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ISBN : 2207116182
Éditeur : Denoël (13/05/2014)

Note moyenne : 3.33/5 (sur 60 notes)
Résumé :
Mère célibataire, Johanna lutte pour joindre les deux bouts, tandis que son ex-mari, Calle, a refait sa vie loin d'elle. Il a quitté la ville pour s'installer à Stockholm avec sa nouvelle petite amie la très sophistiquée et cultivée Fanny et commencer une carrière couronnée de succès. De son côté, Johanna s'inquiète pour ses filles, dont la plus jeune est le souffre-douleur du collège. Pour ne rien arranger, un patient se suicide dans le centre pour toxicomanes dans... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (31) Voir plus Ajouter une critique
iris29
  21 octobre 2018
Voilà un roman dont je n'avais jamais entendu parler, que j'ai pris après avoir lu la quatrième de couverture, et qui ne correspond absolument pas à ce que je croyais au départ !
Et ça tient en une chose que l'éditeur a omis de nous dire, c'est un roman choral en trois parties , le point de vue de trois personnages sur une situation donnée.
En lisant le pitch , je m'attendais à une variante de" La Liste de mes envies", mais ce n'est que le point de départ et la suite est beaucoup plus complexe.
Dans une petite ville de Suède, Johanna , mère divorcée ,peine à élever ses filles adolescentes et à joindre les deux bouts. Son ex mari a décidé du jour au lendemain de supprimer l'aide supplémentaire qu'il lui versait. La cadette est harcelée à l'école et tout le monde fait l'autruche et refuse d'aider la jeune fille, ni les autres mamans, pourtant amies de Johanna, ni la direction, ni l'ex mari , bien trop occupé à roucouler avec sa petite amie, et à asseoir sa position sociale, nouvellement acquise, il est dentiste. Johanna est vraiment très seule.
Le jour où elle gagne 20 millions de couronnes au loto, on se dit que sa vie va changer . On pressent que la vengeance d'une blonde a sonné , et puis : plus du tout ou si peu
On passe à la version de l'ex-mari, et l'histoire prend un nouveau tournant jusqu'à celle de la nouvelle petite amie.
Et moi, c'était la première histoire qui m'interpellait, celle du mari qui a beaucoup souffert et qui va se rendre compte qu'il faut (enfin ) qu'il s'occupe de ses filles, m 'a moins passionnée .
Quand à Fanny, la belle-mère, je l'ai trouvé adorable, mais un peu trop "sainte "( surtout vers la fin!)
Johanna , si combative, si ' lionne" avec ses filles va devenir complétement passive, dans sa nouvelle vie de riche. Je n'y ai pas cru. On comprend qu'avoir autant d'argent la mette mal à l'aise, surtout qu'elle change radicalement de vie, trop rapidement, mais son personnage devient inintéressant, vu par les yeux de Kalle et Fanny.
C'est un roman que j'ai pris pour de la littérature feel-good, et qui s'est avéré doux-amer et bien plus profond que ce que j'espérais.
Famille recomposée, pauvreté, ajustement, dialogues, place des uns et des autres et entraide pour le bien -être des enfants, sont les thèmes abordés, bien plus qu'une nouvelle vie grâce au gain du loto.
Des thèmes très contemporains , agrémentés d'une petite ballade dans les rues de Stockholm. Une histoire qui se passe dans le Nord mais qui pourrait être celle de vos voisins de palier…
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Commenter  J’apprécie          350
Jall
  29 décembre 2016
Rue du Bonheur, c'est d'abord une couverture bleue décorée d'immeubles colorés, qui vous fait penser à un bon feel good book à lire près de la cheminée.
Puis c'est une 4e de couverture qui vous indique que l'héroïne, Johanna, divorcée, travailleuse sociale, qui a des soucis avec une de ses filles, gagne au loto.
Croisement de la Bibliothèque des coeurs cabossés et de la Liste de mes envies ?
On tente !
Et, ce n'est pas tout à fait ça. le contenu est plus riche que ce que l'extérieur du livre peut laisser supposer.
Sur 420 pages, Anna Fredriksson écrit un roman choral très moderne sur la famille d'aujourd'hui : c'est d'abord Johanna la narratrice, qui élève ses 2 filles en tirant le diable par la queue dans sa province suédoise. Son mari, Calle, dentiste, est parti à Stockholm avec une jeunette, Fanny, et s'occupe peu de ses filles, ce que Johanna déplore. D'autant que la plus jeune, Sara, est harcelée au collège. Johanna survit grâce à l'amitié de ses collègues dans un centre pour toxicomanes.
Un jour Johanne gagne au loto.
L'histoire pourrait être banale. Sauf que Calle, puis Fanny deviennent narrateurs. On se rend compte que Calle n'est pas le sale type qui a quitté sa femme que l'on supposait et que Fanny n'est pas une ignoble marâtre.
Le gain au loto permet aussi à Johanna de s'aligner sur le train de vie de Calle et Fanny, et de constater comment l'argent change la vie quand on vient d'un milieu populaire.
Désir d'ascension sociale, famille recomposée moderne, regard des autres (par rapport à la façon de vivre, à l'argent), harcèlement scolaire et inquiétude pour les enfants, vie en province ou à la capitale, j'ai trouvé ce roman très moderne. Certes, ce n'est pas stylistiquement parlant un monument de la littérature, mais on passe un moment intéressant avec ces personnages beaucoup plus profonds que l'on pourrait le supposer au départ. Leurs interactions sont réalistes et très contemporaines.
Pas complétement feel-good ni vraiment réflexif, il ne cible pas un public en particulier. Et pourtant, ce sera un roman miroir pour de nombreux lecteurs.
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Commenter  J’apprécie          120
Syl
  08 janvier 2018
« Mère célibataire, Johanna lutte pour joindre les deux bouts, tandis que son ex-mari, Calle, a refait sa vie loin d'elle. Il a quitté la ville pour s'installer à Stockholm avec sa nouvelle petite amie – la très sophistiquée et cultivée Fanny – et commencer une carrière couronnée de succès.
De son côté, Johanna s'inquiète pour ses filles, dont la plus jeune est le souffre-douleur du collège. Pour ne rien arranger, un patient se suicide dans le centre pour toxicomanes dans lequel elle travaille comme aide-soignante, et Calle refuse désormais de lui verser sa pension alimentaire.
Un beau jour, Johanna gagne vingt millions de couronnes au loto. Sa vie va alors prendre un tout autre chemin.
Anna Fredriksson nous invite Rue du Bonheur et on s'y sent immédiatement comme chez soi. A la manière de Cédric Klapish ou de Katherine Pancol, elle brosse des personnages si réels, si attachants, à notre image tout compte fait, qu'on ressort euphorique et revigoré de ce séjour chez Johanna, Calle et leurs filles. »
Il m'arrive rarement de reprendre le résumé éditeur, mais comme j'ai un avis mitigé, ni bon, ni mauvais, sur ce roman, je n'ai pas très envie de m'étendre plus. Je vais seulement m'amuser à repréciser quelques points de la quatrième de couverture…
. Calle, l'ex-conjoint, ne refuse pas de verser à Johanna la pension alimentaire. Après neuf ans de séparation, il a décidé de ne plus lui donner le supplément qu'il lui accordait (en plus de la pension).
. « La carrière couronnée de succès » est une formule un peu trop exagérée. Calle est dentiste.
. « Rue du Bonheur… comme chez soi. ». Non, je ne crois pas ! L'auteur nous décrit une petite ville ouvrière un peu miséreuse et peu animée. Les lieux ravivent des mauvais souvenirs à Calle et, une fois partie, Johanna ne la regrette que moyennement.
. « Des personnages attachants… à notre image ». Je n'ai eu de la sympathie pour les personnages que dans les toutes dernières pages du livre. Leurs fragilités mises à nu peuvent émouvoir. Et je ne me suis pas sentie proche d'eux – plutôt distante, ce qui n'a pas facilité ma lecture.
. « On ressort euphorique et revigoré… ». Là, je me demande si la personne qui a écrit cette quatrième de couverture a lu cette histoire… Je tourne la dernière page dans un état de triste mélancolie et d'irritation. Déçue par une fin trop brusque, alors que certaines parties du livre s'étirent en longueur.
. « Chez Johanna, Calle et leurs filles. ». Et Fanny ? Fanny est un personnage aussi important que les autres. Sensible, intelligente, généreuse, tendre, elle est celle que j'ai le plus appréciée.
En conclusion, ne vous fiez pas au titre, à la couverture pimpante et au résumé éditeur qui peuvent inciter à penser que c'est un livre du genre feel good. « Rue du Bonheur » est un roman complexe qui parle d'amour et qui aborde plusieurs thèmes difficiles et sombres de notre société ; divorce, familles recomposées, célibat, pauvreté, clivages sociétal et culturel, ignorance, toxicomanie, alcoolisme, harcèlement scolaire…
J'ai partagé cette lecture avec Nahe qui a trouvé le livre « frais et très agréable à lire ». Pour cette fois, nos avis divergent !
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VivianeB
  13 décembre 2014
Un bon livre malgré une légère déception qui donne l'impression que l'auteur n'est pas allé jusqu'au bout des choses, une fin expéditive et qui laisse sur sa faim.
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Angeliky
  20 septembre 2016
Les deux premières parties intitulées " Johanna" et "Calle" sont ennuyantes, on se demande à quel moment il va y avoir de l'action... Et quand vient la partie "Fanny", là on commence à prendre du plaisir à lire ce livre. On s'attache à ce personnage qui fait son maximum pour aimer et être aimée de ses belles filles non sans quelques inconvénients... C'est un bon livre mais l'auteur insiste sur certains détails qui ne donnent aucun sens à l'histoire (la Formule 1 par exemple) et, à l'inverse, l'auteur ne donne aucun détail sur des faits importants comme lorsque Johanna gagne au loto... Face à ce gain, on n'a aucun ressenti du personnage de Johanna... Elle a gagné et puis voilà, c'est très moyen :-(
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Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
iris29iris29   20 octobre 2018
Il suffit de songer à l'insurmontable défi que représente le simple fait de rencontrer une personne avec laquelle on puisse vivre, et qui ressente la même chose pour vous, qui n'ait pas de casier judiciaire et ne soit pas interdit bancaire. Qui ne mente pas, ne trompe pas et ne possède pas de tare psychique majeure. Et qui, en plus vit à une distance géographique raisonnable, si possible dans la même province. Qui soit gentil et un peu rigolo.
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AproposdelivresAproposdelivres   03 octobre 2014
Elles dorment encore toutes les deux, paquets informes sous leur couette.
— Coucou, les filles, lance Johanna. Il est l’heure de se réveiller. Papa ne va pas tarder à arriver.
Elles commencent à gigoter, lentement et à contrecoeur.
Johanna parcourt la pièce des yeux. Des vêtements sont éparpillés sur le sol, les chaises et les montants des lits. Des brosses à cheveux, du maquillage et des manuels scolaires. Les valises sont béantes, à moitié prêtes. Une bande dessinée gît, ouverte, à côté du lit de Sara.
— Ne vous rendormez pas. Il faut que vous ayez le temps de finir vos valises. Allez, debout.
Elle leur passe la main dans les cheveux.
— Mhm. Deux minutes.
Comme d’habitude, seule Agnes répond. Sara reste muette. Pourvu qu’elle n’ait pas en tête de refuser d’y aller. Ça lui arrive parfois, et il faut alors une sérieuse séance de négociations pour la faire changer d’avis.
Johanna attrape quelques habits sur un tas et essaie de déterminer s’ils sont propres ou sales. Elle aperçoit un jean, un t-shirt et un chemisier qu’elle a repassés l’autre jour, à nouveau froissés.
Elle continue à sélectionner des affaires dans la pile de vêtements, sans vraiment savoir ce qu’elle cherche à faire. Mettre de l’ordre dans ce chaos semble mission impossible. Puis elle attrape un sweat-shirt en coton roulé en boule. Il est humide et dégage une odeur désagréable.
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rkhettaouirkhettaoui   27 février 2015
La logique impitoyable de la terreur qui voulait qu’un gain important ait sa contrepartie naturelle, que le destin faisait toujours payer un lourd tribut aux gens comme elle.
Le prix à payer pour avoir eu la chance de quitter la rue du Bonheur.
Qu’est-ce qui l’attendait ? Car quelque chose devait bien l’attendre. Quel terrible châtiment allait s’abattre sur elle ? Vingt millions de couronnes ne peuvent pas tomber sur une personne sans qu’elle ait fait quoi que ce soit pour les mériter.
Voilà ce qu’elle pensait, allongée sous son plafond en pente. Qu’elle avait à présent contracté une dette qu’elle devrait rembourser tôt ou tard. Et que le pire serait que le destin décide de s’en prendre à ses enfants.
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AproposdelivresAproposdelivres   03 octobre 2014
Sara garde le silence, puis elle se redresse dans son lit et se frotte les yeux.
— C’est des copains de classe, mais c’était juste pour rigoler.
— Ils ont versé du lait sur ton sweat ? s’étonne Johanna. Pour rigoler ?
Agnes relève la tête de son oreiller et les observe.
Elle a cette expression déterminée dans les yeux, ce regard mûr, qui n’exprime pas seulement la révolte, mais impose le respect. À quinze ans, elle est sensiblement plus adulte et raisonnable que Sara, âgée de treize ans. Il se passe beaucoup de choses en deux ans.
— Bon, d’accord, abdique Johanna. Levez-vous et habillez-vous maintenant.
Elle emporte le sweat et le jette dans la corbeille à linge en passant devant sa chambre. Elle consulte l’heure : dix heures et demie. Elle entend ses filles se lever et commencer à se préparer. Bien. Pas de mutinerie cette fois-ci.
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iris29iris29   16 novembre 2018
Parfois, on n'a pas la force d'entendre à quel point les autres sont heureux déclare t-elle. Et comme ils ont réussi.
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