureusement que sa compagne, la fougueuse Angela (avocate de son état et amatrice d'expériences plutôt coquines), lui donne parfois des indices inattendus qui le font avancer.
Dans ce polar, on retrouve souvent la musique de Verdi : air de Aïda sur le portable de Soneri, parfois du Falstaff au cours de la lecture…
Si le fameux fleuve, le Pô est dans les brumes, c'est aussi le cas du commissaire qui va devoir faire preuve d'une grande force de déduction et de persévérance. Ce fleuve, avec sa crue et sa décrue, semble représenter également le passé qui remonte lentement et le présent où rien n'a été vraiment oublié.
L'auteur fait preuve d'un grand talent d'écriture avec cette ambiance lourde, en nous entraînant dans cette sombre enquête où ce nombreux événements vont survenir petit à petit, mais tout cela dans un style fluide, comme celui de l'écoulement des eaux du fleuve.
L'Obs a défini ainsi « Le Fleuve des brumes » : « Il y a là-dedans un charme fou (ou flou comme le suggère mon ami Krout) : on se laisse embarquer dans ces paysages détrempés, on dérive au fil des phrases. On adore. »
Je lui donne entièrement raison et pour moi c'est encore un nouvel écrivain que j'ai découvert.
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monromannoir
  20 août 2016
Nouvelle venue dans le monde littéraire, Agullo Editions porte le nom de Nadège Agullo, ancienne cofondatrice de Mirobole Editions, une maison publiant des romans noirs issus de terres étrangères méconnues. Pour ce nouveau voyage elle est accompagnée de Sébastien Wespiser, libraire avisé, passionné et amateur de beaux textes qu'il n'a de cesse de faire partager et parmi lesquels figure le prodigieux roman Les Noirs et les Rouges d'Alberto Garlini. Une belle association donc pour cette maison d'éditions prometteuse qui s'embarque sur le registre des publications atypiques. Et puisque j'ai évoqué l'Italie et le fascisme par le biais du roman de Garlini, restons-y pour découvrir le Fleuve des Brumes de Valerio Varesi qui inaugure une série mettant en scène le commissaire Soreni.
Puisqu'il s'agit d'une nouvelle maison d'édition il faut tout d'abord dire un mot sur le superbe concept de la maquette du livre composée d'un couverture légèrement rugueuse et d'un bandeau mettant en exergue le titre du livre ainsi que les différents vins servis durant le récit dans l'auberge d'Il Surdo comme pour prolonger l'ambiance d'un roman où le plaisir de la table fait partie des instants chaleureux d'un récit se déroulant durant une période hivernale froide et humide.
Rien ne va plus au cercle nautique. le Pô est en crue et a emporté dans son sillage indolent une énorme barge antique, mystérieusement libérée de ses amarres. Dans la brume nocturne, l'embarcation vogue telle un navire fantôme avant de s'échouer à l'aube sur une berge sablonneuse. Son capitaine semble avoir disparu et le cas est d'autant plus troublant que son frère est retrouvé, le jour même, mort défenestré. En charge de la levée de corps, le commissaire Soneri va rapidement découvrir que les deux frères ont servi, cinquante ans plus tôt, dans une milice fasciste qui a sévi dans la région. Au rythme de la crue et de la décrue, le Pô met en scène les terribles révélations d'un passé s'étiolant inexorablement dans les brumes de l'oubli. Les rancoeurs peuvent-elles survivre à l'usure du temps ?
L'incarnation du fleuve donne tout son sens à ce roman dont l'intrigue se noue et se dénoue au lent rythme d'une crue et d'une décrue inexorable dévoilant des pans d'une histoire que l'on pensait enfouie dans les brumes de l'oubli. Des histoires anciennes qui refont surface au travers d'un texte envoûtant dégageant une atmosphère trouble et prenante dans laquelle le lecteur installera son imaginaire en arpentant une région mystérieuse empreinte d'une certaine générosité qui s'incarne par le biais des vins et des plats typiques servis dans l'auberge d'Il Sourdo où le commissaire Soreni installe ses quartiers afin de résoudre cette affaire tortueuse.
Il y a la brume qui s'insinue partout tout comme l'eau qui ronge les berges d'un paysage hivernal qui peu à peu se fige sous l'assaut du givre. Deux éléments omniprésents qui rappellent la mémoire et le remord rongeant les coeurs de protagonistes figés dans un passé qui n'inspire plus qu'une mélancolie teintée de regrets. C'est dans ces décors sublimes, emprunts d'une troublante poésie nostalgique, que le commissaire Soreni explore le passé obscur de ces anciens qui se sont affrontés autrefois dans des combats sanglants évoquant ainsi cette période peu glorieuse de la République de Salò. L'auteur installe donc son personnage sur le registre de l'enquêteur solitaire à l'écoute des autres en s'immergeant dans le contexte du crime qu'il doit résoudre. Dans une atmosphère de méfiance, voire même de défiance le commissaire Soreni dénoue peu à peu les noeuds d'une intrigue sombre qui trouve sa résolution dans un passé historique qui secoue encore la conscience de ses habitants.
Malgré son côté individualiste le commissaire Soreni s'adjoint la collaboration de plusieurs collègues ainsi que de toutes les ressources judiciaires nécessaires à la résolution d'une enquête qui pourrait aisément s'avérer insoluble et qui bénéficie parfois de hasards bien trop circonstanciés pour être tout à fait crédibles. Défauts mineurs qui ne nuisent nullement les qualités indéniables d'une intrigue bien ficelées, mettant en exergue les rivalités entre la police judiciaire et les carabiniers ainsi que les trafics d'êtres humains liés à l'immigration clandestine. Et puis il y a la belle Angela, compagne du commissaire, dont la sensualité quelque peu débridée donne droit à quelques scènes à la fois cocasses et surprenantes conférant au commissaire Soreni un supplément d'humanité.
Avec le Fleuve des Brumes, Valerio Varesi nous entraîne donc dans le cadre peu commun de cette belle région de Parme propice à de belles scènes se déroulant dans le lit d'inondation d'un fleuve impassible qui renferme au creux de son lit de troubles secrets inavouables. Mystérieux et envoûtant.
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celestineh
  11 novembre 2018
Une péniche sans capitaine qui dérive sur le Pô, son propriétaire qui a disparu, le frère de celui-ci défenestré. Il n'en faut pas plus au Commissaire Soneri pour faire le lien entre les deux affaires. Ces disparitions le conduisent à enquêter sur les sombres années de la deuxième guerre mondiale en Italie et sur les luttes entre fascistes et communistes à cette époque. Pendant ses recherches, la pluie ne cesse de tomber provoquant une importante crue sur les bords du fleuve.
L'auteur a un réel talent pour installer une ambiance noire et brumeuse. On se croirait presque dans un pays d'Europe du Nord avec une enquête à « la Erlendur », sombre à souhait.
Le personnage du Commissaire Soneri est plutôt attachant, de même que celui de sa maîtresse avocate qui refuse d'ancrer leur relation dans le quotidien.
En revanche, j'ai trouvé que le rythme de l'enquête était vraiment trop lent….à la vitesse d'une péniche ! Je ne suis pas forcément friande des thrillers enchaînant les rebondissements mais tout de même, le roman aurait gagné à être un peu plus haletant.
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encoredunoir
  10 août 2016
Un soir d'hiver, alors que la pluie tombe sans discontinuer depuis plusieurs jours et que le Pô entre en crue, la péniche du vieux Tonna largue les amarres et quitte le port, semblant dériver avant de s'échouer quelques heures plus tard. Quand les carabiniers y entrent, le bateau est vide et Tonna semble même n'y être pas monté. le même jour, le commissaire Soneri est envoyé sur la scène d'un apparent suicide. Mais le commissaire doute ; l'homme a peut-être été défenestré de force. Il s'agit du frère de Tonna. En commençant à interroger les vieux pêcheurs et bateliers du port, Soneri s'aperçoit rapidement que de vieilles divisions existent encore entre ceux qui cinquante ans plus tôt ont combattu pour le Parti Communiste dans la résistance et ceux qui étaient du côté des fascistes. C'est justement à ces derniers qu'appartenaient les Tonna. Et s'il fallait remuer le passé pour trouver le coupable de ce crime ? C'est à cela que va s'employer Soneri dans ce décor aussi brumeux et boueux que les histoires qu'il va faire remonter à la surface.
« le niveau de l'eau avait encore baissé et, dans ce qui devait être le fond, on apercevait de gros squelettes d'arbres entraînés par des décennies de crues depuis les vallées alpines jusqu'aux sables de la vallée du Pô. Des groupes de glaneurs et de curieux avaient commencé à battre les berges en quête de bizarreries remontées à la surface après des années passées dans l'eau. »
Métaphore du temps qui passe et qui charrie des souvenirs que l'on s'est longtemps employé à dissimuler, le fleuve dont les caprices façonnent le paysage de la plaine du Pô et soumet les hommes à sa volonté est bien le personnage principal du roman de Valerio Varesi. Plus encore que ce commissaire Soneri, attachant épicurien et enquêteur opiniâtre qui semble lui aussi se laisser porter par les courants tortueux du fleuve et de la mémoire des lieux que les habitants lui livrent avec parcimonie et une hostilité à peine dissimulée.
On l'aura compris, le lecteur en quête de poursuites extravagantes et de suspense haletant, en sera pour ses frais. le Fleuve des brumes est un roman qui prend son temps. le temps de planter un décor particulièrement vivant, palpable, captivant et parfois étouffant. le temps d'installer des personnages qui communiquent par des non-dits, des regards échangés ou des paroles à double sens. Autant dire que les aficionados des interrogatoires musclés ou même des raisonnements holmésiens ne seront pas mieux servis que les lecteurs de thrillers. On est plus chez Maigret que chez Harry Bosch ou Hannibal Lecter. Et, disons-le, on y est plutôt bien. Il y a quelque chose de particulièrement agréable à se laisser entraîner à la suite de Soneri, à déguster avec lui parmesan et Gutturnio (on conseille la carte des vins de l'auberge du Sourd que l'éditeur a placé dans le bandeau) et à le voir peu à peu déchirer le voile posé sur ce passé qui, de toute évidence, ne passe pas pour tout le monde dans cette petite communauté de la plaine du Pô.
Le Fleuve des brumes propose donc une balade indolente à travers les lieux et l'Histoire dont les femmes et les hommes qui demeurent là sont le produit, jusqu'à une fin abrupte et émouvante.

Lien : http://www.encoredunoir.com/..
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Citations et extraits (38) Voir plus Ajouter une citation
nadiouchkanadiouchka   19 août 2017
L’enquête était rythmée par les eaux du Pô, qui montaient et descendaient sans jamais épargner les rives du fleuve.
Sa voiture faillit déraper sur un bout d’asphalte recouvert de verglas glissant comme du verre. La peur l’empêcha d’entendre l’AÏda qui depuis plusieurs secondes n’avait cessé de retentir sous son Montgomery.
P.197
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nadiouchkanadiouchka   19 décembre 2017
Il était sur le point de faire demi-tour, mais Angela le saisit par un pan de son Montgomery. Il tenta de se dégager sous les yeux d’une patrouille qui était de retour, puis il renonça : cette joute plus badine qu’enragée l’aurait ridiculisé.
Ne vas pas croire que je te lâche… dit-elle en riant.
Alors Soneri rit à son tour :
Dommage, je m’étais fait des illusions.
En le prenant par le bras, elle lui donna un coup de coude au niveau de la rate.
Comme ça, tu verras les étoiles malgré le temps.
P.52
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monromannoirmonromannoir   20 août 2016
Il profita de la pénombre jusqu'à ce que la lumière couleur cendre du matin s'éclaircisse sombrement au-dessus des toits. Alors, avec beaucoup d'avance, il sortit et pris la direction de la morgue. L'eau continuait à tomber de nuages bas, effrangés côté terre, qui lui rappelèrent les entrailles laineuses des matelas éventrés par la brigade des stups lors des perquisitions. Il avait l'impression que le seul endroit au sec était la braise de son cigare. Même ses os, au premiers pas du matin, s'étaient amollis comme des manches de pelles que l'on mettrait à tremper.
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BazartBazart   07 janvier 2017
"La situation ne cessait de s'aggraver. Les métérologues disaient que le salut arriverait par les vents froids de l'Est qui geleraient les montagnes et solidifieraient toute cette eau. soneri regarda les gouttes décomposées par l'air. Le vent était vraiment levé, mais il semblait ne pas savoir quel route prendre. Il arrachait des lambeaux de fumée aux cheminées et la répandait alentour violemment."
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nadiouchkanadiouchka   26 août 2017
- Dites la vérité le taquina Barigazzi, il était compromis dans de sales trafics, pas vrai ?
- Comment le savez-vous ?
- Sur le Pô, on se connaît bien, ça discute. Autant que je sache, des céréales, il n’en transportait pas beaucoup. Mais il voyageait souvent et une péniche comme celle-là c’est pas donné. L’argent devait forcément arriver de quelque part.
- Je crois que vous avez raison, répondit Soneri. Dans ce brouillard se cachent de plus en plus de mystères. P.178
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